Pas facile d'adapter à l'écran le roman de M. G. Lewis... Un roman à la fois picaresque et gothico-fantastique, dense et débridé, constitué de nombreux récits enchevêtrés. Dominik Moll et Anne-Louise Trividic, coscénaristes, ne s'en sortent pas mal, resserrant l'intrigue autour de quelques histoires croisées et faisant preuve de retenue pour éviter les écueils d'un genre littéraire qui pourrait aujourd'hui paraître daté. À la réalisation, Dominik Moll tente également de ne pas trop en faire. Outre quelques moments de kitscherie (apparition dans le cimetière, scène de procès avec filtres de couleur...), qui font penser aux films de la Hammer et aux séries Z italiennes ou espagnoles, il évite assez bien la "surstylisation", tout en soignant quand même les ambiances. Après Harry, un ami qui vous veut du bien et Lemming, le réalisateur continue par ailleurs à broder autour des mêmes thèmes : dérèglement du quotidien à cause d'un élément perturbateur, incarnation du mal ou de la tentation, délire et réalité... De son côté, en matière d'interprétation, Vincent Cassel accorde aussi ses violons, jouant sobre. Cette tonalité relativement mesurée, sur le fond et la forme, est cependant à la fois une qualité et une limite. Le résultat n'est pas grandiloquent ou ridicule ; il n'est pas non plus très piquant. Manque l'expression d'une fièvre ou folie érotique et d'une réelle inspiration "démoniaque" pour coller à l'esprit de l'oeuvre originelle. Cela dit, ces mésaventures d'un moine vertueux devenu libidineux, avec en toile de fond l'incontournable lutte du bien contre le mal, se suivent sans déplaisir, comme un honnête film de genre.
Le Moine nous embarque dans une histoire qui semble ne pas vouloir démarrer, durant 45 minutes ça avance sans vraiment savoir ou ça va, comme si il n'y avait pas de scénario, puis arrivé 45 minutes là enfin on voit le bout d'une histoire, mais hélas prévisible et poussive. L'histoire est donc celle d'un moine, le moine le plus connu et tout le tralala qui va peu a peu céder a la tentation .
Chaque actions chaque choses qui se déroulera aussi infime soit elle sera d'un prévisible lourd, le véritable soucis de ce film c'est de ne pas exploiter son potentiel, et au final on s'ennuie plus qu'autre chose .
Le film était propice a quelque chose de sombre, mais ça ne sera pas le cas, le début du film nous proposait quand même une bonne ambiance, avec en prime un début d'intrigue . Sauf que tout ça est vite lâché en cour de route . Néanmoins le film possède trois qualités, ses interprétations avec un Vincent Cassel excellent mais pas dans son meilleur rôle, sa photographie quoi que trop simpliste et sa bande son parfaitement bien choisit .
Mais ces petites qualités ne relève pas le niveau d'une intrigue faiblarde et d'un rythme ennuyeux a vous endormir, Le Moine est un film anecdotique sans intérêt mais qui avait pourtant du potentiel .
J'adore cassel mais ce film est pour moi une vrai déception. Même si son jeu n'est pas a remettre en cause ce film est chiant à suivre et presque inintéressant au final. Tant pis pour cette fois
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2,5
Publiée le 29 août 2019
Silence radio pour Dominik Moll, qui, depuis "Lemming" en 2005, n'avait plus rien tournè pour le cinèma! C'est donc en 2011 un retour attendu qui implique le spectateur dans les affres d'un prieur capucin! Adaptè du roman de Matthew G. Lewis, "Le moine" est un film difficile d'accès, une rèflexion sur la spiritualitè et les oppositions qui animent ceux qui ont la foi! Prestation inattendue et finalement rèussie pour Vincent Cassel, contraint de mettre en sourdine sa rapiditè de la parole! La rèalisation est maîtrisèe (de la part de Moll, ce n'est pas surprenant), à la limite du surrèalisme, et l'atmosphère gothique à souhait! Bien sûr le film n'est pas exempt de faiblesses (le scènario est parfois convenu, la belle Deborah François est sous-exploitèe) mais dans son ensemble, le trouble l'emporte sur plusieurs interprètations possibles! Ce qui n’est pas un mal en soi! Quant à la fin...
Difficile de se passionner pour cette histoire. Il y a pourtant un bon réalisateur qui mitonne et prend son temps, ce qui décuple et sert au suspens, cadre un magnifique scop et nous envoie une jolie photo, dirige de très bons acteurs convaincants.....et pourtant, malgré le talent, l'intérêt ne prend pas et l'ennui guette. C'est dommage, les ingrédients y étaient, la recette (le livre que je n'ai pas lu) était respectée, le cuistot est talentueux, il manque juste du goût.............
Film mollasson, à ne pas regarder si vous êtes fatigué vous risquerez de vous endormir. Et cette désagréable impression que Vincent Cassel lit son texte, comme d'habitude...
Un film lent, ennuyeux et soporifique, je me suis vraiment ennuyé. Vincent Cassel y est pourtant très bon mais c'est la seule note positive que je pourrais donner à ce film.
Vu par curiosité. Pseudo-film mollasson où tout tourne en rond et qui est sans aucun intérêt. Acteurs qui récitent leur texte puérile avec ennui et sans conviction, décors, images et musiques standardisés qui ne collent pas avec l'histoire. Vincent Cassel qui n'est pas du tout crédible en moine trucide fatalement cette catastrophe artistique. A éviter sauf pour les amateurs de "nanar casselien".
