Thirst, ceci est mon sang
Note moyenne
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294 critiques spectateurs

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Audrey L

806 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2022
Bref, c'est Thérèse Raquin avec des canines. Si le synopsis présent sur le DVD nous rappelait (de loin) celui de Twilight, on a vite eu un lointain écho de nos cours de littérature du lycée ("En fait, c'est Thérèse Raquin, à la virgule près... mis à part le côté vampire, évidemment."), et nous de cesser d'être surpris par la trame d'un film qui suit trop méthodiquement, trop scolairement, le roman original (on espérait naïvement un petit changement quant à la scène de fin, qui est fatalement identique à celle du bouquin... Aucune surprise). Les seuls attraits de ce Thirst sont alors l'interprétation sensible de Song Kang-Ho, qui nous fait toucher du bout du doigt le sentiment de culpabilité de son personnage, et le dynamisme de l'intrigue (le rythme est bon). Autrement, on doit supporter le lot de sang giclant par hectolitres et les rôles féminins hystéro dont raffolent les films coréens, des rengaines caricaturales qui ne nous touchent jamais. Heureusement que l'affiliation au roman (le pompage sans idée) est notée dans le générique de fin, le procédé est au moins honnête, et on se prend à ricaner face à l'excès des scènes de gore (on ne s'ennuie pas, le réalisateur a un humour assez sadique !). On regrettera au final la longueur du film (qui nous a paru bien moins intéressant quand on a compris qu'il suivrait de trop près son modèle original, un peu plus d'inventivité que "des crocs et du sang" nous aurait plu), le manque de finesse des interprétations et des scènes gores (inhérent à bon nombre de films fantastiques coréens), heureusement sauvé in extremis par la sympathie que nous inspire la culpabilité du prêtre. Une œuvre qui n'est pas ennuyeuse (au contraire !), mais reste très scolaire. Et il nous a rappelé six mois de rédac' et d'analyses littéraires, et ça, c'est un vrai film d'horreur.
pentarou
pentarou

5 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2022
Je commence par le défaut du film, il est un poil trop long. Le récit aurait mérité à être un peu condensé.
Sinon on a un film bien réalisé qui détourne une histoire d'Émile Zola pour en faire un film de vampire.
Il n'y a pas de génie comme dans d'autres des films de Park Chan-Wook, pas de séquences inoubliables. C'est dommage, j'en attendais quand même plus.
Romain K
Romain K

47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2020
Moins facile d'accès que Old boy, toutefois park chan wook signe un film à la fois poétique et sanglant, sombre comme la nuit. Un diamant noir sur la foi doté de beaucoup de réflexion et d'intelligence.
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

3 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2020
Le thème du vampire revisité par le réalisateur du génialissime "Sympathy for Mr Vengeance"?? Tout de suite, ça attise la curiosité. Si au final, "Thirst, ceci est mon sang" est une oeuvre insondable au premier abord et qu'elle déconcertera plus d'un spectateur, il ne faut en aucun cas renier son efficacité à faire réagir ceux qui oseront s'y frotter. En effet, Park Chan-wook n'hésite pas à nous choquer avec cette passion charnelle entre un prêtre devenu vampire (vive la polémique!!) et une jeune épouse désabusée et malheureuse. Une première heure impénétrable, une seconde qui met en relief l'ensemble, un esthétisme à tomber et une histoire aussi intelligente que dérangeante, c'est du Park Chan-wook tout craché et donc une oeuvre qui mérite forcément qu'on s'y intéresse de près... ou pas selon votre sensibilité!!
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 458 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2020
Aux antipodes de Twilight sorti lui aussi cette année mais ces deux films de vampires, pour des raisons différentes, m’ont marqué et séduit. Thirst est aussi érotique que Twilight est une représentation platonique de l’amour, Thirst est aussi amoral et transgressif que Twilight est politiquement correct. J’ai adoré cette façon « chrétienne » de prendre le sang de ses victimes en utilisant des humains qui servent de distributeur, consciemment ou inconsciemment. Il y a, dans ce film, un humour très spécial que je commence à connaître et à apprécier puisque j’ai déjà vu 3 des précédents films de Park Chan-Wook et c’est cet humour qui fait toute la force du film. En terme de réalisation, c’est beau et original et, au niveau scénario, c’est très subtil pour un film de vampires. Néanmoins, peut-être à cause de plusieurs baisses de rythme et d’une durée excessive, cela ne restera pas dans ma mémoire comme le meilleur film de Park Chan-Wook (il faut dire que ce réalisateur est un as (« Lady Vengeance »(2005), « Old Boy » (2004) et « JSA, Joint Security Area » (2001)).
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 mai 2020
Dans Thirst, ceci est mon sang, vous avez une excellente idée. Celle d'un prêtre qui tout en essayant d'aider l'humanité en participant à un essai de vaccin qui pourrait sauver des millions de vies se retrouve avec ce sang contaminé que nous connaissons tous si bien. Les implications morales sont juteuses, un homme de Dieu aux prises avec la bête assoiffée de sang résidant maintenant en lui. Quel film cela aurait pu être. Malheureusement les aspects moralisateurs de ce conte sont jetés au bord du chemin à mesure que le film se dissout dans un torrent sanglant. Le réalisateur Chan Wook Park n'a aucun scrupule à nous couvrir de torrents de sang ainsi que des rituels humains des plus banals, plein de choses qui n'ont servi à rien dans le film et franchement on aurait pu s'en passer. Le film semble manquer complètement le point qu'il tentait initialement de faire valoir car une séquence absurde suit une autre séquence absurde. Donc au moment où vous arrivez aux scènes ultimes vous riez presque au lieu de le prendre au sérieux. Le film est tellement inégal même dans son CGI, il y a des passages où les furoncles et les pustules disparaissent lentement vaincu par le sang de vampire !!!! Il y a aussi des scènes de saut d'imitation de Tigre accroupi vraiment horribles qui sont vraiment risibles et n'ajoutent vraiment rien au film. J'avais mis une demi étoiles sans justifier pourquoi, voila c'est fait...
RamiValak
RamiValak

