Mon Allociné
Kingsman : Services secrets
Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse Photos VOD Blu-Ray, DVD
Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
4,4
15350 notes dont 1246 critiques
24% 300 critiques
52% 644 critiques
16% 201 critiques
5% 60 critiques
2% 21 critiques
2% 20 critiques

1246 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus utiles
benoitG80

Suivre son activité 923 abonnés Lire ses 1 058 critiques

4,5Excellent
• Publiée le 24/02/2015

"Kingsman : Services secrets" est un film absolument génial et inattendu, une petite pépite d'invention et d'humour ! C'est un véritable feu d'artifice au propre comme au figuré, et à tous points de vue... On se régale comme jamais de toutes ces références connues et égrenées du monde de l'espionnage, comme celles des premiers James Bond, sans savoir où donner de la tête, tellement ça remue et pétarade dans tous les coins avec un brio, une patte et une originalité qui font mouche à chaque coup !!! Quelles bonnes idées, quelle ingéniosité et quel rythme endiablé nous offre ce film dirigé par Matthew Vaughn, déjà hautement inspiré avec Kick-Ass 1, franchement très réussi ! Colin Firth en espion aristocrate, très coincé de sa personne apparemment, avec cette mèche travaillée, ces lunettes et ces costumes typiquement Kingsman, tel un véritable uniforme ou marque du genre, est incroyablement drôle par cette inflexibilité dont il ne se départ jamais, même dans les scènes d'action les plus terribles ! En parlant d'action, ce mot a en effet tout son sens ici, tant celle-ci semble en décalage et en opposition avec le flegme dégagé et l'élégance très classe en général de l'esprit Kingsman, peuplé d'ailleurs d'un monde de gadgets aussi fous les uns que les autres... Sans enter dans les détails, on ne compte plus les rebondissements et surprises délivrées par cette histoire ahurissante, totalement désopilante et déjantée, jusqu'à la folie et même dans un lieu religieux... L'humour est au second, voire troisième degré mais toujours d'une finesse dans les propos et remarques des héros, qu'on aimerait même réécouter les dialogues avec plaisir ! L'histoire de vouloir recruter et former la relève future des anciens espions, est truffée de gags et de moments incroyables et il faut bien dire que le jeune Taron Egerton, face à son mentor, est franchement très bon jusqu'à sa complète transformation et immersion totale, dont la fin nous propose un morceau de choix à savourer vraiment ! Quant au méchant, véritable stéréotype du diabolique et dangereux prédateur du monde, Samuel L. Jackson est, on ne peut plus vrai et inquiétant dans son personnage mégalomane, complexe et ambigu, mais surtout très amusant, sans oublier sa coéquipière tranchante, si particulière et toujours au top ! Arriver à ce niveau de réussite en maniant les codes du genre avec autant de pertinence et d'innovation, est donc pour le public un pur bonheur dont il serait bien dommage de se priver... D'autant plus que la qualité est aussi au rendez-vous, aussi bien sur le plan des images avec des décors british hauts en couleur, que celui de la bande son survoltée, pour finaliser un petit bijou irrésistible ! Alors, la seule issue possible est de se préparer à cette séance délirante au possible sans hésitation aucune !

