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    Green Room
    note moyenne
    3,1
    1308 notes dont 167 critiques
    4% (6 critiques)
    27% (45 critiques)
    45% (75 critiques)
    12% (20 critiques)
    8% (14 critiques)
    4% (7 critiques)
    Votre avis sur Green Room ?

    167 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    4,5
    "Green Room", un sacré film dont les mots paraîtront bien légers en comparaison de ce que l'on découvre à l'écran ! Un enfer sur terre, un cauchemar éveillé, l'horreur à l'état pur ! Difficile de décrire ce que vont vivre ces punks rockers venus faire leur concert chez des "skinheads neo-nazi" plutôt inquiétants... Jeremy Saulnier signe un film terrible, mais peut-être moins par la violence ultra présente que par la façon dont elle est rendue, par ce réalisme saisissant, lui-même induit par la parfaite crédibilité des faits vécus dans cette histoire qui fait elle-même écho malheureusement et justement à des faits divers bien réels ! Car loin d'être un film d'horreur ou d'épouvante, ici rien n'est gratuit ou juste étudié pour seulement faire peur, point barre ! C'est bien la découverte de ce qu'ils n'auraient pas fallu voir qui va faire basculer et même plonger le destin de ces cinq musiciens à l'issue de leur prestation. Le spectateur se trouve ainsi en prise directe à la réaction de ces hommes, sans état d'âme et sans limite dans l'exécution de leurs actes monstrueux. Tout est montré sans détour, de l'enfermement dans cette salle maudite à tous niveaux, au besoin impérieux d'en sortir, puis finalement d'y... , mais on en dira pas plus ! Fausses périodes d'accalmie et rebondissements spectaculaires vont faire croître une angoisse vertigineuse et effrayante, alors qu'on suit le raisonnement glacé et la marge de manœuvre des deux camps ennemis. L'enchaînement des situations vire à l'insoutenable, alors que l'environnement proche est d'une banalité qui fait cependant frémir. Et même si la musique hardcore et l'image qu'ils en donnent peuvent aussi impressionner, ces cinq jeunes deviennent de véritables agneaux dans la bergerie à la proie de monstres sanguinaires, face à la dangerosité de ces adversaires. Au niveau de l'interprétation, les acteurs sont en parfaite symbiose avec le monde auquel chacun appartient (Imogen Poots et Anton Yelchin excellents), ce qui renforce d'autant plus l'effet de peur et d'hallucination qui monte crescendo, et dont l'univers sonore vaut aussi pour son efficacité, en particulier un fameux effet Larsen plus que déstabilisant. Quelques imprécisions apparaissent quant au raisonnement des skinheads et de ce chef (Patrick Stewart phénoménal), quant à leur fonctionnement mais au fond, rien n'empêche de comprendre et de saisir leurs enjeux d'une clarté évidente, puis leurs moyens mis en œuvre pour arriver à leur fin. Du cinéma qui laisse les bras ballants, tant on est sous le choc, complètement terrassé par cet enchaînement de scènes toutes plus vraies et horribles, mais dont le message invite à une réflexion ou une analyse, tout aussi épouvantable avec le recul... Impressionnant de maîtrise et d'assurance, bravo !!!
    Marc T.
    Marc T.

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    2,5
    Ce survival avait un gros potentiel de départ mais malheureusement il s'essouffle assez rapidement et ne tient pas la longueur malgré un bon casting (mention spéciale à la délicieuse Imogen Poots, très à l'aise dans ses Doc Martens) et une bonne mise en scène. Ça manque de plusieurs ingrédients pour en faire un excellent film, à commencer par une atmosphère bien stressante et oppressante. On suit le sort de ces punks sans trop d'empathie, peu importe qui mourra en premier ou en dernier. Et puis ça manque de relief aussi, l'histoire se déroule de façon très classique, linéaire, sans gros rebondissement, avec un final plutôt convenu et sans grand intérêt. J'aurais amplement préféré spoiler: que personne ne s'en sorte plutôt que de voir le beau gosse et la skin repentie finissant assis dans l'herbe après avoir tué les gros méchants et leur big boss . Donc un scénario assez basique, comprenant de plus quelques incohérences, qui aurait mérité un effort supplémentaire afin de scotcher le spectateur à son fauteuil.
    Frederic S
    Frederic S

    Suivre son activité 586 abonnés Lire ses 231 critiques

    3,0
    Un affrontement entre un groupe de punk rock et une bande de néo-nazis vu par le réalisateur de l'épatant "Blue Ruin", ça vous dit ? Forcément, vu la qualité du précédent film de Jeremy Saulnier, on en attendait beaucoup... peut-être même hélas un peu trop. Soyez rassurés, "Green Room" est tout de même un survival au-dessus de la moyenne par son intelligence et son approche diablement réaliste. L'empathie est en effet quasiment immédiate pour ce groupe de jeunes musiciens, le film nous les décrivant avec une indéniable tendresse entre les galères rencontrées et leur volonté idéaliste de ne vivre que pour l'amour de leur art. Saulnier saisit leurs instants de vie sans fioritures et y décèle souvent de véritables moments de grâce comme cette sublime scène de "pogo" filmée en slow-motion lors du concert dans la fameuse boîte néo-nazie. Puis, arrive un incident faisant basculer le film dans un survival en huis-clos qui va tout d'abord nous prendre à la gorge. On se retrouve plongé dans le même chaos émotionnel que l'ensemble des jeunes héros sentant la menace grandissante sur leur sort. L'idée de nous présenter en parallèle le point de vue de leurs assaillants néo-nazis, eux aussi quelque peu dépassés par la situation (toujours dans cette optique réaliste), s'avère payante et insuffle un peu d'humanité dans cet espèce de microcosme animé d'idées nauséabondes. La tension entre les deux camps en présence atteint son point culminant avec l'arrivée du chef Patrick Stewart capable de passer du gentil vieux monsieur affable à un monstre dénué de sentiments en un clin d'oeil. À partir de ce moment, alors que tous les astres de l'excellent survival sont alignés, "Green Room" va inexplicablement basculer dans une certaine routine où le stress des premiers instants ne se fera plus ressentir que par "à-coups". La faute en revient peut-être à une mauvaise gestion du huis-clos de la part de Saulnier : le film va enchaîner les vagues successives d'attaques au terme desquelles les personnages reviendront inlassablement à leur point de départ pour se préparer à la prochaine agression. Il en résulte ainsi un sentiment de statu quo pendant la majeure partie du long-métrage désamorçant à chaque fois la tension que l'on aimerait toujours constante. Les victimes et agresseurs ont beau être traitées de manière égalitaire pour mieux surprendre sur la finalité de chacun, rien n'y fait, ceux-ci n'arrivent plus vraiment à évoluer non plus : le personnage de Stewart restera par exemple au stade de l'ombre menaçante et ne sera jamais approfondi plus que ça (heureusement que le comédien est doué pour lui donner un peu plus d'épaisseur néanmoins). Même les éclats de violence ne suffiront plus à nous captiver réellement. Heureusement, la dernière partie libérée de certaines contraintes formelles avec un changement d'approche des quelques survivants va à nouveau tutoyer l'excellence et nous livrer une demi-heure d'affrontements finaux qui retrouveront cette ambiance à couteaux tirés permanente des premiers instants. Entre un début et une fin irréprochables, "Green Room" ne retrouve pas hélas cet espèce d'équilibre parfait de "Blue Ruin" où les explosions de violence se mêlait toujours avec justesse à un climax réaliste, tendu, prenant et paradoxalement contemplatif (voire poétique) de la première à la dernière minute. Il n'en est pas moins un bon survival hautement recommandable peuplé d'acteurs géniaux, il est juste dommage que son fonctionnement par soubresauts l'empêche de se hisser à un autre niveau.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 437 abonnés Lire ses 3 529 critiques

    4,0
    Après le magnifique thriller "Blue Ruin" (2014) le réalisteur revient avec un film de genre, un survival en huis clos. Bon point, on n'est pas envahit pas trop de musique punk, néophytes vous pouvez aller voir le film sans subir ! Autre bon point, le fait que Saulnier ne s'est pas laissé engoncer dans un huis clos strict qui aurait inévitablement créer des invraisemblances trop évidentes. On apprécie la façon dont évoluent les jeunes punks, cette fois la peur les tétanisent plus et on évite l'hystérie habituelle. Un survival glauque et tendu parfaitement maitrisé avec un travail particulièrement soigné sur le maquillage et les effets violents qui ajoutent une dose non négligeable d'adrénaline poisseuse.
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 683 critiques

