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Poulipointnet
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2,0
Publiée le 18 décembre 2011
Tout cela est trop prévisible et manque cruellement de surprise .On reste dans l'exercice de style ,la rhétorique,le coté fantastique est mal exploité...Satan est là ou on l'attend et le moine va là ou il doit aller! Par bonheur l'interprétation et les décors sauvent la mise.
Les frustrations sexuelles des gens d'église ont toujours existé et jusqu'à aurjourd'hui elles ont toujours été niées car l'institution i considère, à tort ou à raison, que les admettre serait faire vaciller le fondement même de leur raison d'être. A l'entame du XXIème siècle alors que les vocations sont en panne, cette position n'est plus tenable et l'église catholique commence à ouvrir tout doucement la porte à l'acceptation que l'abstinence est source de trop de problèmes qui ne peuvent plus être dissimulées et qui ne favorisent guère le renouvellement des cadres. Dominik Moll cinéaste franco-allemand aborde le sujet en adaptant le roman gothique de Matthew G. Lewis de 1796. L'auteur reprend le thème de Faust en immergeant le mal directement au sein de la sainte institution. Quand au tout début du film, il confesse de manière un peu hautaine un noble débauché (Sergi Lopez), le capucin Ambrosio n'imagine certainement pas qu'il va se trouver bientôt confronté à ses pulsions sexuelles devenues incontrôlables à force d'avoir été ignorées ou réprimées. Se croyant à l'abri de toutes les tentations pour n'avoir jamais cotoyé un autre univers que celui du monastère où il a été recueilli après avoir été abandonné à la naissance, Ambrosio est devenu un moine reconnu et craint au sein de sa communauté. Mais le corps a ses raisons qu'il ne faut ignorer, Matthew G Lewis choisit de personnifier ces montées de fièvre hormonales sous la forme de satan, ce qui donne un aspect fantastique à son roman. Dominik Moll aidé de Vincent Cassel qui n’hésite jamais à s’aventurer en territoire inconnu quitte à commettre quelques bévues qu’on lui pardonne volontiers, adapte fort bien cette histoire en lui donnant la dimension du thriller qui fait aussitôt penser au « Nom de la rose » de Jean-Jacques Annaud. La tonalité visuelle du film rend très bien la pesanteur de ses lieux confinés propices au développement de toutes les perversions. A noter la prestation toute en finesse de la fragile Catherine Mouchet à qui la maturité va comme un gant, de soie , bien sûr.
Un film appréciable, mais loin d'être inoubliable. Cassel est bon, mais pas au top, et le scénario part selon moi, beaucoup trop loin dans la fin du film. Néanmoins, le principe reste assez original. Et j'apprécie qu'on change un peu des films habituels.
N'ayant pas lu le roman séminal dont il s'inspire ("cette œuvre de jeunesse, emblématique du roman gothique, aura une influence considérable et inspirera de nombreux imitateurs", nous apprend Wikipédia), je me contenterai de dire que le film de Dominik Moll possède une forme qui frappe les rétines du fait de sa grande élégance (son mérite est de savoir éviter les effets gothiques trop appuyés) et une ambiance particulière faite de mystères et de mysticisme qui fascine du début à la fin (ambiance qu'intensifie ce très beau personnage du novice masqué (sinon, sortir un 13 juillet un film aussi exigeant, voire austère, c'était vraiment l'envoyer au casse-pipe (en parcourant certaines critiques négatives sur le présent site, j'ai lu que beaucoup de spectateurs n'ont pu s'empêcher de pouffer de rire face au parcours spirituel de ce moine au destin presque oedipien ; une conséquence malheureuse du terrible formatage engendré par la télévision et toute la culture mainstream d'une manière générale...)).
Je n’ai pas lu le livre d’où le film a été tiré mais je suis persuadé qu’il doit être bien meilleur parce que la version cinématographique n’est pas terrible voir même soporifique.
Je suis assez départager , ce film montre à certains moments des scènes passionnantes , d'autres sans aucun intérêt , les acteurs sont bons et il faut avouer que ce film dénonce plus les méthodes du catholicismes auparavant , quoique le film n'est pas si mal que ça.