Dex et le cinéma

Suivre son activité 455 abonnés Lire ses 196 critiques

4,0Très bien
• Publiée le 30/03/2015

Appréhendez Kingsman, et bah c’est compliqué. Parce que le fait est qu’on ne sait pas vraiment ce qu’est Kingsman. Est-ce un film d’espionnage ? Non (ce n’est pas ce genre de films). Un film d’action bête et méchant alors ? Je serai tenté de dire oui, mais non (ce n’est pas ce genre de films). Une parodie ? Peut-être que… ouais non ce n’est pas non plus une parodie (ce n’est pas ce genre de films). Un film qui brasse habilement tous ces genres, tirant le meilleur de chacun, et mettant le tout au service d’un grand spectacle décomplexé et jouissif ? Oui… Mais en fait pas VRAIMENT non plus (ce n’est pas ce genre de… la blague n’est plus drôle). En fait Kingsman, réalisé par ce type amoureux de l’adolescence et de tout ce qu’elle peut offrir de délires décomplexés qu’est Matthew Vaughn, est à l’image du comics qu’il adapte. En gros c’est un beau bordel scénaristique entrecoupé de scènes d’action JOUISSIVES. Et c’est donc tout logiquement que Kingsman est à la fois un chef d’œuvre du cinéma d’action, et une énorme daube bourrée de facilités et d’incohérences scénaristiques monstrueuses… Donc on fait quoi ? Et bah tu la fermes et tu profites du spectacle. Parce qu’en étant honnête, même si je trouve à Kingsman des défauts difficilement excusables, j’ai pris un pied monumental durant ces 2h10 d’action délirante et décomplexée. Et c’est en grande partie grâce à la réalisation de Matthew Vaughn. Une fois passé le choc du scope anamorphique et de cette courte focale qui déforment constamment l’image (choix surprenant que celui d’avoir les lignes de perspectives constamment en courbe durant TOUS les plans d’intérieurs… Fisheye ?), la caméra de Matthew Vaughn est un pur bonheur pour les yeux. A la fois dynamique et maîtrisée, celle-ci voyage avec aisance au milieu d’un déluge d’action superbement chorégraphié, offrant au spectateur une réalisation à la fois esthétique et jouissive (bien que trop peu viscérale). Bref ça envoi clairement du pâté de ce côté-là. Mais en tant qu’éternel pinailleur, je me dois de souligner les défauts scénaristiques trop présents à mon goût. J’entends par là que ce ne sont en apparence que des détails, mais dont l’accumulation finit par énerver. Je vous épargnerais les reproches stupides du style « le plan du méchant est beaucoup trop compliqué pour le résultat escompté » ou encore le classique « c’est pas crédible », qui ne sont que les résultats de la réflexion de ceux qui ne savent pas ce que le mot DÉLIRANT veut dire. Nan je m’attarderais plutôt sur le fait que leur entrainement ne correspond en rien aux capacités surhumaines qu’ils y acquièrent, que la lourdeur de certains sketchs (en particulier ceux axés sur la sexualité…) est vraiment dommageable, ou encore qu’au final bah les personnages ne vivent pas des trucs si horribles que ça… Oui il y a des morts, mais rien de VRAIMENT traumatisant, ce qui aurait été fortement apprécié, histoire qu’il y ait un peu de profondeur et d’impact aux actions des héros. Parce que si on y réfléchit 30s, ils ne sont jamais en danger. JAMAIS. Même lorsque le film essaye de nous faire croire que « si un peu quand même » et bah en fait non, c’était une simulation/un élément introduit un peu avant/un autre personnage qui vient sauver la situation. Et c’est vraiment dommage, surtout si l'on commence à le comparer au splendide Kick-Ass, du même auteur et réalisateur (souvenons-nous de la fameuse scène de l’exécution, à la fois glaçante et terriblement réaliste). Mais ce sont deux films différents et je ne commettrai pas l'erreur de juger l'un en me basant sur les critères de l'autre. Je conclurai en disant que Kingsman est un film cool. Cependant le film en a conscience et il finit par user de ce statut juste ce qu’il faut de trop, quitte à faire passer les gags et l’action avant la cohérence et une potentielle intelligence de l’écriture bien présente dans les autres comics de Millar. Nan mais plus sérieusement foncez-y, Kingsman c’est vraiment jouissivement cool ! Pour tout le sens que cette expression peut avoir…

Loskof

Suivre son activité 219 abonnés Lire ses 688 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 01/04/2015

Ça y est, mon année ciné est finie, j'avais vu quelques bons films depuis janvier (The Voices, Birdman), mais j'attendais une vraie claque, comme Her ou The Grand Budapest Hotel en 2014. Et c'est bon je l'ai vu. C'est complètement subjectif mais Kingsman est bien parti pour être l'horizon indépassable de l'année. Et pourtant c'était mal partie parce que la bande annonce ne m'avait pas du tout donné envie, ça avait l'air d'être un truc débile pour ado, en rien original, un blockbuster lambda qui me faisait hérisser les poils d'avance. Et là, 1ère seconde, et le miracle a lieu. Un hélico arrive sur Money for Nothing de Dire Straits, le tout avec un générique original, je suis conquis. Sans rire, il a vraiment fallu une seconde qui pour me faire complètement changer d'avis sur le film. Après cette première scène démente, on a une scène un peu lambda, un peu cliché, qui a failli faire retomber le souffle (famille, enfant, honneur, tout ça...), un peu trop premier degré. Mais après, c'est un déluge, tout, absolument tout est au second degré et c'est ça qui est génial. Le film ne va jamais se prendre au sérieux. J'avais moyennement apprécié Kick Ass ou les Gardiens de la Galaxie car ils faisaient l'erreur de vouloir être sérieux sur la fin. Alors que là c'est brainless pendant 2h15, c'est débile, inventif, drôle, bien joué, les personnages sont exquis. Qu'est-ce que tu veux faire contre ça? Le film arrive à être du cinéma et du divertissement à la fois. On a des personnages de folie, celui joué par Colin Firth, complètement à contre emploi, jouant un James Bond de 50 ans en costume sur mesure croisé. Idem pour S. Lee Jackson, un magnat de l'informatique, de 50 ans, black, habillé pour un rappeur, avec un cheveux sur la langue, et ça fonctionne ! Même le personnage principal s'en sort bien, il n'en fait pas trop, tu sens qu'il s’éclate, surtout vers la fin. Le film se permet même d'être hyper cynique, la critique d'Apple avec ses fameuses conférences révolutionnant le monde est à peine masquée, comme le monde hyper connecté. Même le projet du méchant, bien qu'extrême, n'est pas dénué de sens. Ça fait longtemps, très longtemps, que je n'ai pas vu un film comme cela, où tout fonctionne, absolument tout. Alors oui c'est subjectif, complètement, mais j'ai été réceptif à 100%. Si je devais trouver un défaut, je dirai que ce sont les chaussures de Eggsy, car elles sont moches ! Et la réalisation qui n'est pas folle non plus, même s'il y a de la folie à l'écran. Et pour finir, je parlerai de la conclusion du film (avant le générique de fin), et c'est ça qui m'a fait mettre 5 étoiles. On s’attendait tous, je pense à voir une conclusion cliché à base d'amour (pour ne pas spoiler). Alors que non, le film assume jusqu'au bout, c'est graveleux, drôle, classe aussi (un peu). Et c'est vraiment ça qui rend le film génial, c'est qu'il assume ! Un grand moment de cinéma !

