Mon Allociné
Los Olvidados (Pitié pour eux)
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
4,3 215 notes dont 45 critiques
53% 24 critiques 38% 17 critiques 4% 2 critiques 2% 1 critique 2% 1 critique 0% 0 critique

45 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus récentes
  • Critiques les plus utiles
  • Par les membres ayant fait le plus de critiques
  • Par les membres ayant le plus d'abonnés
weihnachtsmann

Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 1 498 critiques

4,0Très bien • Publiée le 10/07/2016

Un film cruel et désabusé sur l'enfance malheureuse. Terrible misère qui affecte les enfants des rues et les pousse, en quête d'amour, aux pires méfaits. La paix ne veut pas d'eux, ils sont tout le temps poussés vers la violence qui les fait dégringoler de leur condition humaine. "Sciuscia" est son pendant italien. Deux films exemplaires.

TTNOUGAT

Suivre son activité 120 abonnés Lire ses 1 913 critiques

4,5Excellent • Publiée le 01/05/2016

Ce film mexicain de Bunuel est important malgré des défauts qui empêchent un consensus général sur son contenu. Son rythme est inégal et son montage surprenant; quant aux plans surréalistes fort nombreux, il faut bien connaitre Bunuel pour les accepter dans un contexte aussi douloureux. C’est sans doute le film sur l’enfance abandonnée le plus implacable qui existe. Bunuel ne lâche rien et ne se donne aucune sortie heureuse, tous ses personnages en dehors des gendarmes et des enseignants sont détestables. Tous ont des excuses certes mais si les jeunes enfants sont peut-être récupérables, les grands adolescents et les adultes ne le sont plus y compris l’aveugle qui n’arrive même pas à faire pitié aux spectateurs. La responsable de ce que l’on voit à l’écran se nomme la misère, elle est traitée comme elle le mérite, sans aucune complaisance, avec comme seul remède énoncé par Bunuel lui même : le progrès social tant espéré par ce grand humaniste dont chaque film est un enrichissement sans équivalent. Ce n’est que sur le plan cinématographique que je me permets d’émettre quelques réserves car l’avenir montrera ce dont Bunuel est capable quand il introduit de la rigueur dans son montage. Dans Los Olvidados, la réalité est si désespérante que je n’ai pas supporté le coté surréaliste qui convient si bien à sa période française.

ANDRÉ T.

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 215 critiques

4,0Très bien • Publiée le 14/12/2015

Revu, près de 50 ans plus tard, dans le cadre de "travelling Mexico" à Rennes. Le noir et blanc convient à cette fable sociale. Même aujourd'hui, le film garde toute sa force et donne envie de se révolter contre la misère, l'injustice. Les dés sont pipés dès le départ et il est difficile de s'en sortir. Le personnage de ce jeune pré-adolescent, qui a tant besoin de l'amour de sa mère et réclame son pardon, est bouleversant! Beau film à voir et à revoir

Oulinocov

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 410 critiques

3,5Bien • Publiée le 30/07/2015

Se moquant du néo-réalisme italien d'un Allemagne année zéro (même avertissement au début), Los Olvidados de Luis Buñuel apparaît comme une photographie sarcastique de la misère (qu'il dénonce vraiment) des bidons villes de Mexico en 1950. Et si Buñuel affirme faussement sa neutralité, le tableau dressé est des plus morbides, une part belle est faite aux estropier (aveugle et cul-de-jatte), aux mendiants, aux orphelins qui vivent de petit larcins... Bref à tous ceux qui d'ordinaire sont absent. Ainsi, Los Olividados n'est pas dépourvu d'orientation, pas plus qu'il n'est privé de la patte du cinéaste espagnol. Car dans Olivados, surgissent des pointes d’expressionnismes notamment dans le surjeux des acteurs amateurs, le film sombre même dans le surréalisme lors de la séquence où Pedro rêve. Los Olvidados se dote également d'un joli texte avec la magnifique réplique du Principal : « Si au lieu d'enfermer les enfants, on pouvait enfermer la misère ». Et si Buñuel laisse croire que son film est réaliste, c'est seulement pour dire que la misère est insoutenable !

Mephiless s.

Suivre son activité 25 abonnés Lire ses 677 critiques

4,0Très bien • Publiée le 30/12/2014

Un drame poignant avec des acteurs très justes, Luis Buñuel réalise un véritable documentaire sur le Mexico pauvre des années 50, un film très intéressant donc. A voir.

Gabith666

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 720 critiques

4,0Très bien • Publiée le 27/09/2014

"Los Olvidados" (Les Oubliés) est un film réaliste qui nous plonge dans un quartier défavorisé du Mexique où la misère règne. Une bande de jeunes plus ou moins délaissé par leurs parents s'organisent en bande pour survivre. Le jeu d'acteurs est très juste.

Peeping_Tom

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 72 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 18/06/2014

"Los Olvidados" est un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. Buñuel capture toute la beauté et la cruauté du monde dans sa caméra et nous la renvoie dans la gueule. Il y fait une critique amère de la société dans laquelle nous vivons et qui laisse sa jeunesse mourir au regard du monde entier (le film s'appelle quand même "Los Olvidados" - Les Oubliés -, le titre n'a pas été choisi au hasard). Le sujet nous concerne tous car c'est un problème qui est universel (d'ailleurs l'auteur nous le rappelle au début du film en nous montrant que cela ne concerne pas que Mexico) et encore d'actualité (peut-être même plus maintenant qu'à l'époque). La mise en scène est majestueuse, d'une grande influence surréaliste (notamment la scène du rêve de Pedro). Le plus beau film de Buñuel, à classer parmi les plus grands chef d'oeuvres de tous les temps.

