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    Les Confins du monde
    note moyenne
    3,3
    414 notes dont 73 critiques
    18% (13 critiques)
    29% (21 critiques)
    26% (19 critiques)
    14% (10 critiques)
    4% (3 critiques)
    10% (7 critiques)
    Votre avis sur Les Confins du monde ?

    73 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 5 décembre 2018
    Cette intrigue intimiste au sein du chaos, desservie par une mise en scène brute fait des "Confins du monde" un objet rare du genre. À la fois cru et sublime, le film nous transporte au coeur de l’atmosphère viscéralement pesante d'un conflit rarement mis en images par le cinéma français. Pour autant, Nicloux nous offre bien plus qu'une immersion dans un contexte historique, loin d’être l’unique sujet de ce film de guerre dont on ne ressort que difficilement indemne.
    Gaye75
    Gaye75

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    4,0
    Publiée le 23 décembre 2018
    Un film d’une puissance psychologique rare, où les silences sont profonds et la lenteur habitée, grâce à une mise en scène engagée et une interprétation forte. Un grand film moderne.
    elbandito
    elbandito

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    4,0
    Publiée le 31 décembre 2018
    Habile métaphore sur la folie des soldats dans l’isolement du conflit et la confrontation avec un univers hostile et inconnu dans lequel tous leurs repères sont modifiés. Porté par l’entêtement de sa vengeance, Gaspard Ulliel brille par une interprétation incandescente, parfaitement épaulé par un Gérard Depardieu fantomatique mais diablement présent. Les confins du monde sont un univers trouble et envoûtant, sublimé par un réalisateur inspiré, Guillaume Nicloux, qui nous invite à une sorte d'Apocalypse Now à la française.
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 6 décembre 2018
    Le 9 mars 1945 en Indochine. Les troupes japonaises attaquent par surprise l'administration coloniale française. Trois mille Français seront tués. Robert Tassen, un jeune militaire (Gaspard Ulliel) échappe de peu au massacre. Remis sur pied au cœur de la jungle dans un village, il rejoint les rangs de l'armée française. Il n'a qu'une idée fixe : se venger. Guillaume Nicloux tisse une œuvre parmi les plus intéressantes du cinéma français. Longtemps il a signé des polars atypiques : "Le Poulpe", "Une affaire privée", "Cette femme-là"... Puis son cinéma a pris le large : avec François Cluzel au départ du Vendée Globe ("En solitaire"), avec Gérard Depardieu et Isabelle Huppert dans la Vallée de la Mort ("Valley of Love"). C'est au Vietnam qu'il nous entraîne dans un film historique qui rappelle inévitablement "La 317ème Section" et "Apocalypse Now". Comme dans le film de Pierre Schoendoerffer, il suit les traces de quelques hommes de troupe, abandonnés à eux-mêmes dans la moiteur tropicale, se battant contre un ennemi invisible dans un milieu hostile. Comme dans le film de Francis Ford Coppola, "Les Confins du monde" a pour héros un soldat perdu dans sa folie. Il est difficile de dire si Gaspard Ulliel est un bon acteur tant son regard bizarrement louche, ses yeux étonnamment bleus détournent l'attention du reste de son jeu. Guillaume Nicloux en tire le meilleur parti, y trouvant l'illustration la plus frappante de l'obnubilation contagieuse. Mais la mécanique tourne à vide. Le personnage interprété par Gaspard Ulliel, muré dans son désir de vengeance, n'évolue pas. Fou au début, il est fou à la fin. Et ce n'est pas le contact d'un frère d'armes (Guillaume Gouix), d'un écrivain philosophe (Gérard Depardieu) ou d'une prostituée au cœur pur (Lang Khê Tran) qui le fera changer. Le montage n'arrange rien qui alterne des scènes brèves presqu'impressionnistes à d'autres d'une longueur dilatée, comme s'il s'agissait de reproduire le rythme syncopé du temps sous l'équateur, de ses brusques orages, de ses chaleurs immobiles. On aurait aimé être transporté par ce film ambitieux tourné aux confins du monde, avec une brochette de stars, sur une page méconnue de notre histoire. Hélas, on n'est pas touché par cette histoire désincarnée alors même qu'elle a le corps (corps assassinés, démembrés, malades, blessés par balles...) comme centre de gravité.
    Arthur L.
    Arthur L.

