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    Faust
    note moyenne
    2,9
    384 notes dont 94 critiques
    16% (15 critiques)
    17% (16 critiques)
    13% (12 critiques)
    23% (22 critiques)
    16% (15 critiques)
    15% (14 critiques)
    Votre avis sur Faust ?

    94 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    2,5
    Je sais pas trop, Sakourov m'emmerde comme réalisateur je crois. Je n'aime pas trop ses films, bien que les sujets m'intéressent, mais en plus il a vraiment un sens esthétique assez étrange. J'ai même cru que l'arche russe c'était du numérique tant l'image me dérangeait. Je ne sais pas quoi penser de ce Faust non plus, ça m'a fondamentalement emmerdé par moments, au début je devais lutter contre le sommeil. Seulement voilà je suis tenace. Sokourov a une esthétique qui me plaît et me déplaît en même temps. J'aime bien la radicalité mais là ça ne me parle pas forcément et ceci bien que je trouve quelques scènes vraiment belles. Bon pour commencer je dois dire que c'est très long 2h13, et que ça parle beaucoup, beaucoup trop. J'ai eu l'impression que ça n’avançait pas et que les dialogues n'étaient pas aussi utiles et subtiles qu'il n'y paraît. Pour moi c'est très décevant surtout que la mise en scène parfois arrive dans la même séquence à être vraiment bonne et lourdingue la seconde d'après. Je pense à Faust qui touche la main de Marguerite en maxi gros plan de la mort qui tue. Moins subtil, tu crèves. Sokourov tue dans l'oeuf alors toute possibilité de poésie. Par contre son méphisto a quelque chose, physiquement dégueulasse il se déplace de manière peu naturelle, il semble fourbe et vicieux, seulement il n'en fait pas forcément grand chose. Le tout est noyé dans son image baignée de lumière au rendu tout sauf naturelle et dans des dialogues qui me paraissent assez vides. Je préfère la version de Murnau que j'ai vu il y a peu (même si je n'ai que peu de souvenirs finalement) qui me semblait être plus universelle, plus concise. Et pourtant le film de Sokourov dans sa singularité possède quelque chose que je ne saurai expliquer. Mais je suis très déçu, j'espérai enfin trouver un film (enfin c'est que le 3° que je vois) qui me fasse apprécier ce réalisateur. Mais ça ne semble pas être celui-là. Après je peux comprendre qu'on puisse apprécier les partis pris du film, mais ce n'est pas forcément mon cas sur toute la durée du film, et je trouve que ça n'excuse pas le manque de finesse parfois.
    Parkko
    Parkko

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    2,0
    Lion d'or à Venise, dans le classement des films de l'année des cahiers, ovationné par la critique... et si Faust n'était en fait qu'une grosse supercherie ? La première lecture, peut-être la plus intéressante, du film serait de voir qu'est-ce que Sokurov fait du mythe de Faust à travers ses différentes adaptations littéraires ou cinématographiques. Mais cette lecture m'échappe, faute de connaissances poussées sur ce sujet. En terme de cinéma, on a pas mal loué la beauté visuelle. Certes, il y a une réelle recherche artistique, les plans sont bien foutus mais c'est filtré à l'extrême à tel point que l'image trempée dans le café et oubliée sur le séchoir à linge est immonde sur 2h14, ce qui gache constamment le plaisir visuel qu'on pourrait avoir si c'était beaucoup moins trafiqué. surtout quand on est mitraillé de décors numérisés absolument dégueulasses qui nous font nous demander comment des trus aussi moches et grossiers peuvent se retrouver autant acclamer. Pour le reste, on ne peut qu'apprécier le talent de mise en scène de Sokurov, mais il aurait du calmer son chef op... Le film se suivrait par la force de sa mise en scène si c'était moins moche peut-être, mais du coup avec une histoire narrée de façon volontairement confuse, on en vient à se foutre complètement de ce film couleur vert pomme.
    James's Epava
    James's Epava

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    5,0
    Adaptant une des œuvres les plus conséquentes et importantes de l'histoire, Sokourov avait tout en mains pour nous faire peur. Amateur de classicisme, d'art romantique et de musique du vingtième siècle. Au final, Faust est-il un bon choix ? Que reste-il de ce monstre ? Bien plus que l’œuvre elle-même. Au delà de massivement adapter en allemand des dialogues voire des monologues filandreux, Sokourov rend le projet dense (même TRES DENSE) dynamique et symptomatique. Il expose à lui seul, en quelques 2h25 de combats diaboliques d'images, des instants de ce XIXème siècle. réadaptation donc, et pas que : Alexandre enchaîne les bonnes idées de mises en scène, parfois à surcharge, et crée une sorte de film zombie très efficace. C'est un film mort-vivant. Les cadavres blancs et verts qui s'amassent près des rivières, perdus, les corbillards, cet enterrement dérangé par l'arrivée de chiens renifleurs, tout est étouffant et ancré dans une sensualité mortifère. Il se pourrait que Faust ait dormi avec le cadavre de cette jeune femme vouée à la prison (que l'on entend parler comme un fantôme à la fin du film) et soit maudit à ce monde noir et délaissé de toute approche passionnée. Les rares esthètes du film sont ce personnage de Wagner (qui dans une très belle scène nous découvre son prototype d'homme fabriqué "Homonculus"). Les autres, ainsi que Méphisto (une interprétation géniale d'ailleurs) sont des corps galbés et boursouflés, anti-humains et laids qui affichent des mimiques dont seul le réa russe à le secret. Cet ultime voyage philosophique et bavard est une expérience hallucinante, percée de toute part par des séquences magnifiques (dont la pause poétique sur la visage idyllique de la jeune blonde), tout cela peut déstabiliser, l'entreprise es pourtant pleine ressources et jamais en fatigue. Il faut souligner le format carré, cette caméra libertine qui va se coller aux visages, ces musiques splendides et ce travail colorimétrique, de matière, de textures (costumes, visages, décors) tout est d'une grande richesse. Tout respire le classicisme et proutant le film vit aujourd'hui, il arrive à insuffler le dialogue avec nous et les grandes peurs qui nous habitent, notamment sur le pouvoir, qui, dans cet opus, pourrait sembler mineur, mais est, en comparaison avec les autres œuvres de la tétralogie, la plus subtile et le plus intéressant.
    Eniel
    Eniel

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    2,5
    Je voulais vraiment, mais vraiment aimer ce film. À la fois morbide, fou, psychédélique et étrangement lumineux par moments. Il s'agit là de cinéma artistique à l'état pure, autrement dit: on aime ou on aime pas. Ce film n'est certainement pas destiné à tout le monde. J'ai adoré l'esthétique du film, l'ambiance et le jeux des acteurs ( particulièrement celui d'Anton Adasinskiy). Par contre, certains plans avec l'image déformée finissait par me donner la migraine et par déranger, selon moi le réalisateur en à un peu abusé. Néanmoins, ce qui à selon moi détruit le film est sont incroyable lenteur et longueur, combiné aux dialogues confus. Les discutions des personnages principaux sont souvent incohérents et très nombreux ( beaucoup de blah blah). Sans compter que les personnages figurants semblent se faire une joie d'interrompre sans cesse les personnages principaux pour dire des trucs complètement "hors sujets" ou dénudés de sens. Écouter ce film en VOSTFR est une vrai torture, on est vite perdue dans tout ces dialogues et on finis par ne plus savoir qui dit quoi, ce qui a finis par me faire complètement décroché du film et ce qui n'est vraiment pas une bonne chose pour un film aussi long. Bref, un film très particuliers qui mérite un coup d'oeil, mais qui malheureusement ne cible qu'un public très restreint. Je mets quand même deux étoiles et demi pour le côté artistique du film, l'originalité de l'interprétation de Faust et le jeux des acteurs qui est excellent!
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    4,0
    Comment donner 4 à un film qui m'a profondément ennuyé pendant à peu près une heure ? La magie de "Faust" tient dans le fait que, si l'œuvre est très absconse, plus le temps passe et plus elle devient captivante, à tel point qu'on se trouve à la fin dans un état de fascination totale, avec une seule envie, regarder la tétralogie en entier. Encore faut-il rentrer dans le film, et cela peut prendre du temps. Heureusement, les images sont très belles et Соку́ров a un monde bien à lui qu'on est tenté d'explorer, même si l'accès en est difficile.
    marsenavril
    marsenavril

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    4,5
    Une plongée dans la matière : et pour commencer, dans les entrailles d'un autopsié, puis tout est filmé avec un mélange de désordre et de passion méticuleuse, les visages, les objets, les corps, le village, la taverne, des caves, des chambres, des souterrains, le lavoir, la pierre, la terre, les odeurs, les trognes, les salles, la densité des corps, les conflits, bagarres, la faim, la pauvreté, la misère, la mort, et la radieuse figure de Margarete, aperçue, perdue, retrouvée, et son sexe radieux, lui aussi, cet émouvant buisson de lumière, c'est une humanité de soudards et de trognes, et la figure du docteur Faust en quête de l'âme, ou du siège de l'âme, ou de lui-même, et qui finit par vendre la sienne, presque par mégarde, par les roueries orthographiques de son compère. (Mephisto, son compère ? une histoire de double, sans doute). Il y a des longueurs, la caméra en fait trop, on perd le fil, on oublie la moitié de ce qu'ils se disent, mais cette bizarre déambulation de Faust et Méphisto, en usurier difforme, dans ce monde improbable (moyen-âgeux?) est assez fascinante. C'est un film d'images et de force visuelle, avec des mots qui se baladent là-dessus, ils se perdent, s'évanouissent, on ne comprend pas tout, on s'ennuie aussi, il y a des morceaux magnifiques, et le rire de Faust à la fin, est génial (c'est inclus dans le mythe, ce rire de Faust ? ou c'est Sokurov qui l'a inventé?)
    tixou0
    tixou0

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    2,0
    « Renversant » Lion d’Or à la Mostra 2011, ce « Faust » peut l’être de deux manières : celle de Darren Aronofsky, qui présidait le jury du festival, est révérencielle (son bouleversement personnel sonne d’ailleurs comme une antienne depuis plusieurs mois en début de la bande-annonce du film), quand celle de très nombreux spectateurs, effarés par une logorrhée absconse de 2 h 14, est étonnée ! « Renversant » de beauté, de maîtrise et de sens, ou bien « renversant » de vacuité pompeuse (même si plastiquement impressionnant) ? Pour ma part, j’aurai une nette tendance à pencher pour le deuxième terme de l’option ! Le Français Bruno Delbonnel (« césarisé » pour « Un long dimanche de fiançailles » en 2005, ou collaborant récemment au « Dark Shadows » de Tim Burton), personne ne le conteste, a réussi des prodiges esthétiques. La scène étant en Allemagne, en pleine période romantique, le directeur de la photographie a largement puisé son inspiration pour les couleurs, la composition, la lumière chez les peintres d’Outre-Rhin de l’époque : Carl Spitzweg (pour les intérieurs : soupentes, ateliers… ou les vues de rue), Caspar David Friedrich, fasciné par la mort et l’« effroyable » beauté de la nature (dont la célèbre « Mer de glaces » trouve un magnifique écho avec certaines visions finales) ou encore Karl Friedrich Schinkel et ses savants clairs-obscurs. On pense aussi bien sûr à l’expressionnisme (Murnau ayant produit d’ailleurs en 1927 son propre « Faust », cependant bien plus respectueux de l’œuvre de Goethe), avec son optique déformée de la réalité. Mais ici le sépia a remplacé le noir et blanc, qui imprime presque toutes les tonalités de fond d’un film pourtant en couleurs. On notera aussi le format de projection 1,37 : 1, format « académique » carré ressuscité pour l’occasion, choix artistique qui entretient une « étrangeté » délibérée. Alexander Sokurov termine avec « Faust » une ambitieuse tétralogie sur le pouvoir commencée en 1999 avec « Moloch » (mettant en scène Hitler dans son « nid d’aigle » de Berchtesgaden), continuée avec « Taurus » en 2001 (sur les derniers jours de Lénine) et « Le Soleil » en 2005 (où Hiro-Hito qui va se rendre aux Américains en 1945 renonce à son ascendance divine). N’ayant rien vu des volets précédents (en sachant je crois qu’au moins l’un d’entre eux est toujours inédit en France), je n’ai évidemment aucun recul pour apprécier l’ensemble de la réflexion du cinéaste russe. Après trois épisodes « historiques », la conclusion se fait grâce à un homme ordinaire (Faust n’a aucun pouvoir politique, ce n’est qu’un savant, méconnu d’ailleurs), mais tenté par l’extraordinaire (il cherche à extraire l’âme des cadavres qu’il dissèque, et croit que Mauricius va lui révéler le secret de la vie qui lui échappe), alors que les trois tyrans des films précédents étaient surpris dans leur intimité (des hommes extraordinaires vivant comme tout un chacun). Il faut cependant souligner que l’ « homo ordinarius » Faust est né d’un mythe, quand les trois hommes d’état étaient eux bien réels ! Sokurov « revisite » pour servir sa démonstration la légende faustienne, le problème étant que s’il la reconditionne, il la vide aussi de sa substance, et nous livre de magnifiques images, mais que l’on n’arrive pas à associer à une vision cohérente, à un message intelligible. Résultat : on admire, mais on s’ennuie aussi prodigieusement à voir s’enchaîner les tableaux sans ligne narrative conductrice, et surtout à devoir subir les discours fumeux de Faust et de son mentor diabolique (même si l’on peut, profitant de l’excellente diction des interprètes, vérifier son niveau d’allemand !). Le docteur Faust appartient aux mythes et légendes d’Outre-Rhin (et à cet égard on ne peut qu’approuver le Russe Sokurov d’avoir fait un film en allemand), et personnage et histoires le concernant sont le fait de nombreux auteurs avant lui, parfois au-delà de son pays d’origine, même si Goethe a livré l’œuvre la plus connue (deux œuvres en fait, l’une publiée en 1808, et l’autre, « Faust II » en 1832, à titre posthume). Sokurov et sa coscénariste (Marina Koreneva) ont « adapté » essentiellement « Faust I », qui se rattache au courant « Sturm und Drang », la version allemande du romantisme. On retrouve bien certains personnages de Goethe, outre Faust lui-même (Johannes Zeiler) : Wagner, son assistant (nettement illuminé), Margarete, dite Gretchen (Isolda Dychauk), son frère Valentin. Mais Méphistophélès (un des 7 princes de l’Enfer) est devenu « Mauricius », un banal vieillard (enfin pas si banal que cela physiquement, puisque ses - maigres - attributs virils sont situés au bas de son dos, signe d’une « inversion » toute maléfique). Le Faust de Goethe, savant admiré de tous, qui a atteint les limites de son savoir et désespère de rien trouver désormais de nature à le satisfaire, invoque le diable et conclut un pacte avec lui : en échange de son âme, ce dernier s’engage à le servir fidèlement le reste de sa vie et à lui permettre de goûter ainsi à tous les plaisirs terrestres de son choix. Sokurov pour sa part, de nombreux palabres « philosophiques » mis à part, semble ne fixer d’intérêt dramaturgique à la rencontre avec le diable (donc avec le Mal incarné) que celui de rattraper une occasion perdue de « conclure » avec Margarete (que le Malin a d’ailleurs mise à dessein sur la route d’Heinrich Faust, la lui faisant rencontrer parmi d’autres lavandières, dans une scène très élaborée visuellement, où le « lavoir » tient beaucoup du bain turc !). Le salut éternel échangé contre une simple histoire sexuelle : tout ça (les 2/3 verbeux du film) pour ça, est-on tenté de se dire…. Par ailleurs, le « piment » Wagner (emprunté au « Faust II » : retour du « famulus » - qu’on n’a pas vu partir - s’essayant en démiurge et créant un homoncule) paraît artificiel, et le rachat de l’âme de Faust est totalement occulté, le film s’achevant par une visite guidée dans ce qui pourrait être les limbes, au cours de laquelle Faust retrouve Valentin (qu’il avait envoyé ad patres lors d’une rixe), puis enfouit Mauricius sous des rochers ( ????) - magnifiques paysages sans doute islandais. Dire que l’on reste sur sa faim participe de l’euphémisme ! Qu’a donc voulu montrer Sokurov (question récurrente tout au long de ce maelstrom d’images superbes, mais, ou vaines, ou bien illustrant un propos sibyllin qui laisse en route les non-initiés : dans l’un et l’autre cas, un film qui aura du mal à trouver un public en adhésion !) ???
    lamalama
    lamalama

