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    Les Frissons de l'angoisse
    note moyenne
    3,7
    669 notes dont 116 critiques
    35% (41 critiques)
    26% (30 critiques)
    21% (24 critiques)
    11% (13 critiques)
    7% (8 critiques)
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    116 critiques spectateurs

    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    1,0
    Publiée le 14 janvier 2015
    Mouaif… Bon, OK. Je conçois que pour le coup Dario Argento, étant contraint par les codes formels du giallo, se devait avant toute de chose de faire du giallo et rien d’autre que du giallo. J’entends aussi les arguments qui disent que les compositions sont fascinantes, qu’elles sont riches de sens… Soit. Mais bon, j’ai quand même davantage l’impression qu’à part offrir la possibilité de faire de belles analyses et déclamations au sujet de ce film, il n’y a pas grand-chose de plus. Parce que bon, moi, en terme de plaisir face au film, j’avoue que je me suis quand même pas mal barbé. C’est long, c’est rigide, c’est bavard, ça avance pas… Tout ça pour quoi au final ? Un simple polar sans réelle originalité. Bref, beaucoup d’ennui pour pas grand-chose…
    stebbins
    stebbins

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    2,5
    Publiée le 2 juin 2008
    Un film assez efficace dans lequel David Hemmings excelle en jeune pianiste témoin oculaire d'un meurtre. Sans atteindre la virtuosité de Suspiria, Les Frissons de l'Angoisse réserve aux spectateurs des moments surprenants. A partir du meurtre d'un personnage doué de télépathie, Dario Argento nous offre un giallo sympathique où tout repose sur le mystère et la manipulation. Nous nous identifions naturellement au personnage du pianiste pris dans les rouages d'une maléfique machination. La musique de Claudio Simonetti est excellente, elle joue un rôle prédominant dans l'intrigue ( tel un personnage, une voix indépendante...). On reprochera cependant à Dario Argento un certain penchant pour le grand-guignolesque. Certains ont vu dans ce film une relecture du Blow Up d'Antonioni ; pour ma part, je n'y ai vu qu'un modeste divertissement plutôt bien réalisé, malgré une photographie poisseuse et quelques effets grotesques. Assez réussi, car ce film a les qualités de ses défauts ( l'aspect bricolage, fait de bric et de broc possède un certain charme ). A voir.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 17 avril 2017
    Film-phare de ce genre typiquement italien qu'est le giallo, "Profondo rosso" se situe en effet aux frontières du polar et de l'horreur, fait succéder les meurtres en n'oubliant pas d'insister sur le sang, d'un rouge épais qui n'en finit pas de couler. Ce sont dans ces moments de pure terreur que le film est le plus captivant, quand la musique des Goblin, peut-être trop utilisée sur l'ensemble, s'estompe pour laisser place à un silence effrayant, où le spectateur guette tous les recoins du cadre et, à l'instar de la victime, tente de savoir où se cache le tueur. Malgré une écriture et un rythme inégaux, conséquences de personnages secondaires un peu faibles et de quelques scènes plus légères sans véritable intérêt, "Profondo Rosso" vaut avant tout pour l'interprétation habitée de David Hemings et pour la mise en scène de Dario Argento, d'une inventivité et d'une maîtrise étourdissantes.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    2,5
    Publiée le 17 février 2008
    Dario Argento est l'un de ces artisans reconnus du cinéma qui est parvenu à se construire une solide réputation à partir de petites séries B au budget limité et forcément au thème peu original. Ici, c'est à une histoire de tueur en série à laquelle nous assistons un brin perplexe au début du film. Comment le metteur en scène pourra-t-il transcender un long-métrage à priori peu passionnant au départ ? Eh bien en faisant preuve d'un talent dans la réalisation tout à fait remarquable, en faisant de banales scènes de meurtres de véritables rites magistralement orchestrés laissant à ces instants exploser tout son talent, par ailleurs essentiellement visuel. La multiplication des angles de prises de vue aurait dans d'autres cas pu paraître gratuite mais ici, la fluidité de son montage combiné à des plans cherchant à chaque