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mai 2020
Le talent de Park Chan-wook pour mettre en scène n'a pas suffit pour faire de Thirst un bon film. Pendant près d'une heure le film fait du sur-place, la situation ne change pas pendant un très long moment, et même si certaines scènes fonctionnent à merveille et parviennent à relancer mon intérêt pour le film, j'en retiens un visionnage éprouvant. Et la fin, même si je la trouve magnifique en soi, je ne comprends pas réellement cette conclusion, pourquoi Tae-ju accepte t-elle maintenant de payer pour ses excès ? J'ai peut-être manquer quelque chose, où peut-être que je ne m'en souviens pas, mais je ne saisis pas le parcours psychologique qui aboutit à cela. Pour Sang-hyeon, c'est compréhensible, il décide de mourir pour le mal qu'il a fait. L'absence de changement de situation pendant très longtemps après que Tae-ju devienne une vampire a peut-être pour but de rendre cette fin plus puissante, car je n'en vois pas d'autre intérêt. Et même au niveau du mythe du vampire ça ne raconte pas grand chose, ça ne le fait aucunement évoluer, même si le contexte de l'histoire est assez inédit, l'exécution est assez simpliste. C'est triste mais il ne m'en reste que de belles images, l'histoire en elle-même ne me restera malheureusement pas.
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2019
Le vampirisme a depuis longtemps été remanié sous bien des aspects. Chaque réalisateur y apporte sa petite touche personnelle et sa fantaisie. Le cinéma coréen des années 2000 aurait-il trouvé son fer de lance à travers le talent de Park Chan-Wook ? Son film est très personnel, novateur à bien des égards, mais manque cruellement de rythme. La romance mixée au vampirisme a largement trouvé son public depuis quelques années. Le fait de s’aimer d’un amour inconditionnel et malgré tout s’entêter à défier le destin. Dans cette œuvre de 2009, un homme de foi confie son âme au diable en acceptant d’expérimenter sur un propre corps un nouveau type de vaccin. Bien évidemment, ce n’est pas son sang qui le ramène à la vie, mais celui d’une créature de l’ombre. Dès lors, il quitte les ordres pour s’adonner aux plaisirs charnels aux côtés d’une sensuelle amie d’enfance. Entre culpabilité et conscience, il doit assumer ce qu’il est devenu, plus animal qu’humain. On constate que certaines dérives érotiques ne laissent pas indifférentes. Il y a de l’intensité dans cet amour, mais pas assez ! De nombreux effets de style apportent à la réalisation une tournure intéressante. Le mythe du vampire prend alors une toute autre connotation, plus psychologique que sanguinolente, avec un aspect romanesque inédit. Malheureusement, le réalisateur nous endort lors d’une seconde moitié soporifique. Dommage pour le potentiel de départ. 3/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2018
Une histoire de vampire vue sous cette angle est fascinante, le sujet pertinent de la religion, un pieux homme de bonté terrassé mortellement, revient à la vie, cette résurrection à un prix, le salut divin venu d’outre-tombe est de nature démoniaque, la résistance violente face à la tentation charnelle ne sera plus la même, l’existence humaine contre le pouvoir vampirique, de la sensualité naturelle, beaucoup d’humour, la tribulation des féroces amants maudits se termine somptueusement.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2017
Le cinéma coréen est un cinéma audacieux et excentrique. Mais dans le bon sens du terme. A l'aise dans les situations qui frises l'hystérie et la paranoïa, Thirst dresse le portrait d'un vampire moderne. Au premier abord, c'est assez déroutant, à mi-chemin entre une mauvaise série B et un film de genre non-maîtrisé. Mais c'est en fait le style Park Chan-Wook qui prend peu à peu forme au fil des minutes. Vicieux, bipolaire le film joue sur cette sensation de sentence sanguinaire et de punition divine. La spiritualité n'est jamais trop loin, mais c'est çà qui rend le film intéressant.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2017
Le cinéaste coréen régénère un genre plutôt usé, c'est surprenant comme souvent avec le cinéma coréen. J'avoue que j'ai par moments un peu décroché et que je n'ai pas essayé de tout analyser mais à coté de ça il y a des passages vraiment excellents. Du coté des acteurs j'avais déjà vu Song Kang-Ho un acteur solide et je découvre Ok-Bin Kim une actrice amusante.
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2017
Autant j'avais été époustouflé par old boy, autant là je reste sur ma fin avec ce film de vampires original, esthétiquement incroyable mais hélas brouillon dans le scénario, le déroulement de l'intrigue et par moments très et trop long jusqu'à en devenir un peu ennuyeux. On a l'impression que le travail de montage a été bâclé, négligé et du coup un film plus court aurait gagné en fluidité et en rythme, évitant des scènes inutiles et répétitives. Reste la beauté de l'image et des plans, la qualité d'interprétation des 2 acteurs principaux et ce côté bestial, animal et hyper sensuel incarné par Kim Ok Bin, magnifique. Le message, si il y en a un, entre la religion, le désir, la lutte contre le péché et la rédemption reste au second plan et c'est aussi bien. Du coup on aurait pu avoir un film plus vif, plus fantastique et plus tourné vers l'action.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2016
Une variation étrange sur le thème de Thérèse Raquin, et une réflexion sur la culpabilité et la rédemption, qui revisite le mythe du vampire, tout ça dans un film d'horreur coréen joyeusement foutraque. Voilà un film surprenant, d'où émergent quelques excellentes scènes, qui surprend souvent, enchante parfois.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 août 2016
Huitième film du cinéaste coréen culte Park Chan-Wook, déjà réalisateur de l'incroyable Old Boy et du récent Stoker, il signe ici un film de vampire au travers d'une histoire d'amour destructrice. Avec ce film Park tente de moderniser le mythe et de créer un drame amoureux réaliste. Pari réussi ? En ce qui concerne les intentions de départ oui, c'est le reste qui pose problème.

Pour ce qui est de la modernisation du mythe, Park retravaille le vampire avec beaucoup de respect et l'aspect malédiction de cette condition est retranscrit à merveille. Le personnage apparait comme puissant mais s'affranchit des pouvoirs plus datés du vampire, tel que la transformation en chauve-souris.
Le cinéaste présente donc un "monstre" crédible et contemporain.

En ce qui concerne l'histoire d'amour aussi c'est très réussi, ou tout du moins dans sa première partie. La séduction est vraiment troublante et le réalisateur arrive pleinement à capter l'érotisme des scènes. La scène d'auto-mutilation à elle seule fait comprendre la passion dévorante qui attend les personnages.

Mais le réel problème du film reste sa seconde partie. Les symptômes de l'échec sont pourtant déjà présent dans la première , les apparitions de "l'idiot" sont lourdes et la multiplication des thèmes est brouillonne. Toutefois la seconde partie n'amène aucune avancée narrative, alors certes Park est un metteur en scène incroyable et formellement le film reste d'une beauté rare, mais le tout est extrêmement statique et ne semble ne plus avoir rien à raconter.

De plus le cinéaste tente d'évoquer de nombreuse chose dans ce métrage, l'amour, évidemment, mais aussi la mort, l'espoir, la religion, la culpabilité etc. Et même si le tout est encore une fois magnifiquement mis en scène, c'est indigeste.

Thirst est un film de vampire à l'image des personnages qu'il met en scène : malade. Le long-métrage perd progressivement en rythme et en intérêt, la narration fait du surplace et le récit est alourdit par une multiplication des thèmes. Le film est tout de même à voir pour sa première partie souvent passionnante, sa beauté formelle rare, ainsi que pour une scène de fin qui se révèle être d'une justesse, d'une beauté et d'une émotion infinie.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2016
Décidément je ne suis jamais déçu quand je regarde un film de de Park Chan Wook. Il sait décidément parfaitement se servir d'une caméra et de créer des images et des manières de faire jamais vues qui font totalement sortir ses films de l'ordinaire. Dans Thirst il film une histoire de vampires mais s'en sert pour se poser des questions sur le couple, l'influence de chacun des deux membres sur l'autre, sur la forces des pulsions sexuelles (de ce point du vue il a à mon sens parfaitement compris l'allégorie du vampire), ces pulsions qui entraînent une forme d'amour fascination et en même temps d abandon vers l'autre. Le film parle aussi de la culpabilité (les scènes avec le retour du personnage du mari sont absolument géniales) et j'en passe car les sujets foisonnent. Tout est filmé avec une grande poésie, souvent morbide qui rend le film passionnant à suivre malgré une durée trop longue car il aurait mérité quelques coupes qui alourdissent le récit.
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