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2,5
Publiée le 21 octobre 2010
Comment un prêtre se retrouve face à ses propres dèmons en devenant vampire par accident ? Après l'hallucinant "Old Boy", le rèalisateur prodige du cinèma corèen Park Chan-Wook revisite le film de genre et donne à son personnage principal une profondeur qui l'èloigne des codes propres aux films de vampires occidentaux! Parcouru par des scènes bizarres et une cruditè parfois choquante dans ses pulsions morbides, "Thirst, ceci est mon sang" n'en demeure pas moins intèressant dans l'union de ces deux solitudes! Peut-être un peu longuet au milieu mais Park Chan-Wook a une vraie sensibilitè dans ce film dérangeant (parfois ahurissant dans son final quasi muet) à la bande-son disproportionnèe, qui a reçu le Prix du jury à Cannes en 2009! On n'aime ou on dèteste...
Park Chan-wook arrive à trouver de nouvelles voies dans un genre très codifié et où les grands films sont plus que rares. Pari risqué, presque gagné, mais pas totalement. Fascinant par moments, long ou même énervant à d’autres, "Thisrt" n’est pas l’œuvre choque, entière et foisonnante capable de rivaliser avec l’incomparable "Old boy". Mais toujours est-il qu’en partant de la traditionnelle histoire d’une personne devenant un vampire, Park Chan-wook arrive à développer une histoire où se mêlent habilement réflexions métaphysiques, amour et perversité. Un film original qui aurait sans doute gagné à être raccourci.
Sang-hyun, un prêtre catholique coréen, accepte de participer a un test d'un vaccin contre un virus. Il en mourira, mais reviendra à la vie immédiatement après, ce qui aura pour effet de le rendre comme un vampire... Après la très belle surprise que fût pour moi "Old Boy", j'attendais ce nouveau film de Park Chan-wook avec grand intêret, et même si le tout n'est pas aussi puissant que je l'aurai cru, j'ai tout de même pris un certain plaisir à le visionner. D'une part, nous avons le droit à un scénario tout de même bien écrit et imaginé ( en gros il s'agit d'une libre adaptation du " Thérèse Raquin " de Emile Zola, qui possède en plus l'univers du vampirisme ), et en plus l'interprétation du casting est vraiment excellent avec une mention spécial à Song Kang-ho, qui interprète d'une façon très brillante le rôle du prêtre. Le style de ce long métrage est à l'image de beaucoup de film de vampires, il possède donc pas mal de noirceur, de sexe et de sang, mais aussi une touche poétique qui apparaît bien évidente et cela grâce aussi à la magnifique photographie de Chung Chung-hoon. Une oeuvre donc fortement intéressante et qui se mériterait d'être découverte par le plus grands nombres, d'autant que la séquence finale s'avère surprenante et bien difficile à oublier.
Je suis fan du cinéma Coréen qui recèle de vrais bijoux. Ayant vu Old Boy et adoré, je pensais que ce film me ferait le même effet. Que de l'ennui ! C'est un plagiat sans vergogne du roman de Zola, Thérèse Raquin. Scénario éculé, de la violence gratuite, vaguement gore... Franchement, ce film ne va pas redorer le blason du cinéma coréen qui mérite pourtant mieux : "Locataires", "April Snow", "Memories of Murder", etc. NUL !
Film classé horreur selon Canal , thriller selon Allociné, je m'attendais à trouver quelque chose de ce style. Au final, je me suis trouvé en face d'un film tragique/romantique/comique/horreur (plutôt gore que horreur) mais en restant toujorus en surface de chacun des thèmes, sans jamais les approfondir vraiment. On perd donc rapidemment en qualité. De plus, les films asiatiques sont vraiment spéciaux et soit on aime (voire on adore Le Bon, la Brute et le Cinglé), soit on aime pas (Thrist). La VF n'a rien fait pour arranger les choses.
Park Chan-wook est doué mais ces précédents sucées ont fait naitre une attente et il est parfois difficile d'y répondre surtout que son cinéma prend une tournure artificielle . Faux film de vampire mais vrai film de festival, Thirst se prend les pieds dans le tapis entre un humour second degré et le thème de la foi et du désirs charnel pour un prêtre réflexion facile et inintéressante. L'aspect technique n'est pas en cause mais la structure même de son récit est bancale et on a l'impression qu'il s'est regardé filmer guidé par un égo qui a de plus en plus soif de reconnaissance.
Pour: la réalisation, l'esthétisme et, dans une moindre mesure, les acteurs, le thème vampirique revisité. Quelques scènes ma-gni-fiques. Contre: long, inégal, parfois confus. Bilan: beaucoup d'attentes après la claque de Old Boy. Un peu déçu, notamment par un début très lent et peu convainquant, limite intellectualisant. On bascule ensuite dans un temps à la limite des "super-pouvoirs" - certes brillamment traités, mais quand même. L'actrice principale est excellente, l'acteur un peu moins brillant. Ne détrône pas The Chaser dans ma topliste.
