Lolita
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264 critiques spectateurs

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Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2014
Encore une œuvre de Stanley Kubrick qui semble en avance sur son temps en évitant habilement les écueils de mise en scène de l'époque. Un chef d'œuvre de génie, troublant, ambigu, presque dérangeant. Les interprétations de James Mason et Peter Sellers sont exceptionnelles Un film qui laisse une tenace impression de solide référence.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2014
"Comment a-t-on osé faire un film de Lolita ?" Kubrick éleva l'âge de Dolores "Lolita" Haze de douze à quatorze ans mais parvint à déjouer la censure tout en réalisant un film érotique et obsessionnel et fit de Lolita est excellent drame, non dénoué d'humour (noir et parfois cynique). La grande force de Kubrick est là, il ne montre rien, mais on comprend tout, en plus d'être très bien mis en scène, c'est brillamment adapté et écrit, de manière très subtile. Sue Lyon dans le rôle-titre est époustouflante, tout comme James Mason en universitaire quinquagénaire tombant amoureux de Dolores tout en étant poursuivie par sa mère ! Le film passe brillamment de la farce à la tragédie (et vice-versa), comme en témoigne cette superbe scène d'ouverture. L'atmosphère est toujours envoutante, et si comme moi on n’a pas lu le livre, le suspense est présent tout comme le déroulement avec parfois inattendus péripétie. Un grand film signé Stanley Kubrick, l'un de ses meilleurs, intelligent, subtile et captivant.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2014
Après Spartacus, voici le retour de Stanley Kubrick à un cinéma plus personnel (bien que cette oeuvre soit tirée d'un roman de Vladimir Nabokov), et tout un symbole, au noir et blanc, avec Lolita. Tout un symbole, car le noir et blanc est sans le moindre doute très à même de porter le talent de Kubrick pour la photographie, et peut à nouveau contribuer à rendre ses galons d'obsessionnel à son signataire. La verve psychologique et artistique de l'américain s'est malheureusement cette fois retrouvée confrontée à un nouvel écueil ; celui de la censure et du refus des producteurs de lui laisser libre-cours dans l'adaptation d'un roman sulfureux totalement à contre-courant des bonnes mœurs sur l'amour déchirant, incoercible et assez insaisissable entre un homme mûr et une jeune fille (dont Kubrick rehaussera l'âge de deux ans pour calmer la tempête médiatique). Premièrement, je fais le constat amusé qu'à chaque film de Kubrick ou presque, on note une histoire, un destin particulier, et que sa filmographie pourtant quasiment reconnue comme brillantissime à l'unanimité ne s'est pourtant pas déroulée sans accroc. La marque d'un réalisateur aux projets complexes, jusqu’au-boutiste et viscéral. Mais venons-en plutôt au film à présent. J'ai parlé de censure, certes censure il y eu, et Kubrick a avoué lui-même qu'elle l'avait bridée, l'empêchant de mettre en scène des plans explicites du couple dépareillé. Pourtant, moi qui n'ait pas lu le bouquin de Nabokov et ait du mal a avoir une idée de l'impact que pourrait avoir la lecture ou la vision de ses scènes explicites et crues, je ne regrette pas le moins du Monde la tournure prise par le long-métrage. Car si Kubrick ne peut rien montrer, rien ne l'empêche de sous-entendre, et ça, bordel, il sait le faire, via une mise en scène de tous les instants et de toutes les idées, ainsi que des fondus au noir qui cachent juste à