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tifdel13
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2,0
Publiée le 15 janvier 2024
« Le crime est leur empire. Ils volent ils pillent ils tuent. Et celui qui trahit. Signe sa fiche d’agonie… ». Le poème de Bonnie Parker n’aura pas inspiré qu’Arthur Miller. Depuis « Bonnie and Clyde », sorti en 1967, les couples meurtriers sont devenus un véritable genre cinématographique. En 1974, deux films s’en réclament, et sortent coup sur coup. « Sugarland Express » de Steven Spielberg, et « La balade sauvage » de Terrence Malick. Un second film pour l’un et un premier pour l’autre. A croire que les futurs grands réalisateurs aiment se faire la main sur ce thème… Si Kits et Holly font inévitablement penser à Bonnie Parker et Clyde Barrow, Malick transpose en fait l’histoire d’un autre tandem. Celui de Charles Starkweather et Caril Fugate*. Martin Sheen incarne un Kits nonchalant à la gâchette facile. Il supprime quiconque se dresse sur son chemin. Impossible de trouver une raison à son comportement, on ne nous en donne pas. Difficile aussi de le trouver antipathique. Il a beau être dépourvu de remords, tout le monde l’aime. Même la police s’en entiche. Holly est finalement la plus effrayante des deux. Interprétée par Sissi Spacek, elle est encore plus énigmatique que son petit ami. On saisit bien qu’elle est toute excitée de réaliser son fantasme de bad boy. Mais comment comprendre son indifférence à la mort de son père… C’est Kits, l’assassin, mais c’est elle qui fait le plus froid dans le dos. Si Sheen et Spacek ne sont pas dénués de charme, ils sont
venez lire la suite sur: http://chroniquescinephile.blogspot.com/2011/06/la-balade-sauvage.html
Il est difficile d'avoir de l'empathie pour un monstre amoral et une écervelée insensible... Cette ballade sauvage est loin du lyrisme que déploira Terrence Malick quelques années plus tard.
1 film - 1 chef d'œuvre. Vu récemment dans un plutôt grand cinema d'art et essai. La salle, ainsi que moi, a plus qu'aimé. Bravo au tout jeune réalisateur qu'était alors le grand Terrence Malick, aujourd'hui arrivé au sommet de son art avec "The Tree of Life". Après avoir vu "La ligne rouge", je peux affirmer qu'il fonctionne de la même façon. Une voix-off et une camera toujours au meilleur endroit.
Ce road-movie sanglant est un vrai bijou de cinéma. Acteurs, mise en scène, musiques et paysages sont un régal pour les yeux et les oreilles. Et le personnage principal, malgré sa cruauté sans limite, reste attendrissant, semblant ne pas choisr son destin!
le film le plus koOol de Terrence Malick (Martin SHEEN est top en James DEAN en cavale, amoureux à la gâchette facile, avec sa dégaine classe de prolo ex-ramasseur de poubelles, bandit au panache un peu fou) ça fait drôle de voir autant de plans fixes chez Malick ^^
Premier film lumineux de Terrence Malick, (re)vu un dimanche pluvieux dans une salle où il ne restait aucune place. C'est le film de Malick que je préfère, pour sa grâce, sa musique, et pour cette fin magnifique.
La réalisation est très soignée, la voix narrative dépeint tout en beauté ce récit où T. Malick prend plaisir a filmer la nature au même pied d'égalité que ses deux personnages principaux. Un road movie magique dans les plaines désertiques des États Unis et où l'on peut entendre cette douce BO mélodique qui me fait penser a celle de "True Romance"(ce dernier dont le couple me fait aussi beaucoup penser à celui de Badlands.) Un couple atypique et rebelle auquel on s'attache, qui ne vont pas bien ensemble, qui ne rentrent pas dans les codes...Leur but est vague, ils avancent dans l'inconnue et enfreignent toute les barrières du système. Martin Sheen est perçue comme une sorte d'icône, un cowboy des temps modernes dont le physique est comparé tout au long du film à celui de James Dean. Un homme mystérieux et contradictoire, qui commence éboueur sans ambition et fini tueur. Il veut être "un criminel mais pas un grand'. Il est difficile à cerner car lui même n'essaye pas trop de comprendre le pourquoi du comment. Il explique d'ailleur ces actions par "Il faut de tout dans un monde". Tout le charme du film reposent donc sur ces antagonismes, ce manque d'ambition qui les mènent néanmoins à devenir de grands criminels recherchés. Personnellement, je trouve que par moment le film s'essouffle, pas de but fixe, peu de surprise, et je serai de l'avis qu'il faut de tout dans un film. A voir
Il est très intéressant de voir ce premier film de Terence Mallick, seulement maintenant, après avoir vu les 4 autres. On est frappés de voir que tout le cinéma de Mallick y est déjà présent, amorcé, que la mise en scène est déjà totalement maîtrisée. J'ai toujours pensé que la consistance d'une oeuvre tient à la consistance de l'obsession de l'artiste ; ces films en sont un exemple de plus et pas des moindres. Le scenario tient en deux ligne d'un fait divers sanglant qui aurait pu aussi bien être mis en scène par Tarantino par exemple. Mais Mallick déjà, questionne les notions de destin, d'humanité, de choix. Mallick déjà montre la dualité entre l'innocence et la nature belle et violente, Mallick déjà montre que chez tout être très sombre il y a de la douceur et de la lumière et que, chez tout être lumineux il y a de la noirceur. On a beaucoup parlé de la Fureur de vivre à propos de Badlands. Personnellement j'ai été frappée pendant tout le film, par sa parenté avec l'Epouvantail de Schatzberg. Les personnages de Martin Sheen et d'Al Pacino sont proches à beaucoup d'égards. Les deux acteurs, au début de leur carrière respective, incarnent à la perfection leur personnage. Et tous les deux sont magnifiquement mis en valeur par leur partenaire, Sissi Spacek ici, Gene Hackman pour l'Epouvantail.
