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    Faust
    note moyenne
    2,9
    391 notes dont 95 critiques
    répartition des 95 critiques par note
    15 critiques
    16 critiques
    12 critiques
    22 critiques
    15 critiques
    15 critiques
    Votre avis sur Faust ?

    95 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    2,5
    Publiée le 18 décembre 2012
    Je sais pas trop, Sakourov m'emmerde comme réalisateur je crois. Je n'aime pas trop ses films, bien que les sujets m'intéressent, mais en plus il a vraiment un sens esthétique assez étrange. J'ai même cru que l'arche russe c'était du numérique tant l'image me dérangeait. Je ne sais pas quoi penser de ce Faust non plus, ça m'a fondamentalement emmerdé par moments, au début je devais lutter contre le sommeil. Seulement voilà je suis tenace. Sokourov a une esthétique qui me plaît et me déplaît en même temps. J'aime bien la radicalité mais là ça ne me parle pas forcément et ceci bien que je trouve quelques scènes vraiment belles. Bon pour commencer je dois dire que c'est très long 2h13, et que ça parle beaucoup, beaucoup trop. J'ai eu l'impression que ça n’avançait pas et que les dialogues n'étaient pas aussi utiles et subtiles qu'il n'y paraît. Pour moi c'est très décevant surtout que la mise en scène parfois arrive dans la même séquence à être vraiment bonne et lourdingue la seconde d'après. Je pense à Faust qui touche la main de Marguerite en maxi gros plan de la mort qui tue. Moins subtil, tu crèves. Sokourov tue dans l'oeuf alors toute possibilité de poésie. Par contre son méphisto a quelque chose, physiquement dégueulasse il se déplace de manière peu naturelle, il semble fourbe et vicieux, seulement il n'en fait pas forcément grand chose. Le tout est noyé dans son image baignée de lumière au rendu tout sauf naturelle et dans des dialogues qui me paraissent assez vides. Je préfère la version de Murnau que j'ai vu il y a peu (même si je n'ai que peu de souvenirs finalement) qui me semblait être plus universelle, plus concise. Et pourtant le film de Sokourov dans sa singularité possède quelque chose que je ne saurai expliquer. Mais je suis très déçu, j'espérai enfin trouver un film (enfin c'est que le 3° que je vois) qui me fasse apprécier ce réalisateur. Mais ça ne semble pas être celui-là. Après je peux comprendre qu'on puisse apprécier les partis pris du film, mais ce n'est pas forcément mon cas sur toute la durée du film, et je trouve que ça n'excuse pas le manque de finesse parfois.
    guifed
    guifed

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    2,5
    Publiée le 15 avril 2013
    Ce film est un véritable ovni. On atteint vite l'oeuvre d'art. Mais l'art peut ne pas plaire. En l'occurrence, le film ne m'a pas vraiment parlé. Bien qu'impressionné par la réalisation ( la place de la lumière, le cadrage souvent oblique qui participe à l'atmosphère...atypique du film, les déplacements saccadés des personnages comme pour signifier leur rapport décalé avec le monde qui les entoure), les dialogues intéressants, et la grande performance d'Anton Adasinskiy, je n'ai pas accroché à l'histoire. Peut-être faut-il avoir lu Faust au préalable? Toujours est-il que l'ensemble m'a paru très fumeux.
    Myene
    Myene

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    1,5
    Publiée le 1 septembre 2013
    Mauvais au sens littéral pour moi .Un film si pénible que j'ai quitté avant la fin Je ne supportais plus la saleté, toutes les horreurs en tout genre complaisamment et longuement présentées Je ressentai si fort les odeurs de charogneries que j' en avais des hauts le coeur !
    Sylvain P
    Sylvain P

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    1,0
    Publiée le 23 juin 2012
    On n'attend rien d'un réalisateur de somnifères de la trempe de l'Arche Russe, néanmoins ce Faust et ses critiques intriguaient. L'intellectualisme a effectivement ses petits chouchous et Sokurov en fait partie. Pourtant, mise à part une photographie impeccable, des lumières magiques, Faust est totalement raté. L'histoire, noyée dans des sonorités sourdes et une voix off risible, laisse de marbre et ennuie au plus haut point.
    stebbins
    stebbins

