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note moyenne
3,5
489 notes dont 84 critiques
7% (6 critiques)
36% (30 critiques)
33% (28 critiques)
11% (9 critiques)
10% (8 critiques)
4% (3 critiques)

84 critiques spectateurs

alain-92

Suivre son activité 213 abonnés Lire ses 1 081 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 30/01/2016

Un film très pudique sur la vie d'un couple, à la veille de leur anniversaire de mariage, après quarante cinq années de vie commune. Un élément inattendu viendra perturber cette relation bien installée dans un certain confort. Une vie routinière de retraités modestes dans laquelle se devine un certain ennui. Une lassitude, aussi. Les sentiments ne s'expriment pas vraiment. Il n'en reste pas moins qu'une pointe de jalousie, seul élément perturbateur, viendra s'installer entre ces deux êtres sans que rien n'éclate véritablement. La photographie très monochrome n'embellit en rