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Date de sortie cinéma :
25 novembre 2009
Réalisé par Marco Bellocchio
Avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi, Fausto Russo Alesi, plus
Long-métrage
français,
italien.
Genre :
Drame,
Historique
Durée :
1h58 min
Année de production :
2009
Distributeur :
Ad Vitam
Synopsis : Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito Albino - conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur parti fasciste,elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.
Rôle : Ida Dalser
Rôle : Benito Mussolini
Rôle : Riccardo Paicher
Rôle : Rachele Guidi
Box-office : le roi "Arthur", le buzz "Paranormal Activity"...
Ajouté par AlloCiné le 10 décembre 2009
Les 1ères séances sont vilaines !
Ajouté par AlloCiné le 25 novembre 2009
Sa critique : Très bon film avec une mise en scène originale qui mélange sans complexe images d' archives et reconstitution... Plus que sur le Duce le film est centré sur cette femme qui jusqu au bout ne lâche rien, dérange... À une époque les femmes qui dérangeaient étaient sorcières, ce film dénonce aussi l'époque où on les disait folle où on les internait à vie...
Sa critique : Quel plaisir lorsque la forme épouse si parfaitement le fond. Question mise en scène, Vincere impose un point de vue magistral, fondamentalement européen dans le sens qu'il s'éloigne résolument des standards américains du cinéma hollywoodien, alors qu'il raconte une histoire - oh - si romanesque. Sur-impressions, images d'archives, lettrages inspirés, focales qui rendent le second plan flou : toute la première partie, pleine de bruit et de fureur (quelle bande son !) est apocalyptique. A quoi renvoient ces flashs mystérieux ? Réponse : à la seconde partie, plus classique, mais probablement aussi plus efficace. A quoi tient la magie de ce film ? Sûrement en dernière analyse à la performance hors norme des acteurs. Filippo Timi est extraordinaire dans sa détermination monomaniaque : ce regard quand il fait l'amour ! Et Giovanna Mezzogiorno tient probablement le rôle de sa vie dans le rôle d'Ida Dalser, sans concession, possédant la puissance intrinsèque de celui - ou celle- qu ira jusqu'au bout comme le héros de Hunger, ou celui de Into the Wild. Le film tutoie la perfection du début à la fin, enchaînant des images qui à elles seules sauveraient un film si elles y étaient enchâssées : le duel, l'arbre et ses filets, la neige qui tombe sur l'asile, etc.... Le plus incroyable finalement est qu'à travers cette histoire romanesque une cruelle violence arrive à émerger (violence du sexe et du désir, de la politique, des manifestations, de la folie). Cette violence est si belle que le film brille comme un diamant brut, et que dans ce diamant brille cette scène du premier baiser : Ida a la main ensanglantée, mais lorsque Mussolini quitte ses lèvres, elle tombe en avant comme privé du support qu'elle cherchera à tout jamais, y perdant la raison. Somptueux. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Note moyenne :
(3,3) pour 24 titres de presse
Pré-séléctionné pour les Oscars
Le film faisait partie des 5 long-métrages pré-sélectionnés pour représenter l'Italie durant la 82ème Cérémonie des Oscars parmis Baaria - La Porta del Vento, Il Grande sogno et Si può fare.
4 récompenses italiennes
Le film a remporté quatre prix provenant du syndicat national italien des journalistes incluant: meilleur actrice, meilleur photo, meilleur montage et meilleur décors.
Si ça en intéresse certains, les avis des chroniqueurs du Cercle :
http://player.canalplus.fr/#/296312
Oser comparer Vincere à Verneuil...
Je ne connais pour ainsi dire pas du tout Bellocchio, n’ayant vu que de lui que Buongiorno, notte. Mais la découverte de son dernier film me donne sacrément envie de m’atteler fissa au reste, tant elle m’a enthousiasmé.
Le sujet pouvait laisser craindre le pire académisme. Il n’en est rien, le film embarquant dès les premières secondes par sa puissance opératique et l’ampleur de sa mise en images, avec une audace incroyablement stimulante. Il convient d’abord de rendre grâce à la force de ce personnage obstiné et désespéré, formidable héroïne et vecteur d’un portrait de femme sacrifiée sur l’autel de l’histoire - Giovanna Mezzogiorno est formidable. La musique composée par Carlo Crivelli, complètement à contre-courant de ce qui se fait aujourd’hui, embarque par ses accents wagnériens, en parfaite harmonie avec les ambitions empathiques de la mise en scène - peu de dialogues (du moins dans la première partie), mouvements fiévreux, surimpressions comme au temps du muet... Le film construit à cet égard un dialogue passionnant avec le cinéma, depuis la mise en images de l’actualité et la mise en place d’une aliénation populaire par le biais de l’écran jusqu’aux superbes scènes d’identification ultérieures (le scène du Kid est l’une des plus poignantes vues cette année). Certains trouveront les choix de Bellocchio ampoulés, boursouflés ; personnellement je trouve sa maîtrise assez soufflante, et surtout pleinement en phase avec son sujet, cette radiographie d’un fascisme qui se propage en hypnotisant et galvanisant ses foules, jusqu’à broyer les individus. On ressent cette frénésie, cette quête de grandeur chez Mussolini, qui fascinent irrémédiablement Ida Dalser. C'est une course effrénée vers l'abstraction d'un pouvoir, rendue irrésistible par une mise en scène survoltée.
