Laurence Anyways
Note moyenne
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330 critiques spectateurs

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T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2020
"Laurence Anyways", quatrième film du virtuose canadien Xavier Dolan, le nouveau Picasso du septième art, raconte l'histoire d'amour impossible entre Laurence, homme devenant femme, et Fred, femme tout court. Le choix des prénoms était d'ailleurs probablement judicieux puisqu'ils sont souvent associés à l'autre genre en français. Le projet était ambitieux, le sujet complexe à traiter puisqu'il ne fallait pas tomber dans la caricature tout en gardant une histoire intéressante. Malheureusement, le film tombe successivement dans les deux écueils. Incarné par un Melvil Poupaud peu convaincant, le personnage principal finit par nous agacer alors que nous devions ressentir de la compréhension. Les dilemmes auxquels il devrait être confronté sont rapidement balayés pour laisser place à un personnage rempli de certitudes. Suzanne Clément est bien plus convaincante dans son rôle qui laisse transparaître un personnage en proie au doute. Avec des bonnes idées de mise en scène où la musique comme les décors sont particulièrement bien choisis, et une mise en scène très stylisé, le film décroche à de nombreuse reprise notre intérêt. Pour le reste, "Laurence Anyways" semble passer à côté de son sujet, les critiques ont probablement placé Xavier Dolan trop vite au sommet.
Mar Eli
Mar Eli

1 abonné 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2020
"Laurence anyways" m'a emportée. Ce film est incroyable, tant par ses scènes où des choses tombent du ciel, que par ses acteurs extrêmement talentueux, par les dialogues où les émotions vibrent. L'histoire d'amour entre Laurence et Fred est dépeinte dans ses plus petits détails, on ne peut y rester insensible. Une éclatante beauté émane du film, dans les couleurs choisies à merveille, les tenues, les paysages, les plans rapprochés (au début, quand une dizaine de visages sont filmés, le regard plus spécifiquement). Tout dans ce film est fluide, et les 2h47 sont passées à une vitesse fulgurante. Dolan ne se moque pas du spectateur; chacun de ses films est une pépite. Rares sont ceux qui parviennent à sortir des sentiers battis comme lui.
Alasky

454 abonnés 4 561 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2020
Excellentes performances, rien à redire. Film intelligent, tournée avec brio dans la super ville de Montréal. Très beau choix pour la BO aussi. Pour avoir pondu ça à l'âge de 23 ans, Xavier Dolan a vraiment fait preuve d'un savoir faire de génie précoce ! Le film est quand même long, c'est dommage, beaucoup de moments où je me suis ennuyée.
Fêtons le cinéma

851 abonnés 3 661 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2020
Laurence Anyways est un film aussi déterminé que son protagoniste principal, un film qui n’a pas peur de se couvrir de filtres de couleur et de plages musicales enivrantes pour avancer du long de ses deux heures quarante minutes et afficher sa différence, son droit fondamental à la différence. Xavier Dolan ne se refuse rien, mais ce faisant, il sacrifie son sujet sur l’autel de la fièvre et de la fougue artistique ; et si nous percevons bien l’entrelacs des tons dans le temps, ce mélange d’amour-passion et de haine qui animent les personnages, notamment Fred, la recherche d’une forme finit par triompher du traitement accordé au fond. C’est surtout le montage du film qui est en cause : certaines séquences se répètent inutilement ou ne semblent obéir qu’aux exigences du clip musical avec ralentis à outrance, gros plans et mouvements de caméra sophistiqués. Pourtant, l’embarras occasionné par la virtuosité formelle ne doit pas laisser de côté les moments de grâce durant lesquels le long métrage atteint des sommets de justesse : il s’agit par exemple des dialogues entre Laurence et Fred, avec l’explosion de cette dernière en plein restaurant – une des scènes les plus belles et les plus fortes jamais réalisées par le cinéaste –, des envolées poétiques dans la neige ou sous les feuilles, de cette main tendue vers celui que l’on a frappé en raison de sa différence. Laurence Anyways souffre de lourdeurs, se revendique d’une esthétique de la copia, caricature volontiers l’enseignement de la philosophie au cours de sa première partie, mais travaille au corps un sujet délicat et difficile avec brio. Et quel corps ! Melvil Poupaud tient là l’un de ses meilleurs rôles. Face à lui, Suzanne Clément irradie toutes les scènes dans lesquelles elle joue. Leur duo est magnifique. Un film important.
jackk78
jackk78

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2019
C'est fort, c'est très très fort ! Dolan est unique, grandiose, incroyable, beau, j'adore son cinéma, il va devenir culte dans les prochaines années. Il avait 23 ans quand il a fait ce chef-d'oeuvre, 23 ans !!!!
Dan S.
Dan S.

19 abonnés 438 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2019
Comment expliquer ce que nous ressentons sur ce film?
Déjà, une profonde attirance pour un regard, la puissance scénique de Laurence qui implacablement nous submerge.
Après, c’est un va et vient qui nous perd sans jamais nous laisser car nous voulons savoir. Savoir on nous emmène t-on.
Savoir ce qu’on cherche à nous dire.
Manon P.
Manon P.

12 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2019
Laurence Anyways n’est pas tellement centré sur la question de la transexualité, mais plutôt sur celle du couple, et c’est extrêmement bien vu.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 janvier 2019
Bon je crois que je n'en peux plus de Xavier Dolan, j'aime en général un film sur deux, mais là je commence à en détester plus que j'en apprécie. En fait je conseillerais à Dolan d'arrêter le cinéma et de ne faire que des clips car c'est la seule chose que j'ai aimée dans le film : les clips. Dolan met de la musique à fond, pousse le kitch a son paroxysme et franchement ça marche, c'est même beau. Mais le reste, c'est d'un ennui...

Je veux dire que ça dure quasiment trois heures et en vrai une heure vingt pour raconter ça, ça aurait été pas mal du tout. Et pourtant le sujet m'intéressait, comment vivre une histoire d'amour lorsqu'on décide de devenir une femme. Le partenaire reste ? part ? reste amoureux ? Comment il le vit ?

Mais là j'ai juste vu un film où ça gueule, avec des gens incapables de parler... franchement c'est du cinéma d'hystérique je déteste ça. Et puis je sais pas, mais Poupaud qui fait des clins d’œil, j'y crois pas, à aucun moment. Je me demande vraiment ce que c'est censé vouloir dire. J'ai juste l'impression qu'il a un tic.

Et puis le discours pompeux sur Proust et Céline au début, ça apporte quoi ? C'est confus et c'est juste une manière gratuite de les tacler... Vraiment je n'en vois pas l'intérêt... Et je ne parle pas de tout le discours sur la norme et les marginaux qui ouvre le film, ça me désespère tant c'est stupide. Le mec s'interroge sur les droits et l'utilité des gens qui se disent normaux... (alors oui je comprends bien l'inversion pour provoquer), mais c'est tellement vide. Disons que ça me rappelle une interview de Vincent Cassel où on l'interroge sur la une des cahiers du cinéma où il y a marqué le vide politique du cinéma français avec une photo de lui en couverture pour le film un moment d'égarement et où il répond : le vide politique de la critique française... Inverser une phrase n'en fait pas tout à coup un truc pertinent.

Vraiment c'était le calvaire ce film, alors qu'en vrai l'histoire d'amour aurait pu être très belle, j'aime notamment la lettre que Fred écrit pour dire à Laurence de la retrouver, c'est simple, c'est écrit en lettres flashy sur l'écran, ça pète... J'ai trouvé ça grandiose... et puis retour à l'ennui absolu...

Disons que le film a l'intelligence de raconter une histoire ordinaire mais vécue par un transsexuel, sauf que vu qu'elle est ordinaire je l'ai déjà vue plein de fois cette histoire du couple qui se perd et se retrouve... chez Pialat, Bergman... et ça me semblait plus pertinent, plus juste... moins pompeux et plus vivant...

