Derniers Avis : Thirst, ceci est mon sang - Page 5
Thirst, ceci est mon sang
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Un visiteur
3,5
Publiée le 31 août 2012
Si j'ai moins apprécié ce long-métrage de Park Chan-wook que sa trilogie thématique sur la vengeance ( Sympathy for Mr. Vengeance, Old Boy, Lady vengeance) celui-ci n'en demeure pas moins un conte fantastique hors norme. Chez le réalisateur coréen les images sont toujours léchées et la musique ( classique ) de grande qualité ce qui est appréciable mais surtout c'est à chaque fois original et radical (et donc à ne pas montrer à un public sensible). Malgré quelques longueurs Thirst est une oeuvre tout à fait respectable.
Voici le nouveau délire, un voyage dans l’univers ô combien original d’un certain Park Chan Wook, individu qu’on aurait déjà enfermé dans un asile de fous, si il n’avait pas un univers qui semble tenir debout tout seul, foudroyant et esthétisé à l’extrême. Ceux qui veulent un film de vampires « normal », passez votre chemin. C’est un chant d’amour funèbre et sensuel arrosé de sang. Un couple glamour, sous les traits d’une fausse ingénue et d’un prêtre devenu vampire par accident, la jeune fille et la mort. Des morceaux de bravoure comme d’hab, on commence à s’y habituer, les dialogues magnifiés par des pano-travellings autour de la table de Majong, sont un superbe moment de cinéma, tout est dans les plans, violence et lyrisme mêlés, musique puissamment mélancolique. Création de formes, (le prêtre sous ses bandages fait à la fois homme invisible et momie), sujet fantastique et traité comme histoire d’amour et de meurtre. Dialogues les plus profanes possibles comme pour verser un peu de réalité dans cette abstraction romantique, cela marche à tous les coups. Il faut qu’il arrête, le jour où il fera un film moyen tout le monde lui en voudra.
Une mise en scène parfaitement maîtrisée, flamboyante, de très bons acteurs, une histoire intéressante. Le rélisateur mêle avec brio le romantisme, le sexe, la religion et le crime, l'amour passionnelle, le vampirisme, bien évidemment, naissant dans un univers que j'adore. une ambiance noire, sombre... Une réussite !
J'avous avoir eu un peu de mal a rentrer dedans mais aprés ce film m'a trop captivé , c'est certainement le seul film qui sort du lot dans le theme du vampirisme mais en + de toute la dimension exceptionnelement hors du commun et originale de l'univers de Park Chan Wook , il y aussi l'emotion qui me transperse a chaque film de lui que je mattes , celui la et "lady vengeance" ne sont pas ceux que j'ai le + aimé mais ce sont ceux qui m'ont le + emus , cloué emotionnellement et ca c'est trés fort . La musique y est pour beaucoup , chaque fois c'est incroyable je decouvre un nouveau film bluffant accompagné d'une musique bouleversante et entrainante ainsi que des acteurs vraiment talentueux : ici dans "thirst" c'est l'actrice qui joue Tae-Ju qui m'a particulierement scotchée , elle est incroyablement belle en + , bref une bombe de + dans ma culture cinematographique , un film qui donnerait presque envie de boire du sang... serieusement
Obtenir le grand prix du jury du Festival de Cannes n'est pas forcément une référence. La preuve avec Thirst, grand méli-mélo de tout et n'importe quoi, la foi, l'histoire de vampire, l'hystérie, le sexe, les problèmes familiaux avec un plagiat total et impersonnel du chef d'oeuvre d'Emile Zola, Thérèse Raquin. C'est Raquin à la sauce vampire, rien d'autre et c'est d'un prétentieux. Au moins, Zola ne nous empoisonnait pas dans son livre avec la religion. La démarche du père allant se faire inoculer un virus en Afrique pour de sombres raisons spirituelles qui m'échappent, (étant athée), est ridicule. En fait , par moments, j'ai cru qu'il s'agissait d'un film comique, tellement c'est grotesque, mais non, on se prend au sérieux dans ce film, et pas qu'un peu. Dans le registre film de vampires coréen, j'ai largement préféré Vampire cop Ricky, comédie sans prétention et très drôle.
La deuxième partie est d'un ennuie mortel, en plus d'accumulé les effets de style qui énerve plutôt qu'autre chose. De plus l'histoire est un peu fade dû en partie au fait qu'il y ait aucune transition entre chaque scène. Don, pour un film de vampire on a déjà vu mieux mais on a aussi vu pire.
