La Terre outragée
Note moyenne
3,7
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102 critiques spectateurs

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pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2012
C'est l'histoire d'Anya, une Ukrainienne qui parle aussi français. En cette fin avril 1986, elle se mariait... Dix ans plus tard, la voilà guide d'un désastre. Pripiat est devenue Zone interdite. Mieux vaudrait ne pas même lire le pitch, car l'essentiel du récit y est livré. Cependant, l'intérêt de ce film ne se trouve évidemment pas dans le suspense de la fiction mais dans l'atmosphère d'absurdité tristement mélancolique qui imprègne l'histoire traumatique de cette jeune femme à qui Tchernobyl a volé l'avenir. Le jeu d'Olga Kurylenko, malgré quelques imperfections, captive immanquablement. La première partie, centrée sur le mariage, nous plonge dans l'épisode de la catastrophe de manière non-spectaculaire, ce qui révèle d'autant l'énormité du mensonge du régime totalitaire (on pourrait faire de même pour Fukushima, minimisé par un Japon fasciste). Préserver le nucléaire semble incompatible avec le respect de la démocratie. Pas de mise en scène grandiloquente, pas de musique tonitruante, pas de clichés émotifs: les faits se déroulent sèchement, passivement, et les souffrances nous parviennent en toute pudeur. Peut-être trop, au risque d'y percevoir un échec à transmettre l'horreur. On entend mentionner très délicatement cette «Absinthe» de l'Apocalypse biblique, qui est venue se déverser dans la gorge des habitants et sur une grande partie de l'Europe. La suite se focalise sur l'après: comment vivre avec ce passé si proche, encore là, toujours là? Michale Boganim s'attaque à un tabou local. Elle s'en prend à la tentation de l'oubli, tout en refusant de tomber dans le discours officiel (la glorification des liquidateurs, le sacrifice). Ici, on pénètre dans l'intimité d'un vécu. Sans dolorisme. On s'emmêle un peu dans les pinceaux au milieu des atermoiements sentimentaux de la douce-amère Anya, en valse-hésitation. On s'interroge sur le portrait du jeune Valéry, qui navigue entre repli névrotique et élan éperdu pour un monde qui lui a échappé, en quête d'une racine salvatrice. Malgré ces choix discutables, qui inspirent un vague ennui mêlé d'intérêt poétique, le portrait humain se tient. L'ensemble conserve le goût d'un désespoir insondable et d'un attachement obscur à une terre fantôme.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 avril 2012
Passer du documentaire à la fiction n’est pas une chose aisée tant les deux cinématographies ne proposent pas toujours les mêmes enjeux. Michale Boganim, réalisatrice de deux documentaires dont un Odessa… Odessa ! au beau succès, s’y est essayé avec cette Terre outragée. Cette fiction reprend une même donnée spatiale, l’Ukraine, mais tente un traitement plus tragique.

Pour continuer à lire, merci d'aller sur le lien suivant : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/04/04/la-terre-outragee/
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2012
Premier film relatant la tragédie de Tchernobyl, La Terre outragée se concentre sur l'humain, et non sur les conséquences médicales, industrielles ou stratégiques. L'absence d'information, y compris des populations les plus proches, en est le sujet principal. Si la seconde partie du film, 10 ans après, est bien faible et ratée, la première partie est des plus émouvantes.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2012
Sauf erreur voici le premier film de fiction qui traite de la catastrophe de Tchernobyl. Après le désastre de Fukushima, le débat du nucléaire est naturellement revenu sur le devant de la scène. Pour son premier long métrage, Michale Boganime a eu beaucoup de mal à mettre son projet sur pieds. Un minutieux travail d'enquête auprès de témoins et survivants et un tournage sous pression de la part des autorités russes et ukrainiennes. Le résultat est percutant, très émouvant voir terrible. La catastrophe et ses conséquences sont vues au travers des yeux de quelques gens simples, une jeune mariée, un enfant, un vieux paysan... Les scènes du jour de l'explosion et des suivants sont magnifiques. On est vraiment placé dans la peau des personnages, on ne voit rien, on n'entend rien, que ce que bien sûr les autorités disent et surtout ne disent pas. Tout est suggéré, rien n'est montré...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-la-terre-outragee-102756624.html
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 avril 2012
Tchernobyl mon amour, tu m'as dévastée et je ne peux t'oublier, sans toi je ne suis plus et pourtant, sans toi je devrais être, mon histoire et ton histoire ne sont qu'une histoire, un pan, un rideau, un voile de larmes dans une forêt incendiée. Demain me semble si loin, flou, et si similaire à hier, et aujourd'hui. Je suis morte, avant de vivre j'ai cessé de respirer, avant de vivre j'ai effleurer l'amour sans avoir pu en profiter. Et pourtant je ne t'en veux pas. Alors, survivons ensemble.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 avril 2012
C'est l'un des plus beaux films que j'ai vus cette année.Deux parcours de vies brisés par Tchernobyl qui s'entre-croisent. une maitrise de la réalisation exceptionnelle, des acteurs hors pair.Je peux dire que j'ai été plus qu'agréablement surpris.À ne manquer sous aucun pretexte.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mars 2013
Tchernobyl, le 26 Avril 1986, un accident condamne la petite ville de Pripiat à l'oubli, et invitent ses habitants à être dévastés par les radiations. La Terre Outragée met en scène le destin croisé de plusieurs de ses habitants, qui 10 ans après vivent encore avec ce souvenir et tentent même de le faire subsister.
Un très beau film, émouvant, d'une grande sensibilité.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2012
Je trouve ce film d'une remarquable efficacité. Par l'avant/après qui montre de façon simple et parfaitement plausible ce que sont devenus la nature, les villes, les gens. Par le choix des personnages dont on suit le coeur serré l'impossible avenir, parce qu'ils sont définitivement plombés dans leur corps et leur tête par les proches qu'ils ont perdus, la maladie, l'impossibilité viscérale de partir. Il s'agit certes d'une fiction mais on sent qu'elle est collée à la réalité de l'accident et la tentative d'étouffement par les autorités, à la réalité des gens qui se sont sacrifiés pour sauver les autres, à la réalité de ceux qui ont été laissés beaucoup trop longtemps au contact des radiations, et à la réalité de leur avenir sacrifié. Il n'y a aucun pathos, pas de grande démonstration mais un discours qui touche et qui rappelle que Tchernobyl ce n'est ni loin dans le temps ni loin dans l'espace. Et qu'un autre Tchernobyl avec autant de dégâts et de mensonges se produira fatalement en Europe un jour. On pense aussi à la prescience de Tarkovski dans Stalker ; c'est tout à fait frappant de voir comme sa Zone et celle de Prypiat se ressemblent, comment, dans les deux cas, les individus sont attirés par cette Zone.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 avril 2012
malheureusement, il y a des documentaires sur la vie et l 'histoire de Tchernobyl bien plus complet que ce film, qui est mal exploité, des sujets abordés sans réponse, rien sur l'accident, sur le trouble des familles, sur les maladies, le gouvernement, les scientifiques et plein d'autres choses qui pouvaient être développé. C'est trop décousu, on s'emmerde presque pourtant y a un fond d'histoire qui était intéressant.
traversay1

