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willyzacc
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4,0
Publiée le 16 avril 2012
Un film fantastique,grâce à la beauté bouleversante des images, de la musique et de l'actrice principale Olga Kurylenko (vraiment impressionnante) qui nous renvoie à cette terrible catastrophe de Tchernobyl. Passé/Présent se rejoignent avec une vraie force dans la vie de cette femme. Un premier film très réussi.
Un très beau film qui révèle s'il le fallait encore le nucléaire dans toute sa fourberie: une ville modèle et moderne (au sens soviétique) quand tout va bien, une terre fantôme lorsque ça dégénère. Il rappelle également que les autorités soviétiques ont mis plusieurs jours avant de prendre les mesures nécessaires afin de ne pas perturber les fêtes du 1er mai. N'oublions pas qu'en France, les autorités nettement plus démocratiques, ont nié pendant plusieurs jours l'existence d'un quelconque risque. Elles ne valent donc guère mieux. Les vies brisées et arrêtées des personnages principaux illustrent parfaitement le traumatisme qu'engendre une telle catastrophe.
Plus de 120 000 morts après le désastre de Tchernobyl... On ne dira jamais assez les dangers du nucléaire. "La Terre outragée" est un témoignage terrible sur les catastrophes que les apprentis sorciers du nucléiare peuvent déclencher. Le film offre des images bouleversantes, comme les parcours dans Pripiat, ville fantome,ou les repas préparés pour les morts. Dans ce cadre véridique, M. Boganim bâtit une fiction qui prend tout son développement dans la seconde partie du film. Cela pourrait s'appeler "Deux Hommes et une Femme", tant l'atmosphère sentimentale est proche de l'oeuvre de Claude Lelouch. O.Kurylenko, ancien mannequin et ex-James-Bond-Girl, ne manque pas une occasion d'offrir aux regards sa plastique plus ou moins dévoilée. Dommage que son jeu d'actrice soit si peu émouvant, sans parler de ses très ternes partenaires masculins. Une brève escapade à Odessa fait entrevoir les célèbres escaliers. On pense au "Potemkine", bien sûr. Reste que la seconde partie du film ("Dix ans après") est bien médiocre, compte tenu de l'enjeu nucléaire. Le vrai film sur Tchernobyl reste à tourner. Il faudrait pour cela un metteur en scène de l'envergure de Francesco Rosi.
Un film étonnant par la subtilité de sa construction et dont le scénario qui évoque les conséquences du drame de Tchernobyl nous amène à nous interroger sur une foule de questions qui ne relèvent pas que de l'écologie, mais aussi du déracinement, du merveilleux de l'enfance, de l'amour, du rêve de voyage, de la recherche du père, etc. On sait gré à la talentueuse réalisatrice de ne jamais alourdir le trait, de dire les choses comme en passant, et par là-même, de davantage nous informer sur la fin du communisme, par exemple, que de longs exposés. L'image est toujours très soignée, la musique parfaitement cohérente avec le propos. Et on a découvert une nouvelle actrice de talent!
D'abord l'irradiation s'empare des animaux et des plantes. Puis elle dévore ces personnages magnifiques à la reconquête de leur histoire dans ces paysages de guerre. Un film sublime qu'il est urgent de voir. Pour savoir ...