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    3,5
    Publiée le 24 octobre 2012
    Film éprouvant et imprévisible, le dernier Sokourov requiert même l'exigence de ses plus fervents admirateurs. Après une introduction déconcertante voire douteuse ( évoquant davantage les tapages d'un Terry Gilliam que les splendeurs méditatives du réalisateur des Voix Spirituelles...) l'intrigue faustienne se met lentement en place, étayée peu à peu par une esthétique des plus chiadées. Formidable magma sensitif - cadrages exigus, images distordues ou anamorphosées, format standard, couleurs laiteuses et direction artistique de rigueur - Faust selon Sokourov s'agit d'une étrange expérience visuelle qui s'affranchit d'une quelconque fidélité à l'égard du mythe original. Obvieusement le film affiche sa superbe au détour de plusieurs séquences ( les thermes, l'enterrement et surtout la scène du volcan aquatique ) sans totalement captiver sur le plan scénaristique. Ainsi le spectateur saisit par bribes le récit du métrage, forcément subjugué par la plastique d'un Sokourov en mal d'authenticité... Très beau, mais un peu décevant.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    1,0
    Publiée le 15 juillet 2012
    Sokurov réinvente la palpitante histoire de Faust pour en faire un film soporifique et insipide où la incompréhensible rivalise avec la simple médiocrité. Certains qualifieront "d'intelligent" ce scénario trouble aux propos parfois flous mais parfois claires pour un rendu relativement inintéressant. L'aspect décalé et torturé trouvera toutefois quelques amateurs. Il reste la photographie et la musique pour nous consoler...
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 28 octobre 2013
    Depuis 1926, toute adaptation cinématographique de la légende de Faust selon Goethe doit être vue à l'aune du chef d'œuvre de Murnau. Sokourov ne s'y est pas trompé qui par deux fois de manière explicite rend hommage à l'œuvre du maître de l'expressionnisme allemand. Tout d'abord à l'entame du film lors de l'approche aérienne du village de Faust inspirée des toiles d'Altdorfer et qui rappelle le voyage de Méphisto avec son disciple juchés sur le nuage qui les mène à la cité des plaisirs dans le film de Murnau. C'est ensuite une allusion à la fameuse scène allégorique où Emil Jannings enserre de ses larges ailes noires le village où il va répandre la peste retranscrite dans la scène qui suit l’enterrement de Valentin où la mère sermonnant sa fille pour s’être laissée aller au badinage avec Faust, déploie sa capeline menaçante au-dessus d’une Margarete renversée au sol. La géométrie des ruelles du village s’apparente aussi vaguement à celle tortueuse décrite dans l’oeuvre muette. Mais là où Murnau mettait en avant l’intervention divine utilisant les hommes comme des marionnettes pour dénouer les conflits entre les forces célestes, Sokourov ancre résolument son récit dans un concret qui ne permet plus à l’homme de se dédouaner à bon compte. A dessein, son Méphistophélès à l’influence davantage psychologique, prend l’apparence d’un usurier à la limite de l’infirmité qui se contentera le plus souvent d’orienter Faust dans les chausse-trappes destinées à faciliter la signature du pacte qui n’interviendra ici que dans la dernière partie du film. Chez Murnau la promesse de la jeunesse éternelle, absente chez Sokourov arrache très vite la signature de Faust interprété par un Gösta Ekman grimé en vieillard. Dès lors pas de doute possible, Sokourov décrète l’homme libre de mener seul son destin. C’est sans doute aussi pour suivre cette inclinaison que l’action a été transposée dans un XIXème siècle certes mal défini mais porteur du déclin accentué de l’influence de la religion sur les esprits . Reste le mystère des origines de l’âme humaine que Faust aidé de son assistant Wagner cherche en vain dans les entrailles des macchabées qu’il se fait livrer pour dissection par les fossoyeurs. Cette quête infructueuse doublée de l’obscurantisme qui l’entoure, matérialisé par les pratiques médicales barbares de son père médecin amènent Faust au bord du suicide. C’est l’usurier absorbant sans dommage la potion mortelle à sa place qui lui fera entrevoir la sortie des ténèbres par l’apparition dans un lavoir mi souterrain de la très cristalline et angélique Margarete jouée par une Isolda Dychauk filmée par Bruno Delbonnel (directeur de la photographie) le plus souvent dans des poses extatiques nimbées d’une lumière blanche saturée. Faust va comprendre au bout de son compagnonnage avec le disciple de Méphisto que c’est par l’action que l’homme doit se réaliser davantage que dans une vaine quête de sens comme il l’avait entrevue dans la lecture du prologue de l’évangile selon St Jean. Ayant rompu les chaînes qui l’entravaient, Faust dans un final tellurique gravit la montagne qui le mène à l’accomplissement de son destin après s’être délié du pacte en sacrifiant l’usurier qui voulait lui prendre son âme. L’armure qu’il enfile pour gravir la montagne est sans doute un hommage de Sokourov aux conquistadors du « Aguirre » d’Herzog qui escaladaient, Klaus Kinski à leur tête, la Cordillère des Andes à la conquête de l’Eldorado. Cette affirmation de la maîtrise de sa destinée par l’homme ouvre la voie à l’ère nouvelle du progrès scientifique et industriel pleine de promesses au XIXème siècle matérialisé dans le film par la création de l’homoncule par Wagner l’assistant de Faust .On comprend mieux dès lors pourquoi Sokourov a tenu à rattacher son « Faust » à sa trilogie sur les hommes de pouvoir. Si les interrogations qui parcourent son film diffèrent sensiblement de celles de Murnau, Sokourov comme le maître allemand a le même souci de l’esthétique et comme lui ses références inscrivent son œuvre dans le prolongement de celles des grands maîtres de l’art pictural. Le film présenté sur une image carrée s’inspire principalement pour les décors du village et des scènes en forêt du peintre Carl Sptizweg, un des principaux animateurs du courant Biedermeier. Sont aussi convoqués Altdorfer et Dürer (le lapin dans l’église) pour ce film qui 86 ans après Murnau offre une relecture très personnelle de l’œuvre de Goethe primée du Lion d’Or à Venise en 2011.
    Jérome D
    Jérome D

