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Los Olvidados (Pitié pour eux)
note moyenne
4,3
256 notes dont 47 critiques
51% (24 critiques)
40% (19 critiques)
4% (2 critiques)
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Votre avis sur Los Olvidados (Pitié pour eux) ?

47 critiques spectateurs

scorsesejunior54

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2,5
Publiée le 31/07/2008
S'il y a bien une chose sur laquelle tout le monde sera d'accord à propos de "Los Olvidados", c'est qu'il s'agit d'une date relativement importante dans l'histoire de ce siècle écoulé de cinéma. Vu aujourd'hui avec un regard critique et passionné, on peut tout d'abord remarquer qu'il se situe dans la lignée (du point de vue de l'analyse sociale comme de l'idéologie) lignée des fables néoréalistes de Roberto Rossellini ou Vittorio De Sica. La principale évolution que l'on peut constater (ce qui fait l'un des intérêts du film et ne le situe pas comme une simple retranscription d'éléments déjà utilisés dans un autre contexte politico-historique), c'est qu'il n'est plus aussi direct dans la description de ses personnages et les émotions censées être éprouvées par le public et ce grâce (ou à cause de, c'est selon) de séquences surréalistes aux tendances psychédéliques assez en avance sur leur temps (on retrouvera majoritairement ce style au cours de la décennie 60). Cru et violent pour son époque, il demeure assez "coloré" dans sa façon d'aborder les choses, notamment du fait de l'utilisation de personnages tous très charismatiques et atypiques. De plus, "Los Olvidados" évite le larmoyant dans le sens où c'est un monde à part entière qui est décrit et qu'il n'y a donc pas de comparaison ou d'apitoiement possible en résultant (hormis une ouverture consciencieuse et un brin maladroite). Cependant, le combat bien/mal reste assez caricatural (on s'attache au brave gamin et on s'acharne sur le vilain méchant) et la lutte intérieure des personnages n'est pas assez approfondie. Enfin, les bavardages incessants laissent trop peu de place à la signature 100% Bunuel, poétique et souvent fantasmée. Daté de plus d'un demi-siècle, "Los Olvidados" voit défiler 75 minutes extrêmement rythmées et denses, d'où ses incontestables qualités (dans la vitesse et l'instantané) mais également ses faiblesses (car pas assez patient et presque mélodramatique par instants). A voir, bien évidemment.
chrischambers86

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4,0
Publiée le 26/02/2014
Sans vèritable protection et sans vraie famille, les enfants de la zone sud, dans la banlieue de Mexico, nous entraînent dans l'un des meilleurs films mexicains des annèes 50! ils sont plus ou moins abandonnès par leurs parents et s'organisent en bande pour survivre! Pour Luis Bunuel, la lègitimitè du plaisir l'emporte sur toute morale! On rencontre ainsi, dans la plupart de ses films, des scènes qui cèlèbrent la primautè du dèsir! Dans "Los Olvidados", une mère de famille se donne avec passion à un adolescent qui vient voir son jeune fils! De film en film, Bunuel s'acharnera à dènoncer les conceptions archaïques et mystifiantes de la religion catholique en matière de sexe! Pour lui, la religion est à la base de la plupart des refoulements et des crimes! Pour la combattre, l'amour fou est l'arme la plus efficace! Dans ses films, en revanche, les rêves sont le vèhicule inquiètant du surnaturel: le rêve de Jaibo (tant admirè par Andrè Bazin) dans "Los Olvidados" reste inoubliable et possède encore une fonction dramatique èvidente, en relation avec la psychologie du personnage! Prèsentè au festival de Cannes, c'est un essentiel de Bunuel dans sa pèriode mexicaine avec une misère pour laquelle on s'attache car filmèe de façon frontale et rèelle...
syl7515

