La force de "Tomboy" réside dans le traitement de son sujet et de son interprétation. Le scénario n'est pas épais, mais la manière dont Céline Sciamma aborde le trouble identitaire de Laure/Mickaël est fait avec tact, naturel, sans parti pris. Ce qui arrive à Laure est inné, la réalisatrice le retranscrit sans la juger, ni lui trouver un traumatisme déclencheur: Laure est une enfant "normale", ce qui lui arrive n'a pas de cause, par contre les conséquences de ses actes révélés au grand jour, seront brutales. Mais là encore, Sciamma, en filmant la réaction de la mère face à la découverte de la "vie cachée" de sa fille, le fait sans manichéisme, nous laissant dans le doute: a-t'elle raison de réagir ainsi? Peut-on lui en vouloir ? Zoé Héran, du haut de ses 12 ans, orchestre un travail d'actrice époustouflant face à un sujet épineux. Sa "petite soeur", interprétée par Malonn Lévana, est tout aussi étonnante de spontanéité, alors que son rôle (la seule personne du film à comprendre son aînée intrinsèquement et l'accepter comme elle est) est beaucoup plus complexe que son jeu naturel voudrait le faire paraître. Dommage que ce film n'échappe pas aux effets auteuristes qui filme parfois du vide et des longueurs ennuyeuses. La force et le traitement de son sujet pâlissent face à l'aspect téléfilm de l'ensemble, mais ici, le cinéma a quelque chose à dire, du moins à méditer: et ça, c'est plutôt rarement bien fait.
Un film qui mérite d'être vu, ne serait-ce que pour son parti pris dans un débat très présent médiatiquement depuis quelques mois : l'identité sexuelle et le genre. Toutefois, une fois passée la surprise, force est d'avouer qu'on s'ennuie pas mal. La réalisation mollassonne et dépouillée assassine l'intérêt initial du spectateur, d'autant plus que les dialogues sont plus que rares. Le format du court-métrage n'aurait-il pas été mieux adapté ? Du côté de la performance des acteurs, rien à redire en revanche, c'est juste parfait.
Il ne s'agit pas de cinéma (pas de dialogue, pas de scénario, pas d'acteur) mais d'un document qui décrit des séquences de vie et qui peut intéresser des professionnels de l'éducation. Pourtant, mon épouse, institutrice, n'y a rien trouvé de nouveau et m'a avoué s'être endormi devant...
Ma note reflète mon opinion, à savoir -je me répète- que ce n'est pas du cinéma.
Aucunement les talents de metteure en scène de Céline Sciamma ne peuvent être remis en question : pour ses débuts elle nous livre une mise en scène très fluide avec son lot de surprises. Mais Tomboy, en dépit de cela, n'est pas une réussite incontestable : le cadre n'est vraiment pas installé assez rapidement, et la situation d'énonciation est plutôt monotone, de plus le son pas très bien mixé ne manque pas de gêner pendant le visionnage. Et au vu du cadre finalement en place et de la longueur de la période sur laquelle s'étend le film (un été), on s'attend finalement à voir plus d'événements et de péripéties s'enchaîner ; ici elles traînent un peu en longueurs. Cependant, au travers de ces vacances étranges est retranscrit avec une étonnante efficacité l'influence que peut avoir le sexe d'une personne pour s'intégrer au sein d'un groupe, en se faisant passer pour ce qu'elle n'est pas, la protagoniste principale finit par se lier d'amitié avec un groupe de garçons, on y voit la misogynie manifestée par les jeunes garçons afin de s'affirmer en tant que tel. Tomboy en ce sens fait naître dans le spectateur un sentiment de nostalgie créé par l'universalité du message y passant.
C'est un film qui respire la douceur et la sincérité, il filme le quotidien d'une fille qui se fait passer pour un garçon mais pas plus que ça, et vraiment ça fait du bien, j'ai toujours été fan de ce genre de film qui prenaient leur temps sur ce genre de sujet, comme La Vie d'Adèle. On a pas réellement de message à faire passer dans ce film. Contrairement à ce qu'on peut croire. Vous pouvez toujours essayé de décrypté et analysé mais c'est simplement le quotidien d'une enfant.
Après s'être fait remarquée dès son premier film avec "Naissance des pieuvres" (2007) la réalisatrice revient et prouve qu'elle pose un oeil aussi subtil et intelligent sur l'enfance. Cette fois et récemment elle été la cible de quelques groupes insignifiants (extrême catho pour faire court) qui accuse ce film d'être une vitrine de la théorie des genres... Bref nous on s'en moque royalement !... Céline Sciamma use de sa caméra en plaçant le spectateur comme une petite souris, voyeur de l'intimité d'une fillette qui se rêve garçon. Classé en genre Drame on peut dire que ce n'est pas tout à fait le cas, d'autant plus qu'on ne peut s'empêcher de penser au final de "Boys don't cry" (2000) de Kimberly Pierce, le même film version ado... Le soucis est que Céline Sciamma est dans une épure de docu-fiction ce qui on oblige à un minimum de cohérences/vraisemblances ... SPOILER ... si Michael se maquille en fille la logique voudrait qu'il se démaquille dès que possible, il est impossible que le slip de bain tienne aussi bien, la petite soeur (6 ans) est d'une maturité étonnante lorsqu'elle comprend... Etc... FIN SPOILER ... Mais le plus dommageable reste les longueurs, 1h20 qui en paraissent 2h, le scénario est suffisant pour un simple moyen-métrage. 80% du film étant des scènes de jeux, non pas qu'il en faut pas mais ça reste fastidieux... Même si on craque un minimum, les gamins sont adorables au pemier lieu al petite soeur. Un joli film toutefois, un peu surestimé mais l'oeil de la cinéaste et les gamins sont assez justes pour passer un moment plaisant.
