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Forgiven
note moyenne
4,0
107 notes dont 37 critiques
41% (15 critiques)
38% (14 critiques)
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Votre avis sur Forgiven ?

37 critiques spectateurs

Gadreau Jean-Luc

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5,0
Publiée le 11/01/2019
Avec un titre pareil, c’est donc bien évidemment la thématique du pardon qui domine dans ce film. Un pardon constamment au cœur du scénario, qui apparait régulièrement dans les dialogues, notamment dans ceux entre l’archevêque Tutu et le prisonnier Piet Blomfield, et qui atteint son paroxysme lors de la scène de l’ultime session de la Commission Vérité & Réconciliation. « Je retiens de ce film qu’il n’est pas faible de pardonner. » dira Forest Whitaker à l’issue du tournage. Une valeur éminemment fondamentale pour Roland Joffé qui, lors d’un entretien que j’ai pu avoir avec lui, me définissait le mot comme étant à ses yeux ce qu’il appellerait la vulnérabilité de l’autre qui se trouve être aussi notre propre vulnérabilité. « Ce moment où l’égo s’évanouit et où l’on se sent faire partie de quelque chose de plus grand. C’est l’égo de la souffrance qui souvent nous bloque ou l’égo de l’oppresseur qui emprisonne. » Pour lui, le pardon permet aux deux égos de s’effacer pour permettre la rencontre humaine. Forgiven nous raconte tout cela, et allant même au-delà, en nous présente la possibilité de la rédemption. On observe ainsi dans le personnage de Piet Blomfield une forme de transfiguration progressive. Du mal incarné il entre dans une paternité bienveillante par positionnement, adoption, transmettant même un héritage… et ce à la fois au contact de Desmond Tutu mais aussi par un travail mémoriel. En repensant au titre de la pièce de Michael Ashton « l’Archevêque et l’Antéchrist », on peut voir chez Blomfield cette personnification de l’Antéchrist, le mal, avec un inversement de rôle qui advient, en devenant finalement une sorte de figure Christique, se sacrifiant pour que la vérité soit annoncée et opérant, dans le même temps, un acte de rachat. Pour Roland Joffé, le pardon prouve, en effet, la justesse du concept de rédemption, que les êtres humains sont capables de changements profonds, qu’ils se saisissent de cette possibilité� ou non. Mais le pardon n’est pas la seule thématique forte du film. Joffé aborde logiquement dans ce contexte sud-africain, post apartheid, la question du racisme sans tomber dans un manichéisme facile. Un racisme qui a marqué les vies, les esprits, les cœurs et que l’on retrouve aussi d’une façon amplifiée dans l’environnement de la prison dans laquelle est enfermée Blomfield. Et on découvre alors notamment la violence et l’impact psychologique des mots. Si les actes peuvent évidemment provoquer les plus grandes souffrances, les paroles sont aussi génératrices de blessures extrêmement profondes. On observera d’ailleurs dans le scénario l’attention toute particulière portée aux dialogues d’une précision redoutable. Forgiven n’est pas un film bavard. Les mots sont considérés ici comme des perles rares, choisis scrupuleusement pour développer des dialogues cinglants, extrêmement efficace. Quelques-unes de ces perles en vrac : - L’aberration c’est la brutalité. Pas l’amour - Vous ne pouvez revenir en arrière ou changer votre passé mais vous pouvez choisir là où vous allez - Vous n’êtes pas un ange déchu et je ne suis pas Dieu... nous ne sommes que des hommes - Une journée gâchée ? Non... j’ai pu vous voir ! - Les larmes n’ont pas de couleurs... Et puis il y a la question du deuil et du besoin humain d’avoir certaines réponses dans la mort d’un proche, celle des marqueurs de l’enfance qui construisent ou déconstruisent un individu. Joffé utilise aussi admirablement la métaphore de la maladie, et du cancer plus précisément, nous introduisant là dans la prise de conscience de la difficulté de la réconciliation qui s’obtient éventuellement dans une forme de long combat contre un mal, telle une tumeur, qui cherche à nous ronger de l’intérieur. Enfin, il y a la lumière de l’amour qui éclaire, qui éblouit parfois au cœur même des ténèbres d’une histoire de haine, de violence, et de mort. Tant de sujets portés brillamment par une interprétation remarquable. Face à face intense entre Forest Whitaker que l’on ne présente plus et Eric Bana que l’on avait vu précédemment dans le rôle de Hulk mais aussi dans Troie, Munich, Le Roi Arthur ou Star Trek. Mais c’est aussi l’ensemble du casting qui est à féliciter, plein de justesse, et tous porteurs d’une émotion diverse qui impacte le spectateur sans excès, comme il le faut. Car finalement, ce que l’on retient dans Forgiven, ce sont les personnages et leurs histoires. Une démarche volontaire de Roland Joffé qui m’expliquait avoir voulu se concentrer sur eux. « On commence naturellement avec des grandes idées : commission, élections, l’Afrique, l’histoire... mais après il fallait surtout que je dirige vers les personnes et c’est pourquoi j’ai choisi de concentrer sur les visages, que le spectateur puisse sentir les individus. Alors bien sûr il y a des respirations mais on retourne toujours à ça. C’est ça la vérité ! Il faut que l’on regarde l’autre dans les yeux. Je voulais jouer vraiment avec ça, avec les face à face sans chercher à s’en échapper. » me disait-il. Forgiven sort ce 09 janvier sur les écrans français et mérite immensément de prendre le temps de se poser un peu moins de deux heures dans un fauteuil confortable d’une salle de cinéma. Un vrai divertissement de qualité et profondément utile à l’existence humaine !
Nouchka

