Mirage de la vie
Note moyenne
4,3
564 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

70 critiques spectateurs

5
25 critiques
4
24 critiques
3
12 critiques
2
6 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
steely_dan_76
steely_dan_76

16 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2019
Un classique d'une grande humanité comme Douglas Sirk sait si bien les faire. Le scénario, les images et les acteurs sont superbes. A voir !!!!
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2018
Attention, cette critique révèle des éléments essentiels de l'intrigue !
Deux mères de famille élevant chacune seule leur enfant se rencontrent et décident de vivre ensemble : si une idée n'a jamais fait un film, elle peut grandement contribuer à sa réussite. À partir de ce quatuor, Douglas Sirk va à la fois établir plusieurs combinaisons entre les personnages et explorer individuellement chacun d'entre eux dans un ensemble divisé en deux parties, séparées par une ellipse de dix années. La première partie du film tourne principalement autour de Lora Meredith, dont l'aspiration à devenir actrice finit par se concrétiser, mais au détriment de l'amour que lui porte le photographe Steve et surtout de l'éducation de sa fille Susie. L'ambivalence autour de Lora, entre l'accomplissement d'un rêve (la réussite professionnelle et la gloire médiatique) et son revers (délaisser ses proches), vaut pour chaque personnage, tiraillé entre la dévotion et l'amour-propre. Cette déchirure est au centre de la relation entre Annie et Sarah Jane, différenciées par leur couleur de peau et son acceptation, un mal-être qui donne lieu à des scènes d'une violence inouïe comme lorsque Sarah Jane, honteuse, fuit sa mère devant ses camarades de classe ou lorsqu'elle sert un invité en prenant un accent insultant pour Annie et sa condition de domestique. L'inadéquation entre les deux femmes est totale quand Annie poursuit Sarah Jane, désormais majeure, après qu'elle a quitté le foyer pour danser dans des cabarets en cachant la couleur de peau de sa mère. On peut ainsi voir l'obstination d'Annie comme la preuve de son amour inconditionnel mais aussi comme l'incompréhension d'une honte pourtant légitime au regard du contexte social. Alors que le conflit entre cette mère et sa fille semble irrémédiable, une acceptation est finalement possible dans une scène absolument déchirante – la plus belle du film – où Annie se fait passer pour la servante de Sarah Jane; quant aux larmes qui se joignent à leur étreinte, elles précèdent une séparation quasi définitive, avant des retrouvailles mortifères lors d'une conclusion grandiose et élégiaque. Film flamboyant, d'une densité narrative impressionnante, "Mirage de la vie" nous touche intensément par sa compréhension intime de la frontière entre l'amour et la haine à travers le nécessaire passage de la protection à l'indépendance. Un chef-d'oeuvre absolu, l'un des plus beaux films du monde !
mohamed s.
mohamed s.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2018
Un film boulverson et inoubliable avec des acteurs magnifique sans oublie la mise en scène de douglas Dirk et les début de sandra des
willy holden
willy holden

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2018
Ce film est la quintessence du mélodrame hollywoodien des années 50 avec tout ce que cela signifie dans le jeu des acteurs, la beauté des images, des décors, des lumières. Les esprits chagrins pourraient reprocher à ce chef d’œuvre de dénoncer le racisme d'une façon raciste, de privilégier une certaine emphase dans l'expression des personnages mais il faut resituer le film dans son époque et apprécier l'ensemble des thèmes puissants qu'il aborde. Notamment la difficulté que peuvent avoir parents et enfants à exprimer l'amour qu'ils se portent mutuellement, ou encore la honte que l'on peut éprouver à l'égard de son milieu d'origine. C'est du cinéma hollywoodien à son apogée, marqué par une flamboyance et une élégance qui sont vraiment la signature des années 50. Paquet de mouchoirs à portée de mains indispensable.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2018
Un bon film des années 1950 sur une actrice de théâtre qui devient une célébrité. L'intégration des enfants blancs élevés par les servantes noires durant la ségrégation raciale. Très beau, magnifique, somptueux.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 février 2018
Le film est bâti autour de deux situations dramatiques fortes qui prennent la forme de quêtes existentielles profondément déchirantes. Celle de Sarah Jane fait référence aux jeunes mulâtres obsédées par la volonté d’être identifiées comme blanches dans les premières décennies du XXe siècle aux États-Unis et dont le destin s’avérait souvent tragique. Tandis que celle de Lora s’inscrit dans le rêve hollywoodien provoqué par l’effervescence des années folles. Sarah Jane a le choix entre l’acceptation et la fatalité. Dans la dernière minute du film, on devine que c’est la mort et non l’amour de sa mère qui réussira à apaiser son obsession et stopper sa descente aux enfers. Le parcours de Lora est bien différent. Après des années à espérer percer le métier à travers des situations humiliantes, elle goûte finalement à la gloire pendant dix ans. Une fois rassasiée, elle désenchante devant l’artificialité du show business et en mesure les conséquences sur sa vie amoureuse et sur sa relation avec sa fille. Tous les éléments d’un bon mélodrame sont réunis. Les comédiennes s’y donnent avec générosité bien que le jeu de Juanita Moore soit particulièrement juste et touchant, autant dans la douce amitié maternelle qu’elle développe avec Lora et Suzie que dans sa douloureuse impuissance à raisonner sa fille. Le dernier film de Douglas Sirk à Hollywood aborde des sujets costauds. Même si cela manque parfois de subtilité dans la présentation, il suscite la réflexion. Il honore la vérité au détriment du paraître.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 janvier 2017
Sorti en 1959, Mirage de la vie est le dernier mélodrame américain réalisé par Douglas Sirk. Dans l'Amérique conservatrice de la fin des années 50, le cinéaste d'origine danoise s'attache à traiter de la différence raciale. Un sujet qu'il caractérise par un duo de femmes, l'une est blanche et carriériste, l'autre est noire et servante.
Malgré une indispensable re-contextualisation historique, Mirage de la vie n'est le réceptacle que d'un traitement superficiel de cet intéressant sujet. Les effets scénaristiques redondants, les interprétations posées, parfois guindées, et un finale larmoyant ont raison des belles intentions initiales. Dans ce mélodrame déséquilibré à l'intrigue peu sophistiquée, la romance prend trop ouvertement le dessus sur le drame sociétal. Alors que les États-Unis de l'époque étaient en plein combat sur les droits civiques, Douglas Sirk ne se montre pas suffisamment incisif dans ses propos, dommage.
platinoch
platinoch

