Les Feux de la rampe
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100 critiques spectateurs

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kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2021
"Les feux de la rampe" est un film très personnel de Chaplin, c'est évident. Calvero, le clown triste, est bien la personnification d'un Chaplin qui s'interroge sur la vieillesse, sur la fin d'une époque, sur son incapacité à continuer à faire rire, synonyme de sa propre fin artistique (trajectoire qui se confirmera avec le très moyen "Un roi à New York" et l'anecdotique "La comtesse de Hong Kong"). Avec ce film empreint de nostalgie, quasi dépressif, mais aussi porteur de merveilleux messages d'espoir, Chaplin ne cherche pas la comédie mais bien l'émotion et il y parvient souvent. Malheureusement il alourdit son œuvre avec d'interminables longueurs (particulièrement celle du ballet). C'est un peu dommage, car ce beau film plein de tendresse et d'humanité a de quoi fasciner avec une fin magnifique de drôlerie et pleine de symboles, qui réunit deux monstres sacrés d'un cinéma muet devenu alors désuet : Chaplin et Buster Keaton.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2021
L’histoire est connue : à Londres, en 1914, un ancien clown, dompteur de puces (Henry et Phyllis), Calvero (Charlie Chaplin), devenu alcoolique, sauve du suicide et redonne goût à la vie (« La vie n’a pas de sens, elle n’est que désir ») à une jeune ballerine dépressive, Terry (Claire BLOOM). Un mélodrame toujours aussi émouvant, un film testament car Chaplin y a mis beaucoup de choses personnelles et familiales dans la ville de son enfance ainsi que sur la vie d’artiste : début dans les rues, succès qui disparait, temps qui passe, philosophie de la vie (« Nous sommes tous des amateurs et personne ne vit assez longtemps pour ne plus l’être ». A revoir aussi pour la musique [du réalisateur comme toujours et qui obtint un Oscar en 1973, en raison de sa sortie différée, 20 ans plus tard qu’en Europe, aux Etats-Unis] et la réunion éphémère de 2 monstres sacrés du cinéma muet et mondial, Charlie Chaplin et Buster Keaton spoiler: dans une scène où le premier marche sur son violon et en sort un autre de son pantalon tandis que le second joue d’un piano totalement désaccordé.
Sans oublier la photographie en noir et blanc [seul le dernier film de Chaplin, « La comtesse de Hong-Kong » (1967) est en couleurs] de Roland TOTHEROH et Karl STRUSS, la participation de Robert ALDRICH, poursuivant sa fonction d’assistant réalisateur, juste avant de diriger son 1er film, « Big leager » en 1953 et le 1er rôle de Claire BLOOM à 21 ans ainsi que du fils de Chaplin, Sydney (qu’il a eu avec Lita Grey), 26 ans.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2021
Les Feux de la Rampe ( Limelight dans sa langue originelle ) est le film testament de Charlie Chaplin à son Œuvre la plus connue, le dernier aurevoir à son Vagabond. On prend en pleine vue le décor et son retour, sa réussite et ses pertes, l'essentiel est pourtant ailleurs.

Il y'a de l'espoir dans ce film, celui de ceux que l'on oublie, des inadaptés, pas de morale ni de condescendance usurpés à droite ou à gauche pourtant ici ... Chaplin n'offre au fond qu'un récital d'humilité. C'est bien dans sa composite que repose le cœur de son discours, que l'on ressent les frissons. Il est possible de tartiné cette critiques de mots en touts genres pour rendre grâce aux travail d'orfèvres du cinéaste et des siens, je garde cela pour une prochaine fois sans doutes.

Je ne veux appuyer ici que sur son émotion, j'en ai déjà bien assez dit.
Achilleas44
Achilleas44

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2020
Le générique de début nous dit « L’éclat des feux de la rampe que doit quitter la vieillesse quand la jeunesse entre en scène. L’histoire d’une ballerine et d’un clown ».

Vers 1914, à Londres. Ayant perdu le goût de vivre et souffrant de paralysie psychosomatique, Terry une jeune danseuse tente de se suicider mais est sauvée de justesse par un vieil homme Calvero, qui fût autrefois un célèbre artiste comique de Music-hall et qui cherche en vain à retrouver le succès.

