L'Apollonide - souvenirs de la maison close
Note moyenne
3,2
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326 critiques spectateurs

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33 critiques
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Klem_Bauer
Klem_Bauer

43 abonnés 125 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2012
J’ai essayé de rester objectif devant le film, de faire abstraction de son aspect ultra-élitiste pour essayer d’en apprécier les qualités, mais le problème, c’est que je n’en ai quasiment pas trouvé. Alors oui, le film a une qualité indéniable : son esthétique, pas parfaite mais réussie. Mais le problème, c’est que cette esthétique n’est au service de rien. J’ai essayé de chercher dans les moult critiques positives de ce film ce qu’il y avait de bon, je n’ai pas trouvé. J’ai du respect pour tous les défenseurs de cette œuvre, mais j’ai beau avoir lu toutes les critiques complètes élogieuses, je n’ai pas trouvé ce qu’ils apprécient. Oui donc apparemment Bonnello a ce don de filmer des chairs avec une grâce et une distance blablabla, ok, soit, mais au delà de cet aspect purement formel, qu’est ce qui a poussé ces individus à mettre ce film au niveau des meilleures productions de l’année ? Je n’ai pas trouvé. Bonnello semble apprécier la destructuration : dés la première scène, sympa mais qui tourne un peu à vide, réalité et rêves s’entremêlent, semant la confusion dans l’esprit du spectateur. Si cette confusion refera rarement surface par la suite, en revanche l’absence de réelle structure se verra dans une narration bien trop décousue qui engendre un rythme d’une terrible lenteur. Il n’y a pas vraiment d’histoire, et cela entraîne une conséquence extrêmement néfaste : aucun personnage (à l’exception de la femme qui rit et de celui de Céline Sallette) ne se démarque réellement, résultat l’empathie est inexistante. Peut-être que ca ne pose aucun problème a Bonnello, mais l’empathie (ou l’antipathie) pour les personnages est justement ce qui rend un film intéressant, ce qui capte le spectateur. Comment apprécier un film dans lequel le destin des personnages nous laisse indifférent ? Le problème posé par le traitement de Bonnello ne s’arrête pas là. J’ai beaucoup vu de remarques félicitant l’art de filmer les chairs de ces prostituées, mais justement, ce n’est pas le cas. La sensualité est totalement absente du film, ce qui est un comble dans un film sur la prostitution. Dans les scènes de salon, les prostituées en entreprise de séduction sont filmées avec bien trop de distance (et ce n’est pas le fait qu’elle fume dans un porte cigarette qui va y changer quoi que ce soit), et il en est exactement de même dans les scènes de passe. En outre, il y a également un parti-pris pour la pudeur dans ce film. Cette association d’absence de sensualité et de pudeur pose un souci car cela va globalement à l’encontre de certaines choses qu’aimerait montrer le réalisateur. Alors que celui-ci se complait dans l’étrangeté voire la violence sexuelle des hommes venant dans ces maisons, la pudeur rentre en totale contradiction avec ça. Shame justement savait extrêmement bien filmer les violentes scènes de sexe où le héros assouvissait des fantasmes (et des besoins) totalement formatés, et toute pudeur y était proscrite. Bref, ça ne fonctionne pas du tout. Autre touche esthétique singulière : le split-screen, tantôt inutile, tantôt bien utilisé dans la scène qui parle d’abêtissement des prostituées, avec l’association entre la décadence de certaines prostituées (Céline Sallette) et la répétition mécanique, a la manière des ouvriers dans Les Temps Modernes du métier de prostituée (Adèle Haenel qui couche avec un client de manière ultra répétitive, comme si la scène se tournait en boucle). En dehors de cette fulgurance, il n’y a plus vraiment de choses a sauver dans ce film, bien trop surestimé à mes yeux, affreusement chiant, et au néant thématique abyssal. Je finirai sur les actrices, inégales, avec la formidable Lvosky, les convainquantes Sallette et Barnole , mais hélas la terrible Hasfia Herzi, dont l’absence de grâce totale nous amène a nous demander ce qu’elle fait ici. Dommage qu’à trop vouloir faire un film bobo/élitiste, et donc déstructuré et dérangeant (trop d’effets dérangeants pour la provoc), Bonnello a livré une œuvre vide et vaine, qui n’a rien a dire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 août 2012
J'ai beaucoup aimé, le genre de scénario que l'on voit pas tous les jours et pourtant qui n'est pas hors du commun non plus, une histoire simple concrète sans surdose, de bons acteurs c'est vraiment très bien !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 août 2012
A la manière d'un peintre Bonello nous dévoile l’intérieur d'une maison close parisienne de début du 20ème siècle : les filles, les clients, les états d'esprits multiples. Sans jamais être ni vulgaire ni racoleur, l'Apollonide semble être fidèle au lieu, pas de compassion ou d'euphorie dans ce film, "juste" un superbe tableau. Bon film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 août 2012
Oh mon Dieu! Quand on a vu la série "Maison Close" on ne peut qu'être déçue par ce film... Féministe? Mon cul! Pas ou peu d'histoire, une succession de jolies images dans des décors moyens, avec des actrices qui jouent juste, mais qui n'ont pas grande chose à se mettre sous la dent à part leur condition de putain.
spoiler: Le pompom? Une scène où le personnage de la Juive pleure des larmes de sperme, un fantasme qu'elle a décrit auparavant à son client-bourreau... Et la fin, qui tente le parallèle avec les prostituées de l'époque et celles d'aujourd'hui. Quand le seul but du film est de montrer des fantasmes masculins (par exemple aucune scène du point de vue des filles, caméra à l'épaule, parcontre des scène du point de vue du client, en entrant par la porte principale...) c'est gonflé.

Bref, j'attends la seconde saison de Maison Close et je passe.
r0c-bribri
r0c-bribri

30 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2012
Un film à l'ambiance prenante où quelques images brèves sortent du lot parfois confus de ces chairs de femmes exposées et emprisonnées. Ce film ne se veut pas je le pense être didactique, il propose plus qu'il ne montre, malheureusement ce manque de narration rattrapé souvent par de très beaux plans pose un réel problème de lenteur et le film traîne un peu trop sur la longueur.Toute la troupe d'actrices est époustouflante.
knuweb
knuweb

5 abonnés 30 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 février 2014
Chiant...
Aucune empathie envers ces personnages sans profondeurs. Beau décors mais mise en scène et direction feignantes
.
Stéphane R
Stéphane R

39 abonnés 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2012
Belle oeuvre lente et répétitive qui doit en partie son charme, pour l'aspect le plus superficiel, aux jeunes femmes qui jouent à merveille leur rôle de prostituées mais surtout à la qualité de restitution d'un univers feutré et terrifiant à la fois, de l'usure des âmes dans un vase clos et dans la confrontation aux pulsions les plus sordides.
Inglourious Cinema
Inglourious Cinema

20 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2012
Loin de m'attirer au moment de sa sortie, j'ai profité de la diffusion de "L'Apollonide - souvenirs de la maison close" sur C+ pour le regarder. J'en attendais rien est j'ai été déçu, le film de Bertrand Bonello a des qualités indéniables, une reconstitution réussis, une ambiance feutré, des costumes magnifiques, des interprètes impliqué et attachantes; son gros problème a mon sens, c'est que le film est dénuer de rythme, d’intérêt, la vie de la maison close n'est pas trépidante et je m'y suis personnellement ennuyer. Un film au sujet difficile, bien traité mais qui manque de rythme
Niro
Niro

12 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2012
ce film ne m'a pas ému au contraire,tout est long les acteurs sont bons sans etre transcendants,et l'atmosphère plus que glauque,certains aimeront car la mise en scene est superbe avec pourtant peu de moyens,mais le film ne m'a pas convaincu
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2014
La qualité esthétique, s’appuyant sur une superbe photographie et à des costumes splendides couplés à une bande originale de toute beauté, font de cette œuvre atypique un magnifique film d’ambiance qui nous plonge dans les frasques libertines du Paris du 20ème siècle. Mais au-delà de cette incontestable réussite formelle, le scénario de Bertrand Bonello parait plutôt mince. Le réalisateur-scénariste nous a déjà prouvé, notamment avec Le pornographe, son talent pour filmer avec délicatesse des scènes assez crues, mais ici l’histoire se concentre avec sur le quotidien terriblement routinier des locataires de cette maison close alors que leur psychologie des ne reste qu’évasive, donnant l’impression d’une sous-exploitation du talent de toutes ses excellentes actrices, tout du long cette narration assez plate et qui s’étire sur deux heures de façon parfois maladroite (les ellipses brutales et les longueurs nous empêchant de nous situer clairement dans l’évolution chronologique des différentes scènes). Ainsi, aussi belles et bien filmées qu’elles puissent être, ces prostitués sont bien peu attachantes, ce qui empêche finalement au long métrage de dégager ni l’émotion ni la sensualité qui aurait pu en faire un intemporel appel à la liberté féminine.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juillet 2012
Film délicat et pudique. L’Apollonide est un bordel quatre étoiles. Et pourtant, les filles sont criblées de dettes, lesquelles les maintiennent « prisonnières » de la maison. Elles ont droit à une sortie de temps en temps. A la même époque, il devait y avoir des maisons closes bien plus pourries, bien plus esclavagistes que celles narrées par Bertrand Bonello. Film d’ambiance, d’atmosphère où l’on entend les discrets brouhahas pendant que la caméra s’attarde sur une prostituée avec son client, ou une prostituée, seule, à regarder ce qui l’entoure. Un écran divisé en quatre vignettes pour épier simultanément d’une pièce à l’autre la vie de cette maison close. On peut regretter le manque d’explication sur la présence du pervers qui a élargi « le sourire » de Madeleine en fin de film. Quant à Hafsia Herzi, j’ai un souci avec elle : sa voix est monocorde, on dirait qu’elle s’ennuie quand elle parle. Enfin, une musique anachronique, un blues des années 60, pour illustrer ce film du début 1900 ; musique qui colle bien à la peau de ces filles qui offrent leur corps, leurs parties intimes dans une souffrance muette. Bonello ne nous dit pas qu’il faudrait rouvrir les maisons closes à travers son film, mais il nous dit à la toute fin que la fermeture de ces maisons n’a fait qu’empirer le sort de ces travailleuses du sexe. Et plus que jamais, ce blues qui témoignait aussi de la condition humaine des noirs s’applique aujourd’hui à ces femmes qui traînent au bord des routes.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juillet 2012
C'est le genre de scénario que l'on apprécié puisqu'il change de ceux que l'on l'habitude de voir. Sans être exceptionnel il nous permet de passer un bon moment.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 juillet 2012
Long, ennuyeux, décousu, ce film n'est pas intéressant à mon goût ! Et je rajouterai tordu,il part dans tous les sens. Sur le même thème, la série Maison close est plus réaliste, plus violente c'est vrai mais mieux faite à mon avis !
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2012
Bertrand Bonello nous offre un film dense et superbement filmé. La photo est superbe et la mise en scène très intelligente est bourrée de références symboliques et de clins d’œil à l'univers de la maison close. Cerise sur le gâteau, le son est magnifique : chaque caresse, chaque bruissement d'étoffe est superbement "mis en son". Le réalisateur en fait trop parfois et aurait peut-être gagné à plus de sobriété sur quelques plans.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2012
La vie de 12 prostituées dans un bordel de luxe fin 19e siècle. Si le film est esthétiquement parfait, le film tourne en rond et manque d'émotion et de progression dramatique.
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