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Deep End
note moyenne
3,9
584 notes dont 85 critiques
25% (21 critiques)
26% (22 critiques)
34% (29 critiques)
8% (7 critiques)
6% (5 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Deep End ?

85 critiques spectateurs

puce6386

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3,5Bien
Publiée le 07/05/2015

Un drame, typique des films anglo-saxons des années 1960, tourné en plein boom du Swinging London, qui met en avant la libération des mœurs et le féminisme dont se trouve marquée la société britannique à l'époque. Une réalisation décalée, alternant frivolité et tragique, qui bénéficie d’un charme visuel savoureux et d’une mise en scène intense. Un film psychédélique et sixties, à l’esprit irrévérencieux et libertaire, dans la lignée de l'oeuvre pop "Blow Up" du cinéaste italien Michelangelo Antonioni !

Marceau G.

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4,0Très bien
Publiée le 28/01/2015

Hier je savais pas trop quoi regarder ; j'étais plutôt d'humeur à voir des gangstas se tirer dessus, mais j'avais à disposition le DVD de "Deep End", film assez rare, et je me suis dit pourquoi pas ? J'en avais entendu parler il y a un moment, et le sujet m'intriguait autant qu'il m'attirait. Je ne connaissais aucuns des acteurs, mais ça fait du bien, de temps en temps, de voir des films dont on ne connaît pas les acteurs. Cette œuvre amère témoigne de la libération des mœurs, mais aussi d'un malaise social, propres aux années 60/70... La piscine est presque un personnage à part entière, un théâtre qui voit défiler toutes sortes de gens, toute une société (du prof de sport pédophile à la cougar mal en point en passant par l'ado obstinément amoureux et la jeune beauté libertine)… Tout cela peut paraître cliché aujourd'hui, mais à l'époque, c'était la réalité, et qui-plus-est le quotidien de toute une partie de la population ! "Deep End", c'est un peu le "400 Coups" anglais, période 60's/70's en prime. C'est un film simple mais fantasmatique à l'esthétique très particulière. Et si sa morale ne convient pas à tout le monde, ce n'est pas mon cas. La BO, composée uniquement du tube "But I Might die tonight" de Cat Stevens rend le tout encore plus étrange et ambigu, mais aussi terriblement excentrique et d'autant plus bon !

Axel Delépine

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1,0Très mauvais
Publiée le 14/02/2013

Un ennuie profond ! Deep End nous présente la vie "palpitante" d'un adolescent de 15 ans. L'idée de départ est déjà mauvaise, on nous présente le cadre avec un adolescent complètement abruti qui va obtenir un emploie à la piscine et au fur et à mesure du film il va essayer de se taper sa collège Susan qui est en faîtes une prostitué. Ce scénario est le scénario typique de la romance américaine à la noix. Au bout de 15 minutes j'en pouvais déjà plus tellement les acteurs étaient mauvais. Le twist final est à me donner la nausée ! Ce film est en plus reconnu ! nous vivions une bien triste époque.

