Laurence Anyways
Note moyenne
4,2
4319 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

330 critiques spectateurs

5
81 critiques
4
132 critiques
3
58 critiques
2
27 critiques
1
12 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Toutanix
Toutanix

15 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2013
Le dernier film de Xavier Dolan est remarquable et peut prétendre au titre de chef-d’œuvre pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, parce que les acteurs sont extraordinairement bien choisis et leur interprétation est magnifique : Melvil Poupaud incarne, dans toute sa complexité, un homme qui, justement, cherche ce qu'est l'homme, ce qu'est l'humain ; Suzanne Clément, déjà présente dans le précédent film de Dolan, interprète ici la compagne de cet homme à la recherche de soi et constitue son équilibre parfait, l'un ne peut pas exister sans l'autre (le film aurait d'ailleurs tout aussi bien pu s'appeler "Fred Anyways", prénom à la fois masculin et féminin, tout comme "Laurence"). Nathalie Baye incarne la mère de Laurence : il fallait bien que cette instance maternelle soit présente pour accompagner la transformation de l'enfant (car Laurence peut, à juste titre, être considéré comme un enfant, c'est-à-dire un être qui essaie de prendre une parole interdite et de se revendiquer comme sujet). On notera à ce titre une des scènes exceptionnelles du film, celle où la mère et le fils se retrouvent après des mois de tension, le tout accompagné par la cinquième symphonie de Beethoven.
Ensuite parce que la fable du film (que de nombreuses critiques ont réduite à la transsexualité) n'est qu'un prétexte. On pourrait comprendre que la durée du film (trois heures) décourage de nombreux spectateurs : et pourtant, cette durée, on arrive à l'oublier. Car Xavier Dolan n'a pas réalisé un film "social" mais une véritable œuvre d'art : on oublie, durant ces trois heures, que nous regardons l'histoire d'un transsexuel (ce terme lui-même est extrêmement réducteur). On oublie jamais, en revanche, que nous sommes face à une histoire d'amour (impossible ?) car l'amour que se portent les deux principaux personnages est incommensurable : il s'agit d'un amour où principe masculin et principe féminin se trouvent réunis, où les deux amants ne font qu'un (car la femme que Laurence cherche à être, n'est dans le fond qu'une esquisse de la femme avec laquelle il partage sa vie). L'affiche en dit, à ce sujet, assez long...
Enfin parce que le film est splendide d'un point de vue esthétique, que ce soit par ses plans, ses couleurs, ses costumes (qui, comme toujours dans les films de Dolan, semblent se situer à l'enchevêtrement de plusieurs temps et de plusieurs modes), le choix des musiques (on appréciera à ce titre la scène du bal, très kubrickienne, où Fred évolue sur une musique "kitsch" des années 80). On remarque également le traitement qui est fait du temps : le film fonctionne par ellipses et s'étale sur plusieurs années, comme pour signifier la recherche de la femme perdue, de la / du Laurence perdu(e).

Un film d'une virtuosité exceptionnelle, révélatrice du talent de son jeune réalisateur (dont il peut paraître difficile d'attendre mieux désormais), et époustouflante par le jeu des acteurs : car, tout comme Laurence homme et Laurence femme ne font qu'un, acteurs et réalisateur ne font également qu'un.
PMarino
PMarino

