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Le raleur
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4,0
Publiée le 5 mai 2019
Jeudi 2 mai 2019 : Je n'ai pas regretté de m'être déplacé pour revoir ce très beau film de Stanley Kubrick sur grand écran cette fois ci et cela malgré quelques longueurs durant ce long métrage. J'ai surtout beaucoup apprécié le jeu d'acteurs de James Mason et de Peter Sellers qui ont échangé des répliques inoubliables pour la postérité. ....
Un film malaisant à regarder. Même si le fait d’assister à l’abus d’une adolescente par un homme d’âge mûr sans scrupule est intolérable en soi, on réussi tout de même à nous garder bien calé dans notre fauteuil. Est-ce dû au voyeurisme primitif qui nous habite ou au talent de Stanley Kubrick? Je préfère opter pour la seconde option. En ouvrant le film avec la conclusion, le réalisateur met le spectateur dans un état distancié pour entreprendre le flashback dune durée de plus de deux heures. En le ponctuant de quelques numéros de slapstick, comme par exemple celui où deux personnages parviennent difficilement à ouvrir un lit de camp transportable, il désamorce la cruauté de l’histoire. La direction d’acteur contribue également à rendre le tout plus digeste. James Mason joue par moment comme Cary Grant dans un film d’Hitchcock, l’ado aguichante de Sue Lyon est caricaturale à souhait et le personnage de Peter Sellers est un électron libre ahurissant. Mais cela n’enlève rien à la gravité de la situation. Dans cette chasse à la jeune chaire, ce sont les deux vieux pervers qui finiront soit avec une demi douzaine de projectiles dans la carcasse ou au fond d’un cachot pour plusieurs années. Tant pis pour eux. L’intégrité d’un enfant c’est sacré. Et puis on a droit à un happy end! Malgré la perte de sa mère, Karin trouvera le bonheur auprès d’un jeune homme sain d’esprit de qui elle tombera enceinte. En plus, elle pourra toucher un peu d’argent de l’héritage pour subvenir aux besoins de la famille. Un bon film finalement !
Une découverte, 46 ans après sa sortie (il y a décidément des films qui vieillissent très bien) ! Ce film, souvent présenté comme un film « mineur » de Kubrick, n’est certes pas au niveau de ses grands chefs d’œuvre, mais constitue néanmoins un pur régal de cinéphile. Kubrick a touché et a réussi dans presque tous les genres, et dans ce film il nous régale sous de nombreuses facettes : fantastique (le début, qui évoque « La chute de la maison Usher » d’Edgar Allan Poe), comédie (peut être le plus inattendu et le plus réussi), drame (le fond du film quand même), polar (un genre dans lequel il avait déjà excellé). Si vous avez l'occasion, courez-y !
Il y a un décalage entre la pièce sulfureuse de Nabokov dont on parle partout et l’adaptation de Kubrick. Certes le regard a changé sur les choses de la vie mais ici je ne vois qu’une histoire d’amour tourmentée entre un homme et une jeune fille (qui paraît ici avoir 18 ans au moins). On n’y voit pas grand chose de scandaleux. Je suis davantage conquis par le discours de Sellers, qui pose des questions, insinue, tourne autour du pot. De plus toute la seconde partie est quand même plus intéressante que la première. La femme est vraiment une mégère comme dans son livre.... C’est à partir de la scène de jalousie que se précipite le récit allant malheureusement vers la dernière rencontre un peu décevante.