temps bien des situations ambiguës avant que celles-ci ne se décantent. En résulte une atmosphère pesante et non moins malsaine que si tout était dévoilé, où le rôle de chacun est difficile à cerner et ou rien ne semble rose ou noir, rien ne semble vrai ou faux. Lolita - le film comme le personnage - prend des allures troublantes, et même désarmantes, pour provoquer un sentiment particulier que je ne me rappelle pas avoir ressenti devant un autre métrage, court, long ou moyen (quand je vous dit que Kubrick est à part). La palette des sentiments et la complexité du psychisme humain est illimitée, et c'est une des fonctions essentielles (car exclusives) de l'art et donc du cinéma, que de nous la faire explorer. A cette enseigne, qu'on se le dise, Lolita est une oeuvre d'art accomplie. Côté casting, James Mason est insupportable, et c'est un bien puisque son personnage est censé l'être, mais aussi sympathique (au sens littéral du terme) tant la Lolita jouée par Sue Lyon est proprement désarçonnante et qu'on finit donc par compatir à ses déboires. L'actrice signe une performance époustouflante, dont je me souviendrai longtemps. Peter Sellers, quant à lui, signe une prestation complexe et pluristrate, qui me donne envie de le retrouver au plus vite dans Dr Strangelove, sorti deux ans plus tard. Bref, des acteurs exemplaires dans des rôles typiquement Kubrickiens, de névrosés ou de schizoïdes, la limite entre les deux étant encore plus amincie que d'ordinaire dans ce "Lolita" si complexe et border-line. Je mettrai cependant un bémol ; une durée légèrement excessive qui amène certaines longueurs et fait, c'était immanquable, perdre au film en pouvoir psychologique et en force. Une force qui demeure quand même incroyable, puisqu'elle dérive d'un sujet qui flirte avec la pédophilie, mais dont on retiendra plutôt le message sur la toute-puissance de l'amour, autodestructeur quand il vous détruit de l'intérieur comme de l'extérieur. A noter qu'une fois de plus (après Fear and Desire, Killer's Kiss et The Killing), Kubrick met en scène l'incapacité d'un homme à résister à l'attrait d'une femme. Au final, c'est peut-être à cause de mon côté pervers psychotique, ou plus probablement parce qu'il est à la fois subtil, malsain, atypique, très révélateur et bien filmé, mais j'ai réellement apprécié ce Lolita, qui eut tout juste été meilleur écourté de quinze minutes et amputé d'une ou deux maladresses narratives. Bref, on a bel et bien là la confirmation que certains films vieillissent bien mieux que d'autres. Et parmi eux, Lolita trouve une place de choix.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 janvier 2014
c’est surement du à l'époque malgré la présence monstrueuse de Mason , l'interprétation est trop théâtrale des cens longues et sans intérêts en plus je al trouve vraiment nase cette Lolita aucun charisme
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 janvier 2014
c’est surement du à l'époque malgré la présence monstrueuse de Mason , l'interprétation est trop théâtrale des cens longues et sans intérêts en plus je al trouve vraiment nase cette Lolita aucun charisme
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 24 janvier 2014
c’est surement du à l'époque malgré la présence monstrueuse de Mason , l'interprétation est trop théâtrale des cens longues et sans intérêts en plus je al trouve vraiment nase cette Lolita aucun charisme
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2013