Bouzi Bouzouf débute cet article sur « Thirst » de Park Chan-wook par une citation de Balzac : « Le burlesque au milieu de la terreur, contraste fréquent dans les choses humaines. » Voilà une excellente définition du cinéma sud-coréen (et asiatique, en général) ; définition qui ne peut que moyennement nous convenir, à nous les céfranc, qui, en mettant la tragédie et le sublime d'un coté et la comédie et le grotesque de l'autre, avons toujours tenu à garder une certaine unité de ton dans l'art et avons toujours un peu gueulé contre les créateurs hexagonaux qui se permettaient de ne pas la respecter. Nos amis extrême-orientaux, et surtout Sud-Coréens, ne sont pas aussi figés et se plaisent, dans leur cinéma, à rapprocher étroitement le burlesque et la terreur, à les mixer généreusement jusqu'à obtenir des oeuvres hybrides, tragico-comiques, comico-tragiques (voir par exemple les géniaux « Memories of murder » et « The Host » de Bong Joon-ho, le génial « Save the green planet » de Jeong Jun-hwan ou encore le déroutant « Lady Vengeance » du même Park Chan-wook), bref des oeuvres déconcertantes pour nous les céfranc qui avons tendance à ériger des barrières étanches entre ce qui est de l'ordre du rire et ce qui est de l'ordre des larmes. Dans « Thirst » qui, au passage, passe le « Thérèse Raquin » de Zola à la sauce vampirique (quelle idée géniale, vraiment ; Bouzi Bouzouf devrait arrêter avec cet adjectif, là, où l'on va commencer à le prendre pour un imbécile heureux de type Patrick Sébastien), dans « Thirst », donc, cet accouplement burlesque/terreur, rires/larmes, apparaît dans toute sa superbe dans la scène finale où les deux personnages principaux se chamaillent comme des gamins avant de trouver la mort (d'une manière que l'on a un peu trop vue ces derniers temps dans le cinéma vampirique) (désolé pour le spoiler, au fait). Sinon, Bouzi a carrément craqué sur la très belle actrice qui joue Thérèse Raquin. Elle s'appelle Ok-bin Kim et elle est née le 29 décembre 1986.
pour le moins... Déçu , grand fan de cinéma coréen que je suis! je m' attendais a tout sauf a m'ennuyer pour finalement etre trainé jusqu'a une fin toute prévisible!
Long... Très long... Certains disent que si on n'a pas aimé Twilight, on va aimer celui-ci... Pourtant je n'ai aimé aucun des deux... A choisir, regardez plutôt Morse qui est beaucoup plus reussi...
Enfin un film original sur les vampires ! Et il fallait bien sur que ce soit un film coréen qui sort du lot. Un bon scénario, de bon acteurs, c'est gore et c'est beau.
Park Chan-Wook est le fer de lance du nouveau cinéma coréen.Adoubé par ses pairs(à Cannes notamment),il pu enfin réaliser un film de vampires personnel en 2009,mixant la plupart de ses interrogations dans un style déconcertant et inventif,mais laissant hermétique la plupart du temps.Les critiques des autres allocinéens prouvent à quel point cet ovni cinématographique ne laisse pas indifférent.La première partie de "Thirst" est attirante,élégante,bien tenue.Un prêtre meurt d'un virus,mais ressuscite mystérieusement.Dès lors,il est confronté à un dilemme entre foi et prise de sang humain,entre culpabilité et conscience.Lorsqu'il tombe amoureux d'une juvénile femme,il peut enfin assumer au grand jour ce qu'il est.Song Kong-Ho et Kim Ok-Vin forment un couple vampirique assorti,dont les scènes charnelles dévoilent une sensualité et un érotisme étonnant.Le mythe du vampire prend une connotation psychologique,avec un aspect romanesque inédit.La photographie est royale,bien que Chan-Wook abuse des effets de style,qui noient son récit dans un patchwork amateur lors d'une seconde partie sonnant faux et longuette.Curieux.
Park Chan-Wook s'attaque enfin à son film de vampire tant désiré mais signe une oeuvre bancale et innoffensive, partant sérieusement en vrille dans sa seconde partie. L'ensemble reste cependant fascinant par instants, naviguant constamment entre horreur, poésie pure et burlesque, le tout brillament mis en scène et incarné avec force par son extraordinaire couple vedette.
Excellent film coréen qui revisite le mythe du vampire de façon moderne, drôle et tragique à le fois. La réalisation est sublime mais le film est assez gore, ce qui m'a un poil dérangé. Cela n'enlève rien à la qualité du film d'autant plus que la fin est magnifique...