    4,0
    Après le très réussi Blue ruin, j'attendais un peu Jeremy Saulnier au tournant. Son second film allait-il décevoir, comme c'est si souvent le cas ? Eh bien la réponse est oui et non. Oui, si on s'attendait à un changement radical de style, non, si on aime le film de genre remarquablement écrit, sec et étouffant. Encore plus que Blue ruin, Green room est oppressant de bout en bout. Le script est minimal : une bande de jeune rockers est témoin d'un meurtre dans un club punk-rock néo-nazi isolé (oups, c'est ballot !), et s'enferme dans une pièce, alors que le patron du lieu cherche à les exterminer un par un. C'est simple, efficace, et parfois un peu gore. En réalité, l'action est moins sanglante qu'on peut le craindre pendant tout le film, et c'est sûrement là sa force. Saulnier filme merveilleusement bien les scènes d'action comme celles de répit, et instille dans Green room cet humour un peu distant et ironique qui irriguait déjà son précédent film. Le scénario s'ingénie à nous jouer quelques tours, sans jamais tomber dans la surenchère, et donne l'impression de filer droit comme une flèche à travers ce groupe de personnages complètement paumés, qui possèdent chacun une silhouette, une personnalité bien dessinée. Saulnier possède aussi un talent remarquable pour installer en quelques plans l'ambiance d'un lieu. De la belle ouvrage, à déconseiller cependant aux âmes sensibles et aux enfants de moins de 12 ans.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

    Suivre son activité 1102 abonnés Lire ses 2 461 critiques

    4,0
    Depuis « Blue Ruin », j’avais classé Jeremy Saulnier dans mon petit carnet des auteurs à suivre. Ainsi suis-je allé voir ce « Green Room » les yeux fermés, sans même savoir de quoi il retournait. Eh bah, bien m’en a pris ! Ça commence comme une sorte de « Dig ! », ça embraye assez rapidement par une intro qui, dans l'esprit, m'a rappelé celle de « Massacre à la tronçonneuse », pour finalement enchainer sur un huis-clos malsain à l’ambiance bien crade. Autant dire que je n’ai pas eu l'impression de tomber sur du schéma déjà vu et revu ! Jeremy Saulnier connait tous ses classiques et il n’entend pas les reproduire bêtement. Au contraire, une fois dans le vif du sujet, c’est par sa capacité à rompre avec les habitudes qu'il parvient à faire toute la différence. Ainsi se retrouve-t-on avec un sacré rythme, avec une atmosphère bizarre de série B de luxe (parce que le gars touche formellement parlant, et il parvient à le montrer sans esbroufe, bref comme j’aime !), et surtout on se retrouve avec une intrigue très ouverte en termes de possibilités, de quoi satisfaire les esprits les plus blasés. Et ça, j’adore. J’adore les films où je me dis : cette histoire est rigoureuse avec les codes mais elle s’autorise tout, elle peut se conclure de mille manières différentes et malgré tout encore avoir du sens… Un vrai régal. Et quand s’ajoute à ça le fait qu’en plus, « Green Room » sait se faire court et efficace, alors moi je m’en réjouis que d’autant plus. Un film qui respecte à fond les codes tout en les rafraichissant, avec une telle maîtrise, c’est juste du régal. Alors je vous le dis tout net, amateurs de films de genre, c’est un conseil que je vous donne : laissez-vous séduire et allez donc dans cette « Green Room ».
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Avec Green Room, même ceux qui ne supportent pas le sang et le gore ou simplement l'horreur devraient trouver leur compte et se "délecter" de cette perverse tuerie. Parce que celle-ci, à partir d'une situation basique mais efficace : néo-punks contre néo-nazis, ne lâche jamais la pression et reste constamment inventive, dans un espace clos, et qu'il est impossible de savoir qui et quand va se faire sauvagement trucider. Au-delà des frissons et de scènes radicales, le film de Jeremy Saulnier se sert d'un humour ravageur pour faire sauter les verrous. Il y a bien quelques incohérences dans le scénario et notamment dans les réactions des chasseurs et des traqués mais on y accorde peu d'attention, pris par la cadence infernale de ce thriller qui ne se fixe pas de limites, porté par une interprétation aux petits oignons. Logiquement, Green Room a peu de chance de faire un tabac dans les salles mais devrait devenir culte et "agrémenter" les soirées DVD entre amis branchés sur le secteur. On le souhaite au film pour son énergie et ses qualités narratives et de mise en scène.
    WutheringHeights
    WutheringHeights

    Suivre son activité 70 abonnés Lire ses 179 critiques

    3,5
    Après son excellent Blue Ruin, Jeremy Saulnier signe avec Green Room un survival movie réussi. Sur une trame classique, le cinéaste joue avec les codes du genre pour notre plus grand plaisir. LA SUITE :
    mathieu19871
    mathieu19871

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    4,5
    l'affiche indique que le film est « brutal » et c'est clair qu'il l'est ! On est plongé dans le quotidien de ce jeune groupe de musique punk-rock jusqu’au boutiste dans le respect de l'esprit du courant musical. Pour cela ils vivent complétement fauchés et évitent le succès et la reconnaissance que pourrait leur accorder l'enregistrement d'un album. Ils récupèrent quelques deniers uniquement grâce à leurs prestations Live, voguant de cuites en coins miteux en coin miteux en cuite.... Cette fois Ils vont se produire dans un bar skinhead neo-nazis perdu au milieu de la forêt, une fois leur prestation scénique couillu accompli ils reçoivent leurs honoraires et s'apprêtent à mettre les voiles. C'est sans compter un léger oubli. En retournant chercher un téléphone portable laissé dans la loge, un membre du groupe voit quelque chose dont ses yeux n'auraient pas du être le témoin. Le film va alors prendre un tournant tout autre, passant de paysages ouvert de champs, de ville à celui d'un environnement presque clos. C'est un film réaliste, violent et très efficace. Pour une fois, et ça fait du bien, pas de maillons faibles dans le groupe : pas de personnage hystérique réagissant de manière totalement irrationnel. Des personnes certes paniquées, comme tout à chacun le serait face à la situation, mais n’arrêtant pas de réfléchir afin d’essayer de prendre les décisions « les moins pires » et si possible s'en sortir. Le jeux d'acteurs retranscrit bien cette panique-maitrise des protagonistes pris au piège. Le jeux de patrick stewart en berger de sa meute de skinhead est aussi excellent. Le rythme est haletant, ponctué de nombreux rebondissements : on ne sait que rarement quand et comment un tel va mourir. Certes l'histoire n'est que prétexte a la violence mais même si celle-ci est très démonstrative, elle n'est pas gratuite non plus, elle montre jusqu'à quel point les uns sont prêt à aller pour supprimer des témoins gênants et les autres pour survivre dans une situation et de manière réaliste. Bref un film brutal dans la musique, dans la violence, dans le milieu dépeint. Un film qui montre les crocs pour notre plus grand plaisir.
    Extremagic
    Extremagic

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    4,0
    Jeremy Saulnier s'impose allègrement et fatidiquement comme un des meilleurs réalisateur de la nouvelle génération. Je l'ai découvert avec Blue Ruin et je ne sais pas vraiment ce qu'il a fait avant - il faudrait que je m'y mette, et bien que ce dernier ne m'avait pas pleinement convaincu à cause de deux scènes qui le faisaient passer à côté du chef d’œuvre avec Green Room bien qu'on soit dans quelque chose de plus conventionnel il faut bien avouer que c'est un sans faute. Par tous les aspects le film est assez magistralement maîtrisé. On a cette photographie magnifique dans les tons vers de gris bien malsains et puis ce montage, cette rythmique impeccable. On nous fait monter la tension avec trois fois rien. On démarre avec cette situation quelque peu absurde, on ne sait pas trop ce qui se passe mais le film prend son temps, tant et si bien qu'on aimerait presque que ça aille plus vite, et c'est ainsi qu'il fait monter la tension, on est tenu en halène parce qu'on sait que ça va péter mais il y a cette dilatation du temps demande : "quand ?". C'est viscéral c'est poignant, c'est trash, c'est punk, c'est rock. C'est à ne manquer sous aucun prétexte parce que c'est clairement un des meilleurs films de cette année.
    MC feely
    MC feely

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 125 critiques

    3,0
    Séquestré et acculé dans une petite pièce par le patron d'un club et ses hommes de mains des skinheads décidés à en finir avec un petit groupe de rock punk venu jouer dans leur club et qui en ont vus beaucoup trop à leur goût.le pitch met l'eau à la bouche et conclusion j'ai un avis partagé!,le film est violent et plutôt coordonné dans son histoire.ça devient jamais grotesque,les initiatives des protagonistes pour se sortir de cette situation désespérée sont crédibles.La ou je suis moins emballé c'est au niveau de la tension que je n'ai que trop peu ressenti alors que la situation est très stressante!il y avait moyen de faire quelque chose de beaucoup plus anxiogène et percutant avec ce contexte la.Je n'avais pas trop accroché à Blue Ruin (film du même réalisateur) la j'ai quand même préféré mais je pense qu'une partie de la réalisation m'a frustré un peu sans non plus lui enlever les nombreuses qualités qu'il détient.3/5
    tdeleau
    tdeleau

