884 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
137 critiques spectateurs
5
33 critiques
4
42 critiques
3
19 critiques
2
26 critiques
1
9 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 décembre 2009
Alors là vraiment je ne comprends pas du tout l'engouement que tout le monde a pour ce film. C'est superficiel, grandiloquent, pénible. Mise en scène trop lourde, jeu d'acteurs trop appuyé, musique omniprésente, c'est trop chorégraphié, trop d'effets graphiques, tout est trop dans ce film... L'interprète de Mussolini n'est absolument pas crédible. L'actrice jouant Ida Dalser reste dans des postures figées. Les 2 personnages sont caricaturaux, elle, pleine de béatitude mièvre et lui, mécanique tel un robot. Aucun travail sur la psychologie des personnages. C'est du grand spectacle visuel mais c'est tout. La 2ème partie plus centrée sur l'internement est plus intéressante. Mais le début est tellement pénible... Et pour la référence à Visconti, je cherche encore.
Ce n'est pas trop mon style de film mais celui ci est très bien fait et raconte une histoire que je ne connaissais pas, Mussolini est détestable par son revirement et l'abandon de sa famille qui subit un triste sort, le film à cependant quelque longueur mais sa n'est pas trop grave, les acteurs principaux sont bon, surtout l'actrice principal, bref un film qui mérite la moyenne
Excellente révélation de l'enfant naturel de Mussolini qui m'était inconnue. Au delà de l'histoire réelle, l'analyse sociologique passionnante du sexisme homme/femme est passionante. Tout autant l'erreur amoureuse. Elle est passionnément amoureuse. Il tire des coups. Les intrusions de documents de l'époque sont habiles. Etonnant le duscours de Mussolini en allemand!
Stylistiquement le film en impose, mais sans éviter parfois dans une esthétique un peu "pompière" dans son utilisation de certains effets (musique et carton par exemple). Sur le plan de l'histoire, il faut accepter de s'intéresser au destin d'une femme folle d'amour pour Mussolini, même si au bout d'un certain temps, on se demande si c'est l'amour qui la pouse à continuer à se battre ou si c'est un sentiment d'orgueil blessé. Je ne suis pas toujours convaincu par le sous-texte politique ou la vision de l'histoire. Sans être faux dans l'ensemble,, c'est assez schématique et l'on n'apprend rien de nouveau. Le comédien qui interprète Mussolini ne ressemble guère à Mussolini. C'est un peu gênant dans la mesure où les images d'archives et autres représentations du vrai Mussolini (le visage en marbre) sont censées raccorder avec les images de l'acteur. Personnellement j'y attacherais moins d'importance s'il n'y avait pas ce choix de mélanger les deux. Ceci dit, je mets 2, car Bellochio est un grand cinéaste.
Un cri d'amour et de desespoir. Poignant , merveilleusement interprété, ce film fut une agréale surprise. Ignorant totalement cette face cachée du dictateur mégalo, anticlérical (j'étranglerais avec les tripes du Pape - Si dans 5 minutes Dieu ne m'a pas foudroyé c'est qu'il n'existe pas...) va quand même apparaître au balcon de St-Pierre de Rome avec le Pape qui était aussi facho que lui..) Ce déni de paternité va entraîner la mort à petit feu de cette femme qui l'a tant aimé, en passant par l'enlèvement de son fils renié et la folie de ce dernier. Bien triste destin que celui de cette femme qui a tout vendu pour cet opportuniste, égoïste, mégalo. Mais nul certificat du mariage conclu en catimini n'a été retrouvé à ce jour. Alors réalité ou fiction ?
Film documentaire sur la vie privée de Mussolini et de son ascension au pouvoir au mépris de tout et de tous. Poignante démonstration de comme le fascisme et les hommes qui l'ont bâti n'étaient que des escrocs violents et opportunistes. Dans le cas particulier de la femme de Mussolini (très bien jouée par Giovanna Mezzogiorno), ils lui font subir un destin atroce afin de préserver leurs mensonges d'état. Seul bémol: le début du film est un peu confus, avec des allers-retours temporels et des scènes peu compréhensibles si on ne connaît pas l'histoire italienne début 1900.
