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    Michael Kohlhaas
    note moyenne
    3,0
    1301 notes dont 256 critiques
    répartition des 256 critiques par note
    15 critiques
    58 critiques
    65 critiques
    69 critiques
    30 critiques
    19 critiques
    Votre avis sur Michael Kohlhaas ?

    256 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    2,5
    Publiée le 17 août 2013
    "Michael Kohlhass" n'a pour moi pas remporté l'adhésion que j'espérais au préalable ! Certes, tout repose sur les épaules de Mad Mikkelsen et justement, le problème se pose déjà à ce niveau-là... L'acteur au charisme connu et reconnu joue comme il se doit, c'est à dire qu'il rentre parfaitement dans la peau de ce riche marchand de chevaux prêt à se venger coûte que coûte du vol de deux de ses chevaux, un homme au visage buriné et presque minéral, ténébreux, taiseux à souhait... Et curieusement, un peu comme dans "La Chasse" de Thomas Vinterberg, cette composition maîtrisée ne dégage aucune émotion tant la froideur est au rendez-vous et de plus, les paroles prononcées avec cet accent danois sont très souvent inaudibles soit tout de même un défaut de taille ! Bien sûr, on ne reviendra pas sur les magnifiques images où les paysages sont sublimés, où les visages sont illuminés avec art, sans oublier une bande son impressionnante puis terriblement envahissante et même souvent dérangeante ! À tel point que le côté esthétique prend vite le pas sur l'histoire elle-même et sa construction... Le réalisateur se complait trop souvent en effet à mettre en scène le héros dans ce superbe univers, si bien que le film manque vite de chair, de consistance comme si les personnages étaient subsidiaires tant au niveau de leur présence réelle que du nombre insuffisant de figurants ! En effet, la population oubliée et quelques mouvements de foule auraient apporté une crédibilité à ce récit qui s'étire de plus en plus mollement, il faut bien le dire avec en outre beaucoup de lacunes et donc de confusion dans la lecture du scénario. Et cela, sans compter les incohérences et erreurs quand on songe à l'époque ! Même si la scène entre l'ecclésiastique et Michael Kohlhass retient l'attention par sa justesse de propos, le message philosophique autour de la justice, du désir de la rendre soi-même et par tous les moyens, intéressant au départ, perd ainsi cruellement de sa force... Pour devenir finalement juste un prétexte à un film qui reste cependant à voir, mais un film plutôt prétentieux qui manque d'audace et de pertinence !
    Paul T.
    Paul T.

