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Ex : Nice, Bastille, 33017, UGC Lyon, Gaumont Paris
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(3,4)
pour 125 notes dont 14 critiques
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266 critiques postées
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(4)
Sa critique :
Un film classique, mais néanmoins passionnant. A la fois une chronique de toute une époque, mais également un drame, une histoire d'amour... On ne voit pas le temps passer, on est pris dans l'histoire. L'art de la "transparence" de John Ford n'en est pas moins travaillé sur le plan stylistique. En temps que cinéphile, on se régale d'un point de vue factuel et formel.
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796 points
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1 021 critiques postées
Sa note :
(4)
Sa critique :
Sur le point de quitter sa vallée natale, Huw, devenu adulte, se replonge, dans un magnifique gris brumeux, dans les souvenirs de son enfance. Ainsi s’entame le flash-back narratif de «How green was my valley» (USA, 1941) de John Ford. L’actualisation du passé produit par le flash-back formule pertinemment la mélancolie lyrique qui baigne l’œuvre du cinéaste. C’est par cette figure de style que Ford représente la chute du Paradis perdu, la décrépitude d’un lieu commun, l’explosion de la famille. Les moyens mis en œuvre pour évoquer la triste déchéance du monde s’imbriquent dans une telle poésie que, d’une part le film est l’un des plus beaux que Ford ait fait, avec «The Searchers» mais il est surtout le film le plus mirifique sur le changement des mœurs engendré notamment par la seconde guerre mondiale. En premier lieu, le producteur Darryl F. Zanuck avait confié le film à William Wyler. Il ne s’agit pas là que d’une simple anecdote puisqu’il reste dans le film l’esthétique des décors. Le «naturalisme» des intérieurs n’est pas sans rappeler ceux de «Wuthering Heights» de Wyler. Mais la part wylerienne cesse là, car il est indéniable que le film est entièrement une œuvre fordienne. Les extérieurs, comme ce champ de fleur qui jonche la vallée, rappelle le pittoresque fameux des plus grands films du cinéaste. La communauté également, figure cinématographique si chère à Ford, est rarement aussi unis, avant bien sûr qu’elle ne soit disloqué par une force supérieure. Lorsque descend comme un seul homme la communauté minière des puits de forage jusque dans ses chaumières fumantes, elle s’accompagne de champs irlandais dont la puissance vocale en fait la forme sonore la plus représentative de la communauté fordienne. Cette masse minière noircis par le charbon n’est pas sans rappeler la foule d’Eisenstein. Mais cette confrérie n’est pas l’objet d’une contemplation, elle est le sujet qui figure magnifiquement la fin d’un régime.
Fonctionalité offerte
par l'espace Carte Noire
Commentaires
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un visiteur - 21/11/2009 23:47:50