instant la rupture avec le traditionnel fonctionne complètement. En fait, Argento, contrairement à ce que l'on pourrait croire n'installe pas une tension insoutenable ou un suspense éprouvant, bien au contraire : il peint une ambiance trouble à laquelle il est simple d'accrocher et annonce très clairement les assassinats qui sont les temps forts (très forts) de ce "Profondo Rosso" irrégulièrement admirable. La diversité de sa mise en scène ne m'a pas laissé de marbre, lui qui parvient à chaque homicide à varier et surprendre dans sa façon de filmer je me répète ahurissante. Après, il est certain que le scénario n'a aucun intérêt dans la mesure où il accumule les clichés au cours d'une intrigue téléphonée et ne propose malheureusement pas l'ombre d'un caractère creusé. L'intérêt est donc à chercher dans la forme et pas dans le fond inexistant. David Hemmings, rescapé du "Blow-Up" d'Antonioni s'en sort honorablement tout comme l'ensemble des acteurs, qui n'imposent pas un charisme indiscutable mais ne gâchent pas le travail de monsieur Argento. "Profondo Rosso" est un film à voir pour sa mise en scène malheureusement pas suivie par son écriture médiocre.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,0
    Publiée le 29 juillet 2018
    Un giallo interminable. On retrouve les ingrédients habituels du cinéma d’Argento : l’artiste étranger mêlé à une histoire criminelle, le tueur mystérieux, la bande originale très datée, les travellings au millimètre et les décors très travaillés (dont un très beau café vitré rappelant le célèbre tableau d’Edward Hopper). Mais celui-ci m’a paru moins réussi, plus glauque, avec des problèmes de rythme et des ruptures de ton beaucoup moins bien gérées que d’habitude. Le scénario n’en finit pas et il y a des problèmes de montage. Du coup les surprises finales laissent un peu indifférent. Comme d’habitude, pour quelques idées géniales et plusieurs beaux mouvements de caméra, on pardonne beaucoup à Argento, mais ici ça n’a pas suffi pour moi.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 24 octobre 2017
    Je ne connais pas très bien ni ce cinéma, ni le cinéma d'Argento, mais j'ai apprécié les trois films que j'ai pu voir de lui (certains plus que d'autres) et celui-ci se révèle une nouvelle fois vraiment bien. S'il y a quelque chose qui frappe dans ses films c'est réellement l'utilisation de la musique (et la photographie qui est réellement sublime, bien qu'ici elle me semble moins tape à l’œil que dans Suspiria). J'adore cette musique. C'est tellement rare, mais là vraiment ces petits airs lancinants qui ont un côté un peu kitch, un peu daté, mais qui arrivent malgré tout à avoir ce côté malsain qui permet de bien sentir l'angoisse... et c'est peut-être une sorte d'image d’Épinal, mais c'est exactement comme ça que j'imagine la musique d'un giallo. Mais contrairement à Suspiria, ici l'intrigue est vraiment bonne (Suspiria j'ai plus pris ça comme un délire esthétique absolument sublime) et contrairement à Ténèbres je n'ai rien vu venir. On est vraiment dans le flou le plus complet, on suspecte tout le monde, on imagine tout et n'importe quoi et trouve ça profondément réaliste. Ce n'est pas parce que l'on enquête que l'on a toutes les informations, et si on les a, ce n'est pas pour cela qu'on les comprend. J'aime cette manière de jouer avec le spectateur qui s'attend à ce que chaque détail ait de l'importance, sauf que là, ni lui, ni le spectateur ne s'en rend compte. Sur la fiche Wikipédia on signale les liens thématiques (outre la présence du même acteur principal) avec Blow Up et effectivement on est dans le même genre de film où l'on explore ce que l'on croit voir, ce que l'on croit comprendre et surtout ce que l'on ne voit pas parce que nos points de vue sont forcément subjectifs, partiels. Je dois avouer que le film m'a fait angoisser à quelques reprises, notamment à un moment sur la fin dans l'école. Le tueur est là où on ne l'attend pas et ses apparitions parfois impromptues qu'elles soient visuelles ou sonores font vraiment mouche. Après j'ai trouvé ça un peu trop lent au milieu du film, ça piétine un peu trop, on a moins de musique... sans que ça soit ennuyant, mais il y a quand même une petite demi-heure que j'ai bien sentie passer.
    Caine78
    Caine78

