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This Must Be the Place
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "This Must Be the Place" et de son tournage !

Cannes encore et toujours!

This Must Be the Place est le quatrième film de Paolo Sorrentino à être présenté en compétition officielle au Festival de Cannes. Le film a reçu le Prix du Jury œcuménique 2011.

Première fois

This Must Be the Place est le premier film en anglais de Paolo Sorrentino.

Tournage

Le tournage s'est déroulé en Irlande et aux États-Unis durant l'été 2010.

Rencontre

Paolo Sorrentino revient sur sa rencontre avec Sean Penn : "Il était président du jury du Festival de Cannes en 2008, et je venais de remporter le prix du jury pour Il Divo. Il m’a dit des choses très flatteuses sur mon film. J’ai trouvé cela tellement exceptionnel que j’ai fantasmé sur la possibilité de faire un film avec lui. De façon très inattendue, comme dans un vrai rêve américain, ce fantasme est devenu une réalité."

Thématique

Pour Paolo Sorrentino, l’Holocauste n'est pas le thème principal du film, qu'il décrit plutôt comme "une ombre suspendue derrière le présent du film". Le film traite en priorité de "l’absence - forcément accompagnée de la présence – d’une relation entre un père et son fils", selon lui.

Un coup de téléphone miraculeux

Une fois sa rencontre avec Sean Penn passée, Paolo Sorrentino s’est mis à écrire le scénario de This Must Be the Place. Le réalisateur dévoile la suite des événements : "Je le lui ai envoyé en me préparant à attendre plusieurs mois pour obtenir une réponse. On m’a dit qu’il recevait une quarantaine de scénarios par mois. D’ailleurs, aussitôt après le lui avoir envoyé, j’ai cherché un autre sujet de film, parce que, franchement, cette idée folle de faire un film indépendant à travers l’Amérique avec l’acteur qui venait de remporter l’Oscar, me semblait aller dans le mur. 24 heures plus tard, j’avais un message de Sean Penn sur mon répondeur."

De la musique

Paolo Sorrentino explique comment il a choisi la musique du film : "J’ai passé ma jeunesse à disséquer le rock en général, et la musique de Talking Heads et de leur brillant créateur, David Byrne, en particulier. Alors, j’ai osé demander trois choses à David Byrne. Est-ce que je pouvais utiliser “This must be the place” comme titre, et thème principal ? Est-ce qu’il accepterait de composer la musique du film ? Est-ce qu’il voudrait bien jouer son propre rôle dans le film ? Et vous savez quoi ? Il a dit oui à tout."

Zoom sur David Byrne

David Byrne est le leader du groupe de new wave Talking Heads. Depuis les années 1980, il a composé de nombreuses bandes originales de film dont celle du Dernier empereur de Bernardo Bertolucci. Pour cette dernière, il a remporté l'Oscar de la Meilleure musique originale.

Un titre musical

David Byrne est très flatté qu'une de ses chansons serve de titre au film. "Elle est mentionnée et jouée plusieurs fois dans le film. C’est flatteur. Pour moi “This Must Be The Place” est une chanson d'amour assez limpide. C’est probablement la chanson d’amour la plus classique que j’ai pu écrire. Je crois qu’elle touche les gens parce qu’elle est sincère", confie le musicien.

Un peu d'autobiographie

Paolo Sorrentino s'est inspiré de son propre couple pour écrire la relation entre Jane et Cheyenne. "Cette façon avec laquelle le comportement vague et abstrait de l’homme est compensé par l’attitude fermement concrète de la femme, qui fait que les choses évoluent et progressent sans heurts, sans crises. Leur relation est amusante, joyeuse", déclare le réalisateur.

Cheyenne

Paolo Sorrentino décrit Cheyenne : "C’est un être enfantin, mais pas capricieux. Comme de nombreux adultes qui restent accrochés à leur enfance, il a le don de conserver les qualités les plus simples et les plus touchantes qu’ont les enfants. Il a quitté la scène pop, et mène depuis une vie assez floue. Il se traîne entre ennui et déprime. Il flotte."

