Derniers Avis : Les Frissons de l'angoisse - Page 6
Les Frissons de l'angoisse
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Un visiteur
3,0
Publiée le 3 janvier 2012
Sachant que ce film est l'un des plus mémorables du réalisateur, je me devais de le voir. C'est désormais chose faite. Ce que j'en retiens ? Avant tout une très bonne ambiance musicale et quelques scènes de meurtre bien senties. On reste davantage dans le film d'enquête que dans le véritable slasher, une enquête qui souffre parfois d'un léger manque de rythme et n'aboutit finalement sur pas grand chose de révolutionnaire... En fait, je trouve même la fin un peu trop expédiée et des points obscurs demeurent. Je suis donc bien loin de crier au chef-d'oeuvre, même si j'admets que le film se laisse visionner avec un certain intérêt et que, malgré cette relative lenteur, la mise en scène demeure plutôt fluide. L'angoisse est-elle au rendez-vous ? Oui, mais ce n'est pas une impression constante. Au final, je ne suis pas vraiment déçu parce que j'ai connu nettement moins bon de la part de ce réalisateur. Mais je ne mentirais pas en disant que je m'attendais quand même à mieux... Je ne suis pas de ceux qui font l'éloge d'un film simplement parce qu'il est précédé par sa réputation et signé par un grand nom du cinéma. Je recommande néanmoins de voir celui-ci au moins une fois.
Dario Argento le maestro du macabre baroque livre, ici, "Les Frissons de L'angoisse" et sa réalisation très esthétique avec un grand talent, et une musique splendide des Goblin. Toutefois j'ai eu du mal à rester motivé devant cet oeuvre dû à sa lenteur souvent présente dans le film mais qui se rattrape par des décors grandiose, des scenes de meurtres exelente où Argento nous montre que l'horreur peut etre un art avec cette couleur rouge flamboyant en étant accompagné d'une ambiance digne d'un concert d'opéra. Le maitre du macabre marque avec son oeuvre, malgré ses longueure qui m'ont parfois trop fait patienté (mais qui s'est rattrapé avec un final digne de son talent), une date du cinéma d'horreur italien melé au thriller. Un film a conserver, donc, imperativement en dvd dans la collection des Introuvables avec les autres grand films de Dario Argento pour les fans de cette categorie ! 3.5/5
Dario Argento est un maître, il le prouve ici avec une petit chef-d'oeuvre de film d'angoisse, à la beauté esthétique imparable, et à la mise en scène frisant la perfection. Certes tout n'est pas parfait, mais l'essentiel est sauf, avec des scènes d'anthologie, en particulier celle du premier meurtre. La tension et l'angoisse sont bien présents, malgré la légèreté apparente des principaux protagonistes. Les musiques, parfaitement accordées au film, restent dans la tête. Un classique pour tout amateur du genre.
Tres bon film. Les acteurs sont bon. Les images et le décor sont beau. Le scénario n'est pas con. Le film est bipolaire; une partie est d'horreur, l'autre un peu d'humour.
Mise en scène magistrale, sujet original, et mené de main de maître. Chef d’œuvre du film d’horreur déguisé en thriller. David Hemmings est excellent de bout en bout, et ce film semble être une réponse explicite au «Blow up» d’Antonioni, revu dans un miroir déformant, un peu expressionniste. Argento n’a jamais caché son admiration pour le film. Image soigné, (l’architecture est un élément de décor imposant très bien intégré). Le montage complexe, à étudier pour comprendre, la caméra choisit tout le temps le meilleur angle, celui qui « impressionne » le mieux l’œil, du très gros plan au zoom avant sur la musique inquiétante de Goblins, à l’apparition de cette journaliste drôle et mystérieuse, comme un grain de sable dans les certitudes de cet homme, elle est plus futé que lui, macho et têtu. J'ai même senti là un clin d’œil au MLF. Pour se rendre compte combien Argento est important, il faut décidément se retourner vers le passé. Il n’y a pas à dire, il a été grand à une époque. Travailler nos peurs et phobies mais en profondeur, c’est le genre de film qui vous marque bien après son visionnage car il est riche, et on ne voit pas tout du premier coup. Ce pianiste qui se prend pour un détective, mais qui est tout le temps en retard, et qui ne voit pas le détail qui «tue», qu’il aurait du voir. Et cette tête qui se décolle du corps comme se brise une statue...C’est du beau, c’est du bon cinéma. Enjoy!
