Les Frissons de l'angoisse
Note moyenne
3,8
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142 critiques spectateurs

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Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2019
Derrière ce titre hautement quelconque se cache Rouge profond, traduction légitime et un brin plus classe de celui que beaucoup considèrent comme le chef d’œuvre du grand Dario. Profondo rosso, c’est deux heures ambitieuses et très travaillées, remplies de trouvailles dans une mise en scène magnifiée par la bande-son jazz-funk des toujours excellents Goblin. Le cinéaste italien a tendance à s’appesantir sur les cadavres et sur les tortures, mais il engendre une atmosphère venimeuse qui ne peut laisser indifférent. On entre dans un rêve éveillé sinistre et magique, souvent contemplatif, parfois déchaîné, et on accroche progressivement à la traque d’un insaisissable tueur, qui nous mène en bateau jusqu’à un final trompeur livré en plusieurs strates. Avec ses images stylées, son scénar tortueux et sa musique mythique, Les frissons de l’angoisse marque un virage bienvenu dans la carrière du metteur en scène, qui se confirmera par la suite avec Suspiria, Inferno ou encore Ténèbres, et l’assiéra définitivement au panthéon du fantastique. Il est comme ça, le père Argento, une filmo très inégale, et quelques sorties devenues des piliers du genre. Celui-là en est sans conteste un.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2019
Sans doute le meilleur de Dario Argento, il raconte l'histoire d'une enquête sur le meurtre d'une "voyante". Ce film va vous retourner la tête et va sûrement en marquer plus d'un avec un final de fou, par contre ne regardez pas la Bande annonce avant de voir le film, celle ci raconte une grosse partie du film. Dario Argento met ici en scène un chef d'oeuvre du Giallo, et le fait de manière remarquable. Si vous voulez découvrir l'univers du Giallo je vous conseillerais celui là pour commencer, parce que c'est un des plus simples à aborder, un des plus léger. (Parce que, ayant commencé avec Inferno, ça à fait Dublin pour les frissons de l'angoisse qui est quand même vraiment plus simple à aborder)
Prométhée
Prométhée

7 abonnés 98 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2019
Le giallo était un genre que je ne connaissais pas avant le visionnage du film d'Argento. C'est donc plein de candeur que je l'ai découvert. Mal m'en a pris tant je me suis ennuyé. Je ne sais si je n'ai rien compris à la traque du tueur parce que je m’endormais, ou si je m’endormais justement parce qu'elle était incompréhensible. Ajoutons à cela une postsynchronisation ratée et l'on oubliera bien vite les quelques moments de tensions intéressants
01/19.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2018
Ça commençait bien, mais ça s’est tassé lors de la dernière demie heure. Dario Argento est un grand cinéaste, du vingtième siècle, Les frissons de l’angoisse demeure l’un de ses films phares. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2018
« Les frissons de l’angoisse », en voilà un film qui porte bien son nom tant celui-ci m’a terrorisé. Dario Argento nous propose ici un pur giallo, un polar horrifique magnifiquement construis, filmé et interprété. Le cinéaste italien parvient ici à créer une ambiance morbide qui prend aux tripes grâce à des superbes idées de cadrage ainsi qu’une bande originale tout bonnement géniale. On a beau deviner à l’avance certains rebondissements, je ne peux m’empêcher pour ma part d’être pétrifié à chaque apparition du mystérieux tueur et de cette fameuse musique qui l’accompagne. Même si la construction narrative peut sembler désuète aux yeux d’un spectateur moderne, l’intrigue demeure très efficace et se révèle même assez passionnante pour tous les amateurs de bon polar. Je conçois que l’on puisse ne peux pas être emballé par ce film, qui n’est pas exempt de défauts, mais je raffole personnellement de ce type de long-métrage et je considère « Les frissons de l’angoisse » comme un modèle du genre qu’il investit.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 juillet 2018
Un giallo interminable. On retrouve les ingrédients habituels du cinéma d’Argento : l’artiste étranger mêlé à une histoire criminelle, le tueur mystérieux, la bande originale très datée, les travellings au millimètre et les décors très travaillés (dont un très beau café vitré rappelant le célèbre tableau d’Edward Hopper). Mais celui-ci m’a paru moins réussi, plus glauque, avec des problèmes de rythme et des ruptures de ton beaucoup moins bien gérées que d’habitude. Le scénario n’en finit pas et il y a des problèmes de montage. Du coup les surprises finales laissent un peu indifférent. Comme d’habitude, pour quelques idées géniales et plusieurs beaux mouvements de caméra, on pardonne beaucoup à Argento, mais ici ça n’a pas suffi pour moi.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2018
Vu et avis le 20180704