2 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2013
Atypique histoire d'amour qui devient impossible après que l'homme veut devenir femme, ils se perdent, se retrouvent, se déchirent... Fort, un peu déséquilibré, mais intéressant...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2013
On pourrait se dire sur l'affiche, encore un film homosexuel qui se terminera par une mort certaine d'un des deux personnages. Ce serait se tromper. Car le film met en scène un couple à première apparence hétérosexuel. L'homme a toujours désiré être une femme. Bien sûr, sa compagne a de la peine au début, mais ensuite le (la) soutient et lui permet de changer de sexe petit à petit. Au début, tout va bien, à première vue le monde autour de lui ne change pas de regard. Mais s'en suit des désastres, des ennuis et j'en passe. À 30 ans, Laurence découvre sa vraie nature, et le film ne le dramatise pas que. Mais il ne faut pas croire qu'il l'idéalise! Ce sera faux. Finalement, ce film est une bonne oeuvre (au même titre que "La Vie d'Adèle" et "L'inconnu du Lac"). J'ai adoré, j'ai trouvé qu'au lieu de nous mettre un des deux en train de se suicider, on nous mettre des instants de bonheur et une fin pas si dramatique que ça. La communauté LGBT ne demande pas que des films dépressifs mais aussi l'autre côté du miroir. En plus on a des acteurs parfaits, une bande originale géniale! J'avoue avoir eu un petit coup de coeur pour les morceaux choisis. Enfin bref, c'est un film passionnant
qui se suit du début jusqu'à la toute fin. Et une histoire d'amour très touchante!
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2022
Un mélo puissant et ambitieux en forme de long poème d’amour fou jusqu'au bord de la destruction, avec quelques moments de fulgurances folles, interprété avec les tripes par ses deux interprètes principaux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2013
On peut penser ce qu'on veut de Xavier Dolan, personnage un brin prétentieux et agaçant, mais force est de reconnaître que pour son troisième film (les deux premiers étaient déjà superbes) le jeune électron libre du cinéma québécois a réalisé un chef-d'oeuvre. A partir d'un thème qui fait régulièrement le bonheur des magazines racoleurs et voyeuristes de TF1 et consoeurs, il nous livre un bijou d'une rare intelligence et d'une grande sensiblité. C'est que "Laurence anyways" n'est pas un film sur le travestissement ou la transexualité, mais sur le non-conformisme et comment une histoire d'amour peut survivre à un tel désir de la part d'un des deux de suivre ses penchants (ses besoins, même) transgressifs, ainsi qu'aux épreuves intimes et sociales que cela amène à traverser. Bénéficiant d'un traitement esthétique qui va à l'encontre des codes actuels (avec l'utilisation du 4/3 qui donne parfois des plans à la Kubrick), le film se pare d'une bande-son eighties à se damner (rrhaaaa, "Fade to grey"...) et d'une garde-robe à l'avenant. En ce sens, on pourrait presque le qualifier de film d'époque, tant Dolan apporte de soins aux détails prompts à faire ressentir pleinement l'atmopshère d'une époque que lui-même n'a pas connu. Sans oublier les comédiens, magnifiques Melvil Poupaud et Suzanne Clément qui se donnent corps et âme. Tout cela donne un drame lyrique se doublant d'un véritable manifeste queer. Xavier Dolan confirme donc son statut de petit génie, et comme tout le monde le sait, les petits génies ont parfois le don d'agacer.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 septembre 2013
tres beau film le meilleur de 2012

j ai adoré

melvil poupaud trop rare sur nos ecrans j ai decouvert xavier dolan si jeune et si talentueux

questions sure l identité et l amour

autour de moi personne n a vu le film

j en dis du bien des que je peux!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 septembre 2013
Suzanne Clément est exceptionnelle. En dépit du talent de Xavier Dolan et de celui de Melvil Poupaud, le rôle de Laurence n'est pas tout à fait convainquant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 août 2013
Clip bavard et boursoufflé qui ne tient que par injection régulière de musique.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2013
Avant toute chose, si vous décidez de regarder le film, vous avez intérêt à disposer de temps devant vous, parce qu’avec 2h48, le film est loin de la durée classique des long-métrages. « Laurence Anyways » traite d’un sujet rarissimement abordé au cinéma (et pourtant très cinégénique si on constate le succès critique de films comme « Boys don’t cry » et de « Transamerica »), la transidentité, où le fait qu’un individu né dans un genre est toujours ressentit qu’il appartenait à l’autre genre, ici Laurence est un homme qui vit depuis 35 ans avec le sentiment qu’il est une femme prisonnière d’un corps d’homme. Xavier Nolan, habitué des sujets LGTB, est aux commandes de ce long-métrage et visuellement ça se voit, le réalisateur ne faisant pas le même cinéma que tout le monde particulièrement au niveau de la mise en scène. Au niveau de la musique aussi on sent la patte du cinéaste avec une bande son très forte. Mais si visuellement et musicalement c’est très beau, l’histoire par sa longueur et paradoxalement par l’aspect visuel des choses tient un peu le public à distance. Non pas que le sujet soit inintéressant ou gênant, la bande annonce prévient à l’avance ceux que ça pourrait rebuter, mais parce que les personnages ont du mal à emporter la sympathie du spectateur. On a du mal à ressentir de l’empathie pour Laurence et son parcourt de transition, qui peu montré est sacrifié au profit de la problématique de son histoire d’amour avec Fred et des relations difficiles avec sa mère. De plus la transformation de Melvil Poupaud, très bon par ailleurs, est trop faible pour la rendre crédible et montrer l’urgence de ce changement pour le bonheur de celui-ci. On reste dans un entre-deux qui fait plus ressentir le malaise de Fred qui n’est pas avec un homme, mais pas non plus avec une femme que les sentiments de Laurence qui nous demeurent étrangers. Le film s’épuise dans cette relation destructrice entre ces deux êtres qui s’aiment, mais qui ne peuvent plus vivre ensemble et masque la transition de Laurence qui reste pour le spectateur trop en périphérie pour l’appréhender totalement. Un film visuellement et musicalement beau, qui aborde un sujet délicat, mais qui se perd dans un esthétisme un peu froid et une dramatique amoureuse lassante qui plombe un peu le film. À voir néanmoins pour Xavier Nolan, un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération.
Alain B
Alain B