Vraiment pas emballé par ce film. Passée la première demi-heure, l'impression de n'avoir rien vu. Personne n'a l'air de se poser de questions devant ce garçon-fille, les parents pas plus que les autres. Le tout défile sans donner le sentiment d'avancer, on en est même à se demander si la réalisatrice veut nous emmener quelque part. Bref, c'est sans intérêt.
Mouais... "Tomboy" est loin d'être un mauvais film. Evidemment que non! Mais ce n'est pas non plus le chef d'oeuvre escompté... Certes le long métrage recèle quelques passages d'une beauté pertinente, le sujet est terriblement intéressant, gênant pour certains, passionnant pour d'autres, il enivrera en tout cas chacun d'entre nous. Entre ceux qui seront rebutés par tant d'idioties, tu parles bandes de cons, et ceux qui se mettrons à la place de cette petite fille qui se cherche simplement, étant née avec le mauvais sexe, et allant jusqu'au bout pour se sentir bien et enfin elle même, c'est louable et bien défendu ici! On souffre pour cette fille, on est touché nous même, devant cette lente accumulation de suspense, devant cet enchainement lent, parfois trop, alors que l'on sait très bien que la vérité sera forcément découverte tôt ou tard... C'est la dur réalité de la vie qui l'emporte une fois de plus sur le rêve, sur la perfection recherché! Mais le long métrage reste trop lent parfois, la mise en place parfois maladroite ou en tout cas détestable, car même si certains se diront attendris devant des enfants jouant à action ou vérité, j'ai été personnellement plutôt gonflé par ces gamins parlant pipi - caca pendant tout le début du film, alors ouais ça permet de montrer qu'elle adhère à une bande mais c'est chiant quoi... Une belle histoire originale, bien défendu, avec beaucoup de calme et de sérénité et qui offre une lueur d'espoir et de tolérance sur son dernier plan, tolérance qui sembla avoir déserté notre pays dernièrement... Aller schuss!
L'enfance et ses tourments en 1h20... Voilà en gros l'idée de départ de ce très beau film qui tire sa force et sa beauté de l'interprétation magique de ses jeunes acteurs ainsi que d'une réalisation tout en sobriété.
Tomboy est un bon petit film, qui nous immerge dans la vie d'une petite fille un peu bizarre dans sa peau et qui décide de se faire passer pour un garçon, c'est tendre, c'est jolie, c'est bien joué, c'est bien réalisé donc voilà un jolie petit film.
Bien, mais pas transcendant non plus. C'est joliment filmé mais peut être trop épuré à mon goût. On m'a raconté une histoire gentillette, mais une histoire qui ne me choque pas, qui ne m'émeut pas, qui ne me pousse pas à réfléchir. Alors qu'elle était le but ? Peut être avais-je déjà mené tout ou partie de ma réflexion sur le sujet avant de le voir. C'est peut être pour ça que je sors de ce film indemne.
Tomboy : Un film d’auteur qui parle d’un sujet peut exprimer avec tant de sobriété au cinéma. Celui d’un enfant en quête d’identité. Et plus particulièrement une petite fille de 10 ans qui est un garçon manqué et qui préfère aller jouer avec les garçons pour mieux ce faire accepter. Et donc, elle va tous faire pour (prendre une voix de garçon, et même faire une chose très surprenante pour aller ce baigné et pour éviter que on voit que c’est une fille… je vous laisse découvrir). Enfin voila, c’est assez touchant car c’est montré avec innocence. Mais, c’est à double tranchant, car le rythme d’un film d’auteur peut rendre ce film ennuyeux. Car, c’est assez lent, il se passe pas forcement grand-chose mais on accentue les scènes : c’est plus du visuel, de la figuration. Mais, si on est touché un minimum par le sujet : le film en sera intéressant. De plus, les acteurs sont tous très juste, surtout la petite fille qui joue Laure et Michel à la fois : très bon jeux d’acteur, et l’enfant qui joue sa sœur est très amusante et naturelle. Et pour ce qui est de la réalisation, ça fait très film d’auteur, mise en scène posé mais efficace. Donc voila, un film sur un thème osé mais c’est joliment et simplement raconté : avis aux amateurs de film d’auteur.
On a connu sujet plus facile à traiter au cinéma que celui abordé par Céline Sciamma mais ça commence à devenir une coutumière du fait puisqu’on lui doit déjà le très remarqué Naissance des pieuvres. La recherche de l’identité sexuelle s’arrête cette fois sur la jeune Laure interprétée avec excellence par Zoé Héran (à noter aussi l’adorable petite Malonn Lévana) et encore une fois le sujet se traite du point de vue des enfants. Ceci amène une certaine forme d’insouciance renforcée par cette atmosphère estivale où tout semble plus léger. Tomboy fait donc partie de ces films d’une rare sensibilité et qui convainc par la justesse de son interprétation et donc à découvrir.
Une superbe histoire reposant sur le regard des autres et de soi. Un scénario original, une superbe mise en scène, des comédiens d'un naturel incroyable. Ce film est tout simplement un bijou de cinéma français.