Bref, Dolan, non merci.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 août 2018
Il y a des films qui vous tamponne le nerf optique et ripaille les tympans. Laurence Anyways en fait partie.

On suit les atermoiements de Laurence et Fred à contrôler une passion qui les détruit autant qu’elle leur donne vie, puis les anéantis, ensuite les ressuscitent et ainsi de suite. L’opposition entre les héro(ïne)s, alimente une vraie énergie romanesque, et cristallise nos (re)sentiments : L’indifférence légitime à l’égard de Laurence (brillamment interprété par Melvil Poulpeau, bluffant d’égocentrisme, dans son genre) et l’empathie pour le courage de Fred (jouée par une Suzanne Clément d’une force incroyable), nous faisant continuellement expérimenter de nouvelles émotions.

Constitué comme une série de tableaux anachroniques, le film n’en finit pas de se sublimer. Certains morceaux qu’on pensait avoir trop entendu (Fade to Gray - Visage, The Chauffeur - Duran Duran), par la force des images qu'y superpose magistralement Dolan, prennent un sens nouveau. On se délecte des créations synesthésiques du chef d'orchestre… du pur génie!

Alors d’accord, parfois l’arôme eau de rose et quelques facéties formelles écœurent un peu, pour autant la virtuosité et le souffle de vie de l’oeuvre prend le dessus.
A la façon du marc de café, le film laisse une signature indélébile sur l’émail de notre imaginaire amoureux. Une impression étrange de déjà éprouvé mais jamais visionné, autant de réminiscences propre à chacun, mais étrangement universelles. La preuve d’un talent non-commun, chez Dolan, pour saisir et imager ce qui fait le sel d’une passion véritable.

Forcé donc, de souligner la maestria de Dolan, certainement son meilleur film avec Mommy, probablement le plus riche.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2018
Film très fort!
Les acteurs sont irréprochables notamment les deux personnages principaux mais aussi Nathalie Baye dans un rôle atypique qui lui va très bien.
Xavier Dolan prouve encore une fois que ces films sont uniques et qu'il sait tellement bien filmer les émotions.
Le scénario est original mais il faut avouer qu'il s’essouffle tout de même vers la fin du film.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2018
“Laurence Anyways“ ne déroge pas à la règle du surdoué X.Dolan quant à sa maîtrise aléatoire tout en finesse bourrine et en puissance de velours. On aime fortement “Laurence Anyways“ comme on déteste certains passages ennuyeux, une certaine arrogance du réalisateur et la longueur démesurée de son film. Mais on reste béat par tant de rage plus ou moins contenue qui explose par une certaine démesure ou par une certaine poésie. Il y a beaucoup de grâce dans le coup de poing que X.Dolan nous afflige. Peut-être aussi, encore plus ici, une sagesse de traitement, qui colle parfaitement à la peau de M.Poupaud: en rendant son personnage sincère dans sa démarche, il évite au film une débauche malsaine que le transgenre aurait pu transparaître. Il n’est jamais question de sexe, ni trop d’apparence, juste un changement de mode de vie vécu/subi par le personnage principal et ses proches. S.Clément est particulièrement touchante en portant tous les stigmates de ce films (et de son réalisateur), fougueuse, passionnée et meurtrie, collant parfaitement à l’amour torturé aux apparences impossibles cher à X.Dolan. Fidèle à ses écarts extrêmes et à ses films aux accents passionnément détestables, X.Dolan perce encore notre coeur en tournant le couteau dans le bon sens de la grâce.
Januzaz
Januzaz

3 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2018
Original de par sa thématique frileuse que bien des cinéastes n’osent s’aventurer par peur de mal le traiter, Laurence Anyways oscille entre le très bon et le trop caricatural, parfois.
Une brillante écriture et mise en scène de la condition d’un être qui ne s’est jamais senti exister sous son sexe premier, et qui respire ses premiers instants une fois la métamorphose débutée.
Une esthétique kitsch et bohème, mais au service d’une narration ou le cadrage intime et rapprochée après des personnages fonctionnent à merveille. Mention spéciale au jeu de Melvin Poupaud, excellentissime dans son rôle, juste et sobre. Suzanne Clément l’accompagne avec une émotion fascinante. Xavier Nolan pêche parfois dans des défauts d’écriture, jeune expérience et fougue oblige. On assiste parfois à des longueurs qui cassent la dynamique du récit (2h47 c’est long), et des dialogues parfois « too much » et un peu trop théâtrales. Mais le fantasque assumé de Laurence Anyways ne pose réellement pas un problème tant le film est une réussite et un film incontournable d’une société à l’aube de changements identitaires majeures. Une référence loin d’être un chef d’oeuvre à mon sens mais une référence du genre à observer avec attention.
babidi
babidi

6 abonnés 275 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2018
une petit perle de ce jeune réalisateur de talent

une vision difference sur un theme assez délicat

des dialogues percutant et un recul très bien maitrises

des acteurs plus qu impressionnant dans un film qui vaut plus que le detour

a voir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mars 2018
Des acteurs talentueux, une histoire poignante, des costume magnifique, voici omment résumer ce film a aller voir immédiatement.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2018
De prime abord, un amour inconditionnel des 80's ; format cathodique non sans évoquer la grande époque du Polaroid, déco et accessoires vintage, une vraie machine à remonter le temps nous plonge dans un contexte valorisant le courage de ses personnages aspirant à rester, être, devenir eux-mêmes, pour mieux le relativiser ensuite. Un film autour du genre plus que de genre, à l'esthétique soignée, aux paradoxes reflétant la complexité d'un sujet qui bien que justement effleuré pour éviter la stigmatisation, n'en évite pour autant pas certains poncifs, sans aller vraiment au fond des incohérences et en dégager l'essence, préférant questionner comment la révélation de l'un entraîne celle de l'autre, comment l'anticipation du regard de l'autre sur soi peut orienter sa réaction et révéler sa propre problématique, ce qu'elle dit de ce soi mouvant... Une histoire où un homme qui se sent femme s'efforce parfois de garder malgré tout juste assez de masculin pour ne pas la perdre, par loyauté envers son histoire personnelle et familiale, parce qu'il le retrouve et l'aime en elle, aussi. Il amène ainsi "sa" femme à reconsidérer sa propre féminité en accompagnement son prétendu changement. L'idée transpire déjà du synopsis : la manière dont la femme, témoin de la révélation du féminin de "son" miroir masculin, lui permet d'évoluer une féminité assumée non plus à la manière d'un homme mais d'un être composé en parts variables des deux polarités. La supposée impossibilité de l'amour est doublement réfutée, le dénouement additionnel, qui enfonçe le clou comme on persiste et signe, dont le caractère presque injustifié constitue en soi une justification de sa propre existence. Malgré tout, l'amour reste, tenace, latent, immanent. Mais même véritable, il ne fait pas la relation qui fluctue au gré des limites que chacun s'impose par peur, fierté, incompréhension, possessivité, manque de recul... Terrible constat de l'œuvre de Dolan d'où émane aussi et surtout un vrai plaisir pictural richement référencé et une réflexion sur les transactions en jeu, ici sur le thème de la révélation, plus que du changement car le sentiment de féminité préexistait à la décision d'assumer publiquement son expression, qui provoque le rejet ostensiblement attendu et bouscule ses relations, mais conduit avec le temps à son épanouissement d'être libre de s'être choisi, entraînant à des degrés divers les siens dans son sillage, mais aussi aux dépens d'autrui, par dépit de n'avoir su vivre de manière plus intime et légère sa relation à lui/elle même dans le cadre de leur relation de couple. Dolan livre donc une œuvre sensible, intelligente et nuancée, propice à l'ouverture d'une réflexion et au dialogue quand les thèmes abordés interdisent de facto une analyse arrêtée.
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