Thirst, ceci est mon sang
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Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2026
Prix du Jury à Cannes en 2009, "Thirst, ceci est mon sang" revisite le mythe du vampire à travers une œuvre aussi romantique que morbide. Un prêtre respecté accepte de participer à une expérience médicale. Contaminé par un virus mortel, il survit miraculeusement grâce à une transfusion sanguine, avant de découvrir qu'il est devenu un vampire. Derrière son apparence de film fantastique se cache une réflexion sur la foi, le péché et les désirs les plus enfouis. Le cinéaste alterne les moments de comédie noire, les scènes d'horreur et les séquences romantiques. Park Chan-wook joue avec les couleurs et compose plusieurs séquences d'une grande beauté. Le mélange entre sensualité et horreur fonctionne souvent très bien. Pour autant, le film peut parfois donner l'impression de s'éparpiller. Sa durée généreuse et ses nombreux changements de ton rendent l'ensemble un peu inégal, et certaines séquences semblent moins inspirées que d'autres.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2026
Prix du Jury au Festival de Cannes 2009 cette réalisation de Park Chan-wook est un film "de Vampire" tout sauf conventionnel qui se veut aussi original que transgressif et bourré d'humour noir !
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2026
Qui est le film ?
À la fois film de vampires, drame métaphysique et satire religieuse. Sur le papier, l’ambition est considérable. Faire exploser la figure du sacrifice chrétien en la confrontant frontalement au désir, à la chair, à la jouissance et à la culpabilité. Le récit suit Sang hyun, prêtre catholique volontaire pour une expérience médicale, qui survit à la mort en devenant vampire. Cette transformation réveille un désir longtemps réprimé et le conduit vers Tae ju, jeune femme enfermée dans une vie étouffante.

Par quels moyens ?
Park Chan wook choisit une approche symbolique lourde. Le vampirisme n’est jamais traité comme une mythologie à part entière mais comme une métaphore quasi exclusive du désir refoulé. Chaque situation semble chargée d’un sens préexistant. Le sang, la morsure, la clandestinité ne sont jamais ambigus. Le film insiste sur la honte, la dissimulation, l’auto-punition. Park Chan wook surcharge son dispositif. Chaque scène explicite le conflit intérieur au lieu de le laisser émerger.

Le personnage de Sang hyun est construit comme un corps déjà sacrifié. Prêtre avant d’être vampire, il incarne une négation de soi totale. Cette idée est forte mais le film la martèle sans la faire évoluer. Sang hyun reste figé dans sa culpabilité, répétant les mêmes gestes de contrition, les mêmes hésitations. Là où une trajectoire aurait pu se dessiner, le récit s’enlise dans une posture. Tae ju, souvent présentée comme le cœur battant du film, souffre d’un traitement ambigu. Son émancipation est réelle mais elle reste enfermée dans une logique binaire. Victime au début, prédatrice ensuite. Le film ne lui laisse que peu d’espace intermédiaire. Sa libération, censée incarner un désir sans culpabilité, vire rapidement à une figure de transgression caricaturale.

Cependant, Park Chan wook filme la chair comme lieu de pensée et flirte avec le body horrir. Mais cette physicalité devient vite insistante. Le grotesque finit par neutraliser l’émotion. La violence, au centre du film, découle d’un conflit présenté comme philosophique. Désirer ou expier. Jouir ou se détruire. Le problème est que le film transforme ce dilemme en démonstration. Chaque mort, chaque geste violent semble valider une thèse déjà posée. La culpabilité produit plus de morts que la jouissance. L’idée est claire mais elle manque de chair dramatique.