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    0,5
    Publiée le 20 août 2013
    Michael Kohlhaas est l'interprétation contemporaine d'un récit original culte du début du 19ème siècle sur le thème très délicat, et profond, de la justice. Tous les ingrédients étaient à la disposition du réalisateur pour en faire un film fantastique, ainsi que le casting, en plus de ne pas avoir à se préoccuper d'un scénario déjà écrit et très bon. Malheureusement, ce dernier sombre dans une réalisation prétentieuse rendant toute action illisible : très obscure pour ne pas dire complètement dans le noir, que des gros plans et très gros plans rendant l’appréhension de l'espace impossible et l'action incompréhensible, le montage arythmique est très agaçant et non justifié. A part peut être Mads Mikkelsen, les personnages n'ont véritablement aucune contenance, zéro. Je vois difficilement comment le sentiment d'injustice qui est censé jaillir chez le spectateur peut apparaître tant la distanciation est forte, les personnages peu crédibles et pas attachants pour un sou. L'esthétique néanmoins subtile et très épurée ne suffit malheureusement pas du tout à combler ces tares : on a le sentiment d'un soufflet dégonflé, un bon film tué dans l'oeuf, ce film est chiant à souhait, il n'y a même pas une seule baston intéressante pour consoler.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    0,5
    Publiée le 28 août 2013
    Je crois que je viens de voir le film le plus attristant de cette année. Et si j’utilise ce terme – attristant – c’est parce que j’ai l’impression que ce mec, Arnaud des Pallières, a fait tous les efforts pour rendre son film austère et vide. Alors attention, on peut faire des films magnifiques sur des univers austères, mais là c’est bien la réalisation qui est austère et qui rend toute chose qui aurait pu être magnifique incroyablement atroce à supporter. Le simple premier plan annonce clairement la couleur... Enfin, la couleur... S’il y avait eu de la lumière avec, ça n’aurait pas fait de mal. La photographie est si sombre (a-t-on dit à ces mecs que « photos » en grec, ça voulait dire « lumière » ?) qu’on croirait voir un film tourné avec des vieilles caméras soviétiques des années 1930. A cela s’ensuit tout de suite une scène qui ne laisse aucune ambiguïté possible : champs-contrechamps interminables, musique à base de deux trois sons basiques graves et dissonants et surtout – suspense – des dialogues cultes joués sur le plus merveilleux ton monocorde qui soit ! « Pour passer, faut un permis. – Je n’ai pas de permis. – Tu ne peux pas passer. – Il n’y avait pas de barrière la dernière fois. – C’est un péage ordonné par la princesse. – Je n’ai pas de permis. – Donne un de tes chevaux alors. – Pas possible je dois les vendre. – Alors tu ne passeras pas... A moins que tu donnes un cheval… » ...et j’arrête là parce qu’on y repart un deuxième tour... Ce film est juste une CARICATURE du cinéma d’auteur à la française. Son but n’est pas de transporter, de raconter, de créer. Non. Il s’agit juste d’être obscur et nihiliste, tout ça pour se donner un genre. Ça va des dialogues secs ou ampoulés, aux vieilles situations glauques surfaites, et surtout en passant par une écriture digne d’un théâtre pour dépressifs. Ça ne tente rien, ça ne fait rien, ça gâche tout, Madds Mikkelsen en premier. Et voilà... Franchement, gaspiller un Madds Mikkelsen en le faisant bredouiller quelques mots en français histoire de justifier le truc (...qui n’est d’ailleurs pas justifié... Qu’est-ce que fout un Danois là dans un monde qui à l’époque est xénophobe jusqu'au village voisin ? Mystère...), c’est dire si finalement ce film se l’ait finalement joué par-dessus la jambe...
    larac28
    larac28

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    4,0
    Publiée le 31 août 2013
    Un rôle de guerrier qui va à merveille à M. Mikkelsen. C’est une belle épopée personnelle et moderne que mène cet homme rongé par l’injustice. Si la société nous rappelle ses lois et ses devoirs à la fin, le monde est filmé depuis l’œil du héros et il est difficile de s’y soustraire. Les nombreux gros plans permettent de mettre en scène les différentes émotions du personnage qui sont, tout au long du film fort nuancées. Enfin, l’ensemble est soutenu par une musique ressemblant étrangement à un roulement de tambour et suggère une violence lancinante.
    calliphilus
    calliphilus

