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4,0
Publiée le 25 septembre 2021
Le gèant John Ford n'a pas consacrè toute son oeuvre à la seule conquête de l'Ouest! Dans ce très beau et èmouvant "How Green Was My Valley" (1941), il dèpeint admirablement les joies et les peines d'une famille de mineurs de Galles, il y a quelque deux siècles de cela! Le sujet est typiquement fordien! On pense èvidemment à "Germinal" mais c''est en fait dans un esprit directement opposè au roman de Zola! On retient surtout le personnage campè par le jeune Roddy McDowall, et celui du père incarnè par Donald Crisp (oscarisè). il suffit de montrer à la sortie d'une ècole un courageux Huw Morgan fouettè jusqu'à l'èvanouissement pour crèer l'èmotion pure et simple! Ce visage bouleversant, c'est celui de John Ford enfant [...] Gros succès commercial en tout cas, jadis saluè avec enthousiasme et rècompensè par plusieurs Oscars dont celui du meilleur film et meilleur rèalisateur! Un classique incontournable, une chronique familiale au ton toujours juste et sincère...
Un classique du cinéma, la mise en scène est une des meilleures de John Ford (profondeur de champ, plans de toute beauté, ...) mais le discours est souvent naïf. Simpliste et religieux cela peut être énervant, il faut prendre ce film comme un conte et dans ce cas ont peut mieux apprécié.
Chronique de la vie d'une famille de mineurs du pays de Galles... Doté d'une éblouissante photographie en noir et blanc de Arthur Miller et d'une sublime partiton musicale de Alfred Newman, ce drame familial est un des films les plus poignant que John Ford aura réussi à nous offrir et qui sera récompenser à juste titre de 5 oscars ( meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin pour Donald Crisp, meilleure photographie et meilleure direction artistique ). Evidemment, la mise en scène, qui fait preuve d'une immense sensibilité, est une des qualités majeurs de cette oeuvre qui possède des séquences d'une grande beauté ( mention spécial aux scènes où sont réunis Angharad et le pasteur ou encore celle se déroulant dans les mines ). Mais il ne faut pas non plus oublier l'interprétation qui est d'une grande sincerité de la part de l'ensemble du casting, notamment en ce qui concernen celle du petit Roddy McDowall ( qui tournera deux ans plus tard dans "La Fidèle Lassie" ) qui est bien touchant dans le rôle de Huw, mais aussi celle de Donald Crisp qui est absolument parfait dans le rôle du père de famille, ou encore la grosse prestation de Maureen O'Hara qui trouvait ici un rôle à la hauteur de son très grand talent. Quand à Walter Pidgeon il est tout simplement magistral à travers le personnage du pasteur, ce qui restera sans nul doute comme étant un de ses rôles les plus émouvant de sa carrière. En clair, on est donc en présence d'un immense chef-d'oeuvre d'humanisme de la part de John Ford ( qui tournera, sans que cela soit un pur hasard, la même année un autre drame familial, à savoir " La Route du Tabac " ) que tout les fans du cinéaste se doivent de posséder.
Un film classique, mais néanmoins passionnant. A la fois une chronique de toute une époque, mais également un drame, une histoire d'amour... On ne voit pas le temps passer, on est pris dans l'histoire. L'art de la "transparence" de John Ford n'en est pas moins travaillé sur le plan stylistique. En temps que cinéphile, on se régale d'un point de vue factuel et formel.
Une chronique tendre et fraîche, bien qu'un peu idéalisée, sur le milieu houiller irlandais et ses habitants. Ceux-ci sont magnifiquement interprétés par des acteurs d'une justesse incroyable. C'est en partie grâce à eux que ce film contient de très nombreux moments de grâce fordiens. Mais ce que l'on retient surtout du film, c'est la reconstitution minutieuse du village de mineurs. Difficile à croire que le film ait été tourné en Californie tellement les décors font vrais. Et aussi, la photographie en noir et blanc qui est tout simplement sublime et rend d'autant plus cette oeuvre encore plus agréable à regarder. Certainement un film majeur dans la carrière de John Ford.
A la veille d'une grande grève,il est normal que j'ai eu envie de revoir ce film,un des plus beaux de mon metteur en scène préféré.5* sans problèmes et je n'alignerai pas les éloges mais rappelerai seulement quelques séquences spécifiques John Ford.Le personnage féminin de la mère est un rêve à lui tout seul et lorsque émue jusqu'aux larmes elle ne sait plus que dire "entrez et mangez" quoi de plus authentiquement émouvant?Le père n'est pas oublié et lorsqu'il se retrouve seul à table avec son plus jeune fils qui tape sa fourchette contre son assiette pour manifester sa présence...Que lui fait dire le réalisateur après 10 secondes de silence "oui,fils je sais que tu es là".Tout le cinema de Ford se trouve dans ces 10 secondes,la respiration,l'émotion intérieure ,le respect et la pudeur.John Ford croyait en Jésus-Christ et cette foi en ses paroles se retrouvent dans la mise en scène de ses films les plus personnels,que cela soit tout au début ou tout à la fin de sa carrière.