Blaste

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/08/2011

Comparé a priori au Blow Up d'Antonioni (1966), du moins dans le peu de presse que j'ai eu l'occasion de lire sur ce film, ce Deep End de Jerzy Skolimowski brasse de manière beaucoup plus large et visiblement plus intéressante les thèmes propres aux 60s (avec quelques échos aux débuts des 70s). Le dynamisme inhérent à la jeunesse de l'époque, éprise de liberté et d'indépendance, se traduit, comme dans Blow Up (et plus largement les films d'Antonioni) ou Model Shop de Jacques Demy (1969), par le scénario et le montage, avec ces personnages qui ont beaucoup de mal à tenir en place, mais aussi par la musique (là où Antonioni concluait par un "meurtre" du son). Skolimoswki tend à se rapprocher techniquement plus du (ou des ?) film(s) de Demy que du Blow Up tant encensé, de par son utilisation significative des couleurs (notamment le rouge dans les décors, mais aussi le jaune et le bleu dans les vêtements [sans oublier le vert de la caissière qui se fond littéralement dans son décor], etc.) et son jeu sur les lumières et sur les cadrages, ces derniers débouchant sur une composition quasi-expérimentale de la part de Skolimowski, avec un sens de l'insert qui n'est pas sans rappeler, lors du passage final à l'acte sexuel, la scène du repas bourgeois au début d'Il était une fois la révolution de Sergio Leone (1971), pour ne citer que l'exemple le plus marquant et le plus significatif quant au retour à l'état animal primitif de l'être humain succombant aux pulsions les plus basses. Le rapport établi à l'eau, liquide ou solide, semble aussi et par ailleurs (à la fois indépendant et indissociable) très représentatif de cette problématique qui semble liée à l'époque. Au niveau du scénario, une influence très marquée du free cinema néoréaliste (s'éloignant par là-même de la complaisance bourgeoise de la Nouvelle Vague française en filmant des jeunes issus de la classe moyenne), avec vraisemblablement un héritage d'une certain tendance du cinéma expérimental prétexte à des envolées métaphoriques, pour ne pas dire lyriques. Un film incontournable vraisemblablement trop méconnu, nous pouvons être très reconnaissants aux distributeurs qui nous permettent de le redécouvrir et ainsi de ne pas stagner sur Blow Up.

Truman.

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4,5Excellent
Publiée le 24/01/2014

Mike a 15 ans, il est beau et il a quitté l'école pour trouver du travail, il en trouve un dans une piscine ou il fera la rencontre de Susan, de l'amitié il se lie a elle par des sentiments amoureux, mais Susan est bien différente de lui et n'éprouve pas les mêmes sentiments a son égard . Deep End c'est une histoire d'amour, une histoire d'amour d'un jeune qui n'y connait rien et n'y comprend rien, plongé dans l'innocence de celle ci et dans son insouciance pur . On se retrouve dans un film qui sait exploiter un ado perdu face a ses sentiments amoureux qui le poussent a faire des choses "débile" comme suivre Susan, la tripoter etc ... Entre comédie légère, douce et subtile puis une touche de romantisme ce film se démarque pas son scénario qui n'en fait pas des tonnes . On s'attache au personnage de Mike, on le comprend et on s'aventure dans cette histoire coloré . Coloré grâce au style des seventies, mais en dehors des habits le film n'a pas pris une ride et offre une réalisation vraiment bonne . Malheureusement ce qui fait le génie ou la grandeur de toute cette belle histoire c'est sa fin mais pour éviter tout spoil qui vous ruinerait le plaisir je ne dis rien, juste que cette scène est magnifique . L'une des plus belle fin du septième art ?

il_Ricordo

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4,0Très bien
Publiée le 31/08/2012

Rah qu'il est bien ce film, pour titiller à un tel point les bien-pensants, et s'inscrivant dans la glorieuse contre-culture ! Non, sérieusement, Deep End présente un intérêt cinématographique indéniable. Une esthétique pop pourrait-on dire : dans les couleurs, le ton, la danse frénétique de la caméra dans la boîte strip-tease... Et l'attitude des personnages bien sûr. Deux employés dans un établissement de bains publics : Susan est attirante et passe du temps dans les cabines de ses clients pour se faire plus d'argent de poche ; Mike est un puceau de quinze ans qui se perd dans ses fantasmes concernant sa jolie collègue. Après moins de trois minutes de film, il tombe tout habillé dans la piscine. Difficile de trouver une présentation plus éloquente du personnage. De timide, il devient enragé devant Susan. Poursuites, harcèlements, rateaux, Skolimowski ne perd pas le rythme de son film. Leur relation devient rapidement un jeu pour les deux ados, avec de douces vengeances et qui aboutissent à l'événement majeur du film : la perle perdue dans la neige ! Panique totale, mais maîtrise de la situation par le très perspicace Mike. Les péripéties font sourire, et c'est dans la piscine que se clôt l'aventure futile, avec la désagréable intervention de la mort. Mais Mike ne paraît pas s'en rendre compte, car il s'est trop détaché de la réalité frustrante pour rentrer dans ses rêves et ses fantasmes.