Ayant gardé un excellent souvenir de la version d'Antonin Arnaud que j'avais lue il y a une vingtaine d'années, j'attendais l'adaptation cinématographique avec une grande impatience. Ce sulfureux mélange de religion et d'érotisme, imaginé par Lewis à la fin du XVIIIe, était une pure merveille. Mais le cinéma, parce qu'il impose de condenser l'histoire afin de ne retenir que les moments clés, se révèle souvent fatal aux adaptations de romans. "Le moine" n'échappe malheureusement pas à la règle. Le passage du héros du "côté obscur de la Force" s'avère aussi brutal que ridicule. Sa fuite en avant ne l'est pas moins. La partie finale relève presque du burlesque tellement elle jure avec le reste. Au-delà de ces défauts, c'est surtout l'ennui que suscite le film qui s'avère rédhibitoire. Si "Le moine " démarre bien, on s’endort rapidement pour ne se réveiller qu'à la fin. Heureusement que l'étonnant Vincent Cassel est là pour interpréter avec force son personnage, évitant ainsi le naufrage.
Dominik Moll nous livre avec Le Moine un thriller gothique appréciable avec des décors magnifiques et une interprétation magistrale de Vincent Cassel. Il est super en moine qui perd la foi et qui va succomber aux pechés de chaire et de crime. De plus, la musique n'est pas mal du tout et les costumes sont superbes, en particulier celui de Valerio. Même si l'on ne retrouve pas toute la puissance d'un Nom de la Rose, Le Moine reste un film de grande qualité.
Dominik Moll fait partie de cette poignée de réalisateur français qui mériterait vraiment de faire davantage de films tant ses sujets sont intéressant ainsi que sa mise en scène. "Le moine" est remarquable par sa direction artistique parfaitement crédible, le travail effectué sur l'éclairage dont il faut vivement féliciter Patrick Blossier et biensûr encore une belle prestation de Vincent Cassel. Ce film est une bonne réflexion sur la spiritualité et les conflits qui animent ceux qui ont la foi mais s'égare un peu trop à mon goût sur le mysticisme, le paranormal et notre pécheur tombe un peu trop vite amoureux de sa seconde admiratrice...
Le film commence bien, ambiance sombre et mystérieuse, mais s'essouffle peu a peu et perd de son charme, c'est bien dommage ... A noter quand même, encore et toujours, la prestation assez incroyable de Vincent Cassel, et la beauté des décors !
un début à l'ambiance pasolinienne alléchant mais l'illusion est brève. Le scénario apparait rapidement transparent et le manque de diversions ne permet pas beaucoup de rêver. Dommage j'aime bien Cassel dans ce genre de role mais il fallait nourrir la bête pour qu'il donne son maximum.
"Le moine" est un thriller gothique sophistiqué et lyrique sur le désir et la culpabilité chrétienne. Si on est rapidement séduit par l'aspect glaciale des décors, lumières et surtout dans le jeu de Vincent Cassel, on garde un gout d'inachevé. En fait, bien qu'il ait une vrai ambiance, ce film démoniaque manque d'un peu de folie et de surprise. Reste que malgré ce côté scolaire, le principe même d'un compte fantastique subtile, basé sur la bible, est une bonne chose à découvrir.
Pour honnête, le film recèle sans doute plusieurs interprétations possibles, aussi il est préférable de ne pas être trop affirmatif dans son jugement avant de l'avoir vu plusieurs fois (et là, il faut de l'abnégation). Il faut reconnaître également que le Thriller Religieux, ce n'est pas forcément...une bénédiction. S'il n'y avait le sujet de la Foi (ennuyeux, car un peu rassi), j'aurai volontiers succombé. Cassel est bon, et Moll est toujours aussi fin (il ne faut pas oublier "Harry, un ami qui vous veut du bien"). Et il y a une trame qui est très bien racontée. Jusqu'au bout. Mais DIEU que c'est LENT !!!! On prie tout le long pour que cela accélère un tantinet, même si tout est bon. Cassel et Moll ont quand même pas de culot. Il faut oser.
Avant tout, mention spéciale à Joséphine J. étonnante d'expression et avec un jeu très juste, précis et naturel. Cassel égal à lui même et les autres rôles (des petits rôles) restent en cohérence. Une très belle photographie, une rythmique osée mais passe très bien, que des bonnes choses à l'exception de la mise en scène discutable pour une mise à l'écran. Je n'ai pas lu le roman ni aucune adaptation mais le scénario aurait mérité quelque chose de moins amateur, plus surprenant. Au pire, conventionnel (façon "Le nom de la Rose") et non, limite surnaturel ! Cela gâche tout, surtout les focus (zoom dans un rond) très pénible ici ! 3/5 seulement, méritait beaucoup plus !!!