Un film époustouflant à la fois pour sa "fluidité" scénaristique, l’esthétique de sa photographie et le jeu des acteurs. Un thème de "premier film" maitrisé pourtant de bout en bout, celui-ci n'est pas sans rappelé le Bonnie & Clyde d'Arthur Penn (couple atypique, qui se retrouve dans la violence...) et la Fureur de Vivre (ressemblance physique et psychologique entre les deux personnages joués par James Dean et ici Martin Sheen). Une écriture parfaite qui donne une réelle profondeur aux personnages principaux, incompris et marginaux qui subissent les péripéties et agissent avec une froideur stupéfiante et saisissante. Ce film s'inscrit dans cette époque du "New Hollywood" tout en gardant son originalités, son ton et sa saveur propre.
Le premier film de Terrence Malick est loin d'être un coup d essai. La maitrise est déjà présente, le déroulement du scénario est parfait, une histoire d'amour entre deux personnages en fuite aux allure de road movie qui donne son charme et les beaux paysage texans et du dakota donne encore plus de cachet au long métrage. On se laisse facilement prendre au jeu des 2 amoureux, leurs besoins de survie surprenne malgré le fait que nous sommes en leurs compagnie du début jusqu'à la fin. Bref un film touchant qui ne manque pas d'ingéniosité et nous rappelle aux bons souvenirs de l'amour que porte Malick à la nature.
Première réalisation de Terrence Malick, "Badlands" raconte l'histoire d'un road movie meurtrier d'amants criminels lancés dans la cambrousse américaine synonyme d'agriculture détruit par l'érosion,terres que traversent leur personnages. Tiré d'un fait divers établit, le film se démarque surtout sur la base de l'innocence perdue représenté par le couple à l'écran avec d'une part la folie de l'homme et l'insouciance de la jeune fille. Le réalisateur a par ailleurs fait un très bon choix de casting en employant Martin Sheen et Sissy Spacek. Malick pose les fondements essentiels de ses futures oeuvres, l'innocence dans un monde qui ne peut l'être ainsi que la puissante idolâtrie américaine qui se reflète sur la personne pour se donner une valeur (ici ce sera James Dean). Un bon premier film en somme pour ma part, qui personnellement m'a dérangé dans la structure des dialogues et des situations par moments.
Ce n'est pas la palme d'or mais le coquillage d'or (San Sebastien) qu' avait reçu Terrence Malick pour son premier film en 1974. Dès ses débuts, il fait preuve d'une maîtrise formelle et d'une sensualité étonnantes. Martin sheen en clone de James Dean et la jeune Sissy Spaceck (deux ans avant Carrie) forment un couple avide de liberté et de grands espaces. Le rêve (américain) va cependant virer au cauchemar lucide et la balade sentimentale devenir sauvage, belle et rebelle. Nous ne sommes cependant pas dans True Romance ou Natural born killer, chez Malick on trouve de la douceur même dans la violence. Les acteurs, la voix off féminine, la musique accompagnant les séquences splendidement filmées et éclairées: tout cela contribue à en faire un film culte ayant inspiré un nombre considérable de cinéastes. La lucidité désabusée l'emportera au final sur la passion amoureuse, mais le mythe sera né.
C'est vrai que Martin Sheen à la classe dans ce premier film de Malick qui fait déjà part de son obsession pour les grands paysages et toutes les merveilles de la nature. Bien que ce film soit plus linéaire que les autres, peut-être un peu moins poétique, et surement plus violent : ce film me rappelant "True Romance" "Tueur nés" et bien d'autres. La BO est géniale, le thème principal me rappelle étrangement "You're so cool d'Hans Zimmer" et le couple Spacek/Sheen fonctionne à merveille. Un bon premier film qui annonce un grand réalisateur.
Bon, globalement c'est pas mal mais c'est vraiment pas mon genre de film. Au niveau de la mise en scène, c'est plutôt bien filmé mais on est tout de même loin des films récents de Terrence Malick (cadrage, photographie etc. tout est quand même moins réussi que dans ses derniers films). Après le problème du scénario c'est que même si c'est inspiré de faits réels, on a du mal à comprendre certaines actions des protagonistes, du coup ça sonne parfois très faux (bizarre pour un film inspiré de faits réels...).
Le style de Malick, si atypique, est présent et reconnaissable dès son premier film. "Badlands" nous entraine dans un genre de road-movie, complétement inspiré de l'histoire de Charles Starkweather et Carol Ann Fugate ce couple d'adolescent qui a tué 11 personnes aux U.S. en 1957. Romancé, Malick s'attarde sur la psychologie du jeune raté, totalement en marge, car si l'on sent dualité du bien et du mal s'affrontant dans la genèse du film, il sombre vite dans la violence totale. Une gueule d'ange interprété par ce géant qu'est Martin Sheen, qui est vraiment surprenant, il est suivi par Sissy Spacek dans le rôle de Fugate, la petite amie, une enfant, qui suit cet homme plus par dépit que passion, qui n'a pas l'air de disposer de tout son esprit non plus. Malick nous fait profiter de magnifiques paysages, ponctués par une bande original sublime, ou par une narration ponctuelle et grandiose.