Thirst, ceci est mon sang
Note moyenne
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294 critiques spectateurs

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François C
François C

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2016
Joliment déjanté. Respectueux des codes du genre. Mis à la sauce coréenne,avec de l'humour, de l'érotisme, franchement un bon film de fin d'après-midi.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2016
"Thirst" est sans aucun doute un meilleur film que l'ignoble "Old Boy", mais ne vole pour autant pas très haut. Une fois passées les deux scènes de sexe déterminantes et plutôt convaincantes dans leur érotisme, le film ne parvient pas à dépasser sa faible écriture par une mise en scène qui viendrait développer ou nuancer les personnages. Ici, les deux vampires volent comme Superman, tuent et boivent le sang de leurs victimes pour rester en vie (c'est tout naturel) et son hantés par le mari d'une jeune fille démoniaque, bien plus maléfique une fois transformée que le gentil prêtre, preuve d'un sous-texte misogyne assez désagréable. Quelconque dans son enchaînement de meurtres répétitifs, risible dans sa dimension fantastique (les scènes d'apparition de l'idiot), trop peu inventif dans son travail sur l'humour noir malgré quelques bonnes idées, "Thirst" n'arrive jamais à évoluer une fois le couple principal créé, si ce n'est distiller ça et là quelques gentilles provocations, mais se traîne péniblement jusqu'à une issue qui laisse indifférent, alourdie par des effets de style outranciers qui confirment que Park Chan-wook est plus un formaliste vénéré par sa poignée d'aficionados qu'un véritable cinéaste doté d'une vision.
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2016
Il faut tenir la première heure ... et, après c'est du délire. Humour et photo font oublier les longueurs du début.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 234 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mars 2016
L'ambiance de ce long-métrage est intéressante, mais elle est annihilée par le jeu des acteurs et un montage fourre-tout. Une quantité monstrueuse d'ellipses et des situations grotesques font souvent de ce film une torture de visionnage. Les musiques sont transparentes, le rythme est lent et cela ne compense pas ce qu'il se passe à l'écran. Quelques bonnes idées de mise en scène sont présentes mais l'ensemble est extrêmement bancal. C'est une amère déception me concernant. Le réalisateur d'Old Boy prouve une nouvelle fois son brillant pour un univers sombre, sanglant, presque tragique, mais là c'est mixé avec de la religion, c'est souvent pénible. Des séquences d'hallucinations rappellent même un style Lynchéen. C'est très bizarre et raté.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2016
Avec Thirst, Park Chan-Wook revisite le mythe du vampire dans un film à la fois original et déroutant. A travers l'histoire de ce prêtre contaminé par un virus, on assiste à la métamorphose d'un homme en créature immortelle, à la fois intrigué et perdu entre l'histoire qui semble emprunter des chemins divers à l'intérêt contestable et la poésie visuelle du réalisateur d'Old Boy. A la fois sanguinolent et onirique, oscillant entre légèreté de l'être et brutalité, Park Chan-Wook arrive à nous accrocher par des scènes majestueuses, par des trouvailles dans la mise en scène des capacités vampiriques mais le tout manque de liant et l'on est finalement séduit par à-coup jusqu'à deux scènes finales magnifiques qui concluent le film en forme d'apothéose. Jouant successivement sur les deux atmosphères récurrentes, passant de la folie brutale à la résignation touchante grâce notamment au jeu du couple formé par Song Kang-ho et Kim Ok-vin, le sens de l'image du réalisateur de la Trilogie de la vengeance n'est plus à prouvé. Pour le récit, c'est différent. Sur le même thème et pour sortir des films de vampires traditionnelles, préférez à mon sens, La sagesse des crocodiles avec Jude Law.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2015
J’ai beaucoup aimé les Park Chan-Wook que j’ai pu voir jusqu’ici mais les visionnages datent un peu, du coup mes certitudes sur le réalisateur s’estompent au fur et à mesure que je cerne davantage ce qui me plaît dans le cinéma. Et je dois dire que Thirst m’a beaucoup moins parlé que ses autres films. On retrouve ici une esthétique très stylisée à la limite du tape-à-l’œil par instants, ce que je trouve d’ailleurs un peu laid. Mais d’un autre côté, on sent quand même toute la virtuosité de Park Chan-Wook qui confère une ambiance toute particulière à Thirst. Les séquences dans l’appartement peint tout en blanc à la fin sont notamment assez marquantes avec une violence qui est tout sauf édulcorée (ça change quand même bien de Twilight). Nous avons donc le droit à un film qui ose à la fois dans la mise en scène mais aussi sur le fond.

La relecture du mythe des vampires est vraiment intéressante et le film appuie volontiers sur cette fascination sexuelle caractéristique du mythe. Et c’est appréciable qu’un cinéaste s’attèle sur cet aspect, sur cette attirance de la chair qui rend le film foutrement érotisant. Mais je dirais que le gros point noir du film est son rythme cruellement saccadé qui impacte négativement toute la tension de Thirst. L’intensité de certains passages contraste justement avec des séquences plus anodines qui traînent en longueur, qui ne sont pas forcément nécessaires au récit. Je précise que j’ai vu la Director’s Cut mais pour le coup, je me demande si je n’aurais peut-être pas préféré la version plus raccourcie. Je serais curieux de voir ce qui a pu être coupé.

Enfin dans l’ensemble on a quand même un film plaisant même si je le trouve bien mou par instants et brillant que par intermittences. Et Song Kang-Ho prouve une fois encore qu’il est sûrement l’un des meilleurs acteurs sud-coréens de sa génération si ce n’est le meilleur au vu de son aisance à incarner des rôles très variés. Le film est peut-être un peu trop long au vu des enjeux avec une répétitivité des scènes parfois de trop. Je pense notamment aux séquences avec le noyé qui virent un peu trop dans le guignolesque à mon sens. Bon en tout cas, on ne pourra pas reprocher à PCW d’oser, d’innover, de tenter. Même si pour ma part, tout ne fonctionne pas. Un film atypique. Je peux comprendre qu’on puisse adorer mais ce n’est pas mon cas, je ne me sentais peu impliqué en fin de compte. Par contre la fin est très belle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 avril 2015
Film techniquement très fort et visuellement superbe mais dont le scénario n'a d'intérêt que jusqu'à la moitié. Ensuite, tout part un peu en vrille et le réalisateur se perd dans l'accumulation d'effets de styles et délaisse la narration au profit du visuel ce qui déconnecte le spectateur de son récit et nous interroge sur le réel but du film. On retrouve une touche d'humour froid à la coréenne et une atmosphère perturbante grâce à cette relation particulière entre les deux protagonistes et une mise en scène tout de même efficace. "Thirst" ravira les amateurs de films coréens et de fantastique qui n'ont pas peurs des longueurs.
darkvash
darkvash

140 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2014
Difficile de noter ce film qui oscille entre le bon, le mauvais et le très bon.
Des longueurs plombent le film et des scènes sont inutiles. Les acteurs jouent plutôt bien mais la longueur du film n'est pas justifiée.
La moyenne donc, un remontage serait peut être utile à mon goût.
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2014
Park Chan Wook s'attaque aux vampires en jonglant entre drame, horreur et comédie. C'est une réussite malgré quelques longueurs.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2014
A faire la critique de Thirst, deuxième oeuvre primée de Park Chan-Wook à Cannes (prix du Jury ex-æquo) après le Grand Prix de son chef-d'oeuvre Old Boy, beaucoup semblent se casser les dents. Non pas bien sûr que je me permette de juger de façon péremptoire l'avis du public, mais plutôt que l'embarras des allocinéens pour décrire les sentiments souvent antagonistes procurés par le film me paraît manifeste. Et franchement, je suis quelque peu dans une situation semblable. Quoi de plus compréhensible, il faut dire, que de ne pas savoir sur quel pied danser au vu de ce film de vampires inspiré de Thérèse Raquin, étude de caractères et troisième roman de Zola. Personnellement, je trouve quand même relativement peu de choses à reprocher à Thirst, si ce n'est une tendance gênante à la grandiloquence, parfois mal dosée, et son manque de fluidité (à partir de la fin d'une première heure au contraire presque trop monocorde). Pourtant, avec quelques coupes, quelques réarrangements, on pourrait tenir là une grande oeuvre sur la démesure des passions, devisant sur beaucoup de points avec clairvoyance (Chan-Wook a commencé par des études de philosophie, et raconte rarement n'importe quoi) et remodelant admirablement le mythe des vampires à l'aide de la religion (même si cette partie du propos est malheureusement un peu effacée chemin faisant). J'ai particulièrement apprécié une facette de l'histoire ; celle de la revanche d'une jeune fille brimée sur fond d'hybristophilie, de tempéraments anti-parrallèles, de pulsions incontrôlables. Transgressif et innovant. Original, on ne peut pas dire que Thirst ne l'est pas. Et visuellement parlant, il en va de même. C'est d'ailleurs à ce niveau là que Park Chan-Wook a tant divisé ; lui, le virtuose au talent insolent déjà plusieurs fois prouvé, semble tout se permettre - le sujet semblant de fait lui tenir très à cœur puisque Stoker l'a judicieusement repris par la suite. Au final, si le cinéma est un langage, Chan-Wook en est un orateur polyglotte, qui mélange les dialectes, les idiomes, se permettant sans cesse des néologismes. Le problème, c'est que Thirst contient aussi certains barbarismes gênants, des moments où Chan-Wook verse dans l'effet de style inutile ou déplacé. Si son style est ultra-créatif, le réalisateur en fait parfois trop, cassant le tempo et mettant involontairement le spectateur mal à l'aise. Quand on passe d'une chaleur torride à une subite averse de mousson, on trouve la situation inconfortable. Ben là, pareil. N'empêche, on a encore droit à quelques plans superbes, à quelques idées géniales qu'on retrouve rarement ailleurs que chez le petit génie coréen. Et puis c'est toujours un plaisir de retrouver Kang-ho Song, très fréquemment aperçu chez Bong Joon-Ho ou Jee-Won Kim, qui collabore avec Park Chan-Wook pour la troisième fois et autant de succès. Avec Min-Sik Choi, sans doute l'un de mes acteurs coréens préférés, la plus belle preuve en étant tout simplement que j'ai fini par en retenir le nom. Bref, loin d'être dépourvu de qualités, Thirst est une oeuvre macabre et virtuose qui manque malheureusement de tenue et d'une longueur un poil excessive, malgré les fulgurances habituelles, un propos riche et un épilogue excellemment écrit. Quand même du cinéma haut de gamme.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2014
Park Chan-Wook est un réalisateur que j'apprécie, c'est le troisième film que je vois de lui après les très bons "Old Boy" et "Stoker", mais "Thrist" pour le coup je n'en dirait pas autant. Son cinéma est sensible, glauque, violent et pure à la fois, je suis très client de son art, on voit énormément de qualité dans sa réalisation, souvent très technique et recherchée, et c'est également un excellent metteur en scène. Mais force est de constater que le sujet de ce film est volontairement trop sulfureux et fini par trop en faire, jusqu'à l'excès de trop, ça en devient lassant et on en sort inexorablement. C'est vraiment regrettable car je pense qu'avec un scénario plus élaboré et un rythme un peu plus soutenu dans la deuxième heure ce long métrage aurait pu être très bon, mais Chan-Wook tombe trop souvent dans la facilité, l'histoire tourne en rond et agace. "Thirst" est un film aux qualités indéniables au niveau de la réalisation et de l'esthétisme mais la redondance des scènes chocs le rend un peu trop imbuvable, dommage.
lejeff64
lejeff64

3 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2014
Une histoire d'amour vampirique aux antipodes d'un Twilight. C'est beau, lent et Park Chan-wook a le don d'installer une ambiance sacrément malsaine avec des fulgurances de violence. On pourrait se croire à certain moment devant un Takashi Miike!
Pas parfait mais réussi
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2014
Après sa révélation mondiale avec Old Boy et sa trilogie de la vengeance reconnue à travers le monde, Park Chan-Wook peut donc faire ce qu’il veut, quand il veut. Alors il adapte Thérèse Raquin d’Emile Zola. Avec des vampires.

Pourquoi pas après tout, si l’angle est savamment travaillé et si le scénario se tient pendant les deux heures et demie du métrage. Malheureusement, ces deux éléments ne jouent pas en la faveur du film fini. Thirst manque clairement de rigueur dans son scénario. Pendant que Park Chan-Wook s’amuse avec le désir de ses deux personnages principaux, le scénario n’avance absolument pas et si le spectateur n’est pas rentré dans le film, il s’ennuie profondément tant celui-ci est hermétique. C’est lorsque le twist attendu arrive que le film s’éveille un peu, grâce à l’interprétation parfaite de Kim Ok-Bin en folle furieuse meurtrière et Song Kang-Ho en prêtre dépassé par les évènements et bien ennuyé par la tournure qu’ils prennent. Quand le film est ouvertement cruel, il est réussi. Quand il veut être provocateur, il l’est beaucoup moins. On s’ennuie donc pendant une heure trois quarts. C’est bien trop.

C’est vraiment dommage parce que comme d’habitude, Park Chan-Wook part avec une ambition monstre, ce qui manque aujourd’hui dans d’autres cinématographies. Mais quand on part fleur au fusil, on s’expose. Thirst est franchement loupé.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2014
L'Express a bien résumé le tout "A vouloir en mettre plein la vue, Park Chan-wook, réalisateur d'Old Boy, dilue sa jolie histoire dans des effets de style. C'est dire si ce cinéaste est capable d'en faire trop". Plein de scènes magiques, mise en scène hors pair, plus de cinéma dans ce film que dans tout ce qui est sorti la même année… Bien sûr, on est d'accord là-dessus. Mais le drame est justement là. Comment peut-on rater un film qui contient autant de pépites ? Park Chan-Wook doit avoir le don de se saboter à vouloir tout mettre, à se montrer incapable de dégager une colonne vertébrale, de faire émerger une histoire à l'énergie magique. Au lieu de ça, il se tire une balle dans le pied,... C'est rageant !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2014
Park Chan Wook connaît son métier : une belle histoire, des personnages hauts en couleur, ce film se savoure malgré sa lenteur. Il faut d'abord s'habituer au rythme, puis on prend plaisir à suivre ces amants criminels en proie aux doutes et à la peur de la mort.

Mention spéciale aux acteurs, qui insufflent chacun à leur personnage des traits intéressants. Mise en scène évidemment impaccable, enfin, on s'y attendait.
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