Un look très 80's

Le look de Cheyenne est directement inspiré de celui de Robert Smith, le leader de The Cure. "Je les ai souvent vus en concert quand j’étais plus jeune. Je suis retourné les voir sur scène il y a trois ans, et là j’ai vu Robert Smith, 50 ans, arborer le même look que lorsqu’il en avait 20. C’était choquant, mais je dis ça de façon positive. Puis je suis allé en coulisses, je l’ai vu de près, et j’ai été ému de lire sur son visage cette merveilleuse contradiction d’un homme mûr qui conserve son look d’adolescent. Cela n’avait rien de pathétique, c’était simplement unique, exceptionnel", explique le réalisateur.

Inspiration

Le nom du chanteur et de son groupe, "Cheyenne and the Fellows", est un hommage au groupe "Siouxsie and the Banshees".

Une vieille idole

Harry Dean Stanton est l'une des idoles de Paolo Sorrentino. C'est d'ailleurs le premier acteur qu'il a rencontré avant le tournage. Selon le réalisateur, leur rencontre était "à la fois excitante et surprenante" en partie parce que l'acteur était très silencieux.

Sean Penn joue les conseillers

C’est Sean Penn qui a pensé à Judd Hirsch pour le rôle de Mordecai Midler. Selon Paolo Sorrentino, "il ressemble au personnage" mais il est aussi "sensible, drôle, bougon, sympathique et paternel".

Un petit mensonge

Pour obtenir le rôle de Mary, Eve Hewson a affirmé savoir faire du skate, ce qui était totalement faux. Heureusement, ce petit mensonge n'a pas eu trop d’incidence. "Ils ont dû engager un coach qui a travaillé avec moi pendant deux semaines. Il m’a appris quelques trucs et surtout à me sentir à l’aise sur une planche. J'étais un peu bancale au début. Je portais un casque. Je me suis finalement débarrassée des protège-genoux et je skate correctement maintenant", explique l'actrice.

Transformation

Eve Hewson a dû se teindre les cheveux et se faire poser des extensions pour les besoins du film. Elle a aussi des anneaux et des collants troués. Selon l'actrice, toutes ses transformations l'ont "beaucoup aidée à construire le personnage".

Un peu de chantage

Pour Paolo Sorrentino, seul Frances McDormand pouvait interpréter Jane. Pour la convaincre, il lui a dit que si elle refusait, il ferait de Cheyenne un veuf ou un divorcé!

Un touriste

Étant italien, Paolo Sorrentino garde un regard distant vis-à-vis des Etats-Unis. Selon lui, ce qui aurait pu être un défaut s'est révélé être une précieuse qualité. "C’est difficile d’avoir une vision claire de quelque chose qu’on connait mal. Malgré de nombreux voyages dans tout le pays, j’ai toujours un regard de touriste. Cependant avec ce film, j’ai l’excuse de faire le voyage avec un personnage principal qui n’a pas mis les pieds aux États-Unis depuis trente ans. Donc nous sommes partis à la découverte d’un monde insaisissable et changeant", raconte le réalisateur.

American Dream

L’Amérique est un rêve pour bien des réalisateurs, dont Paolo Sorrentino. "Je rêvais d’aller sur les lieux qu’on voit dans tous ces films qui m’ont fait aimer l’Amérique. New York, le désert, les stations service, les bars avec leurs longs comptoirs, les vastes horizons… Ces endroits sont comme un rêve. Lorsque vous vous y rendez, cela ne les rend pas réel, bien au contraire, vous continuez à rêver", confie-t-il.

Dublin

Paolo Sorrentino a choisi Dublin comme décor parce que c’est une "ville belle et mélancolique".

Vision de réalisation

Selon Paolo Sorrentino, "la mise en scène doit être belle, mais avant tout, rester au service de l’histoire et du personnage".

Un fidèle collaborateur

Luca Bigazzi, directeur de la photographie, est un fidèle collaborateur de Paolo Sorrentino puisqu'il a signé l'éclairage de tous ses films depuis Les Conséquences de l'amour.
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