Blow Up
Note moyenne
3,7
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198 critiques spectateurs

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38 critiques
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Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 juin 2007
Ce film de Antonioni est peut être un film culte mais en aucun cas un chef d’œuvre, il est d’un ennui à tomber par terre. Pourtant, la mise en scène set superbement foutu et d’une esthétique plus que plaisante. De même, pour la BO qui bien que très discrète et très douce sonne bien british années 60-70, j’ai tout de suite penser aux Beatles. D’un autre côté, certains sons sont plus jazzy et c’est très agréable en musique de fond, c’est léger ça passe tout seul. Pour ce qui est du film en lui même et du scénario, rien de bien folichon vu que le script du scénario tiendrait sur un timbre poste et que c’est tellement lent qu’on décroche complètement, ce qu’on attend le plus c’est la fin. Cette historie de photographe qui, après avoir pris des photos d’un couple, se rend compte qu’il a photographié un meurtre. A partir de ce moment, one ne sait pas si on est dans l’illusion, dans un monde onirique ou non. L’acteur principal joue bien mais Jane Birkin est un peu nunuche, leurs sortes de pseudo bagarre dénudée est inutile et ridicule. Peut être qu’à l’époque c’était bien de voir un morceau de sein pointé le bout de son nez à l’écran mais maintenant on en voit partout et à longueur de journée (panneaux publicitaires, publicité TV) donc ça ne fait ni chaud ni froid. La fin semble complètement anecdotique, on dirait que tout ce qu’on a vécu est un rêve et qu’il y a comme un retour à la réalité. Je trouve la qualité de ce film très discutable, pour moi il est juste médiocre. La palme d’or à Cannes en 1977 est vraiment exagérée, je trouve qu’on a tendance à tout intellectualiser comme si quelque chose d’absolument ennuyeux et incompréhensible était la voie de la qualité. David Lynch sait faire d’un film quelque chose où on s’évade totalement, Blow Up ne donne absolument pas cet effet là. Dans un genre différent, le film "Blow Out" de Brian de Palma reprend le même concept mais de manière bien plus plaisante, il fait de ce concept un thriller à suspense et à rebondissements
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2007
Notre oeil n'est pas neutre, cà on le sait, mais quand Antonioni nous fait savoir que la photographie n'est que le reflet de la conscience humaine, çà décoiffe forcément. Ce grand film met en exergue les relations complexes de l'humain et de la réalité. Passé, présent et futur se bousculent lors d'une perception et D. Hemmings ne sait vraiment plus s'il a vu le mort ou non et que plus on cherche plus on se perd, tel que le montre également Jessua dans "La vie à l'envers". Film mythique !
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2014
"Blow-Up" est avant tout une oeuvre très inscrit dans les sixties, les décors, costumes et la BO magnifique sont un témoignage d'une époque. Le meurtre est assez secondaire, s'il reste le fil conducteur on suit surtout le photographe star dans ses errances diverses alors qu'il est de plus en plus obnubilé par ses photographies "témoins". Un grand film qui marque surtout les esprits en quelques scènes (la 1ère séance photo, la "bataille" avec les 2 groupies, les mimes... etc...).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mai 2007
Thriller réflectif sur l'apparence, l'imagination... D'une grande maîtrise formelle.
Viggo90
Viggo90

68 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2007
Blow Up, palme d’or au festival de canne 1967, fait penser à un thriller, mais il n’en est rien ! Thomas, jeune photographe, qui croit tenir des preuves, les voit pourtant lui échapper. Au fur est à mesure qu’il développe les photos. Lorsqu’il les grossit, la preuve du meurtre devient moins évidente, tout comme lui échappera le réel avec la disparition du cadavre. Tout en basculant dans une dérive douteuse, l’intrigue perd alors de son intérêt.

Ce film est une magnifique réflexion sur le métier de photographe analysé dans ses aspects concrets. Les agrandissement faits sur le cadavre ressemblent à des peintures comme le fait remarquer une amie de Thomas, car le grain grossit et la réalité disparaît (un Blow Up, c’est agrandir une image). Seul Thomas voit un cadavre sur ces agrandissement, les autres, non, ils pensent que c’est juste une illusion. La photographie n’est donc pas un moyen efficace pour représenter la réalité, d’ailleurs, aucun art qui touche à l’image, ne peut le faire. Le cinéma est avant tout un Art !

Blow Up s’appui sur une intrigue, mais c’est juste un prétexte pour faire avancer la réflexion. D’ailleurs, le film en lui-même est une illusion : On croit suivre une intrigue policière, mais il n’en est rien !

L’appareil photo fait basculer la frontière entre réalité et illusion.

Blow Up, par sa mise en scène, fait penser au film de Godard A bout de souffle. En effet, dans le film d’Antonioni, comme celui de Godard, il est question d’une certaines manière de parler, de jouer, de marcher...

Si on devait changer une chose à Blow Up, c’est son rythme. Effectivement, il est plat du début à la fin, et ça, c’est vraiment lourd !!! De plus, la musique n’est pas vraiment belle, et ne colle pas bien, au sens où elle ne donne aucun effet ; et le spectateur n’y fait a peine attention.

Blow Up à aussi une autre faiblesse : le scénario ! En effet, il se fait ressentir au fil d’explications assez flou.
La qualité de ce film reste intéressante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mars 2007
L’image et le spectateur – ce qui est montré et ce qu’il voit – ce qui est réellement et ce qu’il en déduit : la Réalité face aux apparences… Antonioni réalise en 1966 un thriller unique, une référence incontournable !… Sur un rythme léger mais chargé d’une atmosphère paranoïaque, ce film distille le suspens sans pour autant faire appel à des moyens tapageurs, comme une musique envahissante… Le bruissement des feuilles sur les arbres, dans la fameuse scène du parc, suffit à rendre le décor bien plus inquiétant qu’il ne semble. Le formidable jeu des acteurs, David Hemmings en tête, assure de créer la touche d’angoisse supplémentaire. On pense à Fenêtre sur Cour, mais là où le maître Hitchcock déballait une grande intrigue avec tout son lot d’explications rationnelles garanties, Antonioni se tait et prépare un final fascinant à son œuvre, où tous les spectateurs laissent divaguer leur interprétation. Ce film a pour objet la photographie, ses sbires, le fantasme et le voyeurisme qui s’installent en eux. Un photographe nommé Thomas perd le lien avec la Réalité alors qu’il baignait dans l’aspect illusoire de son art… L’image ne peut que retracer la surface des choses et non leur essence, que ce soit sur une photographie ou sur une pellicule de cinéma. Les questions sont : quelle est l’importance de l’image, des objets, des apparences ?… Quel rôle jouent-ils sur la Réalité ? Le film ne nous réserve aucune réponse, juste quelques indices flous, comme les photographies de Thomas. Ce film, est-ce réellement un thriller ? Bonne question !… J’en ai mal au crâne ! Il est certainement un formidable portrait des années soixante, des "Swinging Sixties" dans une ville de Londres quelque peu retouchée, avec son lot de belles filles insouciantes et ses groupes de rock mythiques (apparition des Yardbirds avec leur sublime lâcher de guitare.) Un film beau, fascinant, lent, énigmatique, je ne trouve plus les mots,… Un dictionnaire, vite !… Merci !… ENVOUTANT et INOUBLIABLE, voilà !…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2006
Blow Up est une réflexion sur l'objectivité de l'image photographique ou filmique. Il est vrai que la première fois que j'avais vu ce long métrage pendant mon adolescence je l'avais trouvé ennuyeux comme je l'avais mal interprété. Cependant, en le renvoyant une seconde fois des années plus tard, je l'ai redécouvert en chef d'oeuvre ! En effet, ce film étonnant par sa complexité présente comment un photographe dont la vision de la réalité est limitée est amené à reconsidérer sa perception du réel suite à une photo prise dans un parc, ce qui va le conduire alors par la suite à remettre sa démarche artistique en cause. Même si la compréhension du film au premier abord n'est pas si simple, le scénario qui amène le spectateur comme le personnage principal de l'histoire à percevoir différents niveaux de réalité est vraiment exemplaire au niveau du point de vue. De plus, le cheminement du photographe qui s'interroge sur le sens de la photographie et son rapport au monde est aussi appréciable pour l'ambiance underground que crée le film puisque celui ci décrit le milieu branché de Londres à l'époque sixties. Egalement, les amateurs de bonne musique pourront sans doute apprécier la très bonne bande originale confiée entre autre au jazzmen Herbie Hancock tout comme ils pourront être ravi de découvrir dans une courte séquence du film , le mythique groupe de rock les Yardbirds, composée entre autre de Jeff Beck et de Jimmy Page, futur membre de Led Zeppelin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un chef-d'oeuvre en tout point. Je ne comprends pas ce qu'ont les autres à repprocher. Cette oeuvre est magnifique, un chef-d'oeuvre sur l'illusion et la réalité. Une réflexion sur l'artiste qui tente de saisir la réalité sur le vif, mais ceci est malheureusement impossible comme nous le suggère ici, Antonioni. Tout est quasi parfait dans cette oeuvre subtil et intense. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Il parait que c'est un chef d'oeuvre. N'empêche, on s'emmerde (désolée mais c'est vrai!). Bien sûr le thème du film prête à réflexion,certaines scènes sont superbement filmées (la séance photo) les prestations géniales, la fin est mémorable et intriguante. J'ai tout de même préféré Blow out de De Palma, qui est plus explicite dans son sujet, sans rechercher la facilité. Mais l'ennui me pousse à ne mettre que deux étoiles.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