[...] Je t'offre le départ artistique des amants fabriqués, télégéniques visions de vérités dans ce climat de mensonge mort où se désoeuvrent les hommes abattus par tant d'autres, innocents scalpels lointains tout plein d'une inconscience atomique. Mais toi, tu résistes et tu parles de ta terre, elle qui n'est plus rien, dépravée, vide, perdue, grande base sans souffle, mais tu en parles encore et encore et tout se justifie ; et je m'accroche à toi comme un nouveau temps, une ville brillante des lumières du soir, je te prie d'oublier, je te regarde radieuse et tu repars radioactive […]
"La Terre Outragée" nous renvoie en Avril 1986 sur le territoire Ukrainien, période au cours de laquelle l'humanité va connaitre sa première catastrophe nucléaire. Le film retrace la chronologie des évènements des quelques jours après la catastrophe via l'histoire de plusieurs personnages aux âges et aux histoires différents. Ce passage permet de bien comprendre la psychologie et le traumatisme de chacun avant d'aborder une période plus insipide 10 ans plus tard, où Tchernobyl devient un musée à ciel ouvert avec lequel aucun des personnages ne peut définitivement rompre. Bien que touchante, l'histoire devient moins rythmée lorsque l'on aborde la période de 1996, ce qui est certainement volontaire de la part du réalisateur, car cela lui permet de mettre en avant la rupture entre le passé paisible et enchanté précédant la catastrophe et la période contemporaine, blasant et redondante.
Film excellent mais totalement surréaliste. le message transmis est peu crédible il serait possible de revivre dans une zone irradié regarder ces belles pommes comme elles sont bonnes!!!! Cela est totalement impossible. O. Kurylenko est très bien ainsi qu'A.Chyra. Il est dommage que le scénario veuille atténuer la gravité des conséquences de Tchernobyl.
La seule qualité du film est certains cadrages. Son seul intérêt est de voir "de l'intérieur" comment la catastrophe de Tchernobyl a pu être vécue par les habitants à 3km de la centrale. Tout le reste est consternant de naïveté et de clichés. Le scénario est totalement bateau, les comédiens jouent moins bien que dans un épisode de Commissaire Moulin (surtout les acteurs français). J'ai eu l'impression d'assister à un docu-fiction, les espèces de faux documentaires qui font jouer une trame épaisse comme un fil de pêche à des mauvais comédiens dans le seul but de reconstituer un événement.
Sujet original et probablement difficile à tourner mais c'est lourd lourd lourd. Comme un Oradour-sur-glane géant. Les images sont moches et lourdes (pluies, crépuscule sinistre, tons gris), le scénario est lourd avec ce guide fort joli mais qui fait tourner ses deux amants en bourriques (en plus on peut y voir l'éternelle caricature de la femme indécise, incertaine, incapable de prendre une décision). La musique n'est pas transcendante. Les sous-titrage ne sont pas écrits en bon français (la forme interrogative n'est pas respectée et c'est horripilant). On est pas loin de l'endormissement et j'ai somnolé pendant la séance. Mais le film interpelle, on n'en sort pas indemne : "que se passe-t-il réellement dans la région de Tchernobyl ?" "quelle est la dangerosité réelle du lieu ?" "combien de temps cela ça-t-il durer ?" "que sait-on réellement de la radio-activité ?" "comment se propage-t-elle ?" etc.
Un très bon film ! Après nombre de documentaires de très bonne qualité, voici une fiction qui donne un point de vue nouveau sur la plus grande catastrophe nucléaire du 20ème siècle (le 21ème siècle ayant déjà subit Fukushima). Un point de vue subjectif et affectif, une histoire humaine. Cette fiction raconte la vie ordinaire de Pripiat, les rêves et les espoirs de ses habitants. Pourtant, le rêve, déjà, sans rien dire, en silence, se lézarde... Une pluie noire commence à tomber sur l'avenir. Comment repérer l'infiniment discret qui déjà révèle l'abominable événement... comment comprendre que tout est fini alors que tout continue, encore, en apparence... A voir !!!
Premier film sur la catastrophe de Tchernobyl. La réalisatrice se concentre sur la ville la plus moderne d'Ukraine, Pripiat, et des habitants qui y vivent des jours heureux. La réalisatrice y découpe son histoire en deux parties, un avant et un après ce 26 avril 1986. Plus qu'un simple drame c'est un moment d'intimité que nous partageons avec ces habitants, comment ils vivaient et comment ils essaient de se reconstruire moralement et physiquement. Un film touchant et prenant qui aborde un thème jamais évoqué au cinéma de cette manière. Olga Kurylenko est magnifique et démontre ici un vrai talent d'actrice.