4 485 abonnés 5 363 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2012
Une fiction autour de Tchernobyl, mais non sur la catastrophe elle-même. Sur ses conséquences collatérales. La nature, empoisonnée ; les êtres contaminés, jusque dans leurs pensées, pour ceux qui vivent toujours et, pour nombre d'entre eux, qui habitent encore près du "no man's land" appelé La Zone. La terre outragée ne peut évidemment pas s'exonérer d'un aspect documentaire très fort, montré en grande partie par les visites sordides de tours-operators sur le site. C'est sans doute le meilleur du film de Michale Boganim que cette description hyperréaliste d'un lieu saccagé dont certaines images, poisseuses et liquides, rappellent Tarkovski. Fruit d'une co-production entre la France, l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine, La terre outragée est une oeuvre hybride et glacée qui flotte cependant dans une atmosphère vague, à l'image des trois rescapés que la cinéaste suit plus particulièrement dans leur errance. Ce sont des fantômes, restés attachés à des souvenirs printaniers quand la vie était douce en Ukraine et que le communisme promettait bonheur collectif et électricité pas chère. Une sorte de Tchernobyl mon amour, ce film au récit parfois confus, que remet sur les rails une Olga Kurylenko magnétique, personnage ambigu, d'une extrême beauté extérieure alors qu'elle perd ses cheveux par poignées. L'émotion, longtemps retenue, perce enfin dans les dernières scènes. Un pommier est en fleurs, la terre s'en remettra t-elle ? Les hommes et les femmes qui ont vécu cette tragédie, certainement jamais.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 avril 2012
Noble démarche, résultat peu probant. En nous narrant le destin de trois personnages survivants de la catastrophe de Tchernobyl, au moment de l'accident puis 10 ans plus tard, mais en occultant complètement l'évènement lui-même (on a juste droit à deux/trois plans assez moches de la centrale, au loin, sous un ciel crépusculaire et avec de la fausse fumée radioactive en transparence, beurk !), la réalisatrice Michale Boganim cherche à nous faire ressentir les effets du drame plutôt que nous le montrer. Pourquoi pas, mais c'est raté ! Il faut dire qu'elle n'est pas aidée par une musique originale à chier qui, juxtaposée à des jolis plans de la campagne ukrainienne ou d'un univers urbain aussi laid que fascinant, annihile complètement toute la poésie qui pouvait éventuellement se dégager de ces images. Et puis surtout, tout en ayant l'air de ne pas y toucher, elle fait dans le lourdingue : avec en sous-texte un discours plus anti-soviétique qu'anti-nucléaire, elle nous assène une bonne cinquantaine de plans sur des affiches de propagande. C'est bon, ça va, les-vilains-cocos-qui-promettent-progrès-et-bonheur-mais-qui-font-vivre-leurs-concitoyens-dans-des-immeubles-tout-pourris-et-qui-sont-pas-foutus-d'entretenir-leurs-centrales-nucléaires, on avait compris du premier coup, ou on le savait avant, pas la peine d'insister en tous cas. Pas fine non plus la métaphore des deux amants d'Anya (Olga Kurylenko, très bien, qui n'est donc pas juste une belle plante décorative pour salon d'agent secret britannique) : l'étranger qui représente l'avenir, l'aventure et l'oubli, le local qui symbolise le passé, les racines et la mémoire, pfff... Lourdingue et naïf, aussi, comme le personnage de Valery (Ilya Iosifov) qui nous pond à 16 ans une dissertation digne d'un CM2... Bon, on trouve quand même un intérêt certain à la visite guidée de la zone contaminée (et du coup on s'interroge un peu sur le bien-fondé de cette nouvelle forme de tourisme). Là, effectivement, ça vaut le coup mais c'est la partie la moins intimiste du film. Comme quoi Boganim a bien raté le sien, de coup. Si elle a su malgré tout éviter habilement bien des écueils (le larmoyant, le vindicatif...), ça n'a pas empêché "La Terre outragée" de sombrer dans l'ennui.
norman06

425 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2012
Première fiction sur Tchernobyl, une œuvre forte, entre le récit documenté et l'échappée fantastique.
Yael F
Yael F

334 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2012
Un très beau film qui compose des beaux paysages, des décors étonnants, des personnages bouleversants et une histoire qui nous concerne tous....ce n'est pas un film plombant malgré son sujet lourd on en sort enrichi. C'est une belle proposition de cinéma rare dans les salles d'aujourd'hui!
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2012
On comprend bien que ce qui motive avant tout Michale Boganim, c’est comment on continue à vivre après un tel drame qui a abouti à l’exil forcé des habitants de la ville, si peu informés de l’accident et de ses terribles conséquences. Au travers de la trajectoire chaotique de quelques individus traumatisés, rongés par la culpabilité ou incapables de quitter les lieux qu’ils réinvestissent périodiquement, animés d’une fraternelle morbidité, la réalisatrice tente de cerner les ravages du choc nucléaire. Il faut néanmoins reconnaitre qu’elle n’y parvient pas en totalité. La première partie est convaincante car elle réussit sans aucune image spectaculaire à rendre palpable la tension et la bizarrerie qui commencent à poindre, notamment dans l’agitation inhabituelle des animaux. L’explosion a d’ailleurs engendré un dérèglement climatique voyant s’abattre sur Prypiat des pluies diluviennes qui auront pour effet néfaste de fixer la radioactivité. En revanche, le second volet pose problème quand il s’attache trop aux déboires sentimentaux de Anya et à la quête effrénée d’un adolescent sur les traces de son père, ancien ingénieur. Dès lors, le film perd de sa force et de sa singularité, renvoyant au second plan la catastrophe ou plutôt la banalisant, en lui faisant perdre sa spécificité. C’est donc davantage dans son traitement purement documentaire et informatif que le film retient l’attention, alors que paradoxalement la fiction semble l’affadir, peut-être aussi parce que les personnages ne sont pas suffisamment développés ou forts. Toujours est-il qu'un goût d’inaboutissement perdure après la projection.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2014
Tchernobyl comme si vous y étiez. Une histoire bouleversante sur les survivants de la catastrophe à la frontière de la Biélorussie et de l'Ukraine. A dégouter à jamais du nucléaire et de toute forme de nostalgie de l'expérience soviétique et de la domination russe sur ces contrées. A l'inverse, un film à faire aimer le septième art.
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