Fort de son expérience de la vie, il va aider la jeune femme à retrouver la joie de vivre et la santé et ainsi poursuivre une prometteuse carrière de ballerine. En retour elle encourage également Calvero à se battre pour retrouver le succès mais alors qu’elle deviens une artiste renommée lui s’enfonce dans l’échec et la solitude.

Alors que Terry lui avoue son amour profond et sincère, Calvero décide de disparaître de sa vie afin de lui éviter de gâcher sa jeunesse pour ce qu’il pense être de la pitié…

Quel film merveilleux et émouvant, pour moi le plus beau mélodrame de l’histoire du cinéma au final réellement bouleversant...Mais ce n’est pas seulement un mélodrame, c’est le chant du cygne de cet immense artiste complet qu’est Charles Chaplin qui exorcise ici sa propre hantise de l’échec et de l’abandon du public et qui nous donne au travers de brillants dialogues philosophiques une véritable leçon sur la vie et la mort…

La musique composée par Charlie Chaplin est inoubliable, de même l’actrice Claire Bloom dans le rôle de Terry et Charles Chaplin qui pouvait être aussi un merveilleux comédien dramatique.

Depuis 35 ans je revois régulièrement ce film avec la même émotion. Un chef d’œuvre absolu.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 287 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2020
Ce film est bouleversant, il nous touche par le rôle que joue Charles Chaplin. Une star qui n'a plus de talent et qui ne fait plus rire est tellement difficile à accepter. Le temps nous fait prendre de l'âge mais faire rire pour un clown est vitale à n'importe quel âge. Dans ce film, on voit une étoile naître jeune talentueuse, belle et une étoile s'éteindre. Ce film nous rappelle que tout à une fin. Le film est touchant. A voir.
Louis C
Louis C

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2020
chef d'œuvre absolu le scénario est parfait les actrices et acteurs très bons la musique est superbe
DARKPANDA
DARKPANDA

25 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2020
Magnifique film poétique et très prenant sur l'histoire d'un clown qui ne fait plus rire. Qu'est ce qu'il reste de vous quand le pouvoir que vous aviez sur les gens disparait? Ce film est un appel à la vie et au fait de toujours se relever face à l'adversité.
Je le conseille vivement, il est très touchant et Chaplin nous dévoile une vraie facette émotive.

Si vous voulez comprendre Chaplin, c'est un film à ne pas manquer et nous ne pouvons faire le rapprochement avec la peur de beaucoup de comiques: Ne plus faire rire et ne plus rien signifier.
war m
war m

37 abonnés 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2019
Les mots sont émouvants, et portés avec verve, mais les images, plus subtiles, donnent au film toute sa puissance mélodramatique, lui permettent d'échapper au simple pathos. On y perçoit l'art tendre d'un Chaplin qui n'a, probablement, que rarement été plus humain.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2019
En 1952, Chaplin avait encore toujours été là. Les vieux cinéastes commençaient d'apparaître. Lui qui a si bien maîtrisé le muet, il a dû s'adapter au parlant, puis à la critique, puis à la guerre, ne sortant victorieux de ces affronts que pour mieux aborder la vieillesse. Il n'avait finalement que 63 ans dans Les Feux de la rampe, mais sentant bien venir des effets du temps qui dépasseraient bientôt l'usure de ses traits, il a fait ce film comme pour donner une dernière fois tout son génie à la fois.

Pourtant, c'est un drame et il démarre mollement, ne laissant pas présager que Chaplin est encore bon danseur et excellent musicien (il pianise, il violonise, il compose). C'est le talent de sa plume qu'il exprime dans des sortes de saynètes lourdes d'ambiance et de sens dans un cadre dont la claustrophobie de l'exiguïté théâtrale fait passer Claire Bloom pour Anne Frank.

C'était peut-être reposant à jouer, mais le texte a bien reposé aussi, éblouissant d'une sagesse vénérable et de citations qu'on croirait volées : "I hate the sight of blood, but it's in my veins" ; ou juste l'innocent "I'm an old sinner, nothing shocks me" qui rappelle mine de rien que Chaplin a toujours péché contre le "courant", ce qui fait de lui, qu'on le veuille ou non, un expert et un moralisateur digne et fort de toute sa légitimité.

Le cinéma a mûri par-devers lui, et Chaplin n'est plus un maître de la technique. Il s'oppresse dans des huis clos n'ayant pour échappatoire que de très mauvais plans sur fond défilant. Et son abandon au théâtre n'est pas non plus très glorieux, entre numéros médiocres et touches malvenues d'humour de circonstances. Mais n'est-ce pas avoir fait preuve d'une lucidité sans faille que d'avoir écrit cette création d'où le caractère autobiographique n'est évident que lorsqu'il est nécessaire ?

Quarante ans après une période du cinéma où il était un précurseur, il arrive encore à nous étonner, comme préservant exprès un semi-génie, car le reste lui échappe - en tout cas, c'est ce que dit son personnage qui lui ressemble autant que le barbier juif à Hitler dans Le Dictateur. Oui, c'est un nouvel alter ego dont il orchestre la mort dramatique, mais comme il le dit lui-même : "time is the best author, it always writes the perfect ending".

septiemeartetdemi.com
judy55
judy55

47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2018
Un pure chef-d'œuvre. Ce film est un véritable hymne à l'art, un hymne à la vie, un hymne à l'amour! Le plus bel hommage au cinéma muet qui soit! Mais également une invitation au renouveau dans l'art...
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2023
Chaplin joue le rôle du psychiatre magnifique. L’amour fait transférer tous ses espoirs dans cette jeune fille qu’il aime. C’est ultra poétique et d’une grande beauté émotionnelle. C’est un don de soi sous forme de fable qu’il partage avec les spectateurs. Dans ses yeux s’exprime la douleur d’une vie finie, d’un passé qu’il revoit avec une tristesse extrême.
Vraiment magnifique et le final si bouleversant termine de changer le film en chef-d’œuvre.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 décembre 2017
Chaplin exprime dans ce film toute sa mélancolie ainsi que la difficulté pour un artiste à se renouveler pour (re)conquérir le public. Face à son jeu sobre et profond, Claire Bloom irradie. Très touchant.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2020
On ne mentionne pas assez souvent « les Feux de la Rampe » lorsque l’on évoque la filmographie de Charlie Chaplin. Et pourtant, c’est l’une de ses oeuvres les plus poignantes, une sorte de testament du personnage de Charlot que l’artiste incarne ici par procuration à travers celui du clown vieillissant Calvero. Bien que l’on puisse lui reprocher certaines longueurs et une mise en scène sans véritable éclat, il nous offre-là une belle histoire mélodramatique pétrie d’émotion - la vraie - étayée par la portée de ces dialogues, une musique magnifique et une petite touche de nostalgie. Le numéro musical en duo avec Buster Keaton, lequel est malheureusement sous exploité, reste aussi magique que les dernières images du film sont sublimes.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2017
Après l’accueil mitigé reçu par son pourtant très réussi "Monsieur Verdoux", Charlie Chaplin n’a pas décidé, pour autant, de faire machine arrière en faisant, à nouveau, appel aux services de son personnage star Charlot… bien au contraire ! En effet, avec "Les Feux de la rampe", il contraint le public à faire le deuil définitif du personnage à travers cette histoire de vieux clown sur le retour qui fait furieusement écho à sa propre carrière. Il s’agit, sans doute, du film le plus personnel de Chaplin qui livre, comme jamais, ses états d’âmes, sa nostalgie d’une époque (le cinéma muet) qu’il sait révolue, ses doutes sur sa capacité à faire encore rire et, plus généralement, son point de vue sur le monde du spectacle contemporain, qu’il désapprouve. Il ne fait, d’ailleurs, guère de mystère sur ses intentions en interprétant le rôle de Calvero, clown vieillissant qui connut, autrefois, la gloire avec son costume de vagabond ("tramp comedian" en VO) et ses numéros à base de mime ! Difficile d’être plus explicite de la part d’un artiste dont l’étoile commençait à sérieusement faiblir (l’évolution du cinéma, les affaires de mœurs, les