50 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2016
Avec « Mirage de la vie », Douglas Sirk délaisse les drames romantiques qui ont fait sa renommée pour signer une grande fresque à portée plus générale sur l’Amérique des années 50. Une grande saga sociale, à la fois féminine et féministe. Après s’être attaqué de façon plus ou moins explicite au puritanisme (« Tout ce que le ciel permet »), à la cupidité et à l’argent (« Qui donc a vu ma belle ? », « Ecrit sur du vent ») ou encore aux institutions que sont le couple, le mariage et la famille (« All I desire », « Demain est un autre jour »), « Mirage de la vie » achève la déconstruction du mythe américain en dénonçant son mal finalement le plus profond. Douglas Sirk signe là l’ultime chef d’œuvre d’une filmographie plus subtile qu’on ne le croit et qu’il convient de réévaluer absolument.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2016
Lora Meredith, jeune mère célibataire, n'aspire à rien d'autre que devenir actrice. Quand elle rencontre Annie et sa fille Sarah Jane, sans domiciles toutes les deux, Lora accepte de les héberger. Le contact entre Susie, la fille de Lora, et Sarah Jane passe bien et c'est pourquoi les quatre femmes se retrouvent à habiter ensemble. Seulement voilà, Annie est noire et Sarah Jane, passant pour une blanche aux yeux de tous, vit mal le fait qu'on puisse la considérer comme une noire. Pendant ce temps, Lora voit sa carrière décoller mais au détriment de Steve, son grand amour et de sa fille Susie qui se retrouve élevée par Annie. Pas de doute c'est du grand mélo dont nous abreuve Douglas Sirk. C'est tellement mièvre, sirupeux et rempli de bons sentiments que ça dégouline de partout. Seulement voilà, le bonhomme sait y faire et filme mieux que personne ces histoires téléphonées dont tout le monde se moquerait si elles étaient au centre du téléfilm de l'après-midi de TF1. Ici, la beauté de la mise en scène et la pureté des sentiments sauvent l'ensemble. La force du propos aussi. Car nous sommes en 1959 et "Mirage de la vie" parle avec force du racisme sous-jacent rongeant l'Amérique. Il parle aussi des femmes qui rêvent d'indépendance. Lora, refusant de se marier avec Steve, pour mieux gérer sa carrière, en est un parfait exemple. C'est une femme qui s'émancipe, qui travaille. Mais à quel prix ? Le pauvre Steve fera le pied de grue pendant des années tandis que Susie ne verra que très rarement sa mère, trop occupée par sa carrière pour tomber amoureuse. Annie, elle, se démènera pour mener une vie décente, sans cesse rejetée par une Sarah Jane de plus en plus virulente, bien décidée à mener sa vie de jeune femme blanche telle qu'elle l'entend. Pour un film de son époque, "Mirage de la vie" est étonnamment moderne, abordant des thèmes qui sont d'ailleurs encore d'actualité aujourd'hui, notamment la place des femmes dans la société et le racisme. Et si le film est globalement réussi, porté par de belles interprétations, quelques chaudes larmes et un Eastmancolor magnifique, il n'empêche qu'il a parfois des allures d'éléphant dans un magasin de porcelaine. Le scénario n'a pas peur d'en faire beaucoup, développant des personnages un peu trop égoïstes pour qu'on s'y attache (cette gourde de Lora, tombant dans les bras de Steve avant de le rejeter pour un film) et des situations ultra-stéréotypées. Heureusement les acteurs jouent l'ensemble avec une bonne volonté féroce qui emporte le tout (pas facile de jouer au premier degré dans ce registre) et Sirk sublime l'ensemble avec son talent habituel, transformant cette mièvrerie totale en très beau film inoubliable.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2014
Le film est d'époque certes, il date. Mais il reste correct quand aux chances des nouvelles venues à New York et certes aussi la destiné d'une femme afro américaine.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2014
(...) Dans la grande tradition américaine qui a construit sa légende depuis la nuit des temps, le mélo tient une place à part dans le mythe Hollywoodien. De ces années 50, propices à un grand bouleversement social pour les États-Unis au sortir de la guerre, émergera un genre encore balbutiant même si ancré dans son histoire. Ces drames, tout en revendiquant de façon formelle un caractère contestataire, n’en oublient aucunement une flamboyance et une démesure qui sied particulièrement bien au genre