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4,0
Publiée le 13/07/2013
Los Olividados (Les oubliés) Ce film de Buñuel est en tout point remarquable. La misère à l’état brut. Sans compromission. Cela m’a fait penser aux films néoréalismes comme « Allemagne zéro » de Rossellini tout en gardant une part de surréalisme, dans le monde du rêve, à la moitié du film. La misère et toute sa cruauté, son atrocité même, dans l’attaque de l’aveugle et du cul-de - jatte par une bande de jeunes mexicains emmenée par El Jabo qui vient de s’échapper d’une maison de correction et veut se venger de celui qui l’a dénoncé. Ce film n’est pas un beau film à voir, ou un film magnifique, c’est simplement un film à voir, ou à ne pas voir. Il n’y a pas de moral, il n’y a pas de justice non plus, c’est la misère à l’état brut. Mais sans non plus que cela soit du reportage. C’est scénarisé et il y a une histoire. Je ne suis pas resté neutre en voyant ce film et les personnages, j’ai pris parti, j’avais envie que le jeune Pedro s’en sorte… J’avais aussi envie que El Jabo périsse. Je n’en dis pas plus, pour ceux qui n’ont pas vu le film. Comment peut-on aimer sans avoir reçu d’amour ? D’amour maternel ? Le film le montre bien avec le rapport du jeune Pédro et sa mère. Ce film reste, hélas, d’actualité. Car la misère est toujours là et lorsque j’entends des personnes s’en prendre à une communauté, ou tenir responsable une personne par sa culture, sa religion, sa nationalité, son origine culturelle le faite qu’il soit un délinquant, j’ai envie de leur dire, voyez ce film. On ne na î t pas délinquant, mais on est conditionné à le devenir. Lorsqu’on na î t dans une cité moche de barre d’HLM ou dans une banlieue déshéritée de Mexico ou d’ailleurs, ce n’est pas l’origine culturelle, ni le code génétique, ni l’ADN qui amène à cet état de fait. Un dialogue du film dit par le directeur de maison de correction : « ce ne sont pas eux qu’il faut enfermer, mais c’est la misère qu’il faudrait enfermer » Cette phrase pour moi résume parfaitement le problème de la délinquance juvénile issue de la misère. J’ai également aimé ce film car la fin atroce, cruelle, est sans aucun compromis quoiqu'il y ait tout de même une petite part de justice, malgré tout. Un film que j’ai vu bien tard dans ma vie, et qu'au contraire du titre, je ne suis pas prêt d’oublier.
Spiriel

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5,0
Publiée le 24/09/2008
Gros coup de poing dans le ventre, de ceux qui coupent la respiration. Bunuel, qui a arrêté de tourner depuis de longues années, est impressionné (comme un peu partout, on pense à Satyajit Ray ou encore Kurosawa Akira) par le néoréalisme italien, en particulier celui de De Sica. Il décide alors de remercier le Mexique pour son accueil chaleureux en y tournant un film. Les autorités mexicaines sont flattées qu'un tel réalisateur (quelle pub!) tourne un film au Mexique... jusqu'à ce qu'ils le voient, horrifiés! Bunuel va plus loin que De Sica avec ce conte de la violence ordinaire chez les adolescents des bidonvilles de Mexico, père spirituel de La cité de Dieu. Il prévient au début que ce constat est propre à chaque grande ville, et qu'il compte sur la société et le progrès pour enrayer cette misère (cf. les propos du directeur de l'école de redressement). Bunuel fait constamment les bons choix, qui mettent souvent mal à l'aise. La cruauté des enfants envers les faibles qu'ils peuvent exploiter n'a d'égal que la haine que les adultes leur portent et l'indifférence que leurs parents leur accordent. Bien sûr, on est tenté de haïr El jaibo et de s'attacher à Pedro, mais ce n'est pas si simple. El jaibo ruine chacune des secondes chances que Pedro se voit accorder, sans remords, mais lui n'a jamais eu aucune chance, rien, et a ainsi pris l'habitude de prendre ce qu'il veut par la force, établissant sa propre moralité, comme il l'explique à propos de la prison au début du film. C'est la seule façon qu'on lui laisse de vivre "fièrement". L'abandon des enfants par les parents est total, mais on a du mal à les accabler tant leur situation est difficile. Le film, d'une efficacité rare, expose qu'il faut offrir d'autres choix à ces enfants et avoir pitié d'eux et pas les accabler pour améliorer la situation. La justesse de chaque personnage est merveilleuse. Ce film est peut-être le plus puissant de Bunuel, un film encore d'actualité tant on contourne sans cesse le problème.
Backpacker