accusations de communisme…) mais qui a toujours voulu partager ses opinions sur grand écran. C’est, d’ailleurs, une des critiques qu’on peut formuler à l’encontre du film qui a une tendance à prendre ce que dit son héros pour argent comptant, sans mise en perspective, sans réelle remise en question et, surtout, sans vraiment prendre en compte l’évolution naturelle des goûts du public. Le personnage de Calvero apparaît, ainsi, un peu trop comme le détenteur d’une vérité (ou d’une sagesse) qui échappent aux autres personnages (trop jeunes ou trop cupides pour comprendre, c’est selon). Il assène, ainsi, son point de vue à coup de longues tirades (un peu trop artificielles par moment) et de scènes où il se garde toujours le meilleur rôle. Cette manie de refuser de partager vraiment l’affiche ou, tout simplement, de passer la main m’a empêché d’être en empathie avec le personnage spoiler: (voir la scène finale de la mort de l’artiste qui confirme le problème d’ego de Chaplin)
. A ce titre, l’apparition de Buster Keaton, l’autre géant du cinéma muet, qui est resté comme l’une des séquences fortes du film, est traitée de façon à bien montrer la hiérarchie entre les deux acteurs (au moins aux yeux de Chaplin)… ce qui fait perdre beaucoup d’intensité à leurs scènes communes. Il n’en demeure pas moins que la réunion (certes courte) des deux stars du muet, ainsi que le propos du film (aussi orienté soit-il) est une belle démonstration des ravages du temps qui passe pour les idoles d’hier. C’est sans doute pour cela que "Les Feux de la rampe" est resté dans les mémoires des cinéphiles, malgré ses défauts formels. En effet, le ton désabusé du film ne suffit pas à expliquer les carences de la mise en scène, qui se montre des plus inégale dans son rythme et des plus répétitive dans sa structure. "Les Feux de la rampe" cultive une impression constante de déjà-vu en raison de scènes et de dialogues qui se répètent à intervalles réguliers spoiler: (les crises psychosomatiques de la danseuse qui croit perdre l’usage de ses jambes, les rêves du vieux clown, les projets de mariage de l’improbable couple…)
. Pire, Chaplin étire un grand nombre de séquences au-delà du raisonnable, le point d’orgue restant spoiler: son premier rêve (où il se remémore un numéro d’antan)
… et qui parait ne jamais finir ! Et, un malheur n’arrivant jamais seul, cette impression de lenteur (pour ne pas dire de langueur) est renforcée par la durée du film, à savoir 137 minutes qu’on sent vraiment passer ! Chaplin prouve, ainsi, que, lorsqu’il se prive de son pouvoir comique, il dénature l’essence de son œuvre, qui doit tout au fragile équilibre entre rire et émotion qu’il a très souvent su trouver. Est-ce son propos qui a condamné le film à être moins efficace que ses prédécesseurs ? Sans doute mais, une fois encore, Chaplin aurait peut-être, dès lors, dû se montrer plus vigilant sur la mise en scène… Heureusement, le casting est une vraie réussite puisque, autour de Chaplin qui, bien qu’il confirme ses difficultés à se défaire des tics de jeu de Charlot, parvient à nous émouvoir dans sa détresse de clown effectuant son dernier tour de piste, on retrouve une Claire Bloom convaincante en danseuse dépressive qui va reprendre goût à la vie, un étonnant Sidney Chaplin (le fils de) en musicien amoureux, Marjorie Bennett en amusante logeuse ou encore l’affable Nigel Bruce en producteur. Autre point positif, la musique du film qui est une vraie réussite, comme toujours chez la star. Il n’en demeure pas moins que "Les Feux de la Rampe" est sans doute le film de Chaplin, devant et derrière la caméra, que j’ai le moins aimé…
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2016
Les "feux de la rampe" sont le sommet de Chaplin dans le domaine du cinéma parlant, il y a là la drôlerie et la qualité d'interprétation du "Dictateur" mais encore plus d'émotion et de charme surannée, comme celui des "Lumières de la ville". Inoubliable visuellement et musicalement !!!
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