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    1,0
    Publiée le 16 août 2013
    Un film incompréhensible et trop long, mon meilleur souvenir est le générique de fin... j'étais intéressé par comprendre qui était Faust et je n'ai toujours pas compris en quoi il est important dans la littérature
    Parkko
    Parkko

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    2,0
    Publiée le 26 novembre 2012
    Lion d'or à Venise, dans le classement des films de l'année des cahiers, ovationné par la critique... et si Faust n'était en fait qu'une grosse supercherie ? La première lecture, peut-être la plus intéressante, du film serait de voir qu'est-ce que Sokurov fait du mythe de Faust à travers ses différentes adaptations littéraires ou cinématographiques. Mais cette lecture m'échappe, faute de connaissances poussées sur ce sujet. En terme de cinéma, on a pas mal loué la beauté visuelle. Certes, il y a une réelle recherche artistique, les plans sont bien foutus mais c'est filtré à l'extrême à tel point que l'image trempée dans le café et oubliée sur le séchoir à linge est immonde sur 2h14, ce qui gache constamment le plaisir visuel qu'on pourrait avoir si c'était beaucoup moins trafiqué. surtout quand on est mitraillé de décors numérisés absolument dégueulasses qui nous font nous demander comment des trus aussi moches et grossiers peuvent se retrouver autant acclamer. Pour le reste, on ne peut qu'apprécier le talent de mise en scène de Sokurov, mais il aurait du calmer son chef op... Le film se suivrait par la force de sa mise en scène si c'était moins moche peut-être, mais du coup avec une histoire narrée de façon volontairement confuse, on en vient à se foutre complètement de ce film couleur vert pomme.
    tixou0
    tixou0

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    2,0
    Publiée le 15 juillet 2012
    « Renversant » Lion d’Or à la Mostra 2011, ce « Faust » peut l’être de deux manières : celle de Darren Aronofsky, qui présidait le jury du festival, est révérencielle (son bouleversement personnel sonne d’ailleurs comme une antienne depuis plusieurs mois en début de la bande-annonce du film), quand celle de très nombreux spectateurs, effarés par une logorrhée absconse de 2 h 14, est étonnée ! « Renversant » de beauté, de maîtrise et de sens, ou bien « renversant » de vacuité pompeuse (même si plastiquement impressionnant) ? Pour ma part, j’aurai une nette tendance à pencher pour le deuxième terme de l’option ! Le Français Bruno Delbonnel (« césarisé » pour « Un long dimanche de fiançailles » en 2005, ou collaborant récemment au « Dark Shadows » de Tim Burton), personne ne le conteste, a réussi des prodiges esthétiques. La scène étant en Allemagne, en pleine période romantique, le directeur de la photographie a largement puisé son inspiration pour les couleurs, la composition, la lumière chez les peintres d’Outre-Rhin de l’époque : Carl Spitzweg (pour les intérieurs : soupentes, ateliers… ou les vues de rue), Caspar David Friedrich, fasciné par la mort et l’« effroyable » beauté de la nature (dont la célèbre « Mer de glaces » trouve un magnifique écho avec certaines visions finales) ou encore Karl Friedrich Schinkel et ses savants clairs-obscurs. On pense aussi bien sûr à l’expressionnisme (Murnau ayant produit d’ailleurs en 1927 son propre « Faust », cependant bien plus respectueux de l’œuvre de Goethe), avec son optique déformée de la réalité. Mais ici le sépia a remplacé le noir et blanc, qui imprime presque toutes les tonalités de fond d’un film pourtant en couleurs. On notera aussi le format de projection 1,37 : 1, format « académique » carré ressuscité pour l’occasion, choix artistique qui entretient une « étrangeté » délibérée. Alexander Sokurov termine avec « Faust » une ambitieuse tétralogie sur le pouvoir commencée en 1999 avec « Moloch » (mettant en scène Hitler dans son « nid d’aigle » de Berchtesgaden), continuée avec « Taurus » en 2001 (sur les derniers jours de Lénine) et « Le Soleil » en 2005 (où Hiro-Hito qui va se rendre aux Américains en 1945 renonce à son ascendance divine). N’ayant rien vu des volets précédents (en sachant je crois qu’au moins l’un d’entre eux est toujours inédit en France), je n’ai évidemment aucun recul pour apprécier l’ensemble de la réflexion du cinéaste russe. Après trois épisodes « historiques », la conclusion se fait grâce à un homme ordinaire (Faust n’a aucun pouvoir politique, ce n’est qu’un savant, méconnu d’ailleurs), mais tenté par l’extraordinaire (il cherche à extraire l’âme des cadavres qu’il dissèque, et croit que Mauricius va lui révéler le secret de la vie qui lui échappe), alors que les trois tyrans des films précédents étaient surpris dans leur intimité (des hommes extraordinaires vivant comme tout un chacun). Il faut cependant souligner que l’ « homo ordinarius » Faust est né d’un mythe, quand les trois hommes d’état étaient eux bien réels ! Sokurov « revisite » pour servir sa démonstration la légende faustienne, le problème étant que s’il la reconditionne, il la vide aussi de sa substance, et nous livre de magnifiques images, mais que l’on n’arrive pas à associer à une vision cohérente, à un message intelligible. Résultat : on admire, mais on s’ennuie aussi prodigieusement à voir s’enchaîner les tableaux sans ligne narrative conductrice, et surtout à devoir subir les discours fumeux de Faust et de son mentor diabolique (même si l’on peut, profitant de l’excellente diction des interprètes, vérifier son niveau d’allemand !). Le docteur Faust appartient aux mythes et légendes d’Outre-Rhin (et à cet égard on ne peut qu’approuver le Russe Sokurov d’avoir fait un film en allemand), et personnage et histoires le concernant sont le fait de nombreux auteurs avant lui, parfois au-delà de son pays d’origine, même si Goethe a livré l’œuvre la plus connue (deux œuvres en fait, l’une publiée en 1808, et l’autre, « Faust II » en 1832, à titre posthume). Sokurov et sa coscénariste (Marina Koreneva) ont « adapté » essentiellement « Faust I », qui se rattache au courant « Sturm und Drang », la version allemande du romantisme. On retrouve bien certains personnages de Goethe, outre Faust lui-même (Johannes Zeiler) : Wagner, son assistant (nettement illuminé), Margarete, dite Gretchen (Isolda Dychauk), son frère Valentin. Mais Méphistophélès (un des 7 princes de l’Enfer) est devenu « Mauricius », un banal vieillard (enfin pas si banal que cela physiquement, puisque ses - maigres - attributs virils sont situés au bas de son dos, signe d’une « inversion » toute maléfique). Le Faust de Goethe, savant admiré de tous, qui a atteint les limites de son savoir et désespère de rien trouver désormais de nature à le satisfaire, invoque le diable et conclut un pacte avec lui : en échange de son âme, ce dernier s’engage à le servir fidèlement le reste de sa vie et à lui permettre de goûter ainsi à tous les plaisirs terrestres de son choix. Sokurov pour sa part, de nombreux palabres « philosophiques » mis à part, semble ne fixer d’intérêt dramaturgique à la rencontre avec le diable (donc avec le Mal incarné) que celui de rattraper une occasion perdue de « conclure » avec Margarete (que le Malin a d’ailleurs mise à dessein sur la route d’Heinrich Faust, la lui faisant rencontrer parmi d’autres lavandières, dans une scène très élaborée visuellement, où le « lavoir » tient beaucoup du bain turc !). Le salut éternel échangé contre une simple histoire sexuelle : tout ça (les 2/3 verbeux du film) pour ça, est-on tenté de se dire…. Par ailleurs, le « piment » Wagner (emprunté au « Faust II » : retour du « famulus » - qu’on n’a pas vu partir - s’essayant en démiurge et créant un homoncule) paraît artificiel, et le rachat de l’âme de Faust est totalement occulté, le film s’achevant par une visite guidée dans ce qui pourrait être les limbes, au cours de laquelle Faust retrouve Valentin (qu’il avait envoyé ad patres lors d’une rixe), puis enfouit Mauricius sous des rochers ( ????) - magnifiques paysages sans doute islandais. Dire que l’on reste sur sa faim participe de l’euphémisme ! Qu’a donc voulu montrer Sokurov (question récurrente tout au long de ce maelstrom d’images superbes, mais, ou vaines, ou bien illustrant un propos sibyllin qui laisse en route les non-initiés : dans l’un et l’autre cas, un film qui aura du mal à trouver un public en adhésion !) ???
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    4,0
    Publiée le 1 mars 2013
    Comment donner 4 à un film qui m'a profondément ennuyé pendant à peu près une heure ? La magie de "Faust" tient dans le fait que, si l'œuvre est très absconse, plus le temps passe et plus elle devient captivante, à tel point qu'on se trouve à la fin dans un état de fascination totale, avec une seule envie, regarder la tétralogie en entier. Encore faut-il rentrer dans le film, et cela peut prendre du temps. Heureusement, les images sont très belles et Соку́ров a un monde bien à lui qu'on est tenté d'explorer, même si l'accès en est difficile.
    Requiemovies
    Requiemovies