(...) Mirage de la vie appartient pleinement à cette catégorie. Éloge de la liberté, le film emprunte autant au mélodrame qu’au pamphlet. Plus que la dénonciation d’un racisme lattant dans une Amérique encore largement ségrégationniste, c’est une ode à la célébration de la vie aussi dure et injuste soit-elle
(...) Le mirage du titre correspond à la sublimation de l’existence de ces êtres, qui ne redoutant pas la mort, font de la vie un éternel songe merveilleux. Cette envie de toujours faire du pathétique quotidien une exaltation exacerbée de L’Amour et du partage donne tout son sens au déroulement de cette intrigue. La Passion qui les animent prend le dessus sur leurs fragiles expériences d’humains. Ils se sentent plus fort que le destin, une belle preuve que la vie est une illusion (...)
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2013
Pas le meilleur Sirk que j'ai vu loin de là. Traîne en longueur, des acteurs très inégaux, un sujet, certes d'actualité à l'époque, mais finalement mal mis en valeur et assez grossièrement présenté ici. Bref, on ne se passionne pas dans cette histoire sur dramatisée et surjouée.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
La vie de Lora, actrice célèbre, et d’Annie, sa gouvernante noire, chacune se débattant avec la vie, les préjugés et des enfants difficiles. Un grand classique du mélodrame qui dénonce les artifices du bonheur et le racisme, au final bouleversant.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2015
Une grande réussite pour le final cinématographique du prolifique Douglas Sirk. Le film met tout d'abord en lumière Lana Turner, magistrale dans ce rôle qu'elle incarne avec passion. L'histoire est quant à elle assez passionnante et consistante abordant avec brio, mais avec parfois quelques stéréotypes et exagérations dans le jeu d'acteur, de nombreux sujets.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2013
Premier Douglas Sirk que je vois et pour une première expérience, je n'en suis pas du tout déçu, bien au contraire. "Mirage de la vie" est un chef d'oeuvre, rien que ça. En mettant en scène l'histoire de deux familles, différentes ethniquement parlant, mais qui vont vivre liés, Douglas Sirk signe ici une oeuvre forte et merveilleuse, ou l'humour côtoie le drame. D'un côté, nous avons la famille blanche américaine dont la mère, interprétée par Lana Turner, cherche à vivre de son métier d'actrice. De l'autre, nous avons la famille noire, couleur à l'époque méprisée par les américains, dont la mère de couleur (Juanita Moore) cherche à élever sa fille métisse dans l'indiférence des réflexions sociales de l'époque. Ainsi, Douglas Sirk traite de plusieurs sujets, comme le racisme évidemment, mais aussi le rejet de ses origines, l'absence d'une artiste pour élever son enfant et l'amour, l'amour tant présent durant la durée du film, et sous plusieurs formes. "Mirage de la vie" est un film profondément humaniste. Douglas Sirk réalise magistralement ce long-métrage, dernier qu'il tourna à Hollywood avant de rejoindre son Allemagne natale. Pour l'époque de sa sortie (1959), "Mirage de la vie" apparaît comme un film aux idées visionnaires. Certains pourront reprocher un trop plein de mélodrame, pourtant, la force du film réside en ce message que le réalisateur véhicule. "Mirage de la vie" est un hymne à la paix, fort bien mis en scène et interprété (Turner et Moore en tête. Gavin est un peu effacé dans cette histoire.), à l'image de la dernière séquence, forte en émotion. Pour ainsi dire, jamais je n'ai trouvé le temps long, ni quelque défaut à ce long tant le scénario est excellent. Pour mon premier Douglas Sirk, le réalisateur ne me déçoit aucunement, ce qui me donne envie de regarder ses autres longs (et courts!). "Mirage de la vie" est une expérience cinématographique fantastique dont on ne sort pas indemne.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse