Pour ce film, Roman Polanski adapte sur grand écran le roman à succès "L'homme de l'ombre" écrit par Robert Harris. Il fait appel à Ewan McGregor pour le personnage principal et à Pierce Brosnan pour le rôle d'Adam Lang. Ewan McGregor est une nouvelle fois épatant, il joue d'un "Ghost Writer", un homme qui travaille dans l'ombre pour écrire les biographies de personnes célèbres. Il est engagé pour terminer l'écriture des mémoires d'Adam Lang, le premier Ministre Anglais très contesté, suite au décès du précédent "Ghost Writer" dans des circonstances suspectes. Roman Polanski livre un thriller captivant de bout en bout. Dès les premières scènes où on voit une voiture abandonnée sur un ferry et un corps échoué sur la plage (scènes qui annoncent d'ailleurs l'ambiance du film et qui impliquent directement le spectateur dans l'histoire) jusqu'à la fin sous tension, le suspens est présent. Le célèbre metteur en scène parvient à maintenir l'attention même dans les moments plus calmes. Les indices découverts au fil du film tissent un scénario plutôt complexe mais très bien écrit. Au côté d'Ewan McGregor, Pierce Brosnan incarne un Premier Ministre arrogant mais en proie aux doutes. Le français Alexandre Desplat a écrit une bande sonore qui parvient dès le début à instaurer une ambiance assez froide au film. "The Ghost Writer" est donc un thriller rondement mené, intrigant dès le début et sachant garder le suspens jusqu'à la fin.
Alors qu'un nègre littéraire est engagé pour écrire ses mémoires après la mort par noyade de son ancien nègre, un ancien premier ministre Anglais se voit accuser de crimes de guerre et son passé mêlant industrie, politique, militaire ou encore CIA refera peu à peu surface. A partir de cette histoire, Polanski construira un excellent scénario, complexe et casse-tête mais qui ne se (et nous) perd jamais. On a aussi pas énormément de mal à faire certains lien avec Tony Blair. Le rythme est lent mais ce n'est jamais ennuyant, bien au contraire c'est captivant et tendu. Polanski maitrise tous ses éléments, que ce soit son excellente direction d'acteurs et ces derniers lui rendent bien, que ce soit Ewan McGregor ou Kim Cattrall, l'amosphère qui est envoutante et inquiétante ou encore la belle mise en scène. Décidément, l'âge ne semble pas avoir beaucoup d'effets sur Polanski, c'est un très bon thriller qu'il nous livre avec "The Ghost Writer", captivant, intelligent et élégant.
Au moment où on l'attend le moins, Polanski signe rien de moins que l'un des meilleurs films de sa carrière, un thriller parfait qui se double d'une fantastique leçon de cinéma.
Un Polanski au sommet de son art! Un thriller haletant, au suspens indéniable, une superbe réalisation, de superbes décors. On pourra éventuellement lui reprocher, à quelques rares moments, un certain statisme. Mais The Ghost Writer ne serait certainement pas ce qu'il est sans la maestria de Pierce Brosnan et d'Erwan McGregor, dont les interprétations de leurs personnages sont plus que réussies. Thriller politique certes, mais thriller inspiré et inspirant avant tout.
Ce qui est bien, c'est qu'on sort de l'une des 20 histoires qui tournent en boucle à Hollywood. Même si l'on n'est pas sur un rythme très soutenu, tout cela avance bien sans perdre son public en route, la fin conserve l'intérêt du reste, et on est ravi de revoir Pierce Brosnan (même s'il faut avouer qu'il fait moins intelligent qu'un ministre...)
Roman Polanski ne perd pas de temps ses temps si entre ses films et pourtant vu son age il pourrait ce permettre de prendre sa retraite... mais je ne m'en plaindrais pas...il est brillant...alors tant mieux que les realisateurs du 21eme siecle tournent et vive bien plus longtemps maintenant qu'il y a 30-40 ans... c'est une victoire pour l'Art...
The Ghost Writer me rappelle un peu ces films genre complot politique qui ont fleuri au milieu et à la fin des 70s a la suite du Watergate qui ebranla Nixon et co.
Je n'en dirais pas beaucoup plus sur ce film parce que j'ai vu il y déjà plusieurs mois, je pense toutefois que Polanski a une image assez sombre et pessimiste des hautes spheres politiques qui nous entoure...ils sont souvent pris dans des imbroglios et qu'une fois aux affaires ils vendent souvent (un peu de) leur âme au diable...et ça c'est très...très moderne... un peu comme la photographie durant ce film options blues grisant et urbain... n'empeche le film est quand même bon et un peu parano...ouais on doit etre un peu maso au fond :)
Quel film, j'ai pris une vrai claque cinématographique !!! Un film qui dure plus de deux heures mais qui dès la première image nous a embarqué, le twist final est super bien amené dans un suspens hallucinant de maîtrise. Les acteurs sont tous supers, Ewan McGregor trouve le ton juste, la BO et la photographie sont parfaits. Que dire de plus si ce n'est courez-y vous allez prendre une leçon de cinéma qui a des résonances à la fois dans les évènements géopolitiques actuels et les évènements personnels de son réalisateur.
Roman Polanski est un cinéaste que je n'ai jamais réellement pu apprécier, mais je me dois de reconnaître que ce n'est pas le talent qui lui manque. Au niveau de sa mise en scène, The Ghost Writer est une pépite de sobriété et d'élégance, qui n'use de nul artifice futile pour captiver le spectateur, si ce n'est de cette utilisation fort remarquable du numérique qui permet au cinéaste de créer une ambiance à la fois lourde et inquiétante, au service d'une intrigue qui dévoile avec subtilité la mécanique d'un scénario qui puise sa force dans ce qu'il a de plus implicite. Le point de vue du personnage principal devient rapidement celui du spectateur, et ce dernier est rapidement captivé par le travail de recherche et l'enquête mené par le protagoniste jusqu'à ce fameux plan final qui conclue magistralement le film tout en résumant son propos. Un film comme on aimerait en voir un peu plus souvent.
Sans être exceptionnelle, l'histoire est prenante et la réalisation agréable, quoiqu'un peu trop classique à mon goût. C'est beaucoup trop prévisible pour surprendre. Le jeu des acteurs est bon sans être transcendant. Un bon film pour un dimanche soir ennuyeux.
Tres bon film prenant malgré les longueurs. Ewan McGregor et Pierce Brosnan sont très bon, le suspense est bien mis en place, et la musique est parfaite. La fin est superbe. Super film!
En premier lieu, ce film m'a appris beaucoup de chose en rapport à la rédaction d'un livre. Les notions de nègre et autres concepts étaient jusqu'alors inconnus pour moi. Ensuite, on est confronté à une histoire politique complexe mais qui, une fois le voile levé, montre l'intelligence du scénario et du film. Brillant !
Roman Polanski fait partie de ces cinéastes qui, film après film, trouvent un nouveau moyen de réinventer leur style dans des genres toujours différents. Après le film d'horreur, le polar américain ou l'adaptation de classiques, Polanski s'attaque à un roman de Robert Harris qui mêle espionnage et thriller. Ici, l'histoire est surtout prétexte à créer des ambiances. On suit un nègre littéraire (Ewan McGregor) qui est engagé pour retravailler les mémoires d'Adam Lang (Pierce Brosnan), ancien premier Ministre britannique. L'écrivain part alors pour les Etats-Unis rejoindre Lang qui se retrouve coincé sur l'île où il vit en ce moment à cause d'une histoire de crimes de guerre qui revient au devant de la scène politique. L'écrivain découvre alors que son prédécesseur (qui n'a pas eu le temps de terminer le livre) est mort dans d'étranges conditions et il se retrouve malgré lui emporté dans une histoire d'espionnage. L'action, censée se dérouler sur l'île de Martha's Vineyard (côte Est des Etats-Unis, mais le tournage s'est déroulé en fait en Europe), commence comme un simple récit policier qui évolue ensuite pour trouver une résonance politique. Petit à petit, l'écrivain se retrouve entouré de mystères dans une maison perdue sur une plage qui semble infinie. C'est la grande qualité du film : les lieux. La maison, tout d'abord, avec ses couloirs et ses pièces impersonnelles mais pourtant chaleureuses, l'île ensuite, avec ses étendues de sable battues par le vent. Tout respire le mystère. The Ghost Writer est un film où la mise en scène joue le rôle principal : Polanski crée une atmosphère particulièrement propice à la recherche de la vérité. La grisaille enveloppe la maison à mesure que l'écrivain se rapproche de la vérité. La musique (une des meilleurs musiques de films de ces dernières années, signée Alexandre Desplat, qui a aussi travaillé avec Terrence Malick, Jacques Audiard ou Wes Anderson) colle parfaitement à l'action, elle ajoute encore à l'ambiance qui fait la force de ce film. The Ghost Writer est un film à voir quand il pleut et quand il fait froid, ainsi, on se plonge complètement dans l'histoire et une fois le générique de fin arrivé, on conserve un peu de ce vent et de cette mer qui, plus que simple décor du film, font partie intégrante du casting. Polanski montre ici toute l'étendue de sa capacité à raconter des histoires avec virtuosité. The Ghost Writer est un film de pure mise en scène, et c'est une réussite.