En réalisant Qu’elle est verte ma vallée, qui raconte la jeunesse d’un Gallois aux temps des mines, John Ford quitte le genre du western (même si des films comme Vers sa destinée ou Les raisins de la colère n’en sont pas non plus). Ce n’est pas pour autant qu’on ne retrouve pas le thème préféré de Ford, à savoir la vie en communauté. Il nous peint avec grande tendresse une famille du XVIII° siècle et rend ses personnages infiniment humains et proches. Comme dans ses meilleurs westerns, les personnages vont et viennent entre le monde extérieur (école, mine) et le lieu clôt mais rassurant de la maison. La famille, très ancrée dans certaines valeurs, fait face aux bouleversements de leur siècle (industrialisation, chômage et syndicalisme ; départ pour l’Amérique ; éducation à l’école). L’abondance d’éléments, de personnages, de rebondissements, la durée des évènements et la structure en flash-back avec voix-off d’un narrateur donnent au film un aspect très romanesque et en font une véritable fresque (il est d’ailleurs basé d’un livre). Ford filme le tout avec génie et offre une mise en scène pleine de grâce, dans un noir et blanc sublime (mémorable plan dans lequel le jeune héros essaye de marcher à nouveau, en haut de la colline devant un champ lumineux). Les scènes dans la mine ou les vues des paysages sont également très beaux ; chaque plan semble être le plan parfait. En conclusion, ce film très nostalgique est doté d’un charme modeste, qui évoque nos souvenirs d’enfance et un paradis perdu ; néanmoins, il souffre de son classicisme et de quelques longueurs. Ma note : 8/10
Il y a peu de films dans l’histoire du cinéma pour lesquels le terme de chef d’œuvre n’est pas usurpé, celui-ci en fait partis. Chronique familiale partiellement autobiographique, John Ford y brocarde une fois de plus l’hypocrisie du petit peuple, pétris de rancœur et de frustration, et le mépris des grands patrons pour les ouvriers et leur conditions de travail rudes et dangereuses. Il oppose à cela générosité et solidarité avec son humanisme joyeux habituel, en brossant le portrait de personnages humble et chaleureux. Plastiquement le film est une merveille, tourné en bonne partie avec de courtes focales, mettant magnifiquement en valeur le décor de ce village minier du nord de l’Angleterre.
Sur le point de quitter sa vallée natale, Huw, devenu adulte, se replonge, dans un magnifique gris brumeux, dans les souvenirs de son enfance. Ainsi s’entame le flash-back narratif de «How green was my valley» (USA, 1941) de John Ford. L’actualisation du passé produit par le flash-back formule pertinemment la mélancolie lyrique qui baigne l’œuvre du cinéaste. C’est par cette figure de style que Ford représente la chute du Paradis perdu, la décrépitude d’un lieu commun, l’explosion de la famille. Les moyens mis en œuvre pour évoquer la triste déchéance du monde s’imbriquent dans une telle poésie que, d’une part le film est l’un des plus beaux que Ford ait fait, avec «The Searchers» mais il est surtout le film le plus mirifique sur le changement des mœurs engendré notamment par la seconde guerre mondiale. En premier lieu, le producteur Darryl F. Zanuck avait confié le film à William Wyler. Il ne s’agit pas là que d’une simple anecdote puisqu’il reste dans le film l’esthétique des décors. Le «naturalisme» des intérieurs n’est pas sans rappeler ceux de «Wuthering Heights» de Wyler. Mais la part wylerienne cesse là, car il est indéniable que le film est entièrement une œuvre fordienne. Les extérieurs, comme ce champ de fleur qui jonche la vallée, rappelle le pittoresque fameux des plus grands films du cinéaste. La communauté également, figure cinématographique si chère à Ford, est rarement aussi unis, avant bien sûr qu’elle ne soit disloqué par une force supérieure. Lorsque descend comme un seul homme la communauté minière des puits de forage jusque dans ses chaumières fumantes, elle s’accompagne de champs irlandais dont la puissance vocale en fait la forme sonore la plus représentative de la communauté fordienne. Cette masse minière noircis par le charbon n’est pas sans rappeler la foule d’Eisenstein. Mais cette confrérie n’est pas l’objet d’une contemplation, elle est le sujet qui figure magnifiquement la fin d’un régime.
Un film en noir et blanc (John Ford est accro au noir et blanc) qui présentent les souvenirs d'enfances d'un jeune garcon qui voit la vie de son petit village -à l'activité minière- et de sa famille bouleversée par l'arrivée de l'ère industrielle : les salaires baissent, le travail de plus en plus intensif amène des accidents, l'autorité de père est discutée, les premiers jours d'école plutôt difficiles.. Un film ancien, qui montre les bouleversements radicaux des valeurs de cette époque.
C'est un John Ford au sommet qui nous offre cette superbe fresque familiale, aussi émouvante parfois que drole et passionnante. Au delà de la formidable interprétation générale (superbe Maureen O'Hara, impeccable Donald Crisp), c'est un véritable souffle épique que nous offre le grand metteur en scène, grace à des images somptueuses, en pafaite harmonie avec la musique et les personnages, tous très bien construits et intéressants. Certaines scènes sont absolument inoubliables. Vous l'aurez compris, Qu'elle était verte ma vallée est l'une des toutes plus belles oeuvres de John Ford, une superbe déclaration d'amour au cinéma. Magnifique.
Voila du cinéma humaniste et engagé.Très bien filmé avec beaucoup d'humour et de sentiment.La façon dont les ouvriers se paupérisent est magistralement rendue.
une réalisation bien rythmé et visuellement excellente, un scénario qui montre comment la voix off peut être bien utilisé sans affaiblir le reste du scénario (ici superbe), le casting est en forme...un petit bijou.