lhomme-grenouille

Suivre son activité 676 abonnés Lire ses 2 831 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 01/03/2015

Mais quel sale gosse talentueux ce Matthew Vaughn ! Le pitch et la bande-annonce m’avaient peu conquis et pourtant, une fois de plus, face au film, je me suis totalement retrouvé dedans. Qu’il est malin le Matthew, parce que, l’air de rien, il n’en est pas à son coup d’essai. Pour moi, ce « Kingsman » est à James Bond ce que « Kick-Ass » fut à Marvel : un rafraichissement total d’un concept passé réadapté au monde d’aujourd’hui. Alors j’en vois déjà venir qui diront sûrement : « pff… Finalement rien de neuf à part des bagarres très nerveuses, beaucoup de violence gratuite et une approche parfois cabotine et sans sérieux de son sujet… » Ils n’auraient pas totalement tort, mais ce n’est regarder là que la surface de l’iceberg. Alors oui, forcément, il est question d’action dans ce « Kingsman » qui se revendique pleinement comme un film d’agents secrets dans la plus pure tradition des « James Bond », « Jason Bourne » et autres « 24 ». Mais dans la même logique irrévérencieuse que « Kick-Ass », « Kingsman » entend en dynamiter violemment les codes qu’il estime obsolètes et usés pour les remplacer par des éléments plus en accord avec leur période. Fini le temps de l’opposition d’Etats, ce sont les riches qui mènent la danse et font le monde, au mépris des valeurs qui l’avaient édifiées autrefois et surtout, au mépris d’une masse populaire totalement laissée à son propre sort. Ne serait-ce que pour cette simple confrontation entre ces deux univers, dans un monde ultraconnecté, boursouflé, au bord de l’implosion et du non-sens, « Kingsman » parvient à mon sens à revigorer un genre qui avait du mal à se débarrasser du spectre des intrigues classiques de la Guerre froide. Certains pourraient alors rétorquer que déjà « Skyfall » s’était risqué sur cette voie… Dans le propos certes, mais dans la forme, j’avoue que le résultat de ce dernier James Bond m’avait laissé un peu dubitatif… C’était mou, c’était froid, et c’était au fond assez basique, sans antagonisme vraiment captivant. Là, Vaughn remet les choses au clair tout de suite : le dépoussiérage du genre passe aussi par la forme. Et c’est d’ailleurs là que je trouve totalement pertinente cette réalisation nerveuse, agrémentée de cadres très fouillés. Pour le coup cette forme correspond parfaitement au fond : oui ces nouveaux agents sont forgés à l’adrénaline, à l’immédiateté, à la surenchère et à une certaine forme de puérilité. Mais, un peu à l’image de son personnage, la réalisation de Vaughn ne sombre pas dans le « too much » et sait parfaitement s’appuyer sur ce qui faisait la qualité de ses anciens. En cela il s’oppose parfaitement à cette hiérarchie faussée qui se pense maitresse du monde, mais peu soucieuse des valeurs qu’elle colporte ou bien même de la responsabilité de ses actes. Vous l’avez compris, moi ce film je le trouve malin, espiègle, particulièrement bien mené en terme de progression de son intrigue (superbe climax final d’ailleurs) et surtout servi par des acteurs racés qui savent donner vie à des personnages qui ne le sont pas moins. (Mais quel casting quand on y réfléchit : Colin Firth, Mark Strong, Michael Caine et cette merveilleuse révélation qu’est Taron Egerton !) Rah ! J’avais presque des doutes sur la capacité de Matthew Vaughn à me satisfaire encore : voilà qu’il me démontre une fois de plus que j’avais bien tort de douter de lui ! Une belle claque ! Merveilleux !

http://lhommegrenouille.over-blog.com

Culture Geek

Suivre son activité 692 abonnés Lire ses 938 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 28/02/2015