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5,0
Publiée le 07/01/2019
Un film magnifique et vraiment très émouvant sur la puissance du pardon. Un hymne à l'amour et à la paix, porté par un casting exceptionnel, Forest Whitaker et Eric Bana. A voir d'urgence !
Micheline D

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5,0
Publiée le 11/01/2019
J'ai beaucoup aimé car véritable plaidoyer pour la paix la réconciliation et l'acceptation de l'autre.
Hubby92

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5,0
Publiée le 08/01/2019
J'ai adoré ce film bouleversant. Eric Bana est stupéfiant dans le rôle du criminel psychopathe. Forest Whitaker incarne vraiment bien, aux dires des spécialistes, Desmond Tutu. Et la fin du film est impressionnante. Difficile de reste insensible.
Patrick M

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3,0
Publiée le 18/01/2019
D Toutou face à un Afrikaner assassin sans remord. Film bien filmé, bien joué, historique, mais pompeux, avec des longueurs pathétiques et cousu de fils blancs.
Yves G.

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1,0
Publiée le 11/01/2019
Au sortir de l'apartheid, le président Mandela a chargé l'archevêque Desmond Tutu (Forest Whitaker) de présider la Commission Vérité et Réconciliation. Son principe : obtenir des criminels leur confession sincère en échange de leur amnistie. Le courageux homme d’Église rencontre sur sa route Piet Blomfeld (Eric Bana), un criminel avéré, condamné à perpétuité, qui nourrit une haine atavique pour les Noirs et ne montre aucun signe de remords pour les crimes qu'il a commis. L'Afrique du sud de l'apartheid a été dénoncée au cinéma dans des films souvent marquants : "Cry Freedom" (1987), "Un monde à part" (1988), "Une saison blanche et sèche" (1989)... L'Afrique du sud post-apartheid a continué à intéresser Hollywood : ainsi de "Invictus" de Clint Eastwood qui raconte comment le président Mandela a profité de l'organisation de la Coupe du monde de rugby en 1995 pour réconcilier la nation arc-en-ciel. L'organisation des audiences de la Comité Vérite et Réconciliation (TRC selon son acronyme anglais) a aussi retenu l'attention : "Red Dust" (2004) avec Hilary Swank et Chiwetel Ejiofor et "Country of My Skull" (2005) avec Juliette Binoche et Samuel Jackson bizarrement sortis l'un et l'autre directement dans les bacs malgré la renommée de leurs acteurs. Il en a fallu de peu que "Forgiven" ne connaisse le même sort, faute de distributeur en France. C'est finalement Saje Distribution, une société bizarrement spécialisée dans les films et les documentaires religieux, qui en a racheté les droits. On comprend vite pourquoi : "Forgiven" est un film sur la sainteté et la rédemption. Sainteté de Desmond Tutu, le prix Nobel de la paix qui, malgré un cancer, a consacré sa vie à cicatriser les plaies toujours ouvertes de l'apartheid dans une démarche audacieuse de justice transitionnelle. Rédemption de Piet Blomfeld, un Afrikaner raciste et criminel, figure du Mal absolu, qui crache sa haine à la face du saint homme venu le sauver. Le problème de "Forgiven" est son manque de suspens. On sait qu'on aura droit à la reconstitution déchirante des circonstances de l'assassinat de Mpho Morobe, cette jeune femme noire dont la mère se bat pour la mémoire. On sait qu'on aura droit à la rédemption christique de Mark Blomfeld, dont la noirceur de l'âme, qu'explique une enfance traumatisante, s'éclairera au contact de Mgr Tutu. Tout cela est un peu trop cousu de fil blanc - ou noir. Et on se demande où est passé le réalisateur prometteur de "Mission" et de "La Déchirure" qui se perd depuis trente ans dans des films sans intérêt.