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    1,0
    Un film verbeux sans grand intérêt, à part la belle photo présente. C'est trop psychologique pour moi, à la limite du film intellectuel qui n'est fait que pour les connaisseurs, comme une grande oeuvre d'art. Si vous n'en faites pas parti, passez votre chemin et laissez les autres parler du film pour vous. Moi je préfère les films plus sympas, moins flippants et intello
    Myene
    Myene

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 338 critiques

    1,5
    Mauvais au sens littéral pour moi .Un film si pénible que j'ai quitté avant la fin Je ne supportais plus la saleté, toutes les horreurs en tout genre complaisamment et longuement présentées Je ressentai si fort les odeurs de charogneries que j' en avais des hauts le coeur !
    guifed
    guifed

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    2,5
    Ce film est un véritable ovni. On atteint vite l'oeuvre d'art. Mais l'art peut ne pas plaire. En l'occurrence, le film ne m'a pas vraiment parlé. Bien qu'impressionné par la réalisation ( la place de la lumière, le cadrage souvent oblique qui participe à l'atmosphère...atypique du film, les déplacements saccadés des personnages comme pour signifier leur rapport décalé avec le monde qui les entoure), les dialogues intéressants, et la grande performance d'Anton Adasinskiy, je n'ai pas accroché à l'histoire. Peut-être faut-il avoir lu Faust au préalable? Toujours est-il que l'ensemble m'a paru très fumeux.
    alexbiz
    alexbiz

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    3,5
    une interpretation tres libre, trop peut-etre... chacun se fera son opinion sur l adaptation goethienne...
    octopus_fr2002
    octopus_fr2002

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    2,0
    Quelques très belles photos, mais que c'st bavard, long, embrouillé. J'ai beaucoup dormi, donc il me manque des passages!!!
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Avant de voir le dernier film d'Alexandre Sokourov, il faut s'y préparer psychologiquement. Vrai ou Faust ? Vrai, tout comme il serait hasardeux de tenter l'ascension de l'Everest, par la face nord, en tongs ! Faust est une oeuvre monumentale, escarpée et qui donne le vertige. Une oeuvre d'art autant qu'un film, qui aurait pu être signé Murnau, au temps du muet, à la différence près que le film de Sokourov est très, très bavard (trop). Visuellement, c'est une splendeur, mais pas d'un esthétisme chichiteux, c'est de la beauté brutale et viscérale (on en voit dès le début, d'ailleurs, des viscères). Le film agit progressivement comme un envoûtement des sens et l'on est prêt à suivre jusqu'en enfer le docteur Faust et le grotesque Méphisto. Comme le film ne manque pas d'humour (le célèbre pacte est bourré de fautes d'orthographe) et flirte durablement avec le fantastique, voire le gothique, dans un univers médiéval incarné de façon époustouflante, on est en admiration quasi constante devant ces images picturales en mouvement. Chapeau au directeur de la photo, le français Bruno Delbonnel (Dark Shadows, Amélie Poulain), qui accomplit des prodiges. Le danger serait de rester fasciné sans s'intéresser le moins du monde à l'intrigue. On peut perdre le fil dans sa lourde logorrhée mais on s'accroche au drôle de tandem formé par Faust et Méphisto, aux changements de décors et d'ambiance et l'on goûte l'apparition enchanteresse de Margarete. L'interprétation, soit dit en passant, est remarquable. Faust produit le même effet que Le cheval de Turin, en plus fort encore, et l'on imagine bien Goethe se repasser le film en boucle, là haut, qu'il soit au paradis ou en enfer, ce dernier lieu étant plus en phase avec la tonalité de cette montagne cinématographique.
    ninilechat
    ninilechat

