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Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)
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EricDebarnot
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4,0
Publiée le 4 décembre 2010
C'est peu dire que le cinéma de Weerasethakul est "segmentant", comme disent les experts en Marketing : "Oncle Boonmee", on adore (d'où la Palme d'Or, amplement méritée si l'on se place du point de vue de la contribution du film au cinéma comme Art majuscule, à la frontière quand même avec "l'art moderne", sans majuscule) ou on abhorre (la grande majorité des spectateurs quittent la salle pendant la projection). Il s'agit pourtant d'un cinéma simple, qui recherche à la fois avec sérénité, voire avec bonté, l'essence de l'homme, tout en retournant vers une viscéralité du medium cinéma perdue depuis l'âge d'or du Muet. En se laissant porter par le flot bruissant d'images, dériver au fil délié d'une narration qui serpente à travers le temps, la réalité et le conte, les personnages changeant, il n'est pas si difficile de prendre un plaisir réel à ce film-poème, à la fois trivial (les corps malades, le bonze défroqué, et tant d'autres détails) et profondément inspiré (une bonne moitié des plans sont à tomber, tant on a l'impression de ne jamais les avoir vus auparavant, tout en les reconnaissant intimement).
La Palme d'Or de Cannes 2010 a fait couler beaucoup d'encre. Je dirai simplement, découvrez ce film vietnamien pour essayer de comprendre les émotions, la poésie et les codes de cette partie du monde si éloignée de nous occidentaux.
Ça aurait pu le faire mais c bidon ; merde a l abruti qui parler de palme f or ; j aurais pas été le voir sans cela . Le film n a presque rien a voir avec le titre : une arnaque , avec un titre comme celui ci , c était juste pour nous attirer . Gros cons!
Amateurs de poésie radicale et d'abstraction totale : ce film est pour vous. Sinon "bonne sieste" vu les qualités soporifiques de ce film. Une palme d'or étonnante.
On a beau être prévenu que ce n’est pas du cinéma grand public, et donc s’être préparé à une « expérience », difficile de rentrer dans ce film, certes joliment filmé. C’est trop facile et faux de dire que c’est nul comme on le lira forcément dans de pitoyables commentaires , mais quel hermétisme tout de même! Le choix du jury du dernier festival de Cannes reste pour moi un mystère…
J'ai dû passer à côté d'une merveille sans m'en apercevoir si j'en juge par certaines critiques si élogieuses et par la Palme d'or. Je ne suis pas entrée dans le film, je n'ai rien senti, rien compris et je me suis cramponnée à mon siège pour éviter de manquer une illumination finale...qui n'est pas venue !
L'avantage de sa Palme d'or est que celle-ci nous a permis de le découvrir, car sans ça, sa sortie aurait certainement bien plus confidentielle. Car même si sa qualité n'est pas transcendante, il est toujours intéressant de le voir. Le problème est que Apichatpong Weerasethakul s'enferme dans son propos spirituel, sur la vie, la mort, la réincarnation. Il part dans son délire et nous laisse dans le flou. Il a pourtant des choses intéressantes à dire. Paradoxalement, je ne me suis pas ennuyé. Un aspect magique du film...