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    4,0
    Après Blue Ruin, Green Room. Jeremy Saulnier change de couleur et d’atmosphère mais pas de registre. Dans son nouveau film, pas de vengeance personnelle mais un groupe de punk-rock pris au piège dans une loge d’un bar néo-nazi. Green Room tient surtout du genre « survival » ultra-violent, comme Délivrance ou Mad Max 2. Deux oeuvres dont Saulnier ne renie pas l’influence. Les méchants du film (menés par un Patrick Stewart, froid et terrifiant) ne tuent par simple plaisir – même si ça ne les dérange pas – ils le font surtout pour se débarrasser de témoins indésirables sans encombrer de scrupules. C’est leur façon de s’y prendre qui relève du sordide. La violence est... Venez découvrir la suite de ma critique dans son intégralité sur mon site ScreenReview !
    mik81
    mik81

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    4,0
    Un film sous tension et sanguinolent qui commence comme un huis clos et enclenche le mode survival pour le dernier tiers Patrick Stewart, méconnaissable de sang froid et cruauté, réussit à faire oublier son rôle de gentil professeur X. Les jeunes acteurs sont toujours aussi doués ou juste bien choisis en bonne viande fraîche pour se faire trucider dans ce genre cinématographique dont les codes sont respectés. Quelques pointes d'humour noir agrémentent le tout, assorti d'une bonne bande son hard et punk. Une bonne surprise.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 467 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    4,0
    Après avoir créé la surprise en 2014 avec "Blue Ruin", récit de vengeance s'éloignant des sentiers battus et se parant de beaux atours contemplatifs, Jeremy Saulnier revient cette année avec "Green Room", un pur film de genre lorgnant directement du côté de John Carpenter ou de Sam Peckinpah. On y suit The Ain't Rights, groupe de punk-rock en galère qui accepte de donner un concert au fin fond de l'Oregon. Ils se retrouvent dans un bar de skinheads où ils découvrent à la fin de leur set un cadavre tout chaud dans leur loge. La situation dégénère alors que les musiciens sont pris au piège dans les coulisses et que Darcy, leader des skinheads et propriétaire du club, décide d'éliminer tous ces témoins gênants... Pas de doute, nous sommes dans un film de genre pur et dur, exploité à de nombreuses reprises. De l'aveu de Saulnier lui-même, l'écriture de "Green Room" est viscérale et pas intellectuelle. Tout ce qui se passe dans le film prend aux tripes et nous assène la violence brute et sale en pleine figure alors que nous n'avons rien demandé. Sans faire dans la surenchère, le film sait être gore et âpre quand il s'y met, de manière parfois si abrupte que ça en retournerait presque l'estomac. Car ici, nous sommes loin des effusions sanguinaires des "Huit Salopards". Chaque coup de couteau, coup de feu compte ou morsure de chien compte et ne pardonne pas. D'où le sentiment d'insécurité permanent régnant tout au long du film alors que l'on remarque qu'aucun des personnages n'est à l'abri d'une mort subite et implacable. L'efficacité de "Green Room" vient donc de sa simplicité, sa façon de se débarrasser de tout élément superflu pour centrer le récit sur l'essentiel, sur la survie de ce groupe embarqué malgré lui dans une situation qui le dépasse. Classique dans sa trame, le film n'en prend pas moins le temps de s'attacher à ses personnages, ces pauvres types qui ressemblent comme deux gouttes d'eau au spectateurs que nous sommes. Leurs réactions, loin d'être héroïques et parfois maladroites, viennent renforcer cette impression que les personnages devant nous n'ont rien de héros et sont simplement ordinaires, dépassés par tout ce qui leur arrive. Si tout le casting réuni par Saulnier est impeccable, on retiendra surtout Patrick Stewart dans un rôle terrifiant qui lui va à ravir. Incarnant Darcy, le chef des néo-nazis et propriétaire du club, il y délaisse toute la délicatesse qu'on a pu lui connaître pour camper un homme glaçant, froid et calculateur. Nul doute qu'il ajoute un cachet bien particulier à un film anxiogène qui doit une bonne partie de son efficacité à sa mise en scène implacable et nerveuse, scotchant le spectateur à son siège dès qu'il bascule dans la violence et dans le survival pur et dur. Sans être aussi beau que "Blue Ruin", "Green Room" confirme le talent d'un cinéaste qui n'a pas peur de s'attaquer à des genres bien connus pour leur donner son interprétation bien personnelle. Et qui ne recule pas devant l'exercice de style que demande le registre auquel il s'attaque, délaissant toute fioriture pour aller tailler dans le vif. Pour notre plus grand plaisir de spectateur.
    Neo F
    Neo F

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 2 critiques

    3,0
    Une bonne série B, avec un peu de violence gratuite, une petite dose d'intrigues, des personnages assez justes, mais manquant de relief. Bon, le scénario est étonnant, dans le mauvais sens du terme, rendant le film finalement manquant de volume. Dommage, il y avait de quoi rendre une belle copie de Thriller sur-vitaminé !
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