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    4,5
    Une variation -que dis je! un délire halluciné autour de Faust. Je l'ai vu à la première séance, le jour de sa sortie, sans avoir la moindre idée de ce que c'était. Juste en posant l'équation: Alexandr Sokurov Faust: ça, c'est pour moi. Go! Bien vu! Je suis sortie en délirant de bonheur avec l'impression d'avoir été, pour une fois..... au cinéma. De Faust, on retrouve tous les personnages, mais un peu dans le désordre: Wagner, Siebel, Valentin..... et Marguerite bien sûr, l'exquise Isolda Dychauk qu'on croirait descendue d'un tableau de Vermeer, visage rond, petite bouche gonflée et charnue, l'image même de l'innocence. Et la seule jolie chose que l'on puisse voir pendant ces deux heures quinze de projection..... car si le film commence par un ciel moutonneux à la Magritte, s'attarde sur une montagne au dessus d'une petite ville comme peinte par Breughel, la caméra zoome à toute vitesse vers le laboratoire sordide où Faust et son assistant Wagner se livrent à une autopsie des plus répugnante sur un cadavre déjà verdâtre.... Enchaîne sur l'hôpital où exerce le professeur Faust, le père du héros (avec de bien étranges méthodes). Une horreur! En effet, notre docteur Faust n'est pas très vieux. L'excellent Johannes Zeiler, (physiquement entre Gérard Depardieu et Ralph Fiennes), est un homme dans la force de l'âge. Mais seul, et désespéré. Désespéré de ne pas trouver une raison de croire à la vie. L'étrange Wagner (Georg Friedrich), lui, s'imagine trouver l'âme à travers ces peu ragoûtants charcutages au bistouri. La ville est sale, tortueuse, ses habitants grotesques. Personne ne filme comme ça maintenant! Sokurov va complètement à l'encontre du "bon goût" actuel, de l'élégance, de la modération. Ici, les mimiques sont exacerbées, comme au temps du muet. On se croirait revenus au temps d'Eisenstein, Dreyer, Murnau..... Sokurov ose tout. Les rats, énormes, grouillent partout. Mais la présence animale est omniprésente: corbeaux, chouettes.... Avez vous déjà vu le Diable (Anton Adasinskiy) à poil? Ici, il se déshabille pour se plonger dans le cuveau des lavandières. Son corps est une sorte de sac boursouflé, déformé, il n'a "rien devant", comme le constatent avec horreur les jeunes femmes, mais porte à l'arrière une sorte de queue, comme des organes sexuels rabougris. Il a pourtant une amante, notre chère Hannah Schygulla, qu'on a vêtue d'invraisemblables toilettes.... L'impression de fantastique est renforcée par l'emploi presque constant d'une déformation subtile, ou plus accentuée, de l'image. Les couleurs sont fausses: des gris glauques de la ville et de ses bas fonds, on passe à un vert passé, élimé, pisseux pour les scènes de plein air, celle en particulier où, dans un espèce de ravin encaissé, après l'enterrement de Valentin qui est le pivot du film, Faust tente de séduire Marguerite. Mais le décor le plus extravagant est le final, pour cette scène où Faust reprend sa liberté, c'est un interminable champ de lapiaz qu'il gravit, suivi de son mauvais génie, les arêtes se succédant aux arêtes, à perte de vue, c'est vraiment un décor d'enfer. On ne peut imaginer l'enfer autrement que comme cette désolation. A qui s'adresse ce film? Les amoureux classiques de Goethe tourneront de l'oeil dans les cinq premières minutes. Mais je crains que les jeunes gothiques n'y trouvent pas non plus leur compte, tant les dialogues sont obscurs, abscons.... ou philosophiques. Ça s'adresse à tous ceux qui aiment le cinéma autrement, le cinéma ailleurs, le cinéma comme art détaché de la vie, la création à l'état pur. Le cinéma qui ose tout quoi! Ne ratez pas ce moment là. Il ne reviendra pas de si tôt....
    gregyjibumbastik
    gregyjibumbastik

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    0,5
    un veritable calvaire à regarder. j ai eu envie de faire comme 5 personnes de la salle : m en aller!
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