Le premier plan du film est celui d'un taureau attaché à un arbre en pleine jungle thailandaise. Le dernier plan montre un homme et une femme sur un lit d'hopital qui regardent la télévision. Entre temps, Oncle Boonmee s'est souvenu de ses vies antérieurs, et Weeraseethakul nous a montré l'étendu de son talent - c'est à dire rien. Le film pose une question intéressante : comment filmer le silence ? Parce que ce n'est pas exagérer de dire que pendant la majeur partie du film, notre réalisateur thailandais préféré ne fait que nous montrer des personnages qui ne parlent pas, ou très peu. Il s'agit donc de devoir les montrer à l'écran sans ennuyer, et même mieux, en intéressant le spectateur. Et nous avons dans ce film l'exemple parfait de tout ce qu'il ne faut pas faire (à montrer dans les écoles de cinéma donc), c'est à dire filmer la vie telle qu'elle l'est. En effet le Cinéma peut être perçu comme une représentation de la vie, mais son intérêt réside justement dans sa capacité à la transcender, à la mystifier, ou tout simplement à lui donner un point de vu. Pourquoi chez des réalisateurs comme Abbas Kiarostami, Jim Jarmusch, Gus Van Sant, Bela Tarr, les frères Dardennes, Jean-Pierre Melville, Stanley Kubrick le silence n'est pas ennuyeux ? Parce qu'ils possèdent tous un regard sur celui ci, une approche, une réflexion presque ; chez eux, le silence peut presque être considéré comme un personnage à part entière, il appartient au récit et le façonne, de façon rythmique. Apichatpong Weeraseethakul, lui, filme le silence comme s'il filmait une explosion de voiture, comme s'il s'agissait d'une fin en soit. Mais au cinéma on ne peut pas filmer le silence comme une notion finie, il faut savoir l'apprivoiser. Parce que Oncle Boonme est un film ni intelligent, ni stupide, ni beau, ni moche, mais vide ... le rien abyssal. Il n'y a absolument rien auquel on peut se raccrocher. Alors évidemment, c'est toujours intéressant de voir un film qui sort de l'ordinaire, nous, petits occidentaux qui sommes abreuver par une surenchère visuelle quotidienne. Mais encore faudrait il que le film possède une véritable recherche esthétique ou dramatique, une approche cinématographique nouvelle, quelque chose. Mais chez Weeraseethakul, tout est malheureusement trop gratuit et inutilement long et inintéressant. Oncle Boonme, celui qui se souvient de ses vies antérieurs est une nouvelle pierre à l'édifice taillé par Apichatpong qui invente un nouveau genre : le nanar pour cinéphile.
Vision, n, f : Hallucination, perception surnaturelle.
Comme les mauvais rêves dont on ne parvient à sortir... Des nuits glaciales où seul le vent murmurait... Qu'il n'y aurait que la mort pour nous départager... Nous donnant tout à tour tord ou raison.
Tout est raté jusqu'aux plus simples détails de réalisation (on y voit le singe le plus artificiel de l'histoire, même King Kong faisait plus réel!), scandaleux de l'avoir primé à Cannes.
Oncle Boonmee est un film qui a des qualités incontestables, toutefois lui décerner la palme d'or -cela laisse supposer ce qu'est devenu le festival de Cannes, lamentable- paraît quelque peu exagéré. Certes, j'en conviens, Weerasethakul réussit un tour de force en parvenant à maintenir compréhensible un scénario aussi abstrait, voire abracadabrant. La beauté plastique est, elle aussi, indéniable et on ne peut que rester ébahi devant la beauté de la jungle thaïlandaise, la précision du cadrage, la fluidité de la caméra. Malgré tout, on se questionne sur la réelle portée de ce film et ses partis pris bouddhistes lui confère une philosophie préconçue et dénuée d'originalité. Ainsi, Oncle Boonmee qui se voulait être une parabole magnifique de la mort devient complètement abscons. De vagues propos végétés par un mystique dont la sagesse se résume à de puériles croyances. D'ailleurs, je tiens à préciser qu'il est bien simple de se faire passer pour un intellectuel quand on s'échine à réaliser un film que personne ne peut saisir dans sa totalité.
Manifestement les critiques et le petit monde du cinéma n'aiment pas les spectateurs de cinéma. Quelle déception. Pour la première fois depuis très longtemps je n'ai pu m'empêcher de regagner la sortie de la salle. Navré par le ridicule de la scène du poisson chat (ou d'un autre mais je n'y connais rien en poisson). C'était laid à regarder, sans tendresse, en absence totale de poésie. Une monstruosité longue, bien trop longue. Et les dialogues entre les acteurs sont tout autant indigestes. Un film pauvre, lent, sans intérêt. Au fait il se passe quoi à la fin ?
J'ai été extremement déçu par ce film, dès les 10 premières minutes. J'ai rarement (ou même jamais) vu un film aussi ennuyeux, soporifique !! Je vous le déconseille fortement !