S. Kubrick s'empare du célèbre roman de V. Nabokov en adaptant "Lolita". Drôle par son cynisme, délicat par son érotisme, et plus dramatique en évoquant la jalousie, le film possède une richesse de tons et de thèmes qui le fait devenir singulier. Fascinant sur un bon nombre de points, notamment dans le portrait de Humbert (remarquablement joué par J. Mason), homme naïf et minable, et dans le mystère qu'il apporte sur le personnage de Claire Quilty, dont les apparitions sont rares mais déterminantes. Quant à Lolita, sa figure laisse plus de questions que de réponses. Fille libertine, rebelle, manipulatrice, ou tout simplement normale? Kubrick joue continuellement avec cette problématique en ayant lui-même une certaine admiration devant ce personnage, mais aussi pour Sue Lyon absolument époustouflante. Et sans une dernière partie moins enlevée, nous parlerions certainement d'un chef-d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 novembre 2013
Pour une époque au mœurs pudiques, se film à du faire polémique. Mais il faut dire que ce film est très bien interprété. Sue Lyon est convaincante dans son rôle de provocatrice et de séductrice. James Mason tombe sous le charme de cette jeune fille et ça psychose est d'une froideur austère. Quelques lenteurs hélas mais un plaisir à voir pour les amateurs de cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 octobre 2013
Lolita est un bon film, on ne peut le nier, mais pas le meilleur Kubrick, loin de là. Certes, la mise en scène est magistrale (c’est du Kubrick, quoi), les acteurs sont bons et la réalisation est très fine. Ayant dans les mains un sujet très sensible, Kubrick est sans cesse sur la corde raide, tournant en ridicule les différents personnages de manière très subtile (la mère de Lolita, les amis de la mère, le personnage principal lui-même) et menant la première demie heure du film d’une main de maître, en prenant un malin plaisir à glisser d’ironiques sous-entendus et en retardant le plus possible l’arrivée de l’héroïne, la « nymphette » dont on entend parler depuis le début. Son apparition n’est pas décevante et surpasse ce à quoi on s’attendait. Peut-être est-ce dû au fait que l’on voit la jeune Lolita depuis les yeux de Humbert Humbert, homme d’âge mûr séduit par une bien jeune fille. L’ascension du profiteur est assez plaisante, bien que malsaine, et le film suit son court logiquement jusque là. Mais à partir du moment où Humbert a mis la main sur la jeune fille, le film s’alanguit, pâtit de nombreuses longueurs et la fin arrive un peu trop lentement. Bien que rien ne soit explicite dans le film, ce dernier a fait scandale du fait de son sujet sulfureux et de son contenu sous-jacent. Mais le scandale vient peut-être aussi du point de vue adopté : celui d’un homme séduit par une jeune fille capricieuse, vulgaire et irrésistiblement charmante. Comment en vouloir à Humbert si c’est Lolita qui l’a séduit ! Un point de vue assez dérangeant quand on pense que le roman dont le film est l’adaptation traite avec plus de précision le problème de la pédophilie. spoiler: La « moralité » du film paraît toutefois sauvée quand Humbert, semblant prendre conscience de ses péchés, cherche à se repentir auprès de Lolita en supprimant son dernier agresseur (mais son premier agresseur, Humbert, reste lui libre).
Hormis ces considérations propres au contenu « moral » du film, ce dernier reste très bien réalisé, même s’il ne rend pas vraiment hommage à l’héroïne qu’il met en scène.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 septembre 2013
Je viens de le voir en Dvd à l'instant,c'est un tres bon film.
LeddyZ
LeddyZ

