tuco-ramirez
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3.5 - Bien
26 Avril 1986 à Pripiat. Cette dernière est une localité voisine de Tchernobyl. Une belle journée de printemps. La nature renaît de ce long hiver. Anya et Piotr célèbrent leur mariage dans la tradition slave. Valery est à la pêche avec son père. Nikolaï, garde forestier, fait sa tournée dans les bois grouillant de vie. La vie est belle, mais l’image nous montre toujours en arrière plan la menace : la centrale nucléaire. Tout ce bonheur va durer encore 5 jours, malgré un enchaînement d’éléments troublants : la pluie noire, les animaux décèdent, les conjoints partis éteindre un incendie qui ne reviennent pas. La population ne sera évacuée que 5 jours après l’accident nucléaire.
Nous sommes placés du côté de ceux qui connaissent l’histoire. On est très vite scandalisé par l’absence de réaction des autorités et le mutisme.
Mais le réalisateur ne tombe jamais dans l’écueil du documentaire ou du film catastrophe. Il concentre son attention sur l’intime. Quel impact la rupture violente avec ses racines et des êtres chers est gérée par tous ces individus que l’on nous montre dans leur heureuse vie passée ? La difficulté de vivre après le drame est incarnée surtout par Anya. Partagée entre 2 hommes : un français qui lui propose de la suivre et un Ukrainien de son village. Même si c’est un peu maladroit et cliché (un point faible du film), plus qu’un choix d’homme c’est un choix de vie qu’elle doit faire. Tournée la page, tous y sont confronté.
La réalisatrice a obtenu les autorisations pour tourner sur place et le film est d’autant plus fort. Elle nous montre aussi un Pripiat coloré, joyeux, ponctué d’événements et de moments de vie heureux ante catastrophe : uin paradis perdu. La pluie commence à tomber : l’incident a eu lieu, la population ne le sait pas. On revient 10 ans après ; elle nous montre un Pripiat froid te glacial : c’est l’hiver, fini les belles couleurs printanière tout n’est que blanc et gris, comme l’âme des gens.
Apre, ce film est un beau film sur les trajets de vie, les gens contaminés par la solitude, la nostalgie d’un monde disparu.
Ajoutée le 26 nov. 2012 à 15h04
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