Au départ, je n'étais pas bien enthousiaste à l'idée de voir ce "Kingsman". Sincèrement, je m'attendais à une parodie de films d'espionnage, le genre pas léger du tout, et plus lourd qu'un poil lourd de 86 tonnes. Et puis, j'ai vu que c'était Matthew Vaughn qui l'avait réalisé et écrit. Alors, pouquoi avoir peur du résultat final? Cela aurait été vrament idiot de rater tel film. Résultat final? Je me suis régalé comme jamais. Premier blockbuster de 2015 dont je vous parle ( il y en a eu d'autres avant, mais je n'ai pas eu la foi, ou le temps, de les voir ), et quel cru ! Ce film, c'est 2h10 de pur bonheur, d'action à gogo et d'humour "so british, so cool". C'est vraiment dur de commencer par quelque chose de positif, parce que je ne lui ai rien relevé de négatif, en fait. Rien, pas un brin de scénario qui n'irait pas, pas une incohérence que j'ai relevée. Un film sans faille apparente. Et pourtant, peut-on dire que c'est un chef-d'oeuvre? Oui et non. Dans son style, il en est un, c'est clair, net et précis, et pour un blockbuster de ce calibre, il est évident qu'il surpasse tous les autres. J'ai adoré, mais quand on le compare à un chef-d'oeuvre de Nolan, par exemple, je pense que l'on peut dire qu'il n'en est pas un. Deux solutions persistent donc, à vous de choisir laquelle vous correspond le plus. Mais pourquoi donc ce film m'a-t-il autant plus? Pas très fraçais tout ça, mais c'est pas grave ! Déja, j'avais adoré "Kick Ass" premier du nom, alors faire la même sur le mythe de l'espion/gentleman/anglais, qu'est-ce que c'est prometteur ! Lui même inspiré d'un comics, "Kingsman" surprend par son ton, souvent amusé, et sa violence, qui tranche complètement avec son aspect comique. Et là est l'une des principales qualités du film : il parvient à traiter de manière légère de choses horribles. Mieux, encore, il les rend comiques. Spoiler: Ceux qui auront vu la fin comprendront ce que je veux dire. Et ce n'est pas le méchant "grominet" qui va venir me faire dire le contraire. Quelle idée de génie de l'avoir fait saussauter, quand même ! Hnnêtement, je n'ai pas trouvé que cela le ridiculisait : ses projets sont tellement sadiques qu'il ne peut patir d'une telle façon de s'exprimer. L'écriture est ainsi excellente, aussi fine que recherchée. Les deux scénaristes s'amusent à jouer avec la réputation des acteurs, et prennent un malin plaisir à constamment nous surprendre ( notamment avec Michael Cain et Colin Firth, génial en espion; mais on y reviendra ). Le scénario est génial, les dialogues tout aussi fantastiques, et leur sens de la répartie fait réellement des merveilles. Pour tout vous dire, Matthew Vaughn, lui qui n'a réalisé et écrit que très peu de films, apporte tout so namour au genre, et nous livre le film d'espionnage rêvé. Contrairement aux trois derniers James Bond ( je ne parle pas de "Spectre", on verra bien ! Et attention, je ne dis pas qu'ils sont de mauvais films, seulement les voilà bien trop éloignés de l'esprit du Bond cinématographique ), il retrouve l'esprit particulier de ces films d'espionnage tout simplement extraordinaires, où le bad guy a pour projets de détruire le monde par un moyen complètement psychopathe, et dans lesquels le héros parviendra constamment à s'échapper, et ce même s'il est enfermé dans une pièce en adamantium, que la clé a été jeté dans de l'acide, qu'il est emprisonné par des liens en métal, que cette pièce se situe sous un volcan en éruption et que le compteur de la bombe dans le coin de cette même pièce indique qu'il ne reste plus que trois millième de seconde pour vivre, s'échapper, et se taper la James Bond Girl. D'accord, j'exagère un peu : la clé est jetée dans ledit volcan, pas dans de l'acide. Et cet esprit là, il est plus que présent dans le film, et cela fait diablement plaisir. En fait, c'est carrément jouissif. Depuis le temps que je voulais revoir un VRAI James Bond ! De nombreuses références y sont faîtes, notamment pour le coup du Martini, que personne n'avait comprise. J'étais donc le seul à rire, abandonné par mes amis, qui n'avaient visiblement rien pigé à la chose. C'est tellement fin qu'il sera difficile d'en relever toutes les références, souvent trempées dans un humour des plus efficaces et, surtout, des plus plaisants. C'est quand même étonnant qu'un film qui ne soit pas un "James Bond" fasse plus "James Bond" que les derniers "James Bond". Parlons à présent des acteurs. Déja, je tiens à souligner que la vf ( voix française, différent de VF ) du héros est vraiment mauvaise; celle de Jackson, par contre, est au top. Niveau acteurs, c'est du très bon. J'ai particulièrement apprécié Mark Strong, grand méchant de "Kick Ass", et le génial Colin Firth, complètement à contre emploi. Il a une de ces classes, c'est vraiment balaise. Et surtout, qu'est-ce qu'il est crédible dans le rôle ! On retrouve également Michael Caine dans ce qui semblerait être un rôle habituel, un efficace Taron Edgerton en tant que héros, et deux caméos de qualité. Niveau réalisation, comme d'habitude avec notre ami Vaughn, c'est du bonheur assuré. Vraiment, c'est un régal. Si je m'écoutais, je la dirai parfaite, mais rien n'est parfait, alors autant ne pas le dire. Elle est constamment de très haute volée, et Vaughn livre une performance encore plus excitante et réussie que pour "Kick Ass", lui qui approchait déja le sans faute. Et cela, on le ressent principalement dans les scènes d'action, notamment lors des séquences du bar et de l'église, toutes deux d'anthologie et, à mon sens, mythiques. Et cela va s'en dire, la bande-sonore a également une place très importante dans la réussite de "Kingsman". Cela, on le comprend dès les premières secondes, avec l'une des introductions les plus kiffantes et rythmées que j'ai pu voir jusque là. Matthew Vaughn a décidément apporté au genre sa touche personnelle, et lui a livré l'un des meilleurs films de sa composition. Un régal pour les yeux et les oreilles, fin et recherché, je ne m'attendais pas du tout à un tel résultat. Un James Bond meilleur que les derniers James Bond. (D)étonnant.

Docteur Gaius Jivago

Suivre son activité 240 abonnés Lire ses 1 633 critiques

4,0Très bien
• Publiée le 27/02/2015

Après avoir réalisé "X-Men : First Class" et "Kick Ass", Matthew Vaughn se lance dans une nouvelle adaptation de comics où il nous fait suivre la formation d'un jeune espion pour le compte de l'agence britannique KINGSMAN. C'est de manière totalement décomplexée et sur un ton parodique que Vaughn nous raconte cette histoire, il ne fait pas forcément dans la finesse et c'est tant mieux, ça marche ! Dès les (excellentes) premières secondes on se rend compte qu'il ne se prend pas vraiment au sérieux et peu à peu, sous couvert d'une intrigue d'espionnage, il va mettre en place son film, ses enjeux et ses personnages, oscillant entre plusieurs tons, parfois violent, trash, sensuelle, fun ou encore parodique. Là où le film est réussi, c'est dans la façon dont Vaughn sait prendre son temps sans être totalement excessif, il laisse une part importante à l'intrigue principale où l'on découvre d'abord un prolo débrouillard puis l'agence des Kingsmen et enfin un méchant mégalomane digne, dans les ambitions, des méchants les plus mémorables de James Bond avec bien évidemment un plan diabolique à la guise. Très plaisant à suivre, "Kingsman" déborde de très bonnes idées et propose son lot de séquences totalement jouissives et mémorables, à l'image d'un massacre au son de Free Bird des Lynyrd Skynyrd, de l'entrée au bar ou d'un final totalement explosif. Vaughn ne laisse rien au hasard et prend le soin de bien peaufiner ses personnages et de tisser des liens entre eux, on s'intéresse facilement à eux et notamment les Kingsmen dont les noms renvoie aux chevaliers de la table ronde ou ce méchant diabolique et sa piquante et dangereuse secrétaire. Les références sont peu à peu distillées sans prendre trop d'importance, "Kingsman" arrive à se trouver une véritable identité et Vaughn fait preuve de beaucoup d'audace. Très bien écrit, "Kingsman" trouve aussi ses qualités dans la réalisation de Vaughn qui déborde aussi d'idées visuelles et de mises en scène, à l'image de sa façon de mettre en images les combats ou tout le final complètement WTF. Il fait preuve d'un réel savoir-faire pour ne pas saouler et alterner avec des séquences plus calmes, servant l'histoire à l'image de la préparation pour être un Kingsman. Et enfin, c'est aussi dans ses interprétations que le film est une réussite, avec notamment un royal Colin Firth dont le sérieux, le flegme et la classe contrebalancent avec son côté violent, tandis que les autres acteurs, de Taron Egerton à Samuel L. Jackson en passant par Mark Strong, sont au moins aussi heureux que nous d'être là et c'est un vrai bonheur communicatif. Débordant d'idées ingénieuses, parfois complètement barrées et bénéficiant d'excellentes interprétations, Matthew Vaughn livre un divertissement haut de gamme, sans complexe, jouissif, drôle, irrésistible et très plaisant à suivre !

x-worley

Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 284 critiques

4,0Très bien
• Publiée le 19/02/2015

Premier plan ciné de l'année et déjà une belle petite claque. Matthew Vaughn réinvente le film d'espionnage a la James Bond d'antan avec une belle virtuosité, avec des clins d'oeil vraiment sympa aux autres films du genre tout en détournant les codes du film d'espionnage. Et le moins qu'on puisse dire c'est que ça fonctionne a mort, la mise en scène est excellente, les bastons sont top et les acteurs sont franchement très bons.

Maximemaxf

Suivre son activité 240 abonnés Lire ses 259 critiques

4,0Très bien
• Publiée le 19/02/2015

Autant être honnête, dés que j’avais entendu parler du prochain film de Matthew Vaughn, j’en attendais simplement un divertissement pop corn, rien de plus. Venant du réalisateur à qui l’on doit le premier Kick-Ass qui est un très bon hommage aux héros de comics ainsi que l’excellent "X-Men First Class" et le très bon film de gangster "Layer Cake", j’espérais vraiment continuer sur une bonne lancée avec mon troisième film du réalisateur (je n’ai pas encore vu "Stardust"). Donc, après un trajet en voiture plus long que d’habitude pour un cinéma plus lointain, j’étais assez motivé pour voir au cinéma une version vraiment déjanté d’un film d’espionnage. Mais alors là, et je vous le dis haut et fort, j’ai eu largement plus que ce que j’espérais. En plus d’avoir adoré son nouveau film, Vaughn rend un très bel hommage au genre du film d’espionnage à sa manière, et je peux dire sans honte que j’ai devant moi un de mes coups de cœurs surprise en ce début d’année 2015. Parlons d’abord de la réalisation de Matthew Vaughn, et pour le coup il n’y a pas à dire, cet homme sait manier la caméra et donner du relief au monde de l’espionnage en costume trois pièces mélangé avec un style racaille de banlieue avec notre héros Gary Price et notre antagoniste Richmond Valentine. Ce réalisateur opte pour une mise en scène coloré, avec un univers décomplexé mêlant à la fois notre époque moderne ainsi que sa technologie de pointe et le charme des années 1960 au niveau des costumes, de l'équipement des agents et d’un méchant à la James Bond en mode totalement barré. La fusion entre le kitsch des années 1960 et les temps modernes est une réussite. Et nom de dieu : ce mec a eu le chic pour m'exciter comme un crétin devant les scènes d’actions, à chaque fois qu’on voit Harry Hart ou Eggsy passer au combat, il opte pour des plans rapproché sur les armes utilisés des agents secrets avant de passer sur les hommes de main ou voyous qui s’en prennent plein la figure et il revient rapidement sur le personnage central de l’action, que ça soit la gestion de l'espace ou le montage et les mouvement de caméra lors des combats : c’est très très bien foutu, c’est très très bien monté, c’est incroyablement immersif, ma scène préférée étant Spoiler: celle ou tout déraille à l’église quand Valentine met son plan machiavélique en action que tout le monde se cogne sur la tronche sans pouvoir se contrôler, même Harry qui fait littéralement un carnage avec "Free Bird" de Lynyrd Skynyrd en fond. Même le dernier film Marvel en date "Les Gardiens de la Galaxie" ne m’avait pas fait prendre un tel orgasme devant des séquences d’action, alors pour ça merci Matthew, ta générosité me va droit au coeur ! Au niveau de l’orchestration, Henry Jackman était à la barre en compagnie de Matthew Margeson, le thème principal est très bon et ça restait vraiment saisissant dans l’ensemble notamment lors des scènes d’actions ou de tension, c'est vif et c'est digne d'un bon film d'espionnage, très bon travail de ce côté-là. Jusque là, ce compositeur ne me déçoit toujours pas, que ça soit avec "X-Men First" Class ou "Les Nouveaux Héros" dernièrement. Et du côté des acteurs et des personnages, j’ai aussi eu beaucoup de bonnes surprises, avec quelques élément de déjà-vu certes mais là ou j’avais des craintes, j’ai été très surpris. Colin Firth, qui avait déjà joué un anglais dans "Le Discours d’un roi" (film qui m’avait déçu), interprète Harry Hard, un gentleman anglais avec énormément de charisme au service d’une agence international d’espionnage appelé Kingsman. Et contrairement à ce que j’aurais pensé, cet acteur m’a tout simplement conquis dans son interprétation, son personnage a du charisme à revendre en plus d’avoir une certaine classe à l’anglaise, il n’en fait jamais trop et il est très juste en tant que mentor d’Eggsy. D’ailleurs j’ai même été estomaqué Spoiler: de le voir se faire abattre par Valentine, et pour le coup c’était une vraie claque,. Taron Egerton était lui aussi très bon, c’était la première fois que je le voyais à l’œuvre et il m'a fait très bonne impression, d’ailleurs je trouve son personnage assez originale et très appréciable, le voyou des rues Spoiler: à la mère qui a mal tourné devient un apprenti espion Spoiler: jusqu’à porter un costard cravate stylé en gardant son vocabulaire de canaille, cela dit son parcours reste assez classique quand il devient apprenti espion et son entraînement est assez prévisible, mais vu que c’est bien fait je laisse passer. Samuel L. Jackson par contre est vachement hilarant : bon dieu, que j’adore son personnage de Richmond Valentine, c’est à la fois un sacré clown/geek avec son look et son accent de cheveu sur la langue, mais c’est aussi un grand malade de film d’espion aussi vulgaire qu’un voyou mais avec quelques marques de subtilité tout simples mais qui le rend plus drôle encore comme Spoiler: sa phobie du sang ou Spoiler: le fait qu’il propose un ensemble McDonald à Harry lors de leur repas du soir alors qu’on s’attend à un festin royal, c'est tout bête mais sur le coup ça m'a fait décrocher un énorme sourire. Quant à ses projets, son plan est simple mais bien amené et inventive. Son but, Spoiler: détruire l’espèce humaine qu’il voit comme un virus détruisant la planète à petit feu et sauver un minimum de personne se ralliant à sa cause et à ses ambitions ! Ses motivations sont déjà-vu mais sont traités avec finesse à travers ses arguments comme quoi l'homme est une race violente qui doit être exterminé pour le salut de la planète, et son plan et la manière avec laquelle il est traité est très inventif, la première scène Spoiler: ou ça dégénère dans l’église quand il active à distance les cartes SIM en est le parfait exemple, et ses manies sont trop drôle donc je donne une mention spécial à cet acteur et son personnage. Et son acolyte Gazelle, bien interprétée par Sofia Boutella, est top canon, et j’ai un petit faible pour son style de combat et encore une fois, Vaughn se fait plaisir à l’exploiter pour les scènes d’actions. Michael Caine est plus en retrait mais m’inspire de la sympathie pour chacune de ses apparitions, Roxy, elle, fait plus office de soutien et d’élément scénaristique au final mais Cookson s’en sort plutôt bien au final, Jack Davenport est correct pour le peu de temps qu’il apparaît, de même pour Geoff Bell et Edward Holcroft, Mark Strong a un rôle plus conséquent que je ne le pensais au final et reste agréable aussi, et un petit salut à Mark Hamill Spoiler: dans un petit rôle que vous aurez peut être reconnu. Au final, on a un très bon lot de personnage Spoiler: saupoudré d’une caméo sympathique de notre cher Luke Skywalker. Maintenant, on va parler du dernier point, le script du réalisateur/scénariste Vaughn et de Jane Goldman. Dans le fond, ce film a une histoire plus intelligente qu'il n'y paraît et il a même une réflexion intéressante, mais j’ai eu une discussion avec un cinéphile, ayant visionné le film, comme quoi la première moitié de ce film avait un ton trop retenue et sérieux voire même cliché par rapport à ce que nous vendaient les bandes-annonces (que j’ai visionné après avoir vu le film, bien sur). Et en y repensant longuement… je comprends son point de vue et je le partage sur pas mal de points : la première moitié du film est bonne et bien écrite et on rit bien par moment, ce n’est pas le problème, mais certains éléments du scénario font clichés et déjà-vu Spoiler: comme l’entraînement des espions au repère des Kingsman, ou le fait qu’Harry avait le père d’Eggsy sous son aile et prend son fils comme nouvel apprenti. En soit ce n’est pas des mauvais éléments, c’est juste qu’on a déjà vu ça dans d’autres contexte et autre film donc ça reste des clichés, pas énervant mais du classique quand même. Cela dit, certains éléments sont volontairement, et à juste titre, sérieux dans la première moitié,Spoiler: ne serait-ce que la mort du père d’Eggsy car il faut lui donner un but et une raison pour devenir un agent secret au service du Kingsman et un lien qui lui permet de respecter son professeur, si l’on peut dire ainsi. Après, il y a bien quelques moments assez marrants qui retiennent l’attention, notamment grâce à Valentine et Harry Hard qui apportent la touche de fun qu’il faut pour cette première partie. En fait, il faut attendre la deuxième moitié du film pour que l’aspect déjanté et loufoque se libère complètement, mais franchement ça en vaut la peine. Parce qu’à partir de ce moment là, on s’éclate vraiment, pas seulement avec les scènes d’actions, mais aussi avec l’inventivité des accessoires et armes d’espions des Kingsmans (comme le parapluie de gentleman servant de bouclier) qu’on découvre un peu plus, des références et hommage rendus aux vieux films d’espionnage culte comme les James Bond Spoiler: ne serait-ce qu'à travers les discussions sur ce propos entre Harry et Valentine avant que Vaughn ne casse ces clichés avec la mort brutal et sans concession d’Harry qui arrive comme un uppercut en pleine figure. Sur le coup, même si on sait que ça va arriver, on ne s’attend pas à ce que ça soit aussi brutal, on serait du genre à croire que ça arriverait au dernier moment, mais non, ça nous tombe sur la tronche d’un seul coup et ça marche très bien.. De plus, le fond du film est plus malin qu'on ne peut le penser. Spoiler: D'un côté, Valentine suppose que la planète est condamné et qu'on ne pourra pas empêcher cette dernière d'être détruite de la main de l'homme si on n'agit pas rapidement en insistant sur la nature violente et impulsif de l'être humain condamné à s'auto-détruire selon lui, ce qui est un bon argument en soi. De l'autre, Valentine n'en est pas moins hypocrite car, supposant vouloir sauver l'espèce humaine et bien qu'il ne tue pas de ses propres mains (à l'exception de Harry), il entraîne la mort de ces gens soi-disant victime de leur propre brutalité en prétextant qu'il ne fait que "chasser le virus". Cette hypocrisie se retrouve aussi chez les gens qui "adhèrent" à ses arguments et à sa vision des choses (à l'exception de certain qui ont une morale comme la princesse scandinave), néanmoins ça reste quand même une vision loin d'être idiote, et peut être qu'un jour on pourrait se retrouver dans cette situation. Cela dit, Eggsy et Kingsman répondent à cela à leur façon pour dire clairement que la situation actuelle est la cause, avant tout, des politiciens et autres célébrités qui ont entraîné la dégradation du monde et son réchauffement climatique en plus de décider qui doit vivre ou mourir. Donc, la bataille finale a un sens au lieu de se limiter simplement à un combat du bien contre du mal. Et bon dieu, le final est tellement décomplexé et jouissif que je serais prêt à revoir ce film rien que pour ça, et je pèse mes mots : Spoiler: entre Merlin qui fait exploser l’intérieur des crânes des invités en activant les puces implantés dans leur tête et la musique "Pomp and Circumstance" de Edward Elgar en accord avec les têtes qui explosent dans un feu d’artifice visuel éblouissant, le combat sur fond de "Give it up" de "KC and the Sunshine Band" entre Gazelle et Eggsy, les réactions de Valentine et ses crises d'hystérie et j’épargne le reste pour ceux qui lisent les spoilers, ça va très loin et Vaughn tire profit des possibilités de mise en scène qui s’offre à lui, il y va vraiment à fond et on prend un plaisir énorme devant ces séquences, on n’a pas le temps de s’ennuyer un seul instant. Je ferais mieux de conclure, parce que je ne peux pas dire plus pour expliquer à quel point ce film m’a fait plaisir : "Kingsman : services secrets", ma note est surement exagérée pour un divertissement d’espionnage et le ton trop sérieux de la première moitié du film, mais j’ai trop apprécié la mise en scène de Vaughn, les scènes d’actions, les personnages et la musique pour ne pas mettre moins que 5/5. Et si jamais une suite est au programme, j'espère que cette fois ci Matthew Vaughn sera toujours aux commandes.

Marceau G.

Suivre son activité 229 abonnés Lire ses 348 critiques

4,0Très bien
• Publiée le 19/02/2015

Que se passe-t-il quand les "X-Men" rencontrent "Chapeau melon et Bottes de cuir", "James Bond", et Tarantino ? Vous aurez la réponse en regardant "Kingsman : Services secrets". Cocktail endiablé à la fois pop et classique, le nouveau film de Matthew Vaughn ("Layer Cake", "Kick-Ass", "X-Men : First Class") dont on reconnait plus que jamais le style, s'avère épatant. Avec un rythme effréné, une touche "so britich", de nombreux clins d'œil et un casting cinq étoiles, Vaughn fait des merveilles ! Colin Firth est métamorphosé et ahurissant dans un rôle inattendu et d'autant plus bon de gentleman espion. Le méchant (looké hip-hop), qui zozote et a peur du sang (!), est incarné par Samuel L. Jackson, surexcité et désopilant. Dans le reste du casting on a Mark Strong, sobre et toujours classe, Michael Caine, qui représente la vieille école du cinéma (d'espionnage) britannique, et la révélation, Taron Egerton. Le visuel du film est aussi l'un de ses points forts, l'atmosphère possède une vraie identité, un vrai brin de folie. A l'image de cette scène Spoiler: filmée intégralement en plan séquence et accompagnée d'une musique Hard Rock dans laquelle une baston dans une église tourne au massacre. Un film vraiment fun, barré et irrévérencieux, légèrement longuet, mais surtout dingue et exaltant. Bientôt culte.

Capucine L.

Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 61 critiques

4,5Excellent
• Publiée le 19/02/2015

Epoustouflant ! Ce film est grandiose, il pourrait en surprendre plus d’un. On rentre dans l’atmosphère et l’esprit de Kingsman de suite. On ne s’ennuie pas une seule seconde, il y a toujours quelque chose qui vient rythmer le film, soit une session d’entrainement, soit un combat, soit un peu d’humour. D’ailleurs, les scènes de combat sont parfaites. Les mouvements de caméra, les petits ralentis ou mêmes les impressionnantes acrobaties forment un mélange magnifique. On ne peut qu’adhérer, c’est à la fois classe et déjanté ! La fin est à la fois frustrante et à la fois au top. En effet, cela permet de rester sur une pointe d’ironie mais … on ne voudrait pas que le film s’arrête. Heureusement qu’après un brève passage de générique, on retrouve une scène. Scène qui fait écho à l’une déjà vue dans le film. Et là, on peut dire que l’on est satisfait. Certaines scènes sont déjà cultes notamment celle de l’église avec Colin Firth qui est totalement jouissive et incroyable. L’esthétique est assez particulière, Matthew Vaughn fait dans le très bon. La bande originale est sublime. Elle nous transporte encore plus dans l’esprit du film. Le casting est parfait. Colin Firth est majestueux, la classe britannique en tout point ! On découvre Samuel L. Jackson dans un rôle qui semble à première vue un peu idiot mais qui se révèle très intéressant. Un méchant qui ne supporte pas la vue de la violence mais qui provoque la violence. Il y a matière à réfléchir sur ce personnage. Taron Egerton est vraiment impressionnant. Il est très bon dans ce rôle, les jeunes peuvent s’identifier à lui, à suivre ! Ce film d’espionnage n’est tout simplement à ne pas manquer !

Les meilleurs films de tous les temps
Back to Top