14 abonnés 35 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2013
Film très intense qui aborde le thème de l'homosexualité sous l'angle identitaire et le chaos que peut provoquer dans un couple, un homme qui veut vivre pleinement son homosexualité . La femme accepte beaucoup de la part de l'homme qu'elle aime mais qui s'éloigne petit à petit
jazzylover
jazzylover

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2013
Laurence anyways... Émotion cinéma du jour. Le film improbable qui devait me faire chier. Le sujet : un homme qui se sent femme (mouais), un mélo (bof), 160 mn (on va vraiment se faire chier). Grâce à Allociné où l'avis public rejoignait l'avis critique je me lance. Magnifique, le gamin qui a réalisé ça il a dans les 24 ans (Martin S n'avait même pas fait l'assistant sur "Woodstock le film" à cet âge là), j'ai même écrasé une (grosse) larme à la fin. Ce réalisateur, dans 5 ans, il fait le prequel de "Games of Throne". Xavier Dolan, je vais vous suivre de près ! En résumé le mélo parfait, la réal qui tue, le film qui scotche, le temps qui semble trop court (putain il aurait pu faire 270 min), la BO avec plein de chanson que t'aurais aimé connaitre avant, à voir et revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juin 2013
Ce film est magnifique, sublime, intense, vrai, profond... Tant d'adjectifs élogieux ne sont toujours pas suffisants pour montrer à quel point j'ai adoré ce film. L'histoire de ce couple qui doit affronter le pire, mais qui malgré tout ne peuvent s'empêcher de s'aimer plus que tout. Cet amour d'une femme envers son homme qui désire changer de sexe sans vouloir la quitter, cette décision entraînant de multiples conséquences tant au niveau familial que social, cet amour impossible pour tout dire. Je pourrais le regarder des milliers de fois sans m'en lasser, et la BO, oh la BO, c'est ce que j'appelle un chef d'oeuvre...
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juin 2013
Pour tous les marginaux incompris. Laurence Anyways est un drame qui a beaucoup de longueurs dans la dernière heure, par contre le reste se regarde sans broncher. Un joli film par sa sobriété de mise en image. Un film clipesque (pompeux et nombriliste ces nombreux ralentis, comme si Xavier Dolan ne sait pas de quelle manière exprimer ce qu'il veut mettre à l'écran, alors histoire de noyer il nous affiche des ralentis ainsi que de jolies musiques pop inadéquates avec les scènes). Melvil Poupaud se fond facilement dans la peau de ce personnage ambigu qu'il a à interpréter. On peut regretter que l'histoire d'amour entre Laurence et Fred ne soit pas suffisamment étoffée à l'écran... De la pudeur dans les sentiments et pas un seul baiser durant tout le film, à se demander s'ils sont vraiment un couple. On peut aussi regretter, et là c'est le plus grave : que la transsexualité de Laurence ne soit pas assez explicite. Il en ressort un travail inabouti, or c'est le thème dont il est question.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2013
Je ne déteste rien de plus qu'un film auquel j'ai trouvé de belles qualités de mise en scène notamment (une vraie patte) mais qui finissent par ployer sous le poids d'une histoire à la fois interminable et pire... indigeste.

Avec cette impression désagréable d'avoir vu se succéder scènes d'hystérie (dans un restaurant, dans un bar, dans un hôtel...) et clips video à l'esthétique et à l'imagerie très années 80. Ca c'est pour la forme.

Côté fond, bien sûr que cette réflexion sur la norme, l'amour, l'identité sexuelle n'est pas dénuée d'intérêt... Mais n'est pas Almodovar qui veut et manque à ce jeune réalisateur dont je découvre le cinéma à la fois du recul (certaines situations et dialogues manquent vraiment de finesse) et surtout de cet humour que le réalisateur espagnol sait manier à la perfection pour faire passer des pilules plus difficiles à avaler chez d'autres cinéastes.

Et c'est je crois cette absence d'humour qui finit hélas par rendre ces 2 personnages passablement énervants (la dernière dispute notamment). Dommage...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 juin 2013
C'est un film très ambitieux car il aborde un sujet encore tabou et méconnu – un homme hétérosexuel ayant le désir de devenir une femme – et dans ce sens, Xavier Dolan réussit son pari haut la main. Boudé à Cannes, les défauts de ce film viennent peut-être du style très "féminin" de Dolan. Les effets cinématographiques reposent sur l'esthétique visuelle (couleurs, ralentis, freezes) et sonore (excellente BO). Il faut aimer. Je trouve que la mise en scène correspond parfaitement au scénario, les dialogues sont brillants, les acteurs extraordinaires. L'un des rares films à m'avoir fait pleurer.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse