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Un visiteur
3,5
Publiée le 4 décembre 2019
Cette plongée dans les bas-fonds de Barcelone fait froid dans le dos et donne un film sombre et dur, éclairé par moments par de véritables oasis de lumière. Alejandro González Iñárritu signe une oeuvre minimaliste mais totalement maîtrisée en terme de mise en scène, et offre à Javier Bardem l'un de ses rôles les plus marquants, parmi d'autres acteurs tout aussi excellents. Pas forcément le film qui égayera vos soirées, mais une expérience forte et aboutie, hypnotisante, dont le propos tristement réaliste est contrebalancé par la vague présence d'éléments fantastiques.
Bon le bilan est assez mitigé pour ce film. Je m'attendais tellement à pire qu'au final j'ai été agréablement surpris quand même mais bon de là à s'emballer il ne faut pas exagérer et au final je pensais l'arrêter vite et ne pas perdre ma soirée, mais comme je ne détestais pas je me suis tapé les 2h20 sans être emballé et je ne sais pas si c'est mieux ! Cela m'a laissé de marbre, cela ne m'a pas ému du tout et vu le thème c'est quand même fâcheux ! Un film surcoté je trouve !
Deuxième plongée dans l'univers de Innaritu, du moins l'un des univers de ce metteur en scène peu prolixe mais bigrement doué. L'univers de Biutiful est tout sauf beau! La noirceur des personnages, des situations de travail clandestin, de corruption, des parents à la santé délabrée, jamais n'apparait la moindre lueur au bout du tunnel. La belle Barcelone elle-même doit s'effacer pour laisser place à ces environnements crasseux, sombres, dominés par des cheminées polluantes, habités par des immigrés invisibles et exploités. La caméra portée peine à suivre dans leur course morbide ces pantins affublés malheureusement d'enfants. Bardem est Uxbal, le personnage central de cette lente descente aux enfers. Il explose l'écran et porte en lui toutes les contradictions de cet homme qui aurait pu être bon dans une autre vie. L'argentine Maricel Alvarez compose face à lui une mère bipolaire touchante dans sa folie qui progresse inexorablement. Le film est riche d'autres personnages secondaires mais pas bénins, de relations avec l'au-delà, de cauchemars éveillés. Cette beauté est déjà un choc en DVD, elle doit être brutale en grand écran. Le trio mexicain a encore frappé. DVD1 - février 2019
Javier Bardem est bouleversant évidemment mais la grande qualité de ce film sombre, triste et pessimiste est de ne jamais flirter avec le pathos. Le ton est juste même si déchirant à certains moments dans ce drame social. Les personnages sont écrits et joués avec beaucoup de justesse et d'émotions. Un petit zeste de fantastique vient parfumer l'histoire mais j'aurais aimé plus de cohérence avec le reste de l'intrigue. Bon film tout de même.
Une fois de plus Inarritu nous montre toute l'étendue de son talent. Le film est aussi porté par la présence charismatique de Bardem. C'est sans doute relativement lent et long, mais l'atmosphère sombre ne peut laisser indifférent. Ce tableau du Barcelone des migrants et des marginaux est assez déprimant, d'autant qu'il n'y a pas la moindre touche d'humour pour compenser son caractère sinistre. Certaines séquences sont tournées de façon époustouflante, telle la rafle des migrants qui vendent à la sauvette. Seul le scénario est peut-être un peu faible et les pouvoirs para normaux du personnage principal n'ajoutent vraiment rien. Un grand et beau film malgré ses faiblesses.
Superbe film, sombre comme le plus sombre des Velasquez, sur la misère humaine, décrivant la descente aux enfers d’un homme qu’on pourrait qualifier d’ ‘ordinaire s'il n'était pas si extraordinairement séduisant (Javier Bardem). Poignant.
Film vu durant un festival par hasard, j’ai adoré! C’est un film très puissant émotionnellement, j’ai rarement vu un film si dramatique. Javier Bardem dans ce drame et d’une élégance dans son rôle superbe. Ce film est une réalisation réussie pour iñaritu qui a très bien réussi ce film touchant.
En allant voir Biutiful, je m'attendais à une découvrir une œuvre avec une forte empreinte onirique ou métaphysique. En réalité il s'agit simplement d'un film réaliste et même franchement déprimant, sur la misère humaine et sociale dans les bas fonds de Barcelone. Et même si ce cinéma misérabiliste reste plutôt de bonne facture, il fait tout de même d'avantage penser à du sous Ken Loach, qu'aux précédentes réalisations d'Inaritu (Babel notamment qui était beaucoup plus intéressant)...
Encore une fois, comme avec Babel, je ne comprend pas pourquoi Inarritu délaisse la forme. Le fond peut plaire ou non, c'est un sujet relativement sensible mais pas inintéressant. Cependant cette manière de filmer me sort totalement du long. Pourtant Innaritu s'est filmer ! The revenant, Birdman en sont la preuve. Pas mal de regret mais pas tout est à jeter...
Un film dérangeant comme on les aime sans concession sur la maladie physique mentale de l'âme... un coup de poing servi par le magnétisme de barden avec maestria
Film noir. Loin des clichés de vacances que nous voyons régulièrement. La vie à Barcelone peut être noire pour beaucoup de gens que nous soupçonnons pas. A ne pas vois si vous êtes déprimés. A voir si vous voulez une autre réalité...
Ce film, signé du réalisateur mexicain aux multiples Oscars Alejandro González Iñárritu, est un drame se révélant d'une intensité tragique inouïe ; il nous fait témoins de scènes sombres d'une tristesse à la limite du soutenable. Cette intensité est provoquée par la noirceur du scénario et par le jeu d'acteur incroyable de Javier Bardem. Il a reçu pour ce rôle, le Prix d'interprétation masculine à Cannes et un Goya du meilleur acteur. A remarquer également la belle prestation de Diaryatou Daff dans le rôle d'Ige, la "nounou" africaine. Ce film bénéficie aussi d'une belle Photographie et d'une superbe BO ; dommage que l'histoire soit si épouvantablement triste. Après "21 grammes" (2003- 4*), " BABEL" (2006 - 3.5* - Golden Globes 2007), le réalisateur mexicain sera 4 fois Oscarisé en 2015 avec "Birdman" et récidivera en 2016 avec 3 Oscar et 3 Golden Gobes pour "The Revenant".
De longues scènes qui prennent leur temps. Quoi d'autre pourrait de toute manière offrir un drame de deux heures et demi ? Autant se préparer à une exploration approfondie du malheur et de la misère dans un cadre universalisé, ce qui suspend notre incrédulité de spectateur comme si le réalisateur avait réussi à faire fonctionner l'aberrante recette 100% de fiction plus 100% de drame réaliste. Les longues séquences n'effraient pas le régisseur, pas plus qu'elles ne l'empêchent de glisser plein d'informations par le biais d'une délicate suggestion ou de gestes fugaces. Une oeuvre térébrante qu'il vaut tout de même mieux aborder l'esprit léger.