AM11

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2,0
Publiée le 22/03/2018
"The Forgiven" est bien différent de ce que l'on pourrait attendre en lisant le synopsis français. Il est bien question de Desmond Tutu et de sa commission de la vérité et de la réconciliation, mais cela n'a qu'une importance mineure et Forest Whitaker est de moins en moins présent au fil des minutes. C'est surtout Piet Blomfeld, un personnage fictif, qui est au centre de l'histoire de ce film qui ressemble surtout à un film de prison qu'à un drame sur une confrontation entre deux hommes que tout oppose. Malgré la base réaliste, tout le film semble un peu artificiel et forcé même les échanges entre les deux hommes. C'est un peu dur de dire ça vu ce que l'histoire implique, mais pour moi, tout sonne faux. Entre cette "rédemption", la guerre contre l'autre gang en prison, la recherche de la petite fille et les quelques échanges, il y a trop de choses inutiles dans ce film. J'aurais préféré une véritable histoire vraie profonde, sincère et sans ce côté larmoyant. Finalement, c'est un film décevant même s'il est au niveau des dernières réalisations de Roland Joffé qui a bien du mal à retrouver le succès de ses premiers films.
traversay1

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2,5
Publiée le 11/01/2019
La déchirure, Mission, Les maîtres de l'ombre, La cité de la joie : ça, c'était avant, quand les films de Roland Joffé impressionnaient par leur force et faisaient oublier certains côtés démonstratifs. Sa bonne période a duré de 1984 à 1992, avant des oeuvres de plus en plus médiocres, jusqu'aux dernières en date, les très oubliables You and I et The Lovers. De par son sujet, Forgiven ressemble à une tentative de comeback et il y a bien quelques petites choses qui vont dans ce sens, notamment dans la description honnête de ce qu'était l'Afrique du Sud en 1994, après l'élection de Mandela et la mise en place de la commission Vérité et Réconciliation, sous la houlette de Desmond Tutu. Le film raconte cette époque complexe où le pays n'était pas loin de la guerre civile et où l'ombre portée de l'apartheid était loin d'être dissipée. Basé sur une pièce de théâtre, Forgiven emprunte hélas des chemins narratifs peu probants où la figure de Tutu, assez peu travaillée, se heurte à son exact opposé, un afrikaner condamné à perpétué pour des exactions innommables commises sans regret ultérieur. On voit venir de loin les visées du long-métrage, avec toutes ses pesanteurs psychologiques que la manière sans nuances de Joffé ne fait qu'amplifier. Hormis deux scènes où les deux hommes s'affrontent verbalement, peu est à sauver dans cette production hybride dominée par des scènes de prison violentes et inintéressantes et striée de flashbacks censés nous éclairer sur le passé du personnage le plus haïssable. Il y a sans doute quelques vertus pédagogiques à rappeler à ceux qui ignoreraient la réalité de l'apartheid mais mieux vaut lire les écrivains sud-africains qui l'ont vécu, Brink et beaucoup d'autres. Forest Whitaker, avec prothèse, fait son travail correctement mais comme souvent, c'est le méchant qui a le "beau" rôle, et Eric Bana le joue avec une belle intensité.
MC feely