Réussi dans le genre, mais n’en sort pas.

Épouvante angoisse n est pas ce que je préfère dans le cinéma, toutefois force m est de reconnaître que j ai resssenti des frissons, des sensations de chaud et froid. Le film est donc réussi puisqu’il réussi a provoquer des sensations.

Mais en même temps, le film ne me semble pas chercher à les dépasser, à susciter la réflexion, l intelligence, ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2018
Je crois que c'est le film de Argento que je préfère. Le film commence avec l'excellent thème du film, un classique de BO. Une mort intrigante avec une musique enfantine, une séance de "spiritisme" avec Macha Meril parfaite qui nous met direct dans le bain ! Sa mort dans l'appartement est en symbiose avec la musique très 70's... David Hemmings joue sans en faire trop et représente le parti stable face à son ami Carlo, alcoolique. Cette opposition est bien présente tout au long du film. Opposition également entre le héros et la journaliste Diana qui semble "supérieure" à lui et que cela ne lui plait pas (scène de la voiture ou du bras de fer) ! S'ensuit une enquête proche de l’obsession pour retrouver l'identité du tueur et même en prenant quelques risques (scènes de la maison abandonnée). Finalement le dénouement est surprenant ! A vous de voir !
J'aime bien aussi la scène avec l'automate qui rigole, un classique !
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2017
Je ne connais pas très bien ni ce cinéma, ni le cinéma d'Argento, mais j'ai apprécié les trois films que j'ai pu voir de lui (certains plus que d'autres) et celui-ci se révèle une nouvelle fois vraiment bien. S'il y a quelque chose qui frappe dans ses films c'est réellement l'utilisation de la musique (et la photographie qui est réellement sublime, bien qu'ici elle me semble moins tape à l’œil que dans Suspiria). J'adore cette musique. C'est tellement rare, mais là vraiment ces petits airs lancinants qui ont un côté un peu kitch, un peu daté, mais qui arrivent malgré tout à avoir ce côté malsain qui permet de bien sentir l'angoisse... et c'est peut-être une sorte d'image d’Épinal, mais c'est exactement comme ça que j'imagine la musique d'un giallo.

Mais contrairement à Suspiria, ici l'intrigue est vraiment bonne (Suspiria j'ai plus pris ça comme un délire esthétique absolument sublime) et contrairement à Ténèbres je n'ai rien vu venir. On est vraiment dans le flou le plus complet, on suspecte tout le monde, on imagine tout et n'importe quoi et trouve ça profondément réaliste. Ce n'est pas parce que l'on enquête que l'on a toutes les informations, et si on les a, ce n'est pas pour cela qu'on les comprend.

J'aime cette manière de jouer avec le spectateur qui s'attend à ce que chaque détail ait de l'importance, sauf que là, ni lui, ni le spectateur ne s'en rend compte. Sur la fiche Wikipédia on signale les liens thématiques (outre la présence du même acteur principal) avec Blow Up et effectivement on est dans le même genre de film où l'on explore ce que l'on croit voir, ce que l'on croit comprendre et surtout ce que l'on ne voit pas parce que nos points de vue sont forcément subjectifs, partiels.

Je dois avouer que le film m'a fait angoisser à quelques reprises, notamment à un moment sur la fin dans l'école. Le tueur est là où on ne l'attend pas et ses apparitions parfois impromptues qu'elles soient visuelles ou sonores font vraiment mouche.