charlie-ford

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1,0Très mauvais
Publiée le 16/07/2011

Pas du tout convaincu . Cette histoire d' amour contrarié souffre de bons nombres d' imperfections . Le film traine en longueurs et étire jusqu' à n' en plus finir une histoire assez simpliste . Le film dure 1h30 on a l' impression d' être rester assis pendant 2 bonnes heures . La photographie délavée et bien fade accompagne une mise en scène datée et sans saveur . On a parfois l' impression de se trouver en face d'une de ces pales série allemandes qui passent sur france 2 en début d' après midi . La psychologie des personnages est très mauvaise avec en plus un côté " sixties space " qui les rend encore moins crédible . Certaines de leur attitudes sont totalement improbable . Particulièrement le garçon qui est totalemnet niais , à la limite de la débilité . En revanche la musique de Cat Steven est plutôt bonne mais elle ne convient pas au film. Un film qui a bien mal vieilli et qu' il faudrait reprendre du début à la fin .

Myene

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3,5Bien
Publiée le 26/08/2013

Un film troublant étape majeure dans l'oeuvre du réalisateur et qui pour moi a bien vieilli ;

Christian B.

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2,5Moyen
Publiée le 02/12/2012

Film sans plus , une histoire d'un amour mais pour moi un film qui ne renverse pas , juste interessant mais sans plus

QuelquesFilms.com

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3,5Bien
Publiée le 21/10/2013

Avec une grande liberté de ton et une insolence propre au cinéma des années 1960-70, Jerzy Skolimowki propose une satire des moeurs de son temps, dans un contexte de libération sexuelle, ainsi qu'un portrait d'adolescent qui connaît ses premiers émois. La première partie du film, en huis clos dans les bains publics, axée sur la sexualité débridée des protagonistes adultes, est franchement jubilatoire. La seconde moitié, qui développe l'obsession de l'adolescent, est probablement un peu moins originale et convaincante sur le plan de la narration, mais la fin, au fond de la piscine, retrouve une inspiration détonante. Du comique au tragique, de la légèreté à la noirceur, des pulsions du désir aux pulsions de mort, ce récit initiatique, servi par des acteurs spontanés, une caméra très mobile et des couleurs pétantes, laisse une impression très singulière.

Max Rss

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3,0Pas mal
Publiée le 30/07/2013

Les années 70. Une décennie très agitée qui vit de nombreux changements. Une société qui commençait sérieusement à s'affranchir. Les mœurs se débridaient. La sexualité également. Il soufflait comme un vent de libertinage à cette époque. L'histoire se passe dans le London Swinging, époque durant laquelle la culture pop était reine et les couleurs clinquantes dominaient. Le cinéaste polonais décide de rompre cette image de carte postale et nous emmène dans les quartiers sales de Londres. Un jeune de 15 ans tombe amoureux d'une collègue agée de 8 ans de plus que lui. Entre ces deux personnes, une étrange relation se noue. Si la passion du jeune se voit très vite, celle de la jeune fille est beaucoup plus furtive et pourtant l'attirance est réciproque. «Deep End», c'est aussi un pied de nez à une société puritaine. On y voit des cinémas pornographiques et des cabarets érotiques. Ceux qui les fréquentent sont immédiatement considérés comme des pervers. On fait la part belle à la marchandisation du corps et des sentiments. On ne va pas se mentir, ce film mérite amplement sa réputation flatteuse. Les trois premiers quarts d'heure se déroulant dans les bains douches relèvent du chef d'œuvre car Skolimovski réussit à créer une alchimie entre ses deux personnages principaux. Ensuite pendant une demie heure (la séquence incluant l'espionnage de Susan et la soi disant perte du diamant) sont assez maladroites et l'on a parfois l'impression que le cinéaste polonais perd le fil de son intrigue. Puis l'on débouche sur la fin (les dix dernières minutes) qui sont absolument fabuleuses et pour le moins inattendues et le titre du film prend tout sens. Attention, la passion, voire l'obsession peuvent avoir des retombées vraiment tragiques.

nolan35

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3,5Bien
Publiée le 04/04/2013

Deep End est un très bon film sur le parcours initiatique du jeune Mike (très bon John Moulder-Brown) dans les années 70 qui bizarrement n'a pas beaucoup vieilli et confronte le spectateur (à travers Mike) à la dure réalité de l'époque, charnière pour la génération adolescente et propose une esthétique très soignée, faisant presque l'objet d'oeuvre d'art expérimentale dans la dernière séquence magnifique concluant d'une superbe manière le long-métrage de Skolimowski. Mais c'est avant tout l'histoire d'un jeune naïf qui va tomber amoureux d'une jeune femme ambiguë collectionnant les conquêtes avec rémunération ou pas joué par la très belle Jane Asher, peu à peu on va voir la relation entre Susan et Mike évolué mais surtout c'est la mentalité de l'adolescent qui va changer en tout point. Et c'est cette excellente écriture des personnages et de leurs aventures qui font que l'on suit le film avec beaucoup d'intérêt même si la naïveté de Mike nous empêche de nous identifier à lui. Cela reste très bon grâce au parfait mélange entre fond et forme et trouve un intérêt par rapport à sa sortie en 1970 (passé inaperçu à l'époque) : il permet de confronter deux époques totalement différentes et renforce certains passages immoraux (mais pas assez "choquants"). Avec Deep End, on ne peut pas dire que Jerzy Skolimowski avait touché le fond, loin de là.

robertnicholson

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4,5Excellent
Publiée le 19/12/2012

Le film raconte l' histoire de Mike, garcon de 15 piges, embauché dans un établissement de bain public ou travaille Susan (Jane Asher,connu pour sa relation avec Macca de 1963 à 1968).Il va très vite découvrir que l' on peut gagner de genereux pourboires en "prétant ses services" à des clientes pour quelqus minutes (ah la séquence un poil éro avec la nana qui parle de George Best ).Mais surtout, lui qui n' était pas très porté alors (vu son age) sur l' amour et les femmes va tomber amoureux de Susan et va tomber dans une relation passionée et un peu extreme pour elle alors que cette dernière a déja un fiancé et des relations en dehors. Film donc sur l' initiation adolescente à l' amour et à la sexualité prenant cadre dans le Swigging London (musique signée Can et Cat Stevens), qui reflète en partie cette époque ( le personnage de Susan peut etre considérée comme un symbole de l' émancipation féminine de l' époque ). Si parfois, le comportement de Mike prète un peu à sourire tant il vit son désir de manière passionelle et un peu naif, l' histoire reste marquante et renforcée par quelques superbes plans dont notamment la séquence finale, magnifique .

soniadidierkmurgia

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4,5Excellent
Publiée le 26/10/2012