En compétition à Cannes cette année ce dernier film de Marco Bellochio est reparti bredouille, et on se demande bien pourquoi ! Alors que l'imbuvable Kinatay a été primé pour une mise en scène inexistante, celle grandiose de Vincere l'aurait mérité mille fois plus. Tout ici est dans la démesure mais dans le bon sens du terme. On est littéralement emporté par le souffle épique et grandiose de cette histoire d'amour étouffée pour le bien de la "grande Histoire" de l'Italie et de son fascisme. Bellochio réalise là sans doute son plus grand film, en tout cas l'un des plus beau de l'année, une fresque irréelle et pourtant vraie. Pour ma part je n'ai pas vu passé les deux heures de projection, la fin arrive bien vite alors que l'on est plongé dans un récit fort et touchant. Un exceptionnel portrait de femme qui s'est battu toute sa vie pour faire admettre sa vérité. Ida est merveilleusement interprétée et portée par la sensationnelle Giovanna Mezzogiorno (fille de Vittorio). Le prix d'interprétation cannois n'aurait pas été volé. Elle porte tout le film sur ces épaules et elle est presque de chaque plan. Une très belle performance. Techniquement le film est parfait. Musique (parfois légèrement envahissante), costumes, décors, montage (incluant de vraies archives de l'époque) et images magnifiques. L'ami qui était avec moi a qualifié le film "d'opéra" à la sortie. C'est une bonne comparaison. En tout cas, c'est grandiose. Une histoire forte, troublante et révoltante alliée à une mise en scène virtuose. Vincere restera certainement comme un chef d'oeuvre...
Un drame historique poignant, puissant, et dérangeant. Avec un jeu d’acteur brillant (mention spéciale à Giovanna Mezzogiorno), « Vincere » s’impose comme un film important de cette année. Mais voila, l’intrigue ne s’aventure pas assez dans l’Histoire et étudie le portrait de la femme cachée de Mussolini (et de son fils), mais ne nous dévoile rien d’autre. Le film se focalise sur son sujet principal, comme un crabe qui a refermé sa pince sur un ennemi, la caméra ne lâchera plus cette femme. Des gros plans, des plans éloignés, des plans de dos. Marco Bellocchio, enivré par le potentiel de Mezzogiorno, la met en avant de telle façon que le scénario se répète un peu. Le combat d’une femme pour la vérité, l’espoir de cette même femme qui disparait de jour en jour. Dans la forme « Vincere » est un monument, mais dans le fond, il ne parvient pas à être au niveau de ses acteurs. De plus, on regrette que Mussolini soit, dans la deuxième partie du film, représenté par des images d’archives. On aurait aimé être plus immergé dans le film, et ne pas se sentir presque dans une version documentarisée de ce personnage si charismatique.
Si la mise en scène pleines d'images d'archive et aux aspects d'opéra reste bien fichu, l'histoire est très décevante. Si elle est passionnante dans la première heure où l'on voit Mussolini, être narcissique plein de grandes ambitions, monter en puissance tel un rouleau compresseur écrasant tout sur son passage en parallèle à son histoire d'amour (avec de splendides rapprochements entre les pulsions sexuelles et politiques du Duce), la seconde heure entièrement basée sur le drame vécut par sa femme et son fils illégitime sombrant tout deux dans la folie à force d'être traités de menteurs est bien plus ennuyeux et n'a plus aucun intérêt historique.
Surpris de tant de succès... Une histoire très peu connue dans la grande Histoire. Quel destin en effet que cette femme et de son fils, rejeté par Mussolini... Mais aussi rappelons qu'il n'y aucune preuve de la véracité de ces faits. Cependant la magie du cinéma nous fait vivre une vie hors norme avec des acteurs tous magnifiques surtout la splendide et pasionnée Giovanna Mezzogiorno. Le film aurait mérité d'être un chef d'oeuvre mais la première partie est un vrai capharnaüm... incustation de divers slogans et propagandes de l'époque, accumulations abusives d'images d'archives, montage fouillis dans la chronologie, bref on a l'impression d'être un moyen-métrage qui résumerait l'époque 14-18 vu d'Italie ! L'histoire entre Ida Dalser et Mussolini passe en second plan et n'est que survolée ! C'est extrêment dommageable... Heureusement le film prend toute sa dimension tragique après la fin de la première guerre et le rejet par Mussolini, on entre enfin dans ce qui nous interesse... Emotion, drame, merveilleuse interprétation , un beau film d'amour et de drame... Mais trop tard le début gâche l'ensemble. Dommage...
excellent film,magnifique interprétation,un film qui prend aux tripes tant l'interprétation de Giovanna Mezzogiorno est sublime. Gros coup de coeur de cette année... Vivement que le cinéma nous donne des films de cette qualité
50 premières minutes absolument sublime, une mise en scène, un duo d'acteur énorme… Une musique magnifique, une bestialité rare, le personnage de Mussolini m'a vraiment fasciné, cette bête, cet animal brutal… Le film ne sera jamais aussi bon que durant sa première heure, la seconde est bonne, avec des très bonnes idées (je garde la femme grimpant au grillage sous la neige (splendide) ou la contre plongée de la statue de Benitio Mussolini… Le fils singeant son père… Et la fin, splendide.