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    2,0
    Publiée le 2 septembre 2013
    « Avant de faire de la dysharmonie, il faut connaitre l’harmonie » disait Paul Klee. Avant de faire du Tarkovski faut-il encore maitriser la photo, la prise de vue, les cadrages, la bande son, le récit, bref tout ce que le cinéma russe, très académique, enseigne à merveille et qu’un Tarkovski ou un Lounguine ont su transcender sans jamais trahir ces fondamentaux. Arnaud des Pallières néglige tous ces éléments. Dès les premiers plans, l’ennui vous gagne : photos sombres, montage bâclé, kyrielles de gros plans insipides. Quant au récit – que les Russes savent si bien dérouler avec clarté sans la pesanteur démonstrative des Américains- (lire à ce sujet « l’art de raconter » de Dominique Fernandez) il devient ici incompréhensible. Sans la notice présentant le film, je crois que je n’aurais rien compris au scénario. La prise de son (ou le mixage ?) se révèle de mauvaise qualité : les bruits de fond sont trop amplifiés (passage du pont assourdissant) alors que les voix manquent de netteté. Concernant les acteurs, Mikkelsen a de la présence mais il aurait fallu le doubler par un acteur à la voix de bronze (puisque feu Alain Cuny pourquoi pas Jean Réno ?) car son accent gène la compréhension du texte. Bruno Ganz et Denis Lavant sont excellents, Delphine Chuillot insipide et Roxane Duran (la princesse) nullissime : aucune présence et diction déplorable. Imaginez Marina Vlady à sa place : souvenez-vous d’elle dans la princesse de Clèves, sa seule présence éblouissait l’écran. Il y en a vraiment assez de ces jeunes actrices françaises contemporaines totalement nulles qui apparaissent dans les castings on ne sait comment alors que notre théâtre amateur regorge de talent. La scène de coucherie des parents surpris par leur fille est inutile. Les plans sont d’une longueur interminable et injustifiée. Seule la musique (Martin Wheeler je crois) intemporelle et originale a retenu mon attention quoiqu’elle ne soit pas toujours utilisée à bon escient. Conclusion : un film ennuyeux et décevant réalisé par un cinéaste qui ne maitrise pas son sujet. Cela dit, ça reste du cinéma par opposition aux frères Dardenne ou à Joachim Lafosse qui eux font tout ce que l’on voudra sauf du cinéma.
    elbandito
    elbandito

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    2,0
    Publiée le 8 octobre 2013
    Michael Kohlhaas n’est pas le prometteur western cévenol qu’il aurait pu être. Si l’aspect purement technique est largement réussi, le déroulement des tragiques événements qui poussent le héros à fomenter sa vengeance est peu crédible, le rythme des rares combats et les aventures de la famille Kohlhaas sont filmés dans de longs plans séquences. Enfin, même s’il y avait beaucoup d’étrangers en Cévennes à l’époque, les dialogues souvent inaudibles sonnent faux et aucun des fermiers ou barons locaux ne parle la langue d’Oc. Incroyable manque d’audace ! Reste la performance brillante du grand acteur danois Mads Mikkelsen, simplement magnétique.
    Puce6386
    Puce6386

    Suivre son activité 419 abonnés Lire ses 1 069 critiques

    2,0
    Publiée le 1 février 2014
    Un drame historique français techniquement très mauvais. Outre les nombreuses et maladroites longues scènes et gros plans, la réalisation souffre d’une esthétique trop sombre, d’une narration et de dialogues trop fugaces. De plus, l'important bruitage et l’accent danois trop prononcé du personnage principal rendent la plupart des répliques complètement inaudibles. Seule, l’interprétation charismatique et magistrale de ce marchand de chevaux par Mads Mikkelsen sauve le film ! Une épopée cévenole du 16ème siècle, lente, austère, qui marque surtout par sa gaucherie !
    michel_tanguy
    michel_tanguy

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    0,5
    Publiée le 5 janvier 2014
    Je me suis tellement ennuyé à regarder ce film avec des plans qui n'en finissent pas, que je ne vais pas perdre mon temps à vous le disséquer. Mais le même avec 45 minutes de moins cela aurait été peut--être encore supportable.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    2,0
    Publiée le 5 octobre 2014
    Bien difficile de savoir comment aborder ce cinquième long-mètrage de Arnaud des Pallières, adaptè d'une nouvelle de Heinrich von Kleist, qui bouscule les conventions du film en costumes! En honnête marchand de chevaux allemand, Mads Mikkelsen se pose ici en successeur de grands du 7ème art, au charme envoûtant et au regard d'acier, un personnage particulièrement difficile à cerner! En assumant dans tous les sens du terme cette histoire de vengeance qui se dèroule au XVIe siècle, quelque part dans les Cèvennes, Arnaud des Pallières lui donne une grâce et un impact d'autant plus mystèrieux et mutique qu'il ècrase le mètrage par sa seule prèsence! Sans grande violence, sans gratuitè, il filme avec l'ambiguïtè qui sièe au sujet! Malheureusement, ce film multiplie les pistes, se perd en chemin et n'aboutit nulle part, si ce n'est un retournement final qui pose question! C'est dommage car il y a une superbe photo, une atmosphère austère bien à sa place et quelques passages rèussis qui reposent uniquement sur le souffle du vent! Mais c'est loin d'être suffisant - d'autant que l'interprètation est bien inégale (Mads Mikkelsen très convaincant, Bruno Ganz absent, Sergi Lopez inutile). Ça manque aussi de rythme, de souffle (un comble avec le vent des Cèvennes) de pure tension mais le film aurait alors ètè sans doute fort diffèrent, mais pas nècessairement meilleur! Je sors de ce "Michael Kohlhaas" dèçu, avec l'envie tout de même de redonner une nouvelle chance à cette èpopèe mèdièvale lors d'un èventuel passage tèlè...
    dimah
    dimah

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    1,5
    Publiée le 17 août 2013
    Beau sujet de Kleist ,mais l'interprétation qui en est faite par le réalisateur est incompréhensible , les dialogues sont minables trop contemporains pour comprendre le propos les prises de vue inintéressantes, sombres , on reconnait à peine les protagonistes Le sujet et le comédien méritaient mieux, la scène finale est assez proche du livre , le romantisme si cher à Kleist est absent , les problèmes éthiques sont mal traités.
    Etty H.
    Etty H.

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    0,5
    Publiée le 2 septembre 2013
    Michael Kohlhaas : j’ai beau savoir que, statistiquement, il y a peu de chances qu’un bon film sorte la semaine du 15 août, je n’ai pas résisté, j’y suis allée. Eh bien… ça dure deux heures et on les sent passer, à tel point qu’à un moment, j’avais envie que tout le monde crève, là, tout de suite, et qu’on en finisse, ENFIN ! Dieu que c’était mauvais… Voilà un film où, à l’époque de François 1er, les personnages sont satinés de crasse façon terracotta de Guerlain, où les robes se vendent en prêt-à-porter (au cas où l’on voudrait faire une surprise à sa femme), où la lumière dans l’obscurité tombe toujours pile poil en un rai dramatique sur le blanc des yeux très profonds des acteurs (et ce, où qu’ils soient, dans une porcherie, une chambre, au beau milieu de la forêt… les acteurs sont toujours idéalement placés), où l’on peut croiser Luther himself dans les bois, comme ça (de surcroît dans une région traditionnellement calviniste, c’est très fort !), où l’on constate à sa grande surprise que la peine de décollation (à l’épée, c’est plusss bô et théâtral) s’applique également aux roturiers, où la reine de Navarre parle comme une Parisienne (qu’on a envie de gifler), et j’en passe… Alors oui, Mikkelsen a toujours un regard aussi intense, ses chemises de paysan tombent décidément pile poil en plis élégants sur son dos magnifique d’ancien danseur, il est entouré de quelques acteurs également excellents (Denis Lavant, Bruno Ganz) mais on ne comprend malgré tout pas bien ce qu’il vient faire là, à vendre des chevaux en Navarre, avec ses difficultés d’élocution et son accent danois à couper au couteau… On ne sait pas bien non plus ce qui le pousse réellement à l’action (une petite armée pour récupérer deux chevaux que le baron local lui a volés ?), ni pourquoi tous ces plans traînent en longueur tandis que les péripéties les plus importantes sont systématiquement escamotées au profit de scènes insignifiantes (ou qui tombent comme un cheveu sur la soupe, comme la scène de sexe inutile et idiote du début), lesquelles n’apportent rien à l’histoire ni n’inspirent rien au-delà, à croire qu’on se trouve placé là face à une série d’exercices de style boursoufflé. On ne comprend pas non plus pourquoi on nous impose de passer autant de temps à contempler les cimes des pins qui défilent quand les personnages voyagent en charrette (une sorte d’évocation mystique à la Terrence Malick dans Le Nouveau Monde ?), pourquoi les gens se mettent soudain à parler comme au théâtre au milieu de nulle part, pourquoi on multiplie les gros plans de regards scrutant l’horizon ou un voisin sans que rien ne finisse jamais par se passer, ni donc pourquoi il y a autant de calme mais jamais de tempête… etc. etc. etc. Bref, ce film est chiant comme la mort, prétentieux et surfait, et je vais de ce pas chercher le classique allemand dont il s’inspire et dont, malheureusement, Arnaud des Pallières a fait un fatras pénible et sans intérêt.
    conrad7893
    conrad7893