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    3,5
    Publiée le 21 juin 2012
    Libre interprétation du conte populaire germanique, Faust doit se regarder comme un objet esthétique et non un film. Une expérience artistique qui ouvre le champ des possibles. Tel un voyage initiatique Faust et Méphistophélès(- Moneylender), ici sous les traits d’un usurier (belle idée), parcourent et traversent les cadres, suivent un itinéraire sous la forme de lignes de fuite, telle une peinture. Fuite en avant à la recherche du désir absolu. Si on ne comprend pas l’ensemble du film, les dialogues se veulent parfois essentiellement et expressément abscons, un certain culot est imposé à nos yeux sous un aspect formel poussif et fascinant. Difficile de s’étendre dans les méandres de la mise en scène de Sokourov, mais le réalisateur offre l’adaptation la plus survoltée du mythe de Goethe. Viscéral et presque poussif, toujours dans l’exagération esthétique, surtout dans sa forme, les cadres sont « cropés » et /ou anamorphosés, la photo d’une beauté attrayante, les décors presque fantastiques et l’interprétation magistrale. Faust, qui ne sera pas à mettre entre toutes les mains, offre un film certes élitiste dans sa création mais parfaitement lisible pour qui désire se laisser happer par un surréalisme appuyé, opérant presque par magie d’une mise en scène enchanteresse. Difficile mais sublime. http://requiemovies.over-blog.com/
    WardStradlater
    WardStradlater

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    5,0
    Publiée le 14 février 2013
    Je ne pensais pas qu'il était possible d'adapter - même librement - le Faust de Goethe. Mais Sokurov vient de prouver que si. Les corps qui se bloquent, la présence du Malin; mais aussi des dialogues franchement savoureux, des cadrages intimistes font de ce film une rareté dans le paysage cinématographique.
    Cinephille
    Cinephille

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    4,0
    Publiée le 6 août 2013
    La première heure est assez laborieuse, l'histoire et les personnages s'installent dans des séquences parfois inutiles et qui durent trop longtemps. Puis arrive l'assassinat du jeune homme et, de cet instant à la fin du film, c'est juste inouï, d'inventivité, de beauté, d'intelligence, de profondeur. Je sais depuis longtemps quel immense cinéaste est Sokurov mais Faust le montre une fois de plus, en clôturant magistralement la tétralogie. La mise en scène, les décors, la photo, les costumes sont d'un niveau exceptionnel. Le jeu d'Anton Adasinskiy est prodigieux. C'est une lecture sensible et intelligente, et totalement intemporelle du mythe de Faust. C'est une réflexion puissante sur la vie et la mort. On est à la fois dans Jerome Bosch et dans Dostoïevsky. Dommage que le film soit parlé en allemand car il est tellement russe dans son esthétique et sa mélancolie que le russe lui irait parfaitement. A mon sens il y a deux cinéastes vivants capables d'un tel souffle ; Terence Malick et Alexandr Sokurov.
    norman06
    norman06

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    2,0
    Publiée le 24 juin 2012
    On ne retrouve pas le style flamboyant de Sokourov dans cette adaptation privilégiant les ambiances glauques et le ton distancié de certains dispositifs théâtraux. Éprouvant.
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