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Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2014
Thriller ancré dans le terroir et le régionalisme belge, Bullhead arrive ainsi à se forger une épaisseur, une identité sans souffrir du complexe face au thriller "made in U.S.", un mal qui touche à peu près 90% de la production française du genre. L'intrigue, axée sur le trafic d'hormones et l'assassinat d'un policer, n'est qu'une toile de fond car Bullhead est avant tout un thriller psychologique. Mathias Schoenaerts interprète merveilleusement ce minotaure, cette bête blessée au physique imposant qui cache une plaie d'enfance, ce romantique frustré et paralysé qui doit se résoudre à aimer en secret. Certes sur ces thèmes, le film n'apporte rien de nouveau mais en offre une belle illustration. La mise en scène de Roskam est à la fois pictural: potentialisant parfaitement les paysage de la campagne belge, classieuse: dans la lignée des polars racés, et pudique: dévoilant avec sensibilité et intelligence la vie intime d'un homme sans jamais versée dans le voyeurisme. Il me tarde de voir son prochain film qui doit sortir cette année. La B.O. est également très belle et parfaitement adaptée.
Film très très original et très intrigant. Ce thiller belge côté flamand nous dévoile une histoire tellement compliquée, qu'il faut le regarder plusieurs fois pour comprendre l'énigme. Les scènes sont souvent glauques mais se passe dans un univers peu visiter. Cet acteur "Matthias Schoenaerts" nous une offre un spectacle remarquable dans son rôle de gentil homme mais dévoré par sa haine et sa frustration. Le grand dommage de ce film est cette sois-disant actrice "Jeanne Dandoy" (méga-moche et pas du tout talentueuse) qui gâche un peu toute la deuxième partie du film.
Difficile de donner une note à ce film tant il m'a déconcerté. Deux choses sont surs :
1°. Matthias Schoenaerts est magistral ! Il va au delà du charisme et de la présence. Il bouffe le rôle. 2°. Le film n'est pas sponsorisé par l'office du tourisme de Flandre... (cinéphile en quête d'un moment solaire, passe ton chemin !).
Un film sombre, dur, glauque... Ne vous attendez pas à un thriller divertissant dans le milieu de l'élevage bovin : d'une part parce que l'aspect polar est davantage un prétexte, avec une intrigue somme toute simpliste ; ensuite parce que le récit est centré sur le drame psychologique vécu par le personnage principal, interprété de manière très convaincante par la révélation Matthias Schoenaerts ("De rouille et d'os"). Reste une histoire forte, originale, et un parallèle intéressant entre l'homme et l'animal, chacun étant dopé aux hormones. Une réalisation de qualité, également, mais je cherche en vain le chef d'œuvre unanimement salué.
Premier film de Michael R. Roskam, ce thriller noir révèle une intrigue originale, efficace, prenante et brutale, servie par une mise en scène ultra-maitrisée portée par Matthias Schoenaerts, exceptionnel et véritable révélation. Un chef-d'oeuvre de nos amis Belges.
du lourd, du très lourd. A voir pour l'originalité, c'est dur, et du coup on comprend le rôle de la réalisation, ça tranche vraiment, on est embarqué par l'histoire, touché par le personnage, et...ça décoiffe, mais attention ça choque un peu aussi.
Excellent film autour de ce personnage sous pression par l'histoire bouillonne en lui et se dévoile au fil du scénario. Le jeu d'acteur est énorme, ses expressions, son visage de buffle collent exactement au personnage. Ce film m'a vraiment pris aux tripes.
Film dur avec un scénario très compliqué. Original certes, mais assez creux et pas facile à suivre. Des moments violents qu'on a parfois du mal à comprendre. A part quelques très rare moments d'humour avec les 2 garagistes liégeois, il y a trop de virilité et de réactions primaires pour que je puisse prendre du plaisir avec ce film. Les bonnes notes presse et spectateurs m'ont obligé à faire l'effort d'aller jusqu'au bout, au cas je louperai quelque chose d'intéressant... Mais non, peine perdue, pas grand chose à en tirer.
Depuis de nombreuses années le cinéma belge est souvent synonyme de qualité, cela se confirme encore une fois avec" Bullhead". Pour son premier long métrage Michael R. Roskam frappe fort et juste ! Un scénario qui se situe entre polar et drame psychologique, porté à bout de bras par l'excellent Matthias Schoenaerts (qui dut prendre 27 kilos de muscles pour son rôle de tête de bœuf). Une atmosphère lourde, puissante et brutale à souhait. Une œuvre qui laisse des traces, à découvrir si ce n'est déjà fait...
Sans parler de claque cinématographique, Bullhead possède l'originalité de nous plonger dans un thriller sombre et glauque avec pour décor le monde agricole et les clivages marqués entre Flandre et Wallonie. C'est un film osé qui manque d'un scénario un peu plus touffu.
Après dix minutes de film, j'ai eu l'impression d'avoir passé une heure à rien foutre. Faut arrêter d'encenser ce genre de cinéma chiant ou il ne se passe strictement rien. J'ai pas compris qu'on puisse qualifier ce truc de chef d'oeuvre.
Depuis quelques années, le cinéma belge ne cesse de surprendre par sa qualité avec en première ligne des cinéastes comme Jaco van Dormael et Felix Van Groeningen. Voilà que le réalisateur Michael R. Roskam s'impose comme un élément prometteur à surveiller de près. Effectivement, son premier long métrage, "Bullhead", est une réussite. Cette réussite, il le doit essentiellement à son acteur principal, Matthias Schoenaerts, qui transcende son rôle. Toutefois, un bon casting ne fait tout le film et heureusement la mise en scène se révèle à la hauteur de même que l'intrigue. Un trés bon film.
Et bien, avec ces critiques dithyrambiques, je m'attendais vraiment à un chef d’œuvre. D'autant plus que c'est le genre de films qui peut vraiment me plaire. Un truc aussi original, qui raconte l'histoire d'un espèce de mafieux des hormones dans la campagne belge (oui j'aime la campagne), emmené par un acteur qui monte, et avec des idées de cinéma, ça avait tout pour me plaire. Et bien j'en ressors légèrement déçu. Il s'agit quand même d'un film très honnête, dont la force principale est sa mise en scène assez incroyable. C'est très agréable à suivre, entre les flashbacks et les scènes du présent qui s'enchainent plutôt bien, mais ça ne m'a pas emporter outre mesure. J'ai passé certes un bon moment de cinéma, mais pas aussi jouissif que je l'espérais. Le film regorge cependant de quelques scènes d'anthologies qu'il fallait oser écrire et filmer, et rien que pour ça, Bullhead vaut le coup d’œil. Mais c'est un poil long, et ça ne concerne à mon goût pas assez le spectateur. En définitive on a donc quelque chose d'assez sympathique et d'original, mais qui malheureusement n'a pas décollé comme je l'espérais.
Un film froid, austère mais tout à fait maîtrisé et bien exécuté. Si le sujet du film (le trafic d'hormones bovines) peut paraître difficile, on se laisse vite emporter.