En voilà un film qu'il est bizarre, c'est avant tout un film d'images, et elles sont superbes (les femmes aussi d'ailleurs) Sinon si le roman est passionnant et palpitant, le film fait d'abord œuvre d'illustration. Le moine fou de piété qui se révèle en réalité un fieffé hypocrite, on a déjà vu (revoir Simon du désert de Luis Buñuel, c'est plus court et plus rigolo). Un petit mot tout de même à propos de la critique "café du comptoir" qu'on nous réchauffe à chaque film abordant ce genre de sujet : "On s'attaque à la religion catholique parce que c'est facile, ce n'est pas demain la vieille qu'on fera un film s'attaquant à l'islam…" C'est vrai et c'est faux, c'est faux parce que les temps ont changé : en 1966, c'était tout l'épiscopat qui réclamait l'interdiction de la Religieuse de Jacques Rivette, aujourd'hui seuls quelques voix intégristes se font encore parfois entendre (et parfois de façon très violente), et puis le moine n'a rien d'un film militant… puisque je vous dis que c'est un film d'images, rien qu'un film d'images.
Un film du réalisateur de l' excellent "Harry, un ami qui vous veut du bien" avec V Cassel en 1er role , voila qui m' interessait . A l' arrivée , dur d' avoir un avis tranché . Cassel s' en sort assez bien dans un role tout en retenue (mème si on sent qu' à l' intérieur, ca bout, ca cogite). D Francois ne m' a pas vraiment convaincu au contraire de Josephine Japy. L' histoire peut rebuter parfois par son coté fantastique qu' elle emprunte parfois. Le coté "absence de famille/orphelin" du perso de Cassel aurait peut etre pu etre develloper davantage. Cela dit, l' évolution de son personnage ( sur dans ses convictions/en proie à la tentation)aurait peut etre perdu dans sa radicalité . La mise en scène est pas mal du tout avec quelques superbes plans .Une musique parfois un peu tro présente à mon gout sinon.
Boaf. L'intrigue peine à décoller, on s'attend à un crescendo qui ne vient jamais, à un final dantesque (c'est le cas de le dire) inexistant. Les acteurs sont décevants, leur jeu s'assimile bien souvent à de la simple récitation, peut-être pour donner un effet distingué de l'époque, mais les dialogues en souffrent. Peu inquiétant, dommage, pas assez mystérieux spoiler: (le masque de la succube tombe trop vite, et depuis ce moment son rôle perd en importance) . Thriller fantastique ? Fable morale ? Drame romantique ? Critique lyrique de la religion ? Dominik Moll avait quelques pistes mais s'égare sur toutes à la fois sans convaincre nulle part.
S'il y a bien un cinéaste actuel qui puisse se targuer de descendre du grand Alfred Hitchcock, c'est bien Dominik Moll. Il avait réussi un premier coup d'éclat au niveau de l'ambiance, l'esthétique et l'histoire pour Harry, un ami ... On retrouve toute cette maîtrise ici avec cette sombre histoire médiéval de déviance incestueuse et religieuse. Un thriller ecclésiastique auquel on peut reprocher son rythme très lent et bavard, mais qui distille une atmosphère contagieuse de malaise et de peur. C'est la grande force de ce film, la possibilité que le danger rampant puisse envahir l'écran à tout moment. On note aussi la performance impressionnante de Vincent Cassel qui envahit littéralement la pellicule de son talent à chaque apparition. Un beau film d'ambiance à l'esthétique particulièrement soignée et soulignée par la très belle musique d'Alberto Iglesias.
Le roman de Lewis est enfin porté à l'écran et ni une ni deux, le résultat est une claque tant par le scénario bien suivi et mêlant perdition de l'âme et tourment psychologique. Vincent Cassel fait preuve d'une parfaite austérité et ambigüité pour interpréter ce moine.
Tentation entre le bien et le mal, faiblesses d'un homme religieux vis à vis des tentations, voilà de quoi parle "Le Moine". Dominik Moll, réalisateur du célèbre "Harry, un ami qui vous veut du bien" adapte le livre de Matthew G. Lewis de manière acceptable, sans atteindre des proportions de génie. Premier bon point, Vincent Cassel dans le rôle titre qui livre une prestation exemplaire dans le rôle de ce moine, Ambrosio, attiré par le désir, l'amour, au risque d'aller à l'encontre du dogme catholique à laquelle il a promis allégence suprême. Thriller moyen-âgeux aux soupçons de fantastique, c'est justement dans le fantastique que Moll aurait dû développer son intrigue. Quoi que là n'est pas l'intérêt principal du film, mais seulement un "amuse-gueule", un détail. Le tiraillement auquel est victime frère Ambrosio aurait pu aussi être traité de manière plus subtile, en renforçant ses tentations, ses envies. Là, tout paraît arriver vite fait bien fait, sans crier gare et sans logique. Tout du moins, l'histoire se révèle sympathique à suivre et on ne s'ennui pas malgré les nombreux défauts. A ça, la mise en scène est d'une banalité grandiose (rien de bien transcendant) et la photographie est dégueulasse. Rarement il m'a donné de voir dans un film une photographie aussi médiocre. C'est à se demander qui Moll a engagé comme directeur de la photographie. Il s'agit d'un certain Patrick Blossier, dont son travail le plus connu a été d'être directeur de la photo sur le film "Amen" de Costa-Gavras. Heureusement que les acteurs, eux, ne tombent pas dans la semoule. "Le Moine" est un thriller divertissant, sans plus, qui se suit sans ennui dans cette lutte éternelle entre le bien et le mal.