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La succès de Dario Argento tient avant tout à son esthétique particulière et au snobisme d'une bande d'ados frustrés sexuellement, qui se retrouvent dans les fantasmes tordus quoique répétitifs de l'auteur. Le cinéma du cinéaste transalpin n'a jamais cessé d'être un exercice de style, avec des moments forts certes, un certain talent de monteur et une belle direction artistique, mais un exercice jamais abouti, hélas, au vu du manque de recul de son auteur, trop replié sur lui-même et ses vieux démons pour éviter le radotage. Un gâchis. Pour être aussi expéditif et sans pitié que les protagonistes de ces films, je dirais, que la filmo de notre homme, n'est qu'un long bégaiement pseudo artistique où la forme prédomine sur le fond et dont la seule originalité tient au nombre hallucinant d'incohérences par kilomètre de pellicule. Enfin, concernant l'esthétique particulière du genre, Argento n'en a pas l'exclusivité, nombre de ses confrères avaient tout autant de créativité visuelle, là où les directeurs de la photo et les décorateurs avaient infiniment plus de talent que les scénaristes. Le statut d’œuvre culte ses "Frissons de l'angoisse" n'a pas plus de légitimité, que le reste de la production d'Argento, à part pour les quelques obsédés qui se paluchent depuis quelques décennies sur les scènes de meurtre et autres boules puantes morbides parsemés avec ostentation et complaisance, comme l'ensemble du genre Giallo, dont le but était d'abord de choquer et surtout, de répondre avec une putasserie sans limites, aux bas instincts du spectateur lambda, plutôt que, raconter une histoire cohérente, avec une véritable intrigue. Reste de ce film, un climat sixties en plein 1975 l'esthétique particulière (décors, couleurs, images) et la présence de David Hemmings, et même si ce film reste une des plus aboutis de son auteur, les incohérences et la superficialité de l'histoire n'en fond qu'un produit moyen, superbement emballé, mais moyen.
Ajoutée le 21 août 2011 à 20h20
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