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    5,0
    Publiée le 5 décembre 2018
    Très belle réussite de Guillaume Nicloux. Grâce à ses images sublimes, le réalisateur nous propose un film bouleversant au coeur de l'Indochine des années 40. Tiraillé entre la solitude, la vengeance et son besoin/désir d'amour, Gaspard Ulliel, lui, nous offre un jeu d'acteur d'anthologie. Je recommande ce film.
    islander29
    islander29

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    3,5
    Publiée le 8 décembre 2018
    Le film dans sa démarche se lit comme un journal, par séquences assez indépendantes, appelées ….. juillet, septembre , décembre , 1946, etc.….On est proche de la 317 -ème section de Pierre Schoendoerffer, avec un soldat en proie à des démons intérieurs…..Le style est magnifique, villages, forêts, couleurs, pluies, mais certaines scènes sont proches de l'insoutenable spoiler: (tête tranchée, cadavre rempli d'asticots)… .Il y a un grand esthétisme entre l'image et la musique, les lumières, les poses des acteurs en ce temps de guerre du Vietnam…..Le ton est sobre et l'histoire s'oriente autant du côté de la guerre (scènes improbables) que d'une histoire d'amour impossible avec une belle prostituée (Maï)….On notera la performance de Gaspard Ulliel qui gagne en sobriété en vieillissant….L'apparition de Depardieu est mal définie, la connivence entre cet écrivain, et le militaire Ulliel, ne m'a pas convaincu….. Pour le reste, je reste admiratif sur le style, moins sur la "folie" supposée de ce militaire hanté par la guerre er l'amour, "elle" ne passe pas sur l'écran …..Je conseille cependant
    velocio
    velocio

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    3,0
    Publiée le 3 décembre 2018
    "Les confins du monde" est le 16ème long métrage de Guillaume Nicloux. Un film dans lequel il nous transporte en Indochine, juste à la fin de la seconde guerre mondiale. Pour être vraiment précis, le film commence le 9 mars 1945, le jour où, dans le nord du pays, eut lieu le coup de force de l'armée japonaise contre l'armée française. Le jour où Robert Tassen, un militaire français, a vu son frère se faire décapiter et sa belle-sœur, enceinte, se faire éventrer, le bébé étant sorti de son ventre et cousu à elle. Robert, lui, va arriver à sortir vivant d'un tas de cadavres et à rejoindre l'armée française. Il pourrait rentrer en France mais il refuse : il veut se venger de Vo Binh, un chef vietnamien qui a assisté, sans s'y opposer, au massacre perpétré par les japonais. Le film nous fait suivre son parcours. Il montre l'atmosphère délétère qui règne dans l'armée française, le rôle de l'alcool et de l'opium, les insultes sexistes et homophobes. Robert va faire 2 rencontres importantes : celle de Maï, une jolie prostituée vietnamienne dont il va tomber amoureux ; celle de Saintonge, un écrivain français, observateur de la situation, au comportement ambigu. Alternant scènes d'un grand réalisme et scènes à la limite de l'onirisme, scènes très intenses et scènes contemplatives, le réalisateur propose une vision très personnelle de la guerre. Avec l'aide de David Ungaro, son Directeur de la photographie, il nous offre aussi de magnifiques images des paysages vietnamiens, tournées en 35 mm. Gaspard Ulliel est excellent dans le rôle de Robert, tout comme Gérard Depardieu dans celui de Saintonge, Guillaume Gouix dans celui de Cavagna, compagnon d'arme de Robert, et Lang-Khê Tran dans celui de Maï. Quant à la très belle musique proposée par l'américaine Shannon Wright, elle sait être présente sans pour autant être envahissante.
    AM11
    AM11

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    3,0
    Publiée le 7 avril 2019
    Avec son nouveau film, Guillaume Nicloux nous fait vivre le conflit en Indochine à travers l'histoire de Robert Tassen, le personnage principal. Ce soldat, survivant d'un massacre, est en proie à des démons intérieurs et avide de vengeance. Le réalisateur dresse le portrait de cet homme troublé qui va rencontrer une prostituée du coin qui va lui faire tourner la tête, et nous propose une immersion au cœur de cette guerre très violente. S'il montre l'enfer de ce conflit avec des actes atroces des deux côtés et des images gores, Nicloux ne s'attarde pas sur les détails. C'est vraiment un film sur Tassen et cette guerre sert uniquement de cadre. Le film est partagé entre des moments très réalistes et crus et d'autres plus hors du temps et un peu oniriques. "Les confins du monde" n'est pas un film historique, ni un film de guerre et pas plus un film d'amour, mais plutôt un drame psychologique. Entre la vengeance, la rencontre avec Maï, le rôle flou de Saintonge incarné par Depardieu, il y a beaucoup de choses, mais l'ensemble est très décousu et n'explore finalement rien de tout ce qui est abordé. C'est ce que je trouve dommage au même titre que le manque de naturel des dialogues, mais à part ça, le film est pas mal grâce à une ambiance pesante et des acteurs convaincants même si tous les échanges ne sonnent pas juste.
    Didier W.
    Didier W.