Grouchy

Suivre son activité 67 abonnés Lire ses 1 035 critiques

4,0Très bien • Publiée le 10/04/2014

Quand on s'approche de près au style filmique de Bunuel, on constate que sa vision du monde a évoluée en forme et en fond. Ses premiers films ( si on excepte l'Age d'Or ) sont plus linéaires et ne sont pas encore emprunts totalement par le surréalisme et l'absurde. Bunuel dresse un portrait dénonciateur, où il précise par un prologue que les personnages sont copiés du réel, celui de la banlieue de Mexico. Presque aucun personnage n'est innocent, et certains, dont le musicien aveugle, n'est pas aussi bienfaiteur qu'on le pense. Les mauvais garçons sont ceux qui ont des parents qui ne s'occupent pas d'eux, tandis que par le petit au sombrero a été abandonné par son père et est le seul de bonne foi. Il y a là un ensemble de symbolisme et de critique de société de la part de Bunuel. Son film conserve l'esprit de réalité mis à part le rêve onirique et la présence forte des poules et des coqs ( le combat de coqs rappelle au héros son traumatisme : les garçons de l'histoire sont des coqs prêts à se dévorer entre eux pour accéder à plus haut ). Notons le fabuleux tour de mise en scène de Bunuel dans la séquence du pédophile tentant d'appâter le héros : cette scène est réalisé derrière une vitrine insonorisée. Et enfin le superbe et provocant lancer d'oeuf sur la caméra. Le cinéaste inscrit dans ce film dans la lignée du documentaire et du film social réaliste italien de l'époque, poussant le spectateur à voir une certaine réalité et une extrêmité décrite et dénoncée par les personnages.

chrischambers86

Suivre son activité 1016 abonnés Lire ses 9 865 critiques

4,0Très bien • Publiée le 26/02/2014

Sans vèritable protection et sans vraie famille, les enfants de la zone sud, dans la banlieue de Mexico, nous entraînent dans l'un des meilleurs films mexicains des annèes 50! ils sont plus ou moins abandonnès par leurs parents et s'organisent en bande pour survivre! Pour Luis Bunuel, la lègitimitè du plaisir l'emporte sur toute morale! On rencontre ainsi, dans la plupart de ses films, des scènes qui cèlèbrent la primautè du dèsir! Dans "Los Olvidados", une mère de famille se donne avec passion à un adolescent qui vient voir son jeune fils! De film en film, Bunuel s'acharnera à dènoncer les conceptions archaïques et mystifiantes de la religion catholique en matière de sexe! Pour lui, la religion est à la base de la plupart des refoulements et des crimes! Pour la combattre, l'amour fou est l'arme la plus efficace! Dans ses films, en revanche, les rêves sont le vèhicule inquiètant du surnaturel: le rêve de Jaibo (tant admirè par Andrè Bazin) dans "Los Olvidados" reste inoubliable et possède encore une fonction dramatique èvidente, en relation avec la psychologie du personnage! Prèsentè au festival de Cannes, c'est un essentiel de Bunuel dans sa pèriode mexicaine avec une misère pour laquelle on s'attache car filmèe de façon frontale et rèelle...

syl7515

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 5 critiques

4,0Très bien • Publiée le 13/07/2013

Los Olividados (Les oubliés) Ce film de Buñuel est en tout point remarquable. La misère à l’état brut. Sans compromission. Cela m’a fait penser aux films néoréalismes comme « Allemagne zéro » de Rossellini tout en gardant une part de surréalisme, dans le monde du rêve, à la moitié du film. La misère et toute sa cruauté, son atrocité même, dans l’attaque de l’aveugle et du cul-de - jatte par une bande de jeunes mexicains emmenée par El Jabo qui vient de s’échapper d’une maison de correction et veut se venger de celui qui l’a dénoncé. Ce film n’est pas un beau film à voir, ou un film magnifique, c’est simplement un film à voir, ou à ne pas voir. Il n’y a pas de moral, il n’y a pas de justice non plus, c’est la misère à l’état brut. Mais sans non plus que cela soit du reportage. C’est scénarisé et il y a une histoire. Je ne suis pas resté neutre en voyant ce film et les personnages, j’ai pris parti, j’avais envie que le jeune Pedro s’en sorte… J’avais aussi envie que El Jabo périsse. Je n’en dis pas plus, pour ceux qui n’ont pas vu le film. Comment peut-on aimer sans avoir reçu d’amour ? D’amour maternel ? Le film le montre bien avec le rapport du jeune Pédro et sa mère. Ce film reste, hélas, d’actualité. Car la misère est toujours là et lorsque j’entends des personnes s’en prendre à une communauté, ou tenir responsable une personne par sa culture, sa religion, sa nationalité, son origine culturelle le faite qu’il soit un délinquant, j’ai envie de leur dire, voyez ce film. On ne na î t pas délinquant, mais on est conditionné à le devenir. Lorsqu’on na î t dans une cité moche de barre d’HLM ou dans une banlieue déshéritée de Mexico ou d’ailleurs, ce n’est pas l’origine culturelle, ni le code génétique, ni l’ADN qui amène à cet état de fait. Un dialogue du film dit par le directeur de maison de correction : « ce ne sont pas eux qu’il faut enfermer, mais c’est la misère qu’il faudrait enfermer » Cette phrase pour moi résume parfaitement le problème de la délinquance juvénile issue de la misère. J’ai également aimé ce film car la fin atroce, cruelle, est sans aucun compromis quoiqu'il y ait tout de même une petite part de justice, malgré tout. Un film que j’ai vu bien tard dans ma vie, et qu'au contraire du titre, je ne suis pas prêt d’oublier.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse