Blow Up
Note moyenne
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198 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 avril 2011
Une petite déception pour ce film qui est mon premier de Antonioni et je reste sur ma faim, voyons ce que donnera Zabriskie Point, l'Eclipse et j'en passe....
Pour ce qui est du film, je dirais que le gros point positif est ses plans ( pour un film sur la photographie ça ne peut que être normal ) c'est visuellement très intéressant ( les scènes dans l'atelier sont les meilleurs pour ma part). Les plans sont donc bourré de détails et de subtilités. Mais voilà je me suis assez ennuyé pour le reste, le synopsis est pas mal, le questionnement sur le poids du fictif... mais purée c'est très très lent pourtant j'aime ça mais là je me demandais comment en 20 minutes le réalisateur peut trouvé une fin aussi rapide.
Bon après niveau acteur, c'est plutôt pas mal, le photographe joue pas super bien, sa personnalité est plutôt sympa et assez loufoque mais je n'ai pas réellement adhérer à sa performance par contre l'actrice qui joue la femme à la recherche de ses photos "volées" je l'ai trouvé très intéressante.
Je pense qu'il faut que je le revoie, je n'étais pas dans un bon état, pour essayer de rentrer dans le délire de l'artiste.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 avril 2011
"Blow up" est un film extrêmement bien réalisé. La caméra d'Antiononi y semble libre de toutes contraintes techniques, certains plans sont proprement magnifiques, les mélanges de couleur sont savoureux, et les décors sont magnifiques. La musique et également très bonne, et les interprétations, autant de David Hemmings que de Vanessa Redgrave, sont brillantes. Mais si le film est très bon sur sa forme, c'est bien sur le fond que j'ai trouvé qu'il y avait problème. En effet, l'intrigue est extremement complexe, et on se perd dans les filaments artistiques du réalisateur, ce qui rend le film très long, et ceci jusqu'à un final qui ne répond qu'à moitié aux attentes qu'il avait soulevées. Alors, après un petit débriefing, j'ai peut-être réussi à capter un peu de l'essence philosophique et métaphysique de "Blow up", et il faudrait sans doute que je le revoies pour le discerner mieux encore. Mais l'impression d'incompréhension et même presquae de vide intellectuel qu'il m'a laissée sur le moment me donne un avis pour le moins mitigé.
Cinemartrem18
Cinemartrem18

27 abonnés 131 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2011
Un film doit avant tout intéresser son spectateur
. Je ne partage ainsi pas la meme conception du cinema que le réalisateur, mais je reconnais que selon ses idées, ce film est d'une incroyable beauté plastique. À voir ou pas... Choisissez.
MSM
MSM

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2011
Un chef-d'œuvre, oui... Mais dans la catégorie "foutage de gueule"... (bien sûr, je pourrais développer mais franchement, quel intérêt?...)
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 février 2011
Un film exceptionnel... Une des mises en abime de l'image les plus saisissante, a travers une intrigue passionnante, Michelangelo Antonioni nous plonge dans un monde étrange, celui de la photographie, de l'art... Alors on se perd entre la réalité et le faux, où plutôt même entre plusieurs réalités : La réalité de l'image et la réalité de la vie. Un film complexe, tres artistique, a la mise en scène et au scenario impressionnant, dans laquelle David Hemmings joue l'un de ses meilleurs rôles, il y est extraordinaire ! Un vrai chef d'oeuvre.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2010
L'oeuvre-clé de Michelangelo Antonioni n'en finit pas de provoquer un sentiment mêlé de fascination et de répulsion.Selon les codes narratifs classiques du cinéma,"Blow Up"(1966)est véritablement hors-sujet.Mais si on le voit sous un angle purement artistique,où la démarche du metteur en scène s'apparente à une élégie picturale,le film prend une valeur immense.Antonioni capte d'une façon précise le Swinging London des années 60,ce mélange de pop culture,de libération sexuelle et de révolution juvénile en cours.Un photographe de mode exigeant et solitaire(David Hemmings,habité),croit déceler un meurtre organisé en développant des photos quelconques prises dans un parc.Le grand sujet du film concerne la manipulation des images,la réversibilité de celles-ci selon le point de vue appréhendé.Antonioni parle aussi de l'incommunicablité entre les êtres,en témoigne cette magnifique scène finale avec la partie de tennis entre les mimes.Esthétiquement et visuellement,le film est une claque absolue.Par contre,sa narration très lâche,la rareté de ses dialogues et la difficulté à décrypter certains messages rendent "Blow Up",sinon ennuyeux,particulièrement épuisant.
David R
David R

50 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2012
Mon premier film d'Antonioni, et je dois dire que je suis conquis, car la réalisation est parfaite, les plans riches et travaillés. Le personnage principal, véritable tête à claques, imbu de lui même, est pris dans un doute entre ce qu'il croit être la réalité (vue par l'intermédiaire d'une lentille d'appareil photo) et le réel. C'est une réflexion bien mise en scène : bravo pour la scène finale, partie de tennis imaginaire jouée par des mimes. Antonioni lance des pistes de réflexion. Coppola s'inspirera de Blow up pour son Conversation secrète. Mais ce sera beaucoup moins bien, même si lui aussi, comme pour ce film, obtiendra une palme d'or à Cannes.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 novembre 2010
Film très étrange, qui installe dès son début une sorte d'ambiance mélancolique qui contraste avec ce qu'Antonioni nous montre à l'écran (personnage sûr de lui, discours sur l'art etc.). La mise en scène du réalisateur Italien est impressionnante par sa fluidité, et son esthétique mais malheureusement ce qu'il filme n'est que rarement intéressant. Il est vrai que le cinéma d'Antonioni est considéré comme "avant gardiste" de part son rapport à l'espace et au silence, mais je trouve personnellement que cette approche de la mise en scène a très mal vieilli et qu'aujourd'hui l'intérêt du film en souffre beaucoup. Quelques bonnes idées sur le Cinéma subsistent (la scène du développement notamment), mais le traitement est beaucoup trop pompeux (j'ai une préférence pour le remake de DePalma à ce niveau là). Si certaines scènes sont intrigantes, le reste du film vrai preuve d'un "vide" très gênant et pas franchement le bienvenue. Un Cinéma qui ne m'intéresse définitivement pas.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2010
Dans le genre « film soporifique » Blow Up se pose là, 1H45 d’ennui relevé par quelques rares bonnes scènes comme la prise de vues dans le parc et l’analyse fiévreuse des photos par ce jeune photographe. Film avant-gardiste pour l’époque (1966), c’est probablement là que le film est allé cherché son succès comme certains films de la nouvelle vague : par effet de mode. Quant aux amoureux de jazz qui aurait vu le nom d’Herbie Hancock dans le casting, ne vous méprenez pas, on entend pas plus de 2 minutes sa musique. En effet les rares moment musicaux sont placés en ambiance lointaine, mis à part le concert en fin de film qui lui aussi paraît bien inutile... Au final il reste l’héritage du film, bien plus intéressant car il inspirera Coppola et De Palma pour The Conversation et Blow Out, deux films bien supérieurs à celui-ci. On notera aussi quelques bonnes idées de mise en scène, notamment les scène en voiture agréablement filmées.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 octobre 2010
Un film sur l'image, ça fait peut être bon public de dire ça, mais ça a quand même pas mal de chance de m'accrocher au moins au départ. Mais quand c'est fait avec une telle précision et une telle ampleur à la fois, c'est d'un bout à l'autre que j'accroche.

Antonioni est un véritable artiste en ce qu'il aime l'Art avec un grand A. Si dans l'Avventura, c'est son coté peintre des sentiments, du vide et du temps qui ressortait, ici il s'attaque à la photographie. Mais pas à la photographie comme instantané figeant la réalité, plutôt à la photographie qui dessine la réalité, qui la marque. La grande expérience du personnage principal, c'est ça, comprendre qu'un panoramique d'un parc et un zoom sur une main dépassant d'un buisson, ce n'est pas la même chose. L'un est effectivement spatialement inclus dans l'autre mais n'a de réalité significative que dans le deuxieme cas.
Antonioni met ainsi le doigt sur ce que la photographie a selon moi livré de meilleur au cinéma, à savoir le pouvoir du cadrage et de la distance par rapport aux choses qui est par elle même signification. De ce point de vue là, ça m'a pas mal fait penser à Nathalie Granger de Duras où le travail du cadre est aussi fantastique.

Une fois lancé sur la piste de reflexion de l'échelle des choses, Blow up va même beaucoup plus loin avec cette réplique d'une des scènes finales : "On dirait la peinture de ...", à savoir de l'art abstrait en particulier une toile composée uniquement de nombreux points de couleur dans tous les sens. Ramené à l'extreme, une photographie n'est elle même qu'un assemblement de taches de couleur imprimées sur la pellicule, de la même manière que mes élucubrations de cette seconde ne sont au fond rien d'autre qu'une série de pixels voire de 1 et de 0.

Pour ce qui est d'admirer la photographie du film, je pense pas être original en disant que c'est très beau mais surtout très précis. L'avventura est sensuellement et presque extatiquement beau, ici c'est différent. Les figures géométriques présentes dans quasiment tous les plans - Spoiler : les triangles de la piece dans la discussion avec la femme ; les longues courbes du parc lorsqu'il monte les escaliers, les angles droits lors des scènes de voiture, etc... - . Toute cette beauté et cette perfection dans la régularité ne semblent pourtant là que pour nous ramener à cette idée que la photographe, vivant par son appareil impacte sa propre perception de la réalité pour la ramener à la dimension d'un objet, un objet qui soit assimilable en tant qu'objet par un appareil mécanique tel que l'appareil photo.

C'est là tout l'enjeu visible du film d'Antonioni. Qu'il y ait eu ou non véritablement un meurtre, nous ne le saurons jamais et si l'on peut avoir par moment la sensation que le film peut tourner au polar, ça n'a au fond pas d'importance.L'important, c'est que le doute s'installe. Si la réalité n'est pas ce qu'elle semble être. Au fond, c'est nous qui décidons de ce que nous voyons ou pas dans un mouvement et ça ça remonte aux origines de la reflexion sur le cinéma. Est ce q'une image couplée à une autre image couplée encore à une autre nous permettent de reconstituer la réalité d'un mouvement et d'une action. Rien n'est moins sur alors que cela parait pourtant évident. Toute l'illusion cinématographique est là. En ce sens, l'ampleur du propos d'Antonioni le ramene au frontiere de son propre art, le cinéma. Est-ce que le cinéma, c'est 24 fois la réalité par seconde ou bien est ce que ce n'est qu'une juxtaposition d'images à laquelle nous donnons nous même le sens qu'il nous plait. Le cinéaste italien nous répond clairement par cette derniere scène dans le jardin, lorsqu'il va ramasser cette balle imaginaire et entend en hors-champ le bruit de vrais raquettes.