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2,0
Publiée le 20/01/2019
Pas convaincu par ce film!le synopsis était plutôt attrayant pourtant mais tout est beaucoup trop laborieux pour en faire un bon film,le rythme est lent et bavard,mais malheureusement j'ai trouvé la plupart des dialogues caricaturaux et insipides ce qui n'aide pas à s'attacher aux personnages.On sent aussi beaucoup trop le coté romancé-tire larmes, notamment sur la fin qu'est d'une facilité déconcertante, et en plus de ça un manque de cohérence totale sur certains personnages qui embrouille toute logique!alors pareil fait avéré ou romance,à mon avis le réalisateur s'est fait plaisir sur les retouches par rapport à l'histoire de base...2/5
Cinemadourg

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3,5
Publiée le 19/01/2019
Dans les années 90 en Afrique du Sud, juste après l'apartheid et l'élection de Nelson Mandela, un homme est nommé à la tête d'une commission chargée de réconcilier le pays après des années de haine noirs/blancs : l'archevêque Desmond Tutu (Forest Whitaker). Sa tâche est immense et noble mais quasi impossible, Il va être notamment confronté à l'un des pires anciens meurtriers du pays : Piet Blomfeld (Eric Bana). Un duel idéologique entre l'amour et l'intolérance cruelle débute alors... J'ai aimé cette introspection puissante et poignante dans un pan de l'histoire de ce pays, les deux acteurs principaux crèvent l'écran de vérité. Même si certaines scènes sont un peu redondantes et aux ficelles un peu grosses, "Forgiven" touche l'âme de façon saisissante. Les joutes verbales entre les deux protagonistes valent à elles seules le déplacement. --> Site CINEMADOURG <--
Sam L.

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4,0
Publiée le 18/01/2019
Un film poignant avec le thème de l’après apartheid en Afrique du Sud. Le temps est venu de rendre des comptes. Forest Whitaker en Desmond Tutu et Eric Bana un criminel raciste (Henry VIII dans le film The other Boleyn girl) sont grandioses.
Patrick L

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4,5
Publiée le 18/01/2019
Excellent film qui retrace l’histoire de L’apartheid sans concession et qui montre l’extraordinaire pouvoir du Pardon sur la rédemption. Film pour Adulte à ne pas manquer. PL
Michel C

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4,0
Publiée le 16/01/2019
film poignant, les acteurs sont convaincants, le ton est juste, j'ai mis un peu de temps pour rentrer dans le film, dans sa construction, j'ai plus appris de ce film, que dans mes années de prise de position anti-apartheid
Kolia R

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5,0
Publiée le 16/01/2019
Superbe, évidemment à voir d’urgence ! On ne sort pas indemne ... attention ce film n’est pas d’hollywood donc il va vite disparaître des salles ! ���
Myriam A

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1,5
Publiée le 16/01/2019
Un chef d’oeuvre. Il est dure mais il vaut la peine de le voir. Je vous le conseille vivement!C’est la réalité.
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