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5,0
Publiée le 29/03/2007
Alors que beaucoup considèrent "Un chien andalous" ou "L'âge d'or" comme les oeuvres les plus extraordinaires de Bunuel, j'avoue avoir adoré "Les réprouvés" ("Los olvidados" en espanol) au point de le préférer à tous ceux que j'ai vus jusqu'à présent... Visionnaire, Bunuel frappe très fort avec cette chronique sociale très dure mais incroyablement réaliste dans laquelle les images choquent et s'entrechoquent... D'un angle purement cinématographique, on notera que pléthore de réalisateurs auront par la suite copié Bunuel dans des scènes surréalistes : en témoigne la mise en images du cauchemar de Pedro, prodigieusement réussi... A mon sens, ce film est LE chef d'oeuvre absolu de Bunuel...
Gabith666

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4,0
Publiée le 27/09/2014
"Los Olvidados" (Les Oubliés) est un film réaliste qui nous plonge dans un quartier défavorisé du Mexique où la misère règne. Une bande de jeunes plus ou moins délaissé par leurs parents s'organisent en bande pour survivre. Le jeu d'acteurs est très juste.
nekourouh

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4,0
Publiée le 07/12/2010
Excellent autant dans la construction que dans la mise en scène ou que dans l'écriture.
stebbins

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5,0
Publiée le 11/08/2006
Procédé délicat que d'écrire une critique sur ce film hors norme, grand classique du septième art qui m'a beaucoup ému. Luis Bunuel mêle habilement réalisme ( en effet, le réalisateur nous indique dès le générique qu'aucun fait n'est fictif et que chaque personnage a réellement existé ) et poésie surréaliste ( pathétique scène ou Pedro tente, par le biais d'un rêve ( éveillé ? ) de reconstruire une relation affectueuse avec sa mère qui le délaisse lamentablement ). A la fois critique sociale et poème d'une cruauté sans nom, Los Olvidados nous livre des portraits qui provoque chez le spectateur un attachement pour les personnages...Au bout du compte, quelque soit le personnage ( l'incorrigible El Jaïbo, le garçon étonnament mature qu'est Pedro ou encore l'aveugle pour ne citer qu'eux ) le spectateur s'imprègne de sa personnalité fascinante ( même si tous les protagonistes lui inspire plus ou moins de la pitié : au reste, le sous titre du film en français était Pitié Pour Eux ). Une fin alternative était prévue, scène dans laquelle Pedro tuait Jaïbo pour récupérer l'argent qu'il lui avait volé. Mais Bunuel préféra conserver un unhappy end, plus désespéré certes, mais beaucoup plus pertinent et beaucoup plus fort. Le film fut très décrié par la critique lors de sa sortie sur les écrans en 1950. Aujourd'hui, les cinéphiles l'apprécient enfin à sa juste valeur: chef d'oeuvre.
gimliamideselfes

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5,0
Publiée le 20/06/2009
Un très bon film, intéressant de par son réalisme, sa noirceur, ses personnages, sa mise en scène. Le scénario m'a un peu fait pensé aux 400 coups avant l'heure. Il reste que malgré toutes les qualités du film il ne m'a passionné que sur la fin.
Walter Mouse