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    5,0
    Publiée le 5 décembre 2018
    Un film clivant , hypnotique et mystérieux oú durgit BUNUEL ( LA MORT EN CE JARDIN ), GODARD , CIMINO ; COPOLLA, FASSBINDER ,, LAM LE (POUSSIERE D'EMPIRE )et VALLEY OF LOVE . i Incorfortable , violent , utérin , méditatif et terriblement humain . En Indochine loin du pompier ou du carton pate de WARGNIER et du cliché de Barrage du Pacifique de Rithy Panh, une oeuvre en apesanteur , un voyage en immersion visuel et auditif , une reverie sous opium , et du charnel , du sexe brutal filmé frontalement , une poésie des corps et de l´ espace :, L' intrigue est minimaliste , évidée , remplie d´ellipses , une invitation au voyage dans son intime:et à se perdre : Au delà de Depardieu en image tutélaire , un GASPARD ULLIEL ; aprés EVA en usurpateur d'ídentité ; revenu des morts comme le Colonel CHABERT qui doit d´abord justifier de son existence restera en éternelle survivance , rempli de vengeance est juste magique , magnétique et incarné : il a ce regard , une démarche féline et porte en lui le courage au delà de la frontière des mots et une respiration de l´ordre d´un ange ou d'un messager de Dieu à l ínstar de Terance Stamp de THEOREME de PASOLINI . Quant á Guillaume GOUIX ;il es terrien , rempli de secrets , un Charles VANEL jeune ,ou un Jean YANNE gouailleur , terriblement humain , avec un lourd secret inavouable , habite l'espace de manière animale , brute et loyale : Du grand art - Une traversée sensuelle , arborée , feuillue , pluvieuse , tropicale , groupale au masculin et des scénes á la Conrad ; á la Hemingway et à la Romain GARY adossée aux sons et 'a la musique envoutants. Du grand art qui donne accès au monde de l'invisible et de l'ímpalpable´: Du grand art avec une dimension métaphysique apportant des questions et non des réponses :
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,0
    Publiée le 9 décembre 2018
    Guillaume Nicloux avait tourné avec Depardieu et Huppert dans un endroit exotique, près de la mer, où il était question de deuil et de mélancolie. Cette fois, le réalisateur s’attaque à un espace et une époque tout aussi exotiques, à savoir l’Indochine, en pleine guerre de décolonisation. Mais, curieusement, le cinéaste déploie les mêmes thèmes à savoir le deuil, la mort, sur un fond à la fois très écrit et d’une violence très crue. Car les combats battent leur plein, dans cette forêt tropicale épaisse, où les villageois, pour échapper à l’emprise des Japonais ou des Français, sont capables de toutes les trahisons. « Les confins du monde » décrit avec puissance, les radicalités terribles dont est capable l’espèce humaine. La complaisance n’a pas de place dans ce film où les tortures, les têtes décapitées, les manipulations et les comportements psychopathiques abondent. Heureusement, le réalisateur choisit de porter ce récit brutal par la figure quasi initiatique de Robert Tassen par un Gaspard Ulliel, tout aussi beau que charismatique. Le comédien s’engage dans cette épopée belliqueuse où il est question de vengeance et de la tragédie du monde. Il faut souligner l’originalité du film, à savoir la guerre d’Indochine, qui est peu connue des français, et très rarement traitée sur un grand écran. La beauté traverse de part en part ce film, malgré la violence du propos. La photographie met en valeur des paysages merveilleux de la forêt dont on pressent l’immensité, la magie et la terreur. Gaspard Ulliel s’intègre dans cette densité verte, aux côtés d’une jeune prostituée, troublante et fascinante. « Les confins du monde » est un film original, réussi, qui dénote une nouvelle fois le grand talent de son auteur, Guillaume Nicloux.
    Tyrexander
    Tyrexander

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    5,0
    Publiée le 9 décembre 2018
    Les confins du monde est une invitation au voyage, à la rêverie et finalement c'est bien ce qu'on attend du cinéma. La découverte de cette partie méconnue de notre histoire est un prétexte à une plongée dans un environnement et une époque marqués par la violence et la beauté. Gaspard Ulliel, quasi-mutique, nous entraine dans sa quête de vengeance dans une atmosphère quasi-iréelle Cela faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant transporté et c'est une expérience que je vous conseille de vivre !
    benetus
    benetus

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    5,0
    Publiée le 7 décembre 2018
    Un grand film de cinéma comme on n'en voit (presque) plus de nos jours! Un pur film de mise en scène à la direction artistique impeccable (image 35mm magnifique, décors incroyables, sound design soigné) et à l'interprétation remarquable (le jeu de Gaspard Ulliel est d'une intensité folle, saluons aussi les performances de Guillaume Gouix et de la nouvelle venue Lang Khê Tran, sans oublier Gérard Depardieu toujours aussi juste et émouvant chez Nicloux). Il y a aussi ce qu'il faut d'aspérités, de sueur et de folie pour en faire une oeuvre qui remue le spectateur et lui reste longtemps en tête. Ce film vous prend aux tripes, on ressent vraiment la moiteur de la jungle vietnamienne et l'horreur de la guerre (on découvre ici les prémisses de la guerre d'Indochine, alors que la seconde guerre mondiale s'achève à peine en Europe). Le parcours du personnage de Robert Tassen montre bien toute l'absurdité de l'occupation coloniale. Film d'aventure, de guerre et d'amour, qui flirte avec le fantastique en parlant magnifiquement du deuil, "Les confins du monde" est la belle surprise du cinéma français de cette fin d'année.
    AllocineP.
    AllocineP.

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    4,5
    Publiée le 5 décembre 2018
    Grand film..violence extrême de cette guerre d’indochine, Gaspard ulliel magistral,photographie très belle
    Angèle A.
    Angèle A.

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    0,5
    Publiée le 7 décembre 2018
    Si seulement le film avait été aussi beau que l affiche... bon la bonne nouvelle c'est qu'il redonnerait l'envie de dormir à un insomniaque.. pour ce qui est de la forme c'est mes yeux ou c est un style artistique de mettre tous les arrières plans en mode flous ????
    Charles R
    Charles R

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    4,0
    Publiée le 18 décembre 2018
    Un film de guerre réalisé par un cinéaste français : la chose n'est pas si courante et mérite par conséquent qu'on la souligne. L'action se situe en Indochine, en 1945, au moment où la puissance coloniale française a maille à partir avec les troupes du Viêt Minh quelque temps après le coup de force du Japon. Un soldat, le lieutenant Tassen, magistralement incarné par Gaspard Ulliel, se retrouve miraculeusement rescapé d'un charnier où a péri son frère. Sauvé par une très jeune fille, il n'a dès lors de cesse de venger la mort de ce frère en abattant le responsable de la tuerie, un lieutenant d'Hô Chi Minh. Animé d'une rage sans faille, il forme son propre commando et part avec quelques hommes dont des prisonniers ennemis à travers la jungle la plus hostile. Le spectateur se trouve alors plongé dans un univers où la violence est de mise - les scènes de cruauté sont nombreuses, à la limite de l'insoutenable, diront certains -, laissant toutefois quelques phases de répit dues essentiellement à deux personnages, une jeune prostituée, sensuellement incarnée par Lang-Khê Tran, et un écrivain grand lecteur de saint Augustin, auquel Gérard Depardieu prête son physique et sa présence mais aussi son impeccable diction. Ce sont précisément ces deux personnages, mais aussi l'ami de Tassen, incarné par l'excellent Guillaume Gouix, qui confèrent au film une grande partie de sa richesse : le désir constamment à fleur de peau chez la jeune prostituée, le désir également chez Cavagna, l'ami de Tassen, mais un désir cette fois refoulé, et enfin la sagesse et le mysticisme liés à un deuil éprouvant chez l'écrivain qui va se prendre d'affection pour le lieutenant en proie à son désir de vengeance. Bien sûr, on ne peut que penser à "Apocalypse Now" tant cette quête menée par Tassen conduit à une sorte de névrose, voire de folie "au cœur des ténèbres" pour reprendre le titre fameux de Joseph Conrad, névrose et folie qui explosaient comme on le sait dans le film de Coppola. Guillaume Nicloux est un cinéaste qui compte désormais : si son film a parfois tendance à manquer de rigueur, l'inspiration est vraiment au rendez-vous et les plans parfois très longs et d'une beauté saisissante, parfois au contraire d'une extrême brièveté, confèrent à l'ensemble un mouvement, une dynamique, une nervosité qui ne laissent aucune chance à l'ennui de s'installer chez le spectateur. Seul bémol : le côté grand-guignolesque de quelques scènes qui peut heurter certains spectateurs ou en amener d'autres à sourire.
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