On pourrait presque réduire "Blow Up" à un traité d'ophtalmologie, si les ophtalmologues étaient autre chose que des garagistes de l'oeil. Qu'en est-il du regard, quand celui-ci est constamment médiatisé? Quelle est la valeur des choses que l'oeil désire et réifie à la fois? Y a-t-il quelque chose au-delà des illusions admises par notre raison et qui façonnent le "vivre-ensemble"? Toutes ces questions sont posées sans que jamais Antonioni n'apporte de reponse définitive, mais, bien plutôt, le réalisateur tient à nous transmettre son inquiétude et son questionnement. Car même dans cette sublime scène finale, quand le personnage "entre" dans le monde et joue le jeu, ce n'est que pour voir le réalisateur le faire disparaître comme par magie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Bien sur, tout le monde admet la libre interprétation du film. Et c’est en cela que BLOW-UP est une œuvre admirable car, la libre interprétation n’est-elle pas source de créativité aussi pour le spectateur ? Ne lui inspire-t-elle pas une réflexion qui pourra aboutir à l’une ou l’autre idée voulue consciemment ou inconsciemment par l’artiste ? Ne le met-elle pas en valeur en lui offrant la possibilité d’avoir une participation active et pas seulement contemplative ? Toute la difficulté pour l’artiste est là, il faut qu’il trouve les chemins, les méandres lui permettant de toucher la ou les cordes sensibles qui inspireront le public et qui l’inciteront à entreprendre cette démarche. En nous donnant un film réussi au niveau esthétique, parfois merveilleusement érotique, en innovant, près de 40 ans plus tard, pas une ride et la 1ère séance de photo avec le modèle félin a été imitée des dizaines de fois, jamais égalée. En nous donnant ce film, Michelangello ANTONIONI a réussi. Pour ne donner qu’un exemple d’interprétation, ne peut-on pas y voir la solitude de celui qui se pose des questions sur l’existence face à un monde ou les êtres se sentent seulement concernés par des préoccupations futiles, par le désir de s’amuser, surtout de ne pas avoir à se prendre la tête. Monde auquel appartient d’ailleurs le protagoniste qui un jour s’est trouvé confronté à la mort d’un homme, sujet tragique qu’il veut partager, qu’il explique à ses habituelles fréquentations, qui n’en ont rien à faire. Thomas est un photographe de mode reconnu, beaucoup de filles payeraient très cher pour être photographiées par lui. Un jour, il est en proie à une crise existentielle, la vie et la mort, et ce jour là, il se retrouve seul, lui qui occupe une position en vue. Il se débat mais personne ne lui ouvre de porte. Il rentrera donc dans le rang en renvoyant la balle. Un peu triste, mais compréhensif.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
C'est la première fois qu'un film «classique» -donc encensé par les ans– me déçoit tant. Pourtant, l'esthétique est plutôt réussie, les plans sont remarquables, les acteurs crédibles, mais à côté de ces aspects positifs, il n'y a ni bande son (pas de musiques, peu de dialogues), ni scénario (enfin si, mais 10 min suffiraient à le développer), ni vie - une succession de plans fixes dans le silence-, ce qui est d'autant plus regrettable que les quelques passages «vivants» (scéances photo, virées en voiture dans Londres, rares dialogues) sont filmés avec une efficacité certaine (travellings attendus mais toujours aussi plaisants, passage délicat de la caméra d'une personne à l'autre, etc).
Pour ce qui est du «message» du film (une réflexion sur l'Art, l'Artiste, le Réel...), tout est au mieux implicite, au pire incompréhensible, ce qui amène le spectateur à ouvrir son esprit à une pluralité d'interprétations divergentes, marque infaillible des chefs d'oeuvre... Un photographe autain qui parle à ses modèles comme à des chiens? Une cinglante critique de la société phallocratique occidentale et un plaidoyer pour le mouvement féministe! Une hélice en bois érigé en oeuvre d'Art? L'affirmation de la primauté de l'Art sur la société technicienne! Un concert de rock où où l'on détruit une guitare? Une brillante illustration de la destruction créatrice dont procède l'Art! Un mouvement de foule pour s'emparer d'un morceau de cette même guitare? Une dénonciation de l'idolâtrie des masses! Des jeunes bariolés jouant au tennis sans balles ni raquettes? Une mise en scène de la doctrine de l'Ecclesiaste : «Vanité des vanités...». Bref, arguer d'un film «complexe», «riche», «profond» ne fait en rien un chef d'oeuvre : il est si simple de symboliser et d'intellectualiser tout et n'importe quoi. Et pour ce qui est du film en lui même, il aurait très bien pu exprimer son «message» en se limitant à une succession de diapositives, c'est dire si le 7e Art sort grandi de ce type d'exercice.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est une des oeuvres phares des années 60, témoignage unique sur le Swinging London. L'italien Antonioni parvient mieux que quiconque à traiter l'Angleterre de l'époque (ce putain de concert des Yardbirds !) à travers l'histoire d'un jeune et arrogant photographe de mode (David Hemmings excelle dans le détestable). L'oeuvre aborde aussi de nombreuses questions fondamentales dans l'Art : une photo (et plus généralement un point de vue) peut-elle représenter une vérité ? La vérité n'existe-t-elle finalement pas que dans le regard de celui qui la contemple ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 février 2008
Un chef d'oeuvre !!! Antonioni nous fait découvrir à travers ce film la différence entre l'oeil humain et l'objectif de la caméra. Un sujet assez compliquer surtout qu'il le traite sans trop de dialogue ce qui donne à l'image une grande importance. Une histoire assez étonante et une fin génialle ! Bref, je me répète mais ce film est un chef d'oeuvre.
Lord Lyndon
Lord Lyndon

21 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2010
Palme d'or méritée pour ce chef d'oeuvre absolu. Certes ce film n'est pas facile d'accès d'un premier abord mais il s'agit d'une oeuvre profonde, troublante, métaphysique et mise en scène magistralement. Ceux qui ne l'ont pas aimé, revoyez le vous verrez que vous ne le regretterez pas. Le film propose en plus un portrait du fameux Swinging LONDON. La BO est en outre excellente.
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