Après j'ai trouvé ça un peu trop lent au milieu du film, ça piétine un peu trop, on a moins de musique... sans que ça soit ennuyant, mais il y a quand même une petite demi-heure que j'ai bien sentie passer.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2017
Il faut croire que Dario Argento ait souhaité revenir sur ses bases pour récupérer l'appréciation du public après la réception critique désastreuse de Cinq jours à Milan, Les Frissons de l'Angoisse pourrait être échangé avec n'importe quel volet de sa Trilogie Animale qu'on y verrait que du feu. Il ré-exploite la même tournure de crime, les mêmes archétypes de personnages, la même durée, le même rythme, les mêmes gimmicks de réalisation, les mêmes indices à double-sens et même le twist. Ce n'est pas forcément un mal, le film reste bon et n'est pas prévisible pour autant, j'irai même jusqu'à dire qu'il surpasse ses trois précédents Gialli maintenant qu'il a pris l'habitude de s'habituer à ses propres codes qu'il a lui-même instauré, mais on a l'impression qu'Argento fait du sur-place dans sa démarche. La tension est même desservit par une musique du groupe Goblin totalement hors-sujet avec les scènes de tension. Les Frissons de l'Angoisse gagne quand même quelques points en plus grâce à une violence bien plus accentuée et une gestion du mystère plus maîtrisée. Je suppose qu'Argento va totalement se ré-inventé avec Suspiria juste après.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2018
Quand la chanson enfantine retentit, l’assassin en imperméable laisse derrière lui une flaque rouge. Dans les détails se dessine l’évidence.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2017
Chef d'œuvre du giallo, Les frissons de l'angoisse (en Italien Profondo Rosso) mérite ses titres de noblesse. En effet le film est jouissif par de nombreux aspects : sa mise en scène propre et soignée, évoque des grands maîtres de la peinture, tel Edward Hopper. Son intrigue, effrayante et surprenante, nous embarque sur des chemins inexplorés. Sa lumière et ses couleurs, souvent rouge sang, sont éblouissantes de beauté. Ses décors, en particulier la superbe villa Art nouveau dans laquelle se déroule une partie de l'histoire, constituent un personnage à part entière tant ils sont extraordinaires. Cet hommage assumé au Blow up de Michelangelo Antonioni – pas un hasard si Dario Argento a repris le même acteur, David Hemmings – est un bonheur (légèrement) trash de tous les instants.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2017
Dario Argento est bien le maître du giallo, sorte de slasher amélioré. Après "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Quatre mouches de velours gris" et avant "Ténèbres", il atteint là le sommet de son genre de prédilection. Plus que d'habitude, la réalisation est sublimée par des plans, une photographie, une musique et des bruitages extrêmement travaillés. Le scénario ingénieux, le suspense intenable, les scènes d'horreur brutales à peine atténuées par un zeste d'humour, et surtout la révélation finale magnifiquement amenée, rendent ce giallo indispensable.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2017
Film-phare de ce genre typiquement italien qu'est le giallo, "Profondo rosso" se situe en effet aux frontières du polar et de l'horreur, fait succéder les meurtres en n'oubliant pas d'insister sur le sang, d'un rouge épais qui n'en finit pas de couler. Ce sont dans ces moments de pure terreur que le film est le plus captivant, quand la musique des Goblin, peut-être trop utilisée sur l'ensemble, s'estompe pour laisser place à un silence effrayant, où le spectateur guette tous les recoins du cadre et, à l'instar de la victime, tente de savoir où se cache le tueur. Malgré une écriture et un rythme inégaux, conséquences de personnages secondaires un peu faibles et de quelques scènes plus légères sans véritable intérêt, "Profondo Rosso" vaut avant tout pour l'interprétation habitée de David Hemings et pour la mise en scène de Dario Argento, d'une inventivité et d'une maîtrise étourdissantes.
GodMonsters

1 385 abonnés 2 645 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 avril 2017
Il faut avouer que "Les Frissons de l'angoisse" est un excellent film à suspens... Le début est un peu long, mais pourtant on passe un excellent moment devant ce long-métrage, surtout à la fin ! Mais le plus marquant sont certains plans et la réalisation de Dario Argento... Indispensable pour les fans du genre !
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