La succès de Dario Argento tient avant tout à son esthétique particulière et au snobisme d'une bande d'ados frustrés sexuellement, qui se retrouvent dans les fantasmes tordus quoique répétitifs de l'auteur. Le cinéma du cinéaste transalpin n'a jamais cessé d'être un exercice de style, avec des moments forts certes, un certain talent de monteur et une belle direction artistique, mais un exercice jamais abouti, hélas, au vu du manque de recul de son auteur, trop replié sur lui-même et ses vieux démons pour éviter le radotage. Un gâchis.
Pour être aussi expéditif et sans pitié que les protagonistes de ces films, je dirais, que la filmo de notre homme, n'est qu'un long bégaiement pseudo artistique où la forme prédomine sur le fond et dont la seule originalité tient au nombre hallucinant d'incohérences par kilomètre de pellicule. Enfin, concernant l'esthétique particulière du genre, Argento n'en a pas l'exclusivité, nombre de ses confrères avaient tout autant de créativité visuelle, là où les directeurs de la photo et les décorateurs avaient infiniment plus de talent que les scénaristes.
Le statut d’œuvre culte ses "Frissons de l'angoisse" n'a pas plus de légitimité, que le reste de la production d'Argento, à part pour les quelques obsédés qui se paluchent depuis quelques décennies sur les scènes de meurtre et autres boules puantes morbides parsemés avec ostentation et complaisance, comme l'ensemble du genre Giallo, dont le but était d'abord de choquer et surtout, de répondre avec une putasserie sans limites, aux bas instincts du spectateur lambda, plutôt que, raconter une histoire cohérente, avec une véritable intrigue. Reste de ce film, un climat sixties en plein 1975 l'esthétique particulière (décors, couleurs, images) et la présence de David Hemmings, et même si ce film reste une des plus aboutis de son auteur, les incohérences et la superficialité de l'histoire n'en fond qu'un produit moyen, superbement emballé, mais moyen.
Enfin, j’ai vu ce dernier grand Argento, qu’on m’a vanté comme étant l’un des meilleurs de sa filmographie. D’où ma question : pourquoi tout ce ramdam ? Malgré une intro réussie et un meurtre convaincant (la télépathe attaquée au hachoir), l’intrigue piétine un peu, l’identité de l’assassin demeurant résolument floue. Si il réussit son pari d’instaurer un réflexe pavlovien dès qu’on entend la musique enfantine (à cela près qu’on frissonne plus de plaisir que de peur), l’enquête est un peu trop longue, et le passage dans la maison inutilement long pour ce qu’il s’y passe. La fin remonte un peu le niveau, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ça plus proche d’un polar se la jouant un peu plus auteur que d’habitude. Dommage.
Je n'étais pas vraiment convaincu à l'idée de regarder un film d'horreur italien dont le côté gore kitsch m'a toujours rebuté, mais la présence à l'écran de David Hemmings dans une histoire intéressante me fit sauter le pas. Bonne surprise de découvrir un film intense au suspense Hitchcockien, n'hésitant pas à prendre son temps dans la mise en scène et évitant la facilité de surprendre le spectateur pour le faire sursauter. L'action est toujours captivante et la caméra s'amuse à créer un environnement de paranoïa mettant le spectateur sans arrêts aux aguets. Une atmosphère réussie pour un très bon thriller.