Un grand souffle lyrique traverse ce film superbe sur les oubliés de l’Histoire, flamboyant mélodrame où l'analyse historique est vectrice d’une révolte permanente. Il y aurait beaucoup à dire sur la reconfiguration des motifs religieux au profit du politique, sur la façon dont le cinéaste métaphorise la corruption d’un peuple par le biais de l’inconscient, voire de la psychanalyse, sur la belle relation qui unit la mère à son fils...
A mes yeux, c’est l’un des grands films de cette année, traversée par des idées, des images profondément marquants. Le plan final sur Ida, depuis son ultime réplique ("Ne m’oubliez pas") jusqu’à son chavirant regard-caméra, après qu’elle ait été portée par la foule, est de ceux qui resteront à mon avis.
Un film flamboyant sur la grande et la petite Histoire. Un grand oublié du palmarès cannois. Pour voir ma critique du film, allez sur mon blog "Mon Cinématographe". http://jullelien.blogspot.com/
Un film flamboyant sur la grande et la petite Histoire.
Un grand oublié du palmarès cannois.
Pour voir ma critique du film, allez sur mon blog "Mon Cinématographe".
http://jullelien.blogspot.com/
tu peux le dire très fort! Tu penses qu'il a fait tirer sur le mari de sa fille Edda, Galezzo Ciano, le ministre des affairs étrangers, car il n'aimais pas trop le nazis. Après de ça, Edda s'en est fuite en Suisse à travers les Alpes.
Un drame historique poignant, puissant, et dérangeant. Avec un jeu d’acteur brillant (mention spéciale à Giovanna Mezzogiorno), « Vincere » s’impose comme un film important de cette année. Mais voila, l’intrigue ne s’aventure pas assez dans l’Histoire et étudie le portrait de la femme cachée de Mussolini (et de son fils), mais ne nous dévoile rien d’autre. Le film se focalise sur son sujet principal, comme un crabe qui a refermé sa pince sur un ennemi, la caméra ne lâchera plus cette femme. Des gros plans, des plans éloignés, des plans de dos. Marco Bellocchio, enivré par le potentiel de Mezzogiorno, la met en avant de telle façon que le scénario se répète un peu. Le combat d’une femme pour la vérité, l’espoir de cette même femme qui disparait de jour en jour.
Dans la forme « Vincere » est un monument, mais dans le fond, il ne parvient pas à être au niveau de ses acteurs. De plus, on regrette que Mussolini soit, dans la deuxième partie du film, représenté par des images d’archives. On aurait aimé être plus immergé dans le film, et ne pas se sentir presque dans une version documentarisée de ce personnage si charismatique.
Notations: http://le-7eme-art.over-blog.com/article-vincere-40308010.html
Excellente critique de Fluctuat :
http://cinema.fluctuat.net/films/vincere/8151-chronique-Une-vie-volee.html
Espèce de taré !
En temps de crise, les dégénérés de ta sorte jaillissent.
C'est à cause de personnes comme toi que nous ne sommes pas à l'abri d'un retour des années noires.
Vive la liberté !
une fresque historique à voir et un épisode peu connu de la vie de Mussolini, lâche et ignoble , et aussi et surtout une lumineuse interprète Giovanna Mezzogiorno dans le rôle de la femme délaissée mais héroïque jusqu'au bout..
On le savait horrible dans sa dictature, mais il en était de même dans sa vie privée. Lorsque le Duce se rend compte que la femme qu'il a épousé pour la remercier des fonds qu'elle lui donne pour monter son journal, il ne pense qu'à une chose, monter en politique, et se débarrasser d'elle, et de son enfant légitime de façon la plus honteuse, et manipulatrice qui soit. Un style cinématographique, prenant, le réalisateur offre un nouveau cinéma, ce film est d'ailleurs le meilleur, av des montages inédits et très bien fait. A voir!
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Ils parlent de "", dans leurs blogs AlloCiné :
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