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    3,5
    Publiée le 3 octobre 2010
    Un film unique dans son genre. Les Frissons de l'angoisse pour être le meilleur film d'Argento, mais il est difficile de dire quoi que soit de ce film, tant l'expérience est indescriptible. Néanmoins, force est de reconnaitre que l'esemble est assez inégal. La première partie est assez longue, et les lons dialogues entre David Hemmings et la journaliste n'apporte rien, si ce n'est d'affadir. Mais d'un coup, le charme se fait, et grace à quelques scènes des plus étonnantes, Argento arrive à rendre ce film indescriptible, et il est vrai que la musique des Gobelins colle particulièrement bien à l'ensemble. A vous de juger!
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 562 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    1,0
    Publiée le 1 novembre 2010
    J'ai du mal à comprendre comment on peut s'extasier devant les oeuvres de Dario Argento.Le maître du giallo italien sait certes s'y prendre pour créer une atmosphère particulière,baroque,et amincissant la frontière entre réalité et surnaturel.On peut aussi apprécier les tics hitchcockiens de mise en scène,disséminant ça et là des indices sur l'identité du tueur masqué au milieu d'une oppression grandissante.Enfin,la musique composée par Goblin("Zombie")est entêtante,et donne un certain charme décadent au film.Pour le reste,"Les frissons de l'angoisse" s'enfonce dans un long tunnel de dialogues d'une pauvreté affligeante,exagère dans la grandiloquence primaire et reste anormalement chiche en meurtres gores.Si on les compte tous,on n'en dénombre que 4,certes sanglants et inventifs,mais loin de remplir le cahier des charges,alors que 90 minutes sur les 110,n'occasionnent que baillements et consternation.Argento,quand il tournait,ne pensait aucunement à la façon dont ses films vieilliraient.La réponse est sans appel:ils sont kitschs,statiques et improbables.Cruel pour lui.Inadmissible pour nous.
    Scorcm83
    Scorcm83

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    3,0
    Publiée le 24 avril 2015
    J'ai décidemment assez de mal avec le cinéma de Argento, qui regorge de qualités esthétiques certaines mais qui ne manque malheureusement jamais de m'ennuyer une fois la première heure passée. C'est principalement le côté kitsch et assez lent de ses films qui me rebute. Le fait que ses personnages ne soient pas tant développés que ça, que tout soit organisé autour du twist final m'embête un peu, dans le sens où je n'ai pas l'impression de vivre une histoire si passionnante que ça, à cause de la faible profondeur des personnages principaux. Si les cadrages et prises de vue sont très intéressants, je lui reproche toujours un manque de rythme, de tension, qui s'amorce dans certaines scènes pour vite retomber à plat. Certaines séquences peuvent se révéler bien flippantes, ça c'est clair, mais elles ne représentent que quelques minutes et sur les 1h45, ça fait assez peu. La bande son électronique et toujours aussi sympa, mais parfois ne colle vraiment pas à l'action et, comble de tout, nous sort littéralement de la scène. Un film intéressant cela dit, qui peut plaire, si tant est que l'on est réceptif à ce style. Le cinéma, comme tout art, c'est les goûts et les couleurs !
    Léo Mesguich
    Léo Mesguich

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    4,5
    Publiée le 27 avril 2014
    Superbe film totalement maîtrisé par Dario Argento à la réalisation et le toujours très classe David Hemmings. Une série de crimes, un pianiste désinvolte qui mène l'enquête, une maison hantée (et oui quand même c'est un giallo). L'histoire est simple, le film est fascinant, dérangeant et en même temps très divertissant. Que dire des longs travellings passant en revue les objets du tueur, les gros plans sur l'oeil, ses gants, tout cela sublimé par la musique de Giorgio Gaslini ? Que dire des gros plans sur la sueur de David hemmings ? Et ses recherches macabres dans la "maison hantée" ? Bref, ce film est génial, passionant, bien qu'ayant un peu vieilli, il garde une grande force. A voir.
    Starwealther
    Starwealther

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    1,0
    Publiée le 24 février 2008
    Le tant apprécié Dario Argento n'a pas réussi à me convaincre, son film est un véritable Stilnox à lui tout seul, pas besoin de consulter ni de se droguer ce film fera l'affaire si vous avz des problèmes de sommeil. Profondo Rosso se comprend en regardant le premier quart d'heure puis le dernier, ce qui suffirait amplement pour tisser les liens dans cette intrigue fort peu haletante. David Hemmings est quand même très bon dans son rôle de "détective", il est convaicant. La musique est aussi remarquable, bien qu'elle soit peu commune des films d'angoisse, elle est fort agréable et convient bien à l'ambiance du film. A contrario, Argento s'embourbe un peu et ne laisse pas transparaître une quelconque tension qui est pourtant caractéristique du film d'épouvante. Trop de passages sont exagéremment rallongés, il veut mettre une tension supplémentaire mais en vérité il ne fait que réhausser notre ennui! Le film souffre de son âge, les années depuis 1977 l'ont décrépis de tout son charme initial. Décevant
    Death_Metallus
    Death_Metallus

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    1,5
    Publiée le 10 octobre 2010
    J'ai du mal à comprendre pourquoi ce film est cité comme référence, car il n'y a vraiment rien d'extraordinaire à y voir. Le genre du film, le giallo, s'apparente à un policier teinté de fantastique et assez violent. Les scènes de meurtre constituent pour une grande part le point fort de l'oeuvre de Dario Argento. Inventives et filmées de façon assez originale. Le problème c'est qu'il doit y en avoir seulement quatre sur 1h50... Le thème musical principal est également mémorable mais paradoxalement, le style rock progressif de la bande son ne colle pas au film puisque la musique tend même à diminuer l'effet de peur. Le jeu d'acteurs est plutôt moyen, voire très moyen (mention spéciale à Macha Meril qui aurait pu récolter un Razzie Award). De façon générale, l'effort de recherche esthétique ne suffit pas à rendre ce film d'horreur indispensable car rien ne se démarque vraiment : ni la crédibilité des acteurs, ni l'originalité du scénario.
    alf38000
    alf38000

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    3,5
    Publiée le 8 mars 2013
    D'accord,Argento n'est pas Hitchcock (physiquement,il y aurait plutôt comme un air de famille avec Carpenter )néanmoins le réalisateur mérite amplement son titre de maitre du giallo,et même si son film n'est pas a proprement parler un chef-d'oeuvre ,force est de reconnaitre que le soin esthétique apporté a la réalisation de son thriller mérite toute notre attention. Fidéle a son habitude ,Argento tel un prédateur tissant sa toile ,proméne sa caméra subjective,s'attarde sur les décors naturels d'une inquiétante Rome nocturne,joue avec les teintes criardes et les lumières psychédéliques et impose une bien innocente comptine enfantine comme catalyseur de nos angoisses.
    Christianm75
    Christianm75