Après avoir vu Lolita de Adrian Lyne, avec Jeremy Irons, Melanie Griffith, Dominique Swain, excellente comme les autres d’ailleurs, j’ai vu la Lolita de Stanley Kubrick avec dans le rôle de Lolita Sue Lyon, pour moi y’a pas photo, la version de Adrian Lyne (1997) est nettement supérieure à celle de Kubrick, en tous points de vue, jeux d’acteurs, photographie, décor etc
Scandale de 1962, pudeur mystique avec le recul, un chef-d’œuvre à l’érotisme et allégorie pédophile suggérée. Il n’y a rien de charnel, on sent quelque chose dans cette mise en scène métaphorique, une actrice de 16 ans porte le rôle de l’adolescente à ses épaules dénudées, l’âge d’origine littéraire bien plus explicite. Pas besoin de le lire pour comprendre les rapports sulfureux chez cet homme mûr, tout juste de l’échec de son mariage, le vert galant a des vus sur les fillettes. Un bain d’ambiance sixties pour combler son faux deuil prêt à commettre l’acte, sur le fond au allure de conte de fée obsessionnel, le petit chaperon rouge transpose l’innocence. Une enfance fragilisée se retrouve seul à seul avec l’abject forme sexualisée à l'hôtel de police, le symbolise de régulation des mœurs, une barrière protectionnisme, la société vulnérable perpétuelle des faibles. Une prétention pudibonde et tragédienne maternelle, le farceur des multiples rôles plonge vers un univers de sketche reconnaissable, la réalisation est familière, toute intrigue d’amour contrarié passionnément dangereuse se dirigera inévitablement vers le drame. Des rimes de poésie américaine, un soin donné à sa personne posée aux questionnements. La paranoïa constante de l’intelligence, le rejet de ses propres et autres mensonges, il n’est l’unique érotomane jusqu’à la folie criminelle.
Je dois bien reconnaître qu'avant d'apprendre à reconsidérer la filmographie de Stanley Kubrick j'avais des aprioris assez négatifs sur ses adaptations d'œuvres littéraires, qui je considérais, dénaturaient les histoires originelles. Aprioris rapidement expédiés avec une introduction qui met immédiatement dans le ton et par une suggestion des thématiques osées du livre menée habilement. J'ai été pris dans cette mise en scène inspirée (que j'estime sans faille) qui pose remarquablement son ambiance et ses enjeux , par ce sens du récit sans réel temps mort (pour un film de 2h20 chapeau!), et aussi et surtout par cette brillante direction d'acteur avec une Sue Lyon particulièrement impressionnante par la justesse de son jeu. C'est évidemment beaucoup moins subversif (quoique le simple fait d'adapter cette histoire l'était pour l'époque) que le célèbre roman mais ça nous offre en contrepartie une vision à la fois plus complémentaire et personnelle du matériel d'origine. On y suit une romance douce-amère plus subtile et ambigue (notamment concernant les sentiments et états d'âme de Lolita) et ça marche du tonnerre ! Il se dégage de ce "Lolita" une maîtrise et une force tranquille assez fascinante. On pouvait s'attendre à un Kubrick mineur en somme, mais je crois qu'il n'en existe tout simplement pas.
Ce film réalisé par Stanley Kubrick et sorti en 1962 est très bon ! Adapté du roman homonyme de Vladimir Nabokov (que je n'ai d'ailleurs pas lu et dont je n'ai donc pas de points de comparaison), le film parle d'une jeune fille qui attire beaucoup de regards mais notamment celui de son beau-père qui en tombe amoureux. Sujet sûrement très polémique et controversé à l'époque (aujourd'hui, il y a bien pire !) mais néanmoins traité de manière à ne pas choquer les mœurs. Effectivement, je n'ai pas lu le livre donc je ne sais pas comment le sujet est à l'origine réellement traité mais ici, nous avons plus quelque chose de léger qui joue parfois sur l'humour plutôt que sur un drame malsain nous montrant des scènes d'inceste. Je dirais même que l'on s'attache ici aux personnages, quels qu'ils soient, et que l'on arrive à comprendre leur but et envie, je ne suis pas en train de dire que je cautionne tout ce que les personnages font, simplement que, quelque part, on les comprends. Kubrick sait malgré tout nous faire comprendre certaines choses rien qu'avec la réalisation, avec l'image, ce qui ne surprend guère connaissant la carrière du réalisateur. Nous avons par exemple toute la séquence dans la chambre d’hôtel qui est très explicite mais qui joue encore une fois parfois sur le ton de l'humour avec notamment le lit pliant qui est un passage très drôle et qui dédramatise complètement les actions des personnages. Malgré tout, le film dure deux heures et demi, ce n'est pas un problème en-soi mais quelques fois, le film se traine en longueur, ce qui est bien dommage. En dehors de cela, l'histoire est très agréable à suivre. Les acteurs sont quant à eux très bons, notamment Sue Lyon qui a du malheureusement subir le succès de son rôle mais également James Mason, Shelley Winters, Peter Sellers etc. Nous avons également la B.O. qui est très bonne, notamment l'excellent "thème de Lolita". "Lolita" est donc un bon film mais ce n'est pas le meilleur du réalisateur, enfin de point de vue bien-sûr.
On reconnaît par ci, par-là quelques touches et thèmes kubrickiens (les regards, les travellings arrières, la folie....). Les acteurs sont très bons (particulièrement Manson tout en nuance et en souffrance et Peter Sellers excentrique à la limite du cabotinage). Reste que le film traîne un peu en longueur et que malgré une réalisation au poil (en même temps c'est Stanley aux commandes...) le film ne m'a pas transporté.
On peut reconnaitre des qualités à un film et ne pas l’aimer, c’est le cas de ‘’Lolita’’ que je trouve long et pesant. Le fait que cela soit Kubrick le réalisateur que je trouve presque toujours lourd démonstratif et d’un humour sans aucune spontanéité n’arrange rien, la présence de Peter Sellers que je ne supporte pas achevant le tout. Dommage pour moi car le livre de Nabokov est un indiscutable chef d’œuvre intellectuel décrivant d’une façon édifiante la plupart des travers humains. Je pense que l’alliance Kubrick /Nabokov n’était pas une bonne idée et qu’en dehors de Sue Lyon admirable à 14 ans, les autres acteurs, par cette alliance, étaient voués à l'échec, même le formidable James Mason. Le livre est édifiant, provocateur et pédagogique, le film est obscur, conventionnel et ne laisse aucun profit intellectuel. L’écran est trop souvent encombré de scènes théâtrales dans des décors étouffants et, que de bavardages inutiles ! Les beaux moments vécus par le couple au début de leur liaison sont totalement passés sous silence alors qu’ils aideraient à mieux comprendre. Souvent le cinéma fait flamber le roman, ici il l’éteint.
Réalisé par Stanley Kubrick en 1962, ce film en N&B a certes quelque peu vieilli, mais la qualité du casting et de la direction d'acteurs font de cette romance un pur bonheur. Tiré d'un roman de Vladimir Nabokov, le scénario de Stanley Kubrick donne à ce drame une atmosphère trouble et captivante. Il nous conte une histoire passionnelle et torturée. La qualité de l'interprétation apporte beaucoup à la beauté de ce film : Peter Sellers est fantastique dans le rôle délicat et ambigu de l'écrivain Clare Quilty. Pour son premier film, la jeune Sue Lyon, alors âgée de 16 ans, est on ne peut plus impressionnante dans son personnage d'effrontée et libertine. Quant à James Mason, il est sublimement efficace dans le premier rôle.
Ce film est un grand du cinéma! Les acteurs sont géniaux, l'humour subtil de Kubrick passe crème, le doublage respire le charme des années 60 et les plans sont sublimes. Un film très agréable à regarder pour les amoureux du cinéma. Je sais que certaines personnes trouveront le film hors de leurs goûts, mais regardez le et profitez de celui-ci.
Sujet tabou bien exploité, le film fut très polémique à sa sortie. De nos jours, il reste dérangeant et quelque peu sulfureux. On ne prend jamais partie, et on ne sait pas où se situer. On est réellement spectateur de ce drame. Les interprétations de James Mason et Peter Sellers sont exceptionnelles. Le noir et blanc magnifie le film qui reste un peu long cependant.
Un jeune fille séduisante avec un futur beau père séduit. Cette histoire littéraire adapté dans ce film merveilleux du grand Stanley Kubrick est incroyable ! D'où l'expression Lolita, cette fille, cette enfant aime les hommes plus âgés : les adultes. Du jamais vu au cinéma ! Le code Hays de censure n'a qu'à bien ce tenir, ce film est révolutionnaire ! Merveilleux film du maître qui mérite d'être dans son palmarès !
Kubrick nous avait habitué à mieux. Je n’ai jamais compris ce qu’il y avait de si intéressant et controversé en ce film. C’est en noir et blanc, les images n’ont rien d’exceptionnels. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5