Quelle lecture en tirer ?
Ceci est mon sang est un film saturé d’idées, mais étrangement pauvre en mouvement intérieur. Park Chan wook y déploie une pensée cohérente sur la morale, le désir et la culpabilité mais il la plaque souvent sur ses images au lieu de la laisser naître d’elles. Certaines scènes frappent par leur audace, leur étrangeté, leur humour noir. Mais l’ensemble souffre d’un excès de contrôle.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
Après une première partie de haute volée qui voit notre homme de foi perdre la sienne au fur et à mesure que grandit en lui un mal vampirique et que le film prend l'allure d'un Thérèse Raquin coréen, on assiste par la suite, dans une deuxième partie inégale, à des ruptures de tons pas toujours bienvenues, notamment lors des scènes où apparaît le spectre idiot. C'est dommage, car jusque-là, l'ambiance était bien malaisante et le métrage très attractif. Toutefois, la tournure sauvage des événements, ainsi que quelques séquences magnifiques comme celle de poursuite sur les toits et le plan final illustrant une fin attendue mais ô combien splendide, rendront la troisième partie de ce film plus intéressante. Louons également : un scénario qui s'éloigne des clichés habituels sur les vampires, un peu à la manière d'un "The addiction" d'Abel Ferrara, tout comme les deux acteurs principaux qui se sont donnés corps et âmes pour leurs rôles et complètement habités par leur personnage. Au final, un bien beau métrage qui aurait pu être encore mieux si le réalisateur n'avait pas changé de ton ce qui a un peu cassé le rythme.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2025
Un prête missionnaire infecté par du sang contaminé devient un vampire et noue une passion dévorante avec la sœur d’un ami d’enfance. Un film charnel de Park Chan-Wook qui malgré quelques faiblesses transcende un récit parsemé de scènes gores. Offrant une approche du mythe vampirique certes pas totalement originale, mais qui donne un long-métrage réussi porté par un bon casting.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2025
Thriller vampirique audacieux, mêlant horreur, sensualité et satire morale. La mise en scène est soignée, visuellement puissante, mais le récit complexe et parfois déroutant peut perdre en intensité. Une œuvre étrange et fascinante, qui séduit autant qu’elle déstabilise.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
Une fable romantico-vampirique à la fois délirante, sanglante et viscérale, soutenue par une
mise en scène brillante. La dernière scène est sublime.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2023
Thirst est un film intéressant sur les relations qui lient les familles, les amant, les amis, et comment ces liens peuvent péricliter ou se pervertir au fil du temps. Le film reprend certains codes et certains thèmes du film de vampire, mais souffre d'un cruel manque de rythme qui pourra en laisser plus d'un·e sur le côté. Le duo formé par Song Kang-Ho et Ok-Bin Kim est impérial. Mais l'écriture est confuse et l'histoire se perd au fur et à mesure. On pourra sauver la mise en scène, notamment sur certaines scènes clefs pour lesquels un soin particulier au cadre et aux mouvements de caméra est apporté.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mai 2023
L'un des meilleurs films de vampires (je n'oublie pas le Dracula de 93), Thirst est un très bon film, touchant et fascinant !

Park Chan-Wook excelle encore une fois avec cette réalisation incroyable ! La photo et la bande-son sont également de grande qualité.

L'histoire est en manque de rythme la première heure (un peu d'ennui...) mais ça se rattrape très vite avec une seconde partie très bonne et surtout grâce au duo d'acteurs incroyable (encore Song Kang-Ho).
Le développement du personnage de Tae-Joo est un gros coup de cœur !

Cette adaptation de Thérèse Raquin, version vampires, est très bonne mais déçois tout de même un petit peu sur la première partie...
Certes pas le meilleur Park Chan-Wook mais tout de même un beau film !
Très bon film : 4/5
Marie Breton
Marie Breton

83 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2023
Alors soit aime, soit on trouve "Thirst" ridicule.
Je fais partie de la première partie et je ne le découvre pourtant qu'en 2023.

De Park Chan-Wook, j'ai adoré l'excellentissime "Mademoiselle", beaucoup aimé "Stoker", et beaucoup aimé celui-ci donc.
Je n'ai jamais compris l'engouement autour de Old boy, et Lady Vengeance me paraissait mal joué et mal écrit.
Son dernier, "Decision to leave" est dans entre ses mauvais et ses bons films.

Alors voilà, j'essaie de ne pas répéter ce qui a déjà été dit, et je fais part de ce que j'aime de lui ou non pour aider les éventuels spectateurs à se décider quant à leur envie de le regarder s'ils partagent les goûts concernant le cinéaste.

Si j'ai aimé, c'est déjà parce que malgré les années passées, le récit qu'il raconte est intemporel et n'a pas vieilli.
On peut le voir avec des films récents comme "Grave" de Julia Ducournau, ou "Bones and all", qui traitent tous de ce qu'on l'on fait pour survivre face à ses propres démons et la culpabilité de ce qu'ils nous font faire que l'on a du mal à accepter et encore moins à faire accepter aux autres.

Le film est bien entendu une grosse métaphore, et si on le prend au premier degré ou que l'on n'est pas touché par les sentiments paradoxaux décrits ci-dessus avec lesquels certains d'entre nous doivent se battre, alors on risque de trouver ça grotesque et même risible.

En revanche, pour ceux que la métaphore touchera sincèrement, ce sera un très bon moment de cinéma.
Vu aujourd'hui, il semble à la fois post moderne et pourtant très avant-gardiste.

C'est peut-être pour moi son troisième meilleur film, après Mademoiselle puis Stoker.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 décembre 2022
Les amateurs de la filmographie de PCW, tomberont de l'armoire en voyant un tel ratage de la part d'un cinéaste pourtant doté d'un grand talent.

Les aficionados de films de vampires trouveront peut-être, eux, leur bonheur avec " thirst.." ( 2009) qui obtint le prix du jury à Cannes . Pour ma part, dans le genre " Nosferatu " de Murnau voire " Vampyr " de Dreyer écrasent de leur maîtrise, la tentative infructueuse de PCW.

Les vingt cinq premières minutes sont sans doute les seules à sauver dans ce film, dont les aspects formels representent la seule manifestation de réussite. La photo, la mise en scène sont sans contestation le fait d'un grand professionnalisme.

Cependant, le scénario très très très librement adapté de "Therese Raquin" ( Zola) est selon moi d'un ininteret sommital, renforcé par le manque de rythme d'un film beaucoup, beaucoup, beaucoup, trop long qui distille de surcroît un profond ennui.