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    3,5
    Publiée le 2 mai 2016
    Avec" Profondo Rosso" (oublions le titre français ridicule), Dario Argento signe un de ses meilleurs films.Il s'affranchit progressivement du simple Giallo pour amorcer un virage qui le mènera vers son oeuvre la plus aboutie :"Suspiria".Son style est à l'apogée du genre, photographie mouvement de caméra ireel, musique ,envoûtante et scénario tout en trompe l'oeil.Son film n'est pourtant pas exempt de longueur et quelques passages plus proche de la comédie Italienne sont dispensables. On retiendra la bonne interpretation de David Hemming et de Daria Nicolodi (que l'on retrouvera plus tard dans le très bon "Opera".).Un excellent film, pas exempt de défauts mais à posséder pour tout amateur de cinéma italien de la grande époque.
    ChroniqueMécanique
    ChroniqueMécanique

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2014
    Avec "Suspiria" et "Ténèbres", "Les frissons de l'angoisse" (dont le titre français est une infamie soit dit en passant ; l'original, "Profondo Rosso" est bien mieux) est sans conteste un des chefs-d’œuvre de Dario Argento. Dans la plus pure tradition des films du cinéaste italien, voici l'histoire d'un pianiste sans histoire qui est témoin malgré lui d'un meurtre alors qu'il regagne tranquillement son appartement. Obsédé et fasciné par cette profusion de violence à laquelle il a assisté, le musicien ne peut s'empêcher de vouloir faire lui-même la lumière sur cette affaire... Comme souvent chez Argento, l'intrigue principale à forte consonance policière n'est qu'un prétexte pour tendre rapidement vers le mystérieux, l'ésotérisme, le fantastique, voire même l'horreur. Comme souvent chez Argento, le personnage principal est un artiste (un écrivain dans "L'oiseau au plumage de cristal" et "Ténèbres", un musicien dans "Quatre mouches de velours gris", une danseuse dans "Suspiria") se retrouvant aux prises avec une situation de meurtres très étranges qui semble littéralement l'ensorceler. Et comme souvent chez Argento, la mise en scène est ultra-colorée et excentrique, jouant beaucoup sur la palette chromatique et les formes baroques. Tout y est quadrillé, géométrique, soigné, mais en même temps surchargé, bariolé, exagéré. A l'image des scènes de meurtres chorégraphiées et mises en scène comme aucun autre réalisateur ne l'a fait, ou encore des séquences sublimes et inquiétantes chez l'assassin ganté de cuir comme toujours (les mains filmées étaient d'ailleurs très souvent celles d'Argento himself). Car même si il peut être décrié par certain par son côté grand-guignol, Argento est avant-tout un esthète revendiquant clairement son aura maniériste. Preuve en est, l'hommage rendu à la magnifique peinture "Nighthawks" d'Edward Hooper. Le maitre du giallo nous livre ici une œuvre absolument fascinante et violente où le spectateur mène l'enquête en même temps que le héros, incarné par le regretté David Hemmings. D'ailleurs, le choix de l'acteur britannique n'est évidemment pas un hasard, Argento étant un fan inconditionnel du "Blow Up" de son compatriote Antonioni auquel il fait un joli clin d’œil. Encore une fois, Hemmings incarne un protagoniste mêlé contre son gré à une histoire de meurtre dont il a la clé juste sous les yeux, mais ne la voit pas car ne fait pas attention aux détails. Comme l'écrivait Gaston Leroux dans "Le mystère de la chambre jaune" : c'est tout ce que l'on ne voit pas qui est immense. Encore une preuve dans ce film aussi ténébreux et jubilatoire que sa révélation finale. Ce grand maitre de la mise en scène, qui jouait beaucoup avec le regard, le point de vue et la focalisation, n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui-même, son reflet dans le miroir des meilleurs cinéastes s'est estompé progressivement depuis la fin des années 90. Mais son travail des années 70-80 influencera par la suite bon nombre de réalisateurs via ses longs-métrages uniques en leur genre, via ses films captivants, bizarres et sanglants restaient comme des musts pour tous les cinéphiles adeptes de frissons et d'angoisse. Retrouvez toutes mes critiques, avis et analyses sur ma page Facebook et mon blog Chronique Mécanique. Merci !
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