Au bout de 10 minutes, le ton est donné, une médium se fait assassiner brutalement et il nous est alors impossible de nous détacher du film jusqu'à sa conclusion. Un pianiste (David Hemmings) est témoin du meurtre, il va alors tenter de démasquer le mystérieux assassin vêtu d'un long imperméable en cuir marron... Le point fort du film c'est son suspense haletant, (je pense au moment où David Hemmings joue du piano seul dans son appartement...) Dario Argento est un virtuose (du moins jusqu'à une certaine époque) qui filme très habilement en mêlant long-plans séquence minutieux, plans fixes bien placés et gros plans dérangeants qui vont contribuer à l'efficacité de la mise en scène du film. L'autre atout du film, c'est bien entendu le musique composée par le kitschissime mais génial groupe Goblin; à part le thème principal un peu irritant les autres musiques sont tout simplement incroyables (celle où un meurtre va se préparer ou pendant les moments "d'exploration") qui vont même nous faire ressentir un moment de jubilation qu'on ne peut contrôler. Les Frissons de l'Angoisse est un excellent film d'horreur à suspense et une très bonne initiation dans le cinéma de genre, plus précisément dans celui du "Giallo".
Avec suspiria probablement le chef d'oeuvre d'argento! Une histoire à plusieurs intrigues, plusieurs pistes... Un personnages particulièrement travaillé psychologiquement... Une forme des plus poussives du giallo... Une musique démodé mais incroyablement en phase avec les images... Des morts toujours aussi dérangeantes les unes que les autres on regrette simplement qu'il ne prenne pas le parti pris jusqu'au bout en recréant de la peinture pour le sang...
Sans conteste l'un des films les plus réussis de Argento aux cotés de "Phenomena" et "Suspiria" ! Un thriller fascinant, dans lequel le suspens est omniprésent, l'atmosphère est saisissante, la mise en scène extraordinaire... Des les premières images on entre dans le film et on en sortira plus ! Et un scenario tres fin et plein de surprises, et qui offre un dénouement assez exceptionnel et inattendu (Dans les films de Argento, le tueur est assez facile a deviner, il faut l'avouer, mais la, chapeau !) ! Un film excellent !
Un classique de D.Argento qui n'a pas pris une ride. On retrouve l'univers particulier du réalisateur de par son ambiance, ses couleurs, cette musique... L'histoire reste secondaire mais le dénouement final est une merveille.
J'ai adoré la réalisation de Dario Argento pour ce film. Chaque mouvement de caméra, chaque gros plans et vue subjective (idéal pour le genre Giallo) sont parfaits. Le dosage entre les éléments du thriller et les petites touches de fantastiques très habillement fait. Le scénario est intelligent et plein de suspense, certains meurtres sont parmi les mieux élaboré de l'Histoire (celui dans la salle de bain). Le jeu des acteurs n'est pas exceptionnels mais corrects. La fin est un peu tiré par les cheveux mais bon cela passe tout de même.
J'ai du mal à comprendre comment on peut s'extasier devant les oeuvres de Dario Argento.Le maître du giallo italien sait certes s'y prendre pour créer une atmosphère particulière,baroque,et amincissant la frontière entre réalité et surnaturel.On peut aussi apprécier les tics hitchcockiens de mise en scène,disséminant ça et là des indices sur l'identité du tueur masqué au milieu d'une oppression grandissante.Enfin,la musique composée par Goblin("Zombie")est entêtante,et donne un certain charme décadent au film.Pour le reste,"Les frissons de l'angoisse" s'enfonce dans un long tunnel de dialogues d'une pauvreté affligeante,exagère dans la grandiloquence primaire et reste anormalement chiche en meurtres gores.Si on les compte tous,on n'en dénombre que 4,certes sanglants et inventifs,mais loin de remplir le cahier des charges,alors que 90 minutes sur les 110,n'occasionnent que baillements et consternation.Argento,quand il tournait,ne pensait aucunement à la façon dont ses films vieilliraient.La réponse est sans appel:ils sont kitschs,statiques et improbables.Cruel pour lui.Inadmissible pour nous.