118 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2013
Stanley Kubrick réalisa avec Lolita une oeuvre fascinante, car osée, tragique et burlesque à la fois. En effet, le film est profondément dérangeant par l'histoire qu'il relate, celle d'un homme mûr fou amoureux d'une jeune adolescente, à tel point qu'il serait prêt à tuer pour rester à ses côtés. Par ailleurs, si Lolita est un drame, on y trouve plusieurs scènes à fin comique qui font mouche, et c'est là que le long-métrage subjugue: le réalisateur est parvenu avec brio à façonner des ambiances antagonistes dans un même film et le résultat est stupéfiant. Kubrick, comme toujours, a choisi avec attention et exactitude ses acteurs: James Mason incarne de manière brillante l'amoureux possessif, Sue Lyon interprète quant à elle magnifiquement Lolita, mais c'est surtout Peter Sellers qui excelle à mon sens, irrésistible en journaliste délirant et mystérieux (il conservera le même jeu déjanté dans Dr Folamour).
Lolita est un long film, un peu trop même, si bien qu'il peut arriver que l'on décroche de temps à autre. Cependant, cette oeuvre ne fait aucunement tache dans la filmographie du génie Stanley Kubrick et demeure un classique indémodable, intelligent et troublant.
Truman.
Truman.

274 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2013
En 1962 Stanley Kubrick ose s'attaquer a un sujet très délicat et osé que l'on voit encore peu sur grand écran, il s’attaque a ce sujet non pas avec un gros pervers pédophile mais sous la forme d'un homme qui va devenir malgré lui le beau père d'une jeune fille et qui éprouvera des sentiments pour elle .
Le sujet est maitrisé et ne joue pas sur une quelconque surenchère, on parle avant tout d'amour que de sexe même si par moment le flm sombre dans des scènes malsaine qui nous sont suggérés .

Qui dit Kubrick dit réalisation au poil, une fois de plus il démontre quelque chose de soignée, jouant parfois avec les ombres et la lumière ( la scène d'intro par exemple ) donnant lieu a de magnifique plans .
Les acteurs sont excellent et on remarque une chose très intéressant, c'est que la jeune Lolita fait vraiment 16 ans, pourquoi ? Ben parce qu'elle avait vraiment 16 ans lors du tournage c'est dingue comment c'est simple de rendre une chose crédible ( petit coup de gueule sur Hollywood et ses acteurs de 35 ans qui jouent des ados ) .

Ensuite je dois dire que le film ne percute pas autant qu'il le devrait ou qu'il a du le faire dans les années 60, principalement a cause de la tournure du sujet, de la pointe d'humour très présente, mais aussi car on suggère beaucoup de scènes .

Le film enchaine beaucoup de longueurs 2h30 que l'on sent bien passer, des scènes a rallonge et quelques lenteur viennent a faire décrocher le spectateur a plusieurs reprise .
Un bon film malgré ses quelques défauts, un bon Kubrick mais probablement pas le meilleur .
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2013
Adapter le roman de Vladimir Nabokov, traitant de la liaison amoureuse d’un quinquagénaire et sa belle-fille âgée d’une quinzaine d’années, sans s’attirer les foudres de la censure pouvait sembler un défi insurmontable. Stanley Kubrick y est parvenu en atténuant certaines scènes violentes et érotiques, ne respectant pas le scénario fourni par Nabokov, et en donnant le rôle-titre à Sue Lyon, une charmante jeune fille qui parait plus vieille que son âge (qui croirait que cette pulpeuse séductrice n’avait alors que quatorze ans ?). L’intensité du drame passionnel que vit le personnage interprété par James Mason doit justement beaucoup à son jeu plein de réalisme qui, comme la mise en scène, parvient à évoluer selon son désœuvrement psychologique face aux manipulations de la jeune nymphette. Un récit tragique et sulfureux donc, mais que la présence de Peter Sellers (qui, comme il le refera dans Dr. Folamour, interprète avec beaucoup d’humour plusieurs rôles, apporte un ton de légèreté qui aide ces 150 minutes à passer plus vite.
J.J. Dixon
J.J. Dixon

30 abonnés 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2013
Un Kubrick qui date de 1962 avec de bons acteurs ainsi qu'une bonne histoire. On y retrouve pas forcément la patte du réalisateur, sans doute à cause de l'année de réalisation, mais on se laisse aller à cette histoire dévorante d'un écrivain douloureusement épris d'une jeune nymphe au doux prénom de Lolita.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2013
Génial ce film, selon certains ils auraient pu être mieux mais à cause de la censure c'était moins facile a adapter il y a 50 ans ...
En tout cas j'aurais bien lu le livre avant de voir le film mais bon temps pi, quel régal, du Kubrick quoi. Dérangeant, séduisant, politiquement incorrect, absurde voire comique tout ça mélangé donne Lolita. C'est moins barré et interdit qu'Orange mécanique mais on se pose encore de sérieuses questions sur notre comportement et celui de l'homme en général.
Je ne le classerai pas dans un top 10 ou un top 20 longuement réfléchis mais pas loin. C'est inclassable, on l'a ferme, on écoute et l'on regarde juste, Stanley Kubrick s'occupe du reste. A voir absolument, pour les fans de Kubrick comme pour tous les autres d'ailleurs.
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