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vanou97
49 abonnés
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3,0
Publiée le 22 février 2012
Vincere est un peu trop ancré dans le clacissisme, stylistiquement noir, mais les images d'archive rendent doute l'authenticité au film. La musique omniprésente, le jeu expressionniste des acteurs et la mise en scène sont remarquables.
Un fort classicisme bien que teinté parfois d'audace, notamment sur le plan de la musique, et un symbolisme un peu trop appuyé n'empêchent pas d'être porté par ce film. L'histoire, très méconnue, ne fait qu'ajouter un tas d'immondices dans la décharge qu'est la destinée funeste d'une des pires crapules de tous les temps. Mais on est touché par le destin de la protagoniste, où on est partagé entre consternation par l'inconscience totale de cette dernière, du fait que si on a un peu de jugeote on ferait pareil que le directeur de l'hôpital psychiatrique c'est à dire attendre que cette bande de bouffons dangereux soit assez conne pour commencer à s'autodétruire pour pouvoir bien les achever ensuite, mais en même temps admiration pour son jusqu'au-boutisme où la politique n'a absolument rien à voir, juste l'amour et la certitude absolue d'être dans son bon droit. Ce portrait donne lieu à quelques scènes puissantes qui ne peuvent laisser insensibles.
Si les productions sur Hitler sont légion, on peut en revanche compter sur les doigts d'une seule main celles consacrées à Mussolini. "Vincere" vient donc combler un vide cinématographique. Non seulement il le fait, mais il adopte en outre un point de vue bien original, celui d'Ida Dalser, premier amour du futur Duce. Autant dire que le film bénéficie d'un a priori largement positif, d'autant que les critiques se veulent bien élogieuses. Et pourtant, grosse déception. Premier talon d'Achille, la clarté du scénario. Malgré les diverses indications chronologiques et spatiales, le spectateur se retrouve vite perdu. Fondation de "Il popolo d'talia" à une date incertaine, marche sur Rome expédiée en deux coups de cuillère à pot, plus d'indication après les accords de Latran de 1929... La pédagogie n'est visiblement pas le point fort de Marco Bellocchio. Se rattrape-t-il sur la qualité de la réalisation ? Pas vraiment. Il expérimente timidement quelques effets visuels, essentiellement dans la première demi-heure d'ailleurs, mais ensuite plus rien.Le reste s'avère très conventionnel. Autre item de notation, le réalisme. Il est toujours aventureux de mêler images d'archives et scènes de film, mais Marco Bellochio s'en tire haut la main. On peut juste regretter le choix de Filippo Timi pour incarner Mussolini. Nul besoin d'être physionomiste et de bosser au FBI pour s'apercevoir qu'il ne ressemble en rien au Duce dont le menton est à peu près trois fois plus large (un vrai bulldog). Du coup, on a du mal à y croire, ce qui est d'autant plus regrettable que le travail de recherche historique est impeccable. Dernier regret, le spectacle proposé. Les deux heures de film sont interminables, on s'ennuie à mourir. Faut bien reconnaître que la vie de l'autre névrosée n'a rien de palpitant. Quelques scènes coupées ainsi que des rajouts sur la politique fasciste n'auraient pas été superflus. Au final donc, une œuvre à découvrir certes, mais au risque d'être déçu.
Oh là là que c'est bien. L'horreur absolue traité avec des gants de velours. La folie a l'état pur représenté dans un drame d'une finesse absolue. Ce film m'a pris aux tripes et j'ai été mal à l'aise tout le temps (mais dans le bon sens du terme). J'en suis encore toute secouée. Pour ceux qui le peuvent, voyez le en VO, c'est inégalable.
Mussolini avait un lourd secret qu’il cacha voire étouffa d’une main de fer toute sa vie. Ida Dalser, sa première femme lui donnant un fils aîné, fût mise à l’écart par le Duce dès la fin de la guerre. Celle-ci avait pourtant contribuée à sa réussite en finançant l’achat d’un journal, son outil de propagande… A d’autres temps même mœurs, çà ne vous rappelle un autre magnat de la presse italienne arrivé au pouvoir par elle : Berlusconi. Plus que désavouée, elle fût bannie. Mussolini fera interner Ida et son fils, les fera passer pour fous… Hors de question que cette femme réapparaisse dans sa vie et lui nuise…L’entêtement de cette femme amoureuse à faire reconnaître sa légitimité ainsi que celle de son fils se révèle parfois pathétique. On finit par se demander tout de même si cet acharnement n’est pas pour partie de la folie. Ce biopic est d’une énergie furieuse, démente et crépusculaire, à l’image de Benito. Le réalisateur a le talent aussi de filmer les visages et expressions des acteurs. L’usage de gros plans intenses exacerbes la violence voire la folie des personnages. Le réalisateur mêle aussi image d’archives avec images réelles avec beaucoup de brio. Ce film est digne d’un opéra italien. Et puis la prestation de Giovanna Mezzogiorno est bouleversante. Comparée à Romy Schneider par les spécialistes, elle est d’une beauté comparable. La seule faiblesse de ce film est dans la maigreur du scénario. Au bout, d’un moment les scènes d’acharnement de la belle Ida sont répétitives. On tourne en rond… A voir pour le côté Jeanne d’Arc en fin de parcours du personnage
Vie de la première compagne de Mussolini, lequel la fit interner et la sépara de son fils. Une grosse crapule, mais on le savait. Intéressant pour apprendre et juger de l'évolution du fascisme en Italie, entre 1910 et 1937, date où décéda l'héroïne.
Un grand moment de cinéma! Cette histoire nous énerve et suscite en nous de la haine pour celui qui a fait tant de mal à cette femme.. Un film touchant, et terriblement dérangeant
Le film est très sombre dans tous les sens du terme. L'interprétation vaut aussi bien le détour que le traitement d'une vérité historique poignante et qui présente l'Italie fasciste sous un angle différent. A ne pas regarder un dimanche pluvieux et déprimant.
Des critiques presses totalement incompréhensible pour un tel navet. Le film gagnerait très largement à avoir quarante minutes en moins. Quel ennui, malgré le thème très intéressant le film est totalement sans intérêt, l'interprétation est parfois moyenne, la mise en scène lourde et hors d'âge, bref ne vous fiez pas aux critiques presses et évitez de vous ennuyez pendant 2 longues heures. Pour une fois le festival de cannes a été très avisé de ne rien donner au film.
Si vous avez entendu le résumé de l'intrigue inutile d'aller voir, vous ne saurez rien de plus et vous épargnerez deux heures de ratage complet. Aucune psychologie, laideur des images, des séquences juxtaposées parfois obtuses, et des images documentaires d'époque malheureusement parcourus de gros titres qui en gênent la vision. Difficile de comprendre l'engouement de la critique pour un film aussi dénué d'émotion et d'intérêt. C'est peut-être une histoire d'amour mais totalement unilatéra,l et que Mussolini ne soit pas un personnage sympathique, on savait déjà.