Blow Up
Note moyenne
3,7
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198 critiques spectateurs

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chrisz_gt
chrisz_gt

2 abonnés 66 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 juin 2010
Ca a tres mal vieilli. On s'ennuie ferme.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2010
Un jeune professionnel urbain arrivé et passablement déplaisant confronté à l’énigmatique et, par là même, à la démystification de son existence. L’art en lui même, la photographie, est un principe moteur du film, qui du coup perd toute lourdeur démonstrative, artifice ou affèterie. L’ouverture est un superbe raccourci de l’Angleterre : une troupe de jeunes fêtards, des ouvriers assez âgés et fatigués, des gardes en uniformes et bonnets à poil, le tout dans la même séquence. Un film devenu classique et qui méritait de l’être.
Olmo
Olmo

56 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2010
Dés l’introduction, Antonioni place son histoire dans un contexte social bien particulier. A travers l’évocation de la libération sexuelle et la paranoïa, le vide d’une existence voué à capturer du faux, du construit, de l’érotisme froid, dans un simulacre de séduction, lors d’une séance de photographie d’anthologie. Le film se construit lentement sur le rapport entre fiction et réalité, et ce au travers des différents points de vue présentés (Thomas, son appareil, le spectateur, et Antonioni) qui du fruit de leur confrontation aboutiront à de multiples questions, et peu de réponses. En effet, l’essentiel n’est pas de savoir si le crime a vraiment eu lieu, mais bien d’amener à une remise en cause de la perception du réel et de l’irréel. Un grand film qui exaltes les sens, parle de la vie, et de l’art. Chef d’œuvre.
patior
patior

37 abonnés 71 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mars 2010
Une histoire qui se résume en 2 lignes.
Des élucubrations autour d'un photographe, de son "art", si vous voulez l'appeler comme ça.
Mais surtout un besoin de vivre dans ce monde à part. Ce dès les premières images du film lorsqu'il s'échappe des pauvres pour sauter dans sa Rolls.
Sans parler des messages anarchistes argent/pauvreté, des nones noires qui se confrontent aux gardes anglais, et surtout la perte de la réalité dans l'obstination "artistique".
Si je m'attendais à cette soupe faite par des gens de l'art -qui découvrent le nouveau phénomène des drogues douces dans les années 60- et destiné à des gens du même milieu qui se complaisent, venant d'un film des années 60 je ne l'aurais pas acheté. Il y en a assez au cinéma en ce moment.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2010
Je mentirais si je disais que j'avais tout compris...Cela dit, comme pour Eyes Wide Shut ou l'Année dernière à Marienbad, par exemple, je me demande si chercher le pourquoi du comment du truc est la bonne manière d'appréhender ce genre de film. Il n'est peut-être pas nécessaire non plus d'en faire des thèses de philo illustrées, juste parce qu'on n'a rien compris et qu'il faut pas passer pour un noeud. Il faudrait juste, éventuellement, les considérer pour ce qu'ils sont, des oeuvres expérimentales, des recherches esthétiques, de l'art pour l'art en somme. Cela relativiserait leur portée "métaphysique" réelle et éviterait un certain nombre de mal de crâne.
C'est un film aux belles images glacées et à l'ambiance énigmatique, pas ennuyeux et un peu planant, qui fait penser à du David Lynch avant l'heure (pour le côté tordu et incompréhensible du moins).
Avec en prime une apparition du Dieu de la guitare, Jimmy Page himself (avec les Yardbirds, Led Zep n'existant pas encore à cette époque).
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2009
Blow Up est un film de prise de conscience. On peut spéculer un peu, dire qu'on y passe de la futilité ( la mode et autres photos de mannequins, soit le triomphe de l'apparence ) à des questions beaucoup plus adultes ( le meurtre, question de vie et de mort ). Et on peut aussi être sûr que Blow Up est donc un film intelligent, responsable, pleinement philosophique dans sa manière de stimuler son spectateur. Antonioni interroge sur ce qu'on voit, ce qu'on ne voit pas, ce qu'on imagine, ce qui est, ce qui existe. Un film d'une richesse théorique inouïe.

Blow Up me convainc de manière presque définitive ( on ne peut être sûr de rien ) qu'Antonioni a été et continue d'être le plus grand cinéaste que l'histoire ait connu. Combien de réalisateurs se permettent ce qu'il fait dans ce film ? Qui ose faire durer autant ses plans, qui a l'audace d'instaurer de tels silences d'au moins 4 ou 5 minutes ? Avec Antonioni, c'est comme si le cinéma sortait la tête de l'eau dans laquelle il est plongé par obligation, comme s'il pouvait enfin respirer ( et le spectateur avec ). Blow Up est un chef d'oeuvre parce qu'il ose tout, et qu'il réussit ce qu'il entreprend.

Le film impressionne aussi de par sa fluidité. Fluidité de l'intrigue, fluidité du mouvement entre deux scènes par exemple. Blow Up bénéficie d'un sens du montage absolument extraordinaire, et d'ailleurs ce dernier est aussi un point important du film. Il semble rejoindre le discours sur le cinéma auquel on peut penser vu les thèmes centraux du film. Cela est bien sûr la conséquence du jeu de regards mis en place au sein de l'oeuvre. Blow Up est donc un film de points de vue. Mais surtout, de points de vue qui se confrontent. Soit quatre instances dotées du voir : le personnage principal, l'appareil-photo de ce dernier, Antonioni, et bien sûr le spectateur. C'est dans l'opposition des unes et des autres, dans leur juxtaposition, donc dans le montage, que le spectateur peut créer le sens des choses. Blow Up est quelque part un témoignagne de l'importance du processus griffithien, en même temps qu'il explose ses limites de manière fracassante. Plusieurs séquences sont des discours directs sur le cinéma. C'est, par exemple, le développement des photos du parc, et le sens qu'elles inventent, sens qui s'oppose à la réalité puisque dans cette dernière les événements ne se suivaient pas comme sur les photos ( Redgrave faisait non de la main à Hemmings, refusant d'être photographiée. Avec la juxtaposition des clichés, elle semble dire non après qu'on ait vu le pistolet et c'est comme si elle disait que le meurtre n'a pas eu lieu. Le montage est intervenu et a reconfiguré l'apparence des choses et surtout leur signification ).

Dans ce film, le sens du cadre antonionien qui fait ressortir le vide est moins un commentaire sur une solitude ( L'Avventura, L'Eclipse ) qu'une manière idéale de renforcer un certain mystère propre au thriller. Antonioni réussit à instaurer un certain trouble grâce à sa mise en scène et à sa manière de briser les codes du cinéma classique. Il laisse le bruit et la fureur aux autres pour se concentrer sur la réussite d'une atmosphère plutôt que sur une certaine efficacité de l'intrigue. C'est qu'il ne se passe pas grand-chose dans Blow Up, et pourtant le spectateur est stimulé comme rarement. Tout semble être affaire de ressenti intellectuel, et l'impression qu'on en a est celle d'être considéré comme adultes.

J'ajoute que la séquence finale est sûrement une de mes préférées tous films confondus. Il y a quelque chose de très touchant dans cette partie de tennis entre mimes, une manière évidente de parler du cinéma, et donc de la cinéphilie. Il n'y a pas de balle mais les mimes jouent. De la même façon, le spectateur voit des images projetées sur un écran, du faux, ce qui relève du domaine du proprement virtuel. Et pourtant on a l'impression qu'il n'y a rien de plus vrai que le cinéma. La partie de tennis de Blow Up c'est la prise de conscience de ce qui lie le spectateur au cinéma, de sa capacité à croire en une chose qu'il sait pertinemment fausse. Mais la magie opère, et le principal est là.

Assurément un des dix plus grands films de l'Histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 janvier 2010
Ma prof d'histoire de l'art nous disait, à propos du carré blanc sur fond noir de Malevitch, que
si on n'aimait pas, c'est parce qu'on avait pas les outils intellectuels qui nous permettaient d'avoir accès à ce type d'œuvre. J'ai bien peur d'être dénuée de tout outil intellectuel. Avec Blow Up, le diagnostic est confirmé : je ne suis vraiment pas faite pour les oeuvres intellos.
Ya trois trucs que j'ai aimés dans Blow Up :
1) Les Yardbirds. Le seul passage intéressant du film. Qui arrive à 10 min de la fin.
2)L'image. Un film sur la photo où chaque plan est une photo. (Ce qui explique aussi sans doute l'inertie générale
du film.) Donc de très beaux plans.
2) Maintenant, quand mes amis me diront qu'ils ont combattus un alligator à mains nues ou qu'ils ont escaladé l'Evrest, je pourrais enfin me mettre à leur niveau. En effet, j'ai regardé Blow-Up EN ENTIER, d'UNE TRAITE et DE PLEIN GRÉ.
Donc voilà. Blow-Up c'est un film looooooong. Un film de Gus Van Sant à côté, c'est un film d'action. Et surtout, il ne se passe rien. Pourtant l'idée du scénario, à la base, elle est bien. Mais bon après tout, pourquoi s'encombrer
d'un scénario ? Alors je sais, c'est fait exprès, métaphysique-profondeur-libre-interprétation-poésie-vide-intérieur-du-héros blablabla mais bon, je vois pas l'intérêt de faire exprès de faire un film où le spectateur va être complètement passif. Ah, si, je sais ! Pour avoir une palme d'or et une bonne critique chez Télérama ! (Bon je caricature, des fois à Cannes ils ont des bonnes idées,
genre Pulp Fiction).
Enfin, pour tout ceux qui ont trouvé de l'émotion dans Blow-Up, j'aimerais bien qu'on m'explique.
Bon, j'vais aller voir le remake de De Palma, ça me serait sans doute plus accessible.
Redzing

1 452 abonnés 4 916 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2010
"Blow Up" possède plusieurs scènes qui demeurent réellement fascinante en présentant le rapport entre image et réalité, l'ambiance qu'Antonioni donne à son film est ainsi assez intéressante, avec en prime le côté un peu kitsch de l'époque. Seulement le scénario très mou et sans vrai dénouement, ce qui ne rend pas forcément l'ensemble attractif (même si l'acteur principal est fort convaincant), les amateurs de divertissement risquent donc de ne pas apprécier. Un peu dommage de la part du réalisateur de ne pas avoir plus soigné la forme...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 février 2011
Blow Up est un film incroyable! Où est la réalité ? Où est la folie ? Et si la réalité n'était pas unie, absolue ?
Blow Up pose de grandes questions, questions que nous ne sommes pas près d'élucider.
Chef d'oeuvre.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2009
Antonioni a un sens de l'esthétique incontestable mais un sens narratif beaucoup plus contestable. Le style est épuré mais l'ensemble gagnerait à être dynamisé (40 minutes avant que le pitch du film n'arrive). David Hemmings est très bon dans un rôle complètement antipathique, par contre les personnages ont des réactions bizarres face à ce qui leur arrive (ou ce qui ne leur arrive pas d'ailleurs) et la réflexion que fait le réalisateur est intéressante mais aurait méritée un traitement narratif qui ressemble vraiment à une histoire. En même temps, c'est cette narration complètement brisée qui fait le succès du film.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 septembre 2009
L'opus incontournable du cinéaste préféré des intellectuels des 60's et une influence majeure pour De Palma et Argento entre autres. Une œuvre sans nul doute novatrice et intéressante, qui émet des questionnements sur notre perception de la réalité par le biais des images qu'on assimile. Techniquement, le film est d'une maîtrise assez exceptionnelle et la fluidité de certains mouvements de caméra, alliée à une utilisation judicieuse des décors, suscite comme une forme d'envoûtement chez le spectateur. Mais derrière cette réflexion habile et ces quelques éclats de grâce, qu'est-ce qu'on s'ennuie ! Le minimalisme de l'intrigue, la froideur de la mise en scène et l'absence catégorique d'empathie pour le personnage de David Hemmings (pourtant fort bien interprété, l'un n'empêchant pas l'autre) rendent l'ensemble particulièrement difficile d'accès et, par conséquent, très fastidieux. À revoir peut-être avec une meilleure préparation mentale.
Autrui
Autrui

26 abonnés 206 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2009
Certains films cultes ne méritent pas de l’être. Et, il y a ceux qu’il suffit de voir, pour se rendre compte que le mythe opère toujours 40 après, et que ce sera sans doute encore de même dans quarante ans. BLOW UP fait bien partie de ceux-ci.
La légèreté des sixties est constamment mise en déséquilibre par ce malaise latent, inidentifiable. Un cynisme constant qui attire étrangement. Les lieux clos, les lieux vides. BLOW UP, c’est avant tout une atmosphère. L’atmosphère, toujours suggérée, et loin d’être l’unique propos du film, où toute neutralité nuit.
Les photos s’agrandissent. Le plaisir du spectateur aussi.
Et puis, il y a cette fin mythique. Où on se demande si on a bien vu. Si tout a existé. Si le doute subsiste, si notre œil nous a parfois trompé, qu’importe ; on le reverra, ou on le « verra » pour la première fois, encore une fois.
tietie007
tietie007

47 abonnés 161 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2009
J'ai bien aimé l'évocation de ce Londres des sixties, cette façon antonionesque de filmer la vacuité de l'existence avec cette élégance toute italienne. Mais par rapport à L'Eclipse, par exemple, Antonioni n'a pas trouvé, ici, une muse capable de transcender la quelconque existence de David Hemmings. Vanessa Redgrave n'est pas Monica Vitti et soudain, la légèreté se fait un peu plus pesante et ennuyeuse.
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 536 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 août 2009
Très ennuyeux, prétentieux, je n'en ai rien retiré et quelques années après ne me souvient déjà de rien à part de ma déception en sortant de la salle et de mon incompréhension ("pourquoi donc projeter toujours ce film???")
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 août 2009
Quand j'ai vu Blow Up, j'ai vu un chef d'œuvre d'esthétisme, j'ai éprouvé une angoisse croissante dès la scène du jardin... Je m'apprêtais donc déjà à mettre 4 étoiles ! Puis j'ai lu quelques critiques et analyses, et là ce fut une révélation : ce film est intellectuellement très puissant ! Toutes les scènes me sont revenues à l'esprit... Thomas, parfait dandy dans son slim blanc et sa veste de velours, est emprisonné dans le monde de l'illusion, celui de la photo de mode. C'est même un "orgasme factice" qu'il éprouve lorsqu'il photographie la mannequin au début du film, autre scène légendaire. Puis c'est l'apprentissage, l'initiation, qui ne semble aboutir qu'à la fin du film lorsqu'il accepte d'entendre le son d'une balle imaginaire (autre scène splendide). Certains moments d'un lyrisme intense sont également présents : je pense par exemple à la scène où il écoute du jazz et fume une cigarette avec l'inconnue. Rendons donc grâce à Antonioni qui signe ici une pure merveille. Mon film préféré !
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