Les spectateurs qui ne connaissent pas l'oeuvre du réalisateur, éviteront "thrist" et se tourneront avec un bien meilleur bénéfice vers " old boy", " mademoiselle " ou même " décision to leave" , selon moi ses meilleurs accomplissements, qui rendent justice à ce cinéaste de premier ordre.
ᛖᛊᚳ
ᛖᛊᚳ

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2022
Fascinante histoire d'amour vampirique sous le regard de Dieu  Juste passer les premières minutes qui pourraient laisser craindre une certaine lenteur ou lourdeur Le charme du film vous saisit à la gorge assez vite.
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2022
Thirst, ceci est mon sang est réalisé par Park Chan-wook, l'un des plus cultes réalisateurs coréens, notamment l'excellent Old Boy, son seul film que j'avais vu. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec Thirst et j'ai été agréablement surpris. Si je trouve le comportement des personnages souvent très bizarres, que le film a quelques longueurs et qu'il est difficile à cerner au début où on ne sait pas dans quelle direction va l'intrigue, j'ai fini par adhérer au métrage. Park Chan-wook arrive à instaurer de la poésie dans une relation super glauque, qui fait presque oublier le macabre du film. Il excelle toujours autant pour montrer une violence bluffante et rarement vue qui ne peut que nous tenir en haleine. L'obsession des personnages finit par justifier leurs comportements étranges, et ce jusqu'à une dernière heure où on oublierait presque que le personnage principal était prêtre tant il n'a aucune morale. Bref, Thirst m'a un peu déconcerté au début mais il regorge de bonnes idées et est franchement un bon film. Il mériterait que je le revoie pour voir si j'apprécie plus. Je recommande !
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2022
Avec Thirst Park Chan Wook vient là réaliser un film très suprenant, en redynamisant et en modernisant l'image du vampire, dans une époque où on se bouffait du Twilight et du Buffy, tout en leur installant de vrais questionnements. Mais ce n'est pas qu'un simple film de vampire, bien entendu.

C'est un film qui directement nous installe un univers graphique blanchâtre, que ce soit au niveau des décors de l'hopital, avec les murs blancs, les draps blancs, les infirmières sont habillées en blanc... Tout est blanc quoi, sauf le prêtre vêtue de noir.

Et ce prêtre va faire que l'intro s'avère très bizarre, je m'explique : pourquoi ce prêtre choisit de devenir une sorte de cobaye pour tester un nouveau vaccin contre un virus tout nouveau qui ravage la région ? Oui car le pitch c'est ça, et puis ça tourne mal, le mec meurt, sauf qu'après il ressuscite et devient assoiffé de sang, un véritable vampire.

C'est donc extrêmement intriguant, on veut voir l'histoire avancer, on veut comprendre, mais c'est pas si simple. Ca se ralentit très clairement, en s'intéressant à des "détails" pas toujours très intéressant dans de longues et lentes scènes, mais qui ne sont (presque) jamais désagréable, la plupart sont d'ailleurs plus que réussit une fois qu'on se met complètement dans l'atmosphère qu'instaure Park Chan Wook. D'ailleurs pour parler de son boulot, il est excellent, on retrouve son génie de metteur en scène très souvent, ainsi que son art au niveau de l'utilisation de la musique, qui a l'instar de Lady Vengeance ou Old Boy à une place très importante dans le récit en lui même. On jongle donc entre scènes sanguinolantes ou érotique, ainsi que quelques long dialogues, cette fois dans une sombritude qui a pris place à l'écran.

En plus de cela le film tape un peu dans tout les genres, et c'est sûrement ce qu'il y a de plus impressionnant. Véritable film d'amour avec inspiration de Thérèse Raquin de Zola, meurtre, gore, sur la famille, comédie, vampire, tout en étant vachement dérangeant, flirtant même avec l'horreur par segments. Mais bizarrement, le tout donne un mélange particulièrement réussit, un peu dans la surenchère parfois certes. Et c'est aussi en grande partie réussit grâce à son personnage principal fascinant trustant le tout (ainsi que son superbe interpréte Sang Kang Ho), et puis à un scénario qui quand il se révèle fonctionne,
malgré peut être le personnage de Tae-Ju posant quelque problème de cohérence.

Et cette surenchère dont je parlais, souvent au niveau de l'émotion, s'efface même dans le final du film qui, dans un blanc de retour, touche véritablement car enfin naturel.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2022
"Thirst, ceci est mon sang" est, pour moi, l'une des oeuvres les plus faibles dans la filmographie de son réalisateur, Park Chan-Wook. Et pourtant, même lorsque l'on pioche au fond du panier, un "mauvais" Park Chan Wook reste bien au dessus de la plupart des autres productions cinématographiques. Là encore, "Thirst..." dispose d'une incroyable mise en scène, d'une belle photographie et d'une solide bande-son. Rien à redire sur la forme; un pur plaisir pour les yeux et les oreilles.


C'est le scénario qui m'a le moins emballé. Prometteuse au début, l'intrigue devient moins intéressantes et plus conventionnelle dans sa seconde partie. Quelques longueurs viennent se faire sentir aussi.


"Thirst... " reste un bon film parfaitement porté par son cinéaste et son casting.
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