Film de vampires intéressant, et surtout différent des normes habituelles, Thirst du coréen Park Chan-Wook, réalisateur du fabuleux Old Boy, m'a néanmoins un peu déçu. Du point de vue esthétique, il est vrai que le film est près de la perfection. Quelques plans sont d'une beauté époustouflante, et le tout est visiblement filmé avec un grand savoir faire. L'histoire est elle-aussi intéressante, surtout pour sa valeur philosophique. En fait Thirst est un film qui aborde des sujets fort intéressants. La religion, l'amour, le bien et le mal, sont quelques uns des thèmes traités. Cependant, le tout ne m'a jamais vraiment emballé à cent pour cent. Je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans l'ambiance, surtout au début du film. Dans mon oppinion il manque un peu de rythme peut être au début. Après, j'ai également eu l'impression, qu'à certains moments, le tout était un peu brouillon. On ne savait pas vraiment où le réalisateur voulait en venir, ce qui est quand même un peu dommage. Malgré cela, Thirst reste un film de bonne qualité. Violent, sensuel, mais surtout beau, il s'agit là d'un film de vampires différent et intéressant. Personnellement, je ne l'ai pas trouvé excellent, mais je le recommande quand même. Un bon film, à voir.
Amour vampirique sous fond coréen. Un brin poétique et très étrangement original. Mais ça change des traditionnels films de vampire. A voir pour se faire une idée
Le plus gros défaut selon moi – et paradoxalement une des forces du film – tient dans le lien qu’il entretient avec le roman Thérèse Raquin d’Emile Zola. On ne sait pas s’il faut saluer l’audace d’avoir transposé le roman réaliste sur le mode fantastique ou s’il faut crier devant cette adaptation quelque peu irrespectueuse de Zola. Plastiquement très réussi, on ne peut plus audacieux par rapport au support original, le film de Park Chan Wook a le mérite de proposer une violence et un érotisme qui accèdent au rang d’œuvre d’art, grâce à l’utilisation des couleurs et de la musique. Contre lui, on pourra avancer une construction narrative trop proche du livre. Au final, déroutant mais visuellement intéressant.
Vu. Et c'était très bien ( puisque vous voulez tout savoir. Spoilers à suivre ).
La notion de morale est souvent interrogée chez Park Chan-wook. Elle atteint un point culminant avec Thirst, et ne cesse ainsi même de questionner le spectateur sur ce qui se joue au sein de l'oeuvre. L'idée principale du film est brillante, puisqu'elle opère la rencontre entre deux univers plutôt antagonistes : celui de la religion, et celui des vampires. L'ironie constante du film provient donc du comportement ( certes non-maîtrisé ) du personnage de Song Kang-ho, homme de foi et d'abstinence qui devient homme de chair ( ou chère, c'est selon ). A partir de là, Park Chan-wook propose un film qui donne ses lettres de noblesse au mot " amoralité " en faisant voler en éclats quelques Commandements. Ca commence par un adultère, et ça se poursuit en assassinats, commis bien évidemment un dimanche, histoire de pousser le bouchon le plus loin possible. Mais là où le film est encore plus sournois, c'est à cause de la position qu'il offre au spectateur, dont l'empathie pour le couple principal lui est difficilement reprochable ( enfin, c'est mon sentiment à moi, mais j'imagine qu'il est partagé. Je l'espère en tout cas ). Parce qu'en ayant pour cadre un foyer aussi peu reluisant que celui qui nous est présenté ( soit le premier couple, chaperonné par la mère ), le film montre très bien la condition invivable qui est celle de l'héroïne, sorte de Cendrillon des temps modernes, donc figure forcément pathétique et encline à la sympathie. Dès lors, quand la première " vraie " rencontre avec son prince charmant a lieu ( il lui offre une paire de chaussures, relecture habile du conte ), on ne peut que souhaiter que le remake de Roméo et Juliette ait lieu. Et à partir de là, et sans pathos, le film dévoile une histoire d'amour sur fond fantastico-social qui réserve de très beaux moments d'éveil. C'est l'ouverture à la passion pure des deux personnages, et le film est vraiment une oeuvre d'émancipation, qu'il s'agisse d'une révolte contre les conventions domestiques ou d'une découverte des sens, une sorte de libération cathartique d'un corps trop longtemps fermé et replié sur lui-même.
J'ai entendu parler de ce film en tant que film d'horreur, mais il s'agirait plutôt - et en premier lieu - d'un film romantique ( et finalement l'horreur n'y trouve-t-elle pas précisément sa source ? ). Plus particulièrement, le Park est un drame passionnel qui réserve de somptueux moments de poésie, que le contexte nocturne évident d'une telle histoire vient renforcer. Le film propose donc un portrait intéressant de la relation amoureuse ( dans une moindre mesure, ça m'a fait penser à X-Men, et au personnage de Malicia et de son petit ami, qui ne peuvent s'embrasser sans que cela ne provoque de douleur. Ici aussi le couple finit par se dévorer l'un l'autre, comme si la relation amoureuse n'était que délétère et n'était que sado-masochisme en ne proposant que la souffrance à ceux qui la vivaient. C'est un constat lucide des rapports humains ).
Tout le film est rempli de moments de grâce ( la fin, quasiment muette, qui est aussi un grand moment de suspense ), qui contrastent avec la violence du propos et le choc que provoquent les images d'un cinéaste qui ne se gêne pas pour montrer l'horreur. C'est cela qui est précisément intéressant dans Thirst, ce mélange permanent entre amour et terreur, cette capacité à lier dans un même plan le romantisme le plus pur à la violence d'une froideur dérangeante. D'où le constant intérêt du spectateur qui se demande où le film va l'emmener, en sachant cependant comment il l'y emmènera : avec une poésie et une beauté de tous les instants. Et surtout, avec une énorme dose de cinémas qui fait de ce film une fantastique expérience, intense et émouvante. Grandiose.
"Thirst" est un drôle d'objet, qui, bien loin de la maîtrise que Park Chan Wook a naguère affiché dans sa "trilogie de la vengeance", oscille dangereusement entre pur désastre artistique et moments de grâce, certes ténus, mais marquants. La maladresse d'un scénario qui multiplie vainement les sujets (la maladie, la foi, la sainteté, l'amour fou, et même - c'est paradoxalement le plus intéressant - la déception inhérente au couple) est la principale cause du malaise - involontaire - dans lequel baigne le film. La mise en scène de Park Chan-Wook, encore fulgurante à l'occasion, rate régulièrement sa cible, et Song Kang-Ho, d'habitude si convaincant dans une multitude de registres, semble surtout mal à l'aise dans la peau de ce prêtre vampire qui abandonne peu à peu toutes ses convictions pour l'amour d'une mauvaise femme. Mais, grâce à une belle conclusion, on sort quand même de "Thirst" avec le sentiment d'avoir été témoin d'une aventure intéressante.
J'ai beaucoup aimé ! 'Thirst, ceci est mon sang' est un film inspiré, mélangeant parfaitement poésie et horreur. La photographie est très jolie et soignée, visuellement c'est très agréable à regarder. L'ambiance est également une réussite. Entre 'Morse' et ce long-métrage, les coréens deviennent les meilleures en se qui concerne les films de vampires. Bien loin des daubes à la 'Twilight' que Hollywood nous sert en abondance depuis quelques années déjà ... Dommage qu'il y ait toutes ses longueurs (on peu comme 'Morse'). Il y a pas trop de rythme.
Film de vampire réussi de Park Chan-Wook, Thirst adopte la ligne psychologico-romantique du damné originel, tout en conservant le côté gore et sexy des revisitations successives (Hammer, Coppola...). Le réalisateur offre quelques belles séquences mais celles-ci semblent étrangement décousues. Ce qui marque dans ce film, ce n'est donc pas tant ces quelques scènes assez inventives, ni la musique formidable bien que trop rare, mais très sûrement le génie de Song Kang-Ho.
Là je vais me lâcher un peu: il s'agit d'un des tous meilleurs acteurs de sa génération, un caméléon qui a prouvé maintes fois qu'il était naturel dans tous les genres (JSA, Secret Sunchine, Mr.Vengeance, Le bon la brute et le cinglé, memories of murder...). Ici, il interprète un prêtre atteint d'une maladie le transformant en vampire alors qu'il "voulait faire le bien". Il est donc tiraillé par son besoin de sang sang humain. Encore une fois, il se dégage de lui une sensation de naturel, de crédibilité, étonnante alors qu'on le voit exécuter les gestes les plus absurdes et les plus choquants. Le génie du cinéma coréen n'est pas un de ses nombreux réalisateurs en vogue, mais bien cet acteur qui marquera son temps.