    Suivre son activité 132 abonnés Lire ses 1 613 critiques

    2,0
    Publiée le 28 juillet 2014
    très déçu par ce film avec un acteur pourtant très bon film avec très peu de dialogues assez lent, je m'y suis ennuyé. Dommage bref apparition de sergi lopez
    No Spoiler
    No Spoiler

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    1,0
    Publiée le 8 septembre 2013
    Voilà un film prétentieux puisqu'il prétend nous intéresser pendant plus de 2 heures avec des gros plans sur la beauté de Mads Mikkelsen impassible et un scénario très pauvre. Les acteurs sont tellement mal dirigés que le réalisateur évite parfois de nous les montrer et se contente de nous les faire entendre. Le tout aurait pu faire un bon premier moyen métrage de 40 minutes.
    Fred C.
    Fred C.

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    5,0
    Publiée le 21 août 2013
    Sobre, beau à regarder et un Mad Mikkelsen toujours aussi impressionnant tant il émane de force, sans jamais écraser les autres acteurs (sa particularité).
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 20 août 2013
    Michael Kohlhaas…L’histoire est bien, surtout pour ceux que l’injustice peut rendre hystérique comme moi. C’est le sujet du film : Au 16ème siècle, Michael Kohlhaas vend des chevaux et subit une injustice de la part du seigneur du coin : ce dernier épuise deux chevaux laissés en gage contre l’autorisation d’un passage jusqu’en ville. Kohlhaas veut réparation mais n’obtient rien, spoiler: si ce n’est la mort de son épouse. Sur ce, il décide de se faire justice lui-même, jusqu’au point de non retour. C’est un roman d’Heinrich Von Kleist, c’est donc allemand, très rigoureux, et surtout très romantique. Malheureusement le film est raté à cause d’une mise en scène bancale, réalisée en dépit du bon sens. Premièrement il faudrait écourter le film d’une bonne demi-heure, voire quarante minutes. Certaines scènes sont interminables sans justification aucune, et certains propos sont appuyés à un point qui en devient risible, par exemple la gamine courant dans la forêt spoiler: quand le chariot avec le corps de sa mère rentre à la ferme . Deuxièmement, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un film où la musique était aussi mal utilisée, prenant le dessus parfois sur des scènes capitales, et retirant ainsi toute émotion, car trop forte, et pas terrible non plus. Troisièmement un montage réalisé avec des moufles qui rend incompréhensibles certaines scènes, notamment celle de « l’assaut » du château du méchant seigneur, où nous ne savons plus qui sont, ni où sont les assaillants et les assaillis. Je ne vous parle même pas de la scène finale car je risque de devenir hargneux. Ce qui est dommage, c’est que ça démarrait bien. Ca fonctionnait jusqu’au moment ou le héros décide de prendre les armes. Ensuite on dirait que Arnaud des Pallières a été remplacé par un autre metteur en scène beaucoup moins qualifié. Pourtant il y avait matière à réaliser un très bon film. Je le répète, en valeur absolue l’histoire est bonne : un mec (têtu comme une mule et c’est rien de le dire) qui se sacrifie par principe, on ne peut se permettre de rater un sujet pareil. Sinon il y a un casting d’enfer, Mads Mikkelsen est une fois de plus géant dans son interprétation, mais signalons aussi Denis Lavant, Jacques Nolot, Bruno Ganz que j’ai toujours plaisir à retrouver même dans des très petits rôles, et Sergi Lopez. Pour finir sur une seconde touche positive, l’image est magnifique et les paysages splendides. Pour les curieux, je conseillerais davantage de lire ou relire le roman de Von Kleist.
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