Je crois que c'est une des reflexions les plus profondes sur l'image qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici. Comment quelqu'un peut en arriver à être possédé à un tel point par sa vision photographique des choses pour n'entrevoir la réalité parfois qu'entre deux prises, - Spoiler : comme lorsqu'il voit son amie en train de faire l'amour avec le peintre, son visage n'apparait qu'entre deux battants, deux morceaux de mur, il est dans une faille; une autre faille semblant être la scène avec Jane Birkin et sa copine dans son salon - . Quelquepart, ces deux scènes sont peut être aussi une idée de ce que l'on peut perdre dans une vision trop étriquée et trop "cadrée" de l'Art et de la vie, à savoir à la fois l'amour profond et l'amusement simple. Dans le premier shoot de début avec sa "femme", l'appareil photo sert presque de symbole de virilité mais tout cela sonne terriblement faux, tout comme les costumes des 5 mannequins quelques minutes plus tard, c'est se dissimuler derriere les mêmes écrans que d'y voir un soupçon de réalité et de joie.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 septembre 2010
Blow up est une perle du cinéma, une méditation captivante sur le temps, la photographie la distinction toujours ambiguë du réel et de la fiction et les études de moeurs dans le Londres psychédélique des années soixantes. Un film dont l'évolution devient de plus en plus en circonstanciée au fil des aventures que subies ce photographe blasé. On en sort remué...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 août 2010
La grande force du film : ses plans. En effet pour un film sur la photo ça semble tomber sous le sens, mais je le souligne quand même, Blow up enchaine des bijoux de "photographies" et c'est probablement ce qu'on en retiendra. C'est visuellement extrémement interessant, en particulier les scénes d'interieur (dans l'atelier, chez l'antiquaire ou encore dans la boite underground) qui sont bourrées de détails et de subtilités, un régal. Par contre... pour le reste, j'avoue que ça se veut légèrement trop "métaphysique" pour ma jeune caboche. Un questionnement sur le poids du fictif et sur les limites de la perception réelle des choses, ça j'ai saisis, et c'est dailleurs plutot chouette a creuser (on creuse en effet et on se tort les yeux lors des scénes ou thomas dévellope les photos, essayant vainement de distinguer ce que lui même perçoit) mais le scénario oulala ! J'ai eu du mal a ne pas yeuter les minutes défiler sur mon lecteur dvd, c'est trés trés lent et franchement décousu, et puis les acteurs, bon, jolie surprise en la personne de Jane Birkin jeunette, mais le reste, les autres m'ont plutot laissé de marbre. A revoir probablement plus éveillée et disposée a s'immerger dans "le délire de l'artiste", pour l'instant, je vais me coucher.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 juillet 2010
Film culte de Michelangelo Antonioni, avec un David Hemmings et une Vanessa Redgrave époustouflante. En plein coeur du Londres psychédélique des années 60, un photographe prend un cliché d'un couple qui s'embrasse. La femme, s'en apercevant, le supplie de lui donner la pellicule. De fil en aiguille, après avoir calmé cette étrange femme en lui donnant une fausse pellicule, il se rend compte qu'il est témoin d'un meurtre. Blow up est sans conteste un chef-d'oeuvre du septième art. Ce film a une déconstruction incroyable, le spectateur saisit le plan présent, mais l'ensemble est imperceptible tant la succession des séquences nous fait perdre toute notion de temps. Contrairement à ce que beaucoup pensent, le rythme du film est énergique et l'action est loin d'être monotone. les évènements s'imbriquent une vitesse phénoménale et se dissipe presque aussi vite. Sous des dehors de policier, Blow up est en réalité un parcours initiatique, une course métaphysique dans laquelle il faut faire preuve d'une perpétuelle sagacité pour distinguer l'illusion de la réalité.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 juillet 2010
Sur le papier, ce film a tout pour lui. Un réalisateur au nom déjà fort auguste puisque deux ans auparavant paraissait L´éclipse et en 1960 avait réalisé L´Avventura, la musique de Herbie Hancock, un scénario inspiré par une nouvelle de Cortazar et avec pour acteurs principaux David Hemmings accompagné de Vanessa Redgrave. Malheureusement, si la trame est novatrice, elle s´éternise et le rythme s´essouffle peu à peu. L´esthétique, quant à elle, est pour le moins commune ce qui est décevant pour un film ayant pour sujet la photographie. En dépit de ces quelques défauts, ce film est loin d´être minimaliste. Le rapport entre la réalité et líllusion est d´ailleurs magnifiquement entretenu. Il ne s´agit pas de dire que la réalité et l´illusion sont de mêmes nature mais plutôt d´installer undispositif prouvant que le regardseul ne suffit pas. Si tout ne semble pas évident, on voit aisément -en le voyant une deuxième fois- des signes nous aiguillonnant dans cette intrigue qui ne s´offre pas d´elle-même.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 juin 2010
Après les très ennuyeux et très vide La nuit et L'éclipse, j'ai quand même décidé de poursuivre ma découverte de l'œuvre Antonionienne et enfin je peux dire que Antonioni a fait un grand film!
C'est esthétiquement plus qu'aboutit, avec des passages superbe frisant l'abstraction, la réflexion sur l'image, le fantasme, la réalité empruntant beaucoup au Hitchcock de Fenêtre sur cours et de Vertigo est plus qu'intéressante, l'interprétation est d'une grande qualité.
Le rythme trés lent du film peut rebuter, mais si l'on se laisse porter par les images on finis par être fasciné par ce très grand film.
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