Film plutôt passé inaperçu à sa sortie et ayant fait moins de 200.000 entrées en salle c'est vraiment regrettable car voilà avec Le Moine un film qui change de l'ordinaire offert par le paysage cinématographique français ; Le Moine c'est l'adaptation d'un roman sulfureux du XVIIIème siècle. L'atmosphère mystérieuse voire oppressante de Le Moine et sa beauté formelle font de ce film une oeuvre très agréable à suivre par moment Le Moine est lent mais c'est volontaire pour mieux s'imprégner de cette vie monacale très retirée. L'intrigue reste attirante jusqu'à son terme ; l'interprétation est très appliquée entre un Vincent Cassel imprégné de son personnage de Moine mystique ou encore la lumineuse et douce Antonia jouée par la charmante Joséphine Japy. Après avoir vu le film j'ai décidé de lire le roman malheureusement je ne l'ai pas apprécié.
Profondément déçu voire consterné par cette adaptation : tout est édulcoré, bâclé, raté. Je me demande bien comment une personne ayant lu et apprécié le livre peut s'y retrouver dans ce machin : le réalisateur n'a clairement pas la carrure pour affronter un tel ouvrage.
Excellente adaptation d'un livre difficile sur le conflit du Bien et du Mal vécu par celui qui se définit comme un modèle de vertu et d'orthodoxie. Dominik Moll en fait un thriller ambitieux et cérébral où philosophie, religion et morale se mêlent. Vincent Cassel est pour une fois sobre. Il utilise son charisme pour servir un personnage vertueux et pécheur à la fois. La portée du scénario passionne même si elle touche davantage le lecteur/spectateur érudit (ou vivant au 18é siècle). Exigeant donc.
Magnifique Vincent Cassel dans ce film de Dominik Moll tout à fait étrange tiré roman de G. Lewis qui lui, osait tout, lors de sa parution en 1796. Aujourd’hui cette histoire semble bien désuète. De très belles images toutefois. http://cinealain.over-blog.com/article-moine-82562726.html
Film opéra un peu kitch mais très bien réalisé malgré un scénario convenu. Dominik Moll continue de se révéler un vrai cinéaste qui soigne à merveille ses prises de vue, son montage et sait exiger d’une bande son qu’elle s’efface devant le sujet principal qui reste le mouvement des images. Le visage émacié de Vincent Cassel convient parfaitement au rôle de ce moine à l’esprit tourmenté (les vrais saints sont gais et souriants) et les dialogues se révèlent, dans l’ensemble, de qualité. Les décors sont sublimes et les costumes en accord avec l’époque. Nos critiques prétendument cinématographiques mais qui, pour la plupart, n’ont jamais tenu une caméra en main ni réalisé le moindre montage, continueront de porter un jugement purement littéraire en torpillant le film au prétexte que l’histoire, je l’admets, est grotesque. Tout au plus peut-on tirer de la trame une morale trop souvent oubliée : le dolorisme est une hérésie satanique qui voue, sinon les âmes à la damnation, du moins les hommes et les femmes à une existence de merde.
Dans le genre de film étrange que l'on retient, et qu'on aime voici le moine, un film retraçant l'ambiance lugubre de lucifer vu pendant la rennaissance, la peur de la précense du mal et de son incarnation en l'homme. Ce mal vu par le religion et bien sur le péché de chaire, ce dont le christianisme c'est battu et se bat encore pour le conserver. Ce film vous ferra donc ressentir des sensations encore inconnues, des sensations dégagées d'une ambiance étrange sortie de la bouche de Vincent Cassel et de la caméra de Dominik Moll. Un petit bijou à regarder au moins une fois !
Une ambiance sombre omniprésente et très bien réussie. Un scénario qui tient bien la route, bref un film très bien ficelé. Vincent Cassel est excellent !
L'histoire tragique du Frère Ambrosio, prédicateur rendu célèbre par la vivacité de sa foie à travers ses prêches, dans l'Espagne catholique du XVII. Vincent Cassel, moine victime du mal, est tout en retenue dans l'expression de ses turpitudes et sa souffrance, ce qui rend cette dernière encore plus viscérale. Les décors sont somptueux, la musique angoissante et omniprésente, ce qui rend le film encore plus envoûtant. Dominik Moll, quelque soit son sujet (Harry un ami qui vous veut du bien), montre décidément à merveille la nature humaine dans ce qu'elle a de plus maléfique. "Le Moine" est une réussite.
On s'ennuie, Vincent Cassel est pas mal mais sans plus, l'histoire est cousue de fil blanc et le dénouement relativement ridicule et prévisible ! Un post-traitement du film plus poussé aurait permis d'éviter la présence d'effets spéciaux plus que kitch ! (l'apparition du fantôme dans le cimetière est digne d'une série Z...)