TheBreAkiNgDowN
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4 - Très bien
Subtil et intelligent, telle est la façon la plus simpliste de résumer « La Couleur Des Sentiments ». Ce long métrage à Americo-indien nous berce dans une profonde sensibilité, à la sauce « Desperate Housewives ».
Dans ma génération, avec l’évolution constante de la culture et de l’éducation mise en place, certaines situations présentent dans le film paraissent absurdes. Je prends le cas des toilettes séparées pour les bonnes noirs, et les bourgeoises blanches, on se demande comment des êtres intelligent comme la bourgeoisie blanche, peuvent être aussi renfermé d’esprit et malveillant, cela remet en cause les égalités et le respect que chacun doit avoir envers l’autre, propre aux valeurs qui m’ont été apprise en tant qu’ « européen ».
Le ton du film est vraiment marqué par les groupes dit « blancs » et les groupes « noirs », avec une culture différente, une perception des choses différente, mais surtout une valeur sociale différente. On s’en rend compte dès les premières minutes, la tranchée est creusée entre des êtres humains qui ne se sentent pas égaux. Le spectateur est plongé au cœur du mal-être collectif, avec des conflits qui font preuves de peu d’humanité, le respect est oublié, il n’y a plus de règle, si ce n’est mépriser celui d’une autre couleur que soi. Tout ça n’amène en rien au bonheur de chacun et aspire à la cruelle vérité du racisme.
Heureusement que des gens décide de changer les choses, de voir que les idées qu’on se fait des autres n’est pas forcément la bonne, c’est le rôle, de l’écrivaine Skeeter, merveilleusement interprété par Emma Jones qui arrive à faire bouger les choses.
Le film est très bien entretenu avec une arrivée progressive des personnages, et la rencontre de chacun avec leur point de vue, on prend le temps de s’attacher à chacun d’eux, avec leurs qualités, leurs défauts. La longueur du film est correcte, car il y a beaucoup de rebondissements qui l’entretiennent.
Un petit clin d’œil à Bryce Dallas Howard qui joue le rôle de Hilly Holbrook, une blonde, qui aux premiers abords, paraît caricaturale et d’une incroyable incrédibilité. Puis on découvre sa vraie personnalité, on s’attache à son personnage, à la fois sensible et touchant, qui essaye de faire changer les choses à sa manière, en utilisant sa naïveté et sa bonne foi. C’est dans cette situation que je m’aperçois qu’on à tendance à juger les gens sans les connaître.
D’un point de vue générale, ce film reste axé autour des femmes, les hommes n’ont pas leur mot à dire et c’est ce que je regrette un peu. Par exemple, le moment où le mari de Celia Foote (Jessica Chastain) fuit ces responsabilités lorsque la bonne qui s’occupe de leur maison leur demande une avance d’argent. Même s’il estime que c’est une affaire de femmes, je trouve ça lâche qu’il n’a pas son mot à dire sur la situation…
Malgré quelques petits points comme le précédent, le film reste du moins des plus aboutis et d’une grande finesse, avec une fin en douceur que j’ai fortement appréciée. Bravo pour cette réussite ! On se rend compte qu’on n’a jamais tout le temps vécu dans un monde où l’égalité et la justice pour tous, était quelque chose d’ancré dans nos valeurs humaines.
Ajoutée le 15 mai 2012 à 13h22
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