"Le lauréat" de Mike Nichols, "Trois femmes" de Robert Altman , "Friends" de Lewis Gilbert, "Harold et Maud" de Hal Ashby, "Deep End" de Jerzy Skolimowski, autant de films des années 70 qui offrent le regard très personnel de leur réalisateur sur l'éveil à la sexualité d'adolescents en rupture avec leur milieu familial. Ces cinq films à la dimension poétique très développée ont acquis avec les décennies le statut de films cultes. Le passage à l’âge adulte est la période de tous les possibles où les contraintes de la vie n’ont pas encore commencé à effacer les rêves les plus fous que chacun a pu se construire depuis l’enfance. Mike,16 ans, débarque dans cette piscine municipale de Londres un peu délabrée où travaille Susan, jeune femme libérée, un peu fantasque qui va faire exploser tous les fragiles repères du jeune homme encore en pleine construction. Susan, sublime Jane Asher, complètement femme mais encore adolescente va vite comprendre l’ascendant qu’elle peut prendre sur ce jouvenceau transi d’amour. Tout homme ayant dépassé le stade difficile de la puberté, s’il fait l’effort de se rappeler cette étape douloureuse mais aussi exaltante, peut facilement comprendre l’état d’esprit de Mike soumis aux sautes d humeur d'une Susan qui joue avec lui au chat et à la souris à travers des jeux amoureux gentiment pervers. Le tout se déroule dans l’ambiance étrange de cette piscine devenue l’aire de jeu des deux jeunes gens qui rompent très rapidement avec l'organisation en place pour profiter pleinement des parties de cache-cache qu'ils se livrent à travers les petites perversités auxquelles s'adonnent les clients dans l'espace confiné et moites des cabines. C'est ainsi que Mike va subir une initiation brutale à la complexité de l'orgasme féminin, coincé dans les rondeurs débordantes d'une Diana Dors sur le retour qui pour l'occasion offre une sublime participation à Skolimowski dont elle était le fantasme de jeunesse. C’est à Munich que Skolimowski et son équipe ont pu trouver la fameuse piscine qui leur faisait défaut à Londres. Idem pour les scènes se déroulant dans le parc où Susan perd le diamant de sa bague, prélude à la conclusion tragique et onirique du film. Le Swinging London alors en pleine effervescence donne la tonalité temporelle de cette histoire d’amour représentative de l’insouciance qui régnait encore en Grande Bretagne après l’éclosion du flower power dont les effluves venues des States ne se sont pas encore complètement dissipées. Skolimowski qui a semé des indices durant tout le film (la goutte de sang du générique, la peinture rouge du couloir, la blessure à la main de John contre le bouton d’alarme,…) a choisi de conclure tragiquement cette histoire, peut-être comme un présage que la grande parenthèse enchantée qui s’était ouverte depuis 1967 était déjà en train de se refermer. C’est un banal accident qui conclura tragiquement le parcours initiatique de Mike qui avait déjà entrevu à travers Susan que le monde des adultes vous oblige à sacrifier un peu de vous même pour s'y faire accepter.

Askthedust

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4,0Très bien
Publiée le 01/10/2012

"Deep End", où la mosaïque psyché-punchy d'un Deep Beginning d'une idyle dead end ; "Le grand Bain", en plein courant d'un cinéma des années soixante-dix, libre aux plans libertaires, n'est autre qu'un manifeste, sinon acte de foi, de la Révolution sexuelle, aphrodisiaque. En effet, le film est un genre de huit-clos, les bains publiques, image d'une institution aux moeurs poussiéreuses mais qui s'effritent ( Cf. scène Spoiler: du "patron" qui se plain de la mauvaise tenue des bains, qui sont mal entretenus, et dons les murs sont recouverts d'un peinture Rouge." ) Lorsqu'on en sort, c'est pour vagabonder dans ce Londres dépravé de la Révolution sexuelle, notamment lors d'une scène chef d'oeuvre, bâtie comme un plan séquence d'une demie heure. ( Spoiler: Cette fabuleuse escapade nocturne de Mike, qui attend Sue aux abords du club, et qui vagabonde encore dans un huit clos qu'est ce bloc luxurieux, banderole de cette révolution sexuelle, un pied dedans, un pied vers la normalité du stand de sandwiches, et où le temps passent au grès des bouchées de hot dog, de cette normalité que Mike peine de plus en plus à avaler, jusqu'à l'indigestion.) Où alors pour ridiculiser totalement la tradition du mariage, en faisant se briser littéralement le symbole du mariage Spoiler: qu'est la bague de fiançailles, en plein sur la mâchoire de Mike, plus dur que le diamant, pour qui l'amour ne passe que par le désir sexuel. A tel point que pour pouvoir le récupérer, il faut payer le prix du sexe, peine capitale. Et point final, il ne persiste rien d'autre que ce seul désir, qui prend vie avec la mort de Sue, finalement, loin du mariage et loin du bord. "Deep End" est l'illustration d'un amour qui mue, duveteux, aux seins qui poussent au rythme d'une révolution, pleine de vie, de sexe, et d'une vie pleine de sexe, pleine d'idéaux, prémisses d'une aire dont on en abuse peut-être trop? Le meilleur moment d'un révolution, c'est d'ailleurs ni plus ni moins, le moment où elle a lieu, sous le soleil exactement, frustré, par encore blasé, en plein dedans, dans le bain.

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