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4,5
Publiée le 30/10/2017
Tandis qu'il se fraie un chemin au Mexique pour entamer une nouvelle carrière, Luis Buñuel fait le choix audacieux de lever le voile sur la misère humaine des zones défavorisées de Mexico. Sa vision crue et sans concessions dérangera tellement les actionnaires que le film sera retiré des salles au bout d'une semaine. La France permettra heureusement de le réévaluer en le faisant triompher au Festival de Cannes. Comme le narrateur nous l'indique en ouverture, les conditions de vie misérables auxquelles doit faire face le public ne sont pas fictives mais inspirées du calvaire vécu chaque jour par une partie de la population. Buñuel l'accentue en limitant le plus possible la durée des coupures, Los Olvidados ne semble jamais pouvoir s'arrêter, le parcours infernal des voyous des rues est tout tracé, ne montrant quasiment aucuns signes d'espoir ou les effaçant aussitôt qu'ils apparaissent. À l'image de cette prise inattendue où le gamin envoie son œuf à la caméra ou du dernier plan glauque résumant parfaitement la trajectoire morbide suivie par le cinéaste, ce drame social choque par son impudence, son abandon de compassion et l'encrassement de l'être humain. Sinistre et désenchanté, Los Olvidados est un vrai chef-d'oeuvre du cinéma latino-américain.
Djam A

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4,5
Publiée le 06/08/2017
le plus beau film de bunuel sur fond de réalité sociale et de poésie .ce film est criant de vérité pour l'èpoque ,on songe parfois a un documentaire .
soniadidierkmurgia

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5,0
Publiée le 17/12/2016
Luis Buñuel cinéaste inclassable aura connu plusieurs carrières successives et aura bizarrement très peu œuvré dans son pays d'origine alors sous l'autorité d'un caudillo avec lequel il ne pouvait faire bon ménage. Converti à l'art cinématographique presque par hasard suite à sa rencontre avec le groupe des surréalistes dans lequel l'a introduit son ami d'enfance Salvatore Dali, il devient l'assistant de Jean Epstein et Jacques Feyder avant de réaliser les deux chocs visuels que furent "Le chien andalou" en 1929 et "L'âge d'or" en 1930. Fâché avec les surréalistes à qui il reproche leur embourgeoisement, il réalise un documentaire saisissant sur les conditions de vie encore moyenâgeuses d'une population vivant dans la région des Hurdes (Estrémadure) avant de disparaitre de la circulation pendant plus d'une dizaine d'années. Durant cette période, il voyage à Hollywood pour parfaire sa connaissance du cinéma, rencontre Chaplin et travaille même un temps au Museum of Modern Art de New York. Mais il doit s'exiler au Mexique quand paraît en 1942 le livre de Salvatore Dali ("La vie secrète de Salvatore Dali") qui expose clairement ses positions marxistes et son anticléricalisme. Il y rencontre le producteur Oscar Dancigers, d'origine russe qui lui propose de repasser derrière la caméra. Après deux films de commande, il obtient l'autorisation de Dancingers de porter à l'écran "Los olvidados" dont il écrit le scénario avec Luis Alcoriza après avoir vu "Sciuscia" (1946) de Vittorio De Sica, le père de néo-réalisme italien, qui faisait le constat amer de la misère de l'Italie d'après-guerre à travers le rêve brisé de deux jeunes cireurs de chaussures après qu'ils ont fait l'expérience de la violence. . Si Buñuel choisit lui aussi le parcours de deux adolescents, Pedro et Jaibo, dans les faubourgs de Mexico, il en vient directement au constat d'une violence consubstantielle à la misère. Pas d'apprentissage ni de moyens d'en sortir comme le montre fort bien le passage où Pedro (Alfonso Mejia) est envoyé dans une ferme-école tenue par un directeur aux idées libérales qui s'il fait le bon constat, prononçant cette phrase lourde de sens : '"Ce n'est pas les enfants qu'il faudrait enfermer, mais la misère ", admet avec celle-ci que la solution ne peut-être qu'économique. Chez Buñuel, la misère est présente sans le moindre romantisme au contraire de chez De Sica, plus enclin à la commisération et à la légèreté comme le prouve son parcours d'acteur et sa deuxième partie carrière. Pas question pour le tempétueux ibère de dédouaner les autorités en glorifiant les élans de solidarité où les effets positifs du hasard. Le jeune Pedro en est l'illustration parfaite qui cherchant à s'acheter une conduite pour retrouver l'amour de sa mère est à chaque fois ramené vers le fond par Jaibo (Robert Cobo) son chef de bande. Irrespirable, filmé au plus près des visages torturés, "Los Olvidados" est un véritable coup de poing qu'il convient de regarder à intervalles réguliers pour se rappeler que l'homme n'en a pas encore fini avec ce fléau (la misère) qu'il déclenche souvent lui-même par son goût immodéré pour la guerre. A sa sortie le film a fait bien sûr scandale notamment au Mexique qui ne supporta pas le miroir tendu. On reprocha à Buñuel de ne proposer aucune solution. Mais c'est sans doute grâce à ce parti-pris que le film résonne encore si fort aujourd'hui. On notera enfin que l'on trouve dans ce film réaliste au possible la présence d'images insolites, érotiques et oniriques qui occuperont une place centrale dans la carrière française du Buñuel de la grande maturité dont il ne faut jamais oublier qu'il reste une figure majeure du mouvement surréaliste
weihnachtsmann

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4,0
Publiée le 10/07/2016
Un film cruel et désabusé sur l'enfance malheureuse. Terrible misère qui affecte les enfants des rues et les pousse, en quête d'amour, aux pires méfaits. La paix ne veut pas d'eux, ils sont tout le temps poussés vers la violence qui les fait dégringoler de leur condition humaine. "Sciuscia" est son pendant italien. Deux films exemplaires.
TTNOUGAT

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4,5
Publiée le 01/05/2016
Ce film mexicain de Bunuel est important malgré des défauts qui empêchent un consensus général sur son contenu. Son rythme est inégal et son montage surprenant; quant aux plans surréalistes fort nombreux, il faut bien connaitre Bunuel pour les accepter dans un contexte aussi douloureux. C’est sans doute le film sur l’enfance abandonnée le plus implacable qui existe. Bunuel ne lâche rien et ne se donne aucune sortie heureuse, tous ses personnages en dehors des gendarmes et des enseignants sont détestables. Tous ont des excuses certes mais si les jeunes enfants sont peut-être récupérables, les grands adolescents et les adultes ne le sont plus y compris l’aveugle qui n’arrive même pas à faire pitié aux spectateurs. La responsable de ce que l’on voit à l’écran se nomme la misère, elle est traitée comme elle le mérite, sans aucune complaisance, avec comme seul remède énoncé par Bunuel lui même : le progrès social tant espéré par ce grand humaniste dont chaque film est un enrichissement sans équivalent. Ce n’est que sur le plan cinématographique que je me permets d’émettre quelques réserves car l’avenir montrera ce dont Bunuel est capable quand il introduit de la rigueur dans son montage. Dans Los Olvidados, la réalité est si désespérante que je n’ai pas supporté le coté surréaliste qui convient si bien à sa période française.
ANDRÉ T.

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4,0
Publiée le 14/12/2015
Revu, près de 50 ans plus tard, dans le cadre de "travelling Mexico" à Rennes. Le noir et blanc convient à cette fable sociale. Même aujourd'hui, le film garde toute sa force et donne envie de se révolter contre la misère, l'injustice. Les dés sont pipés dès le départ et il est difficile de s'en sortir. Le personnage de ce jeune pré-adolescent, qui a tant besoin de l'amour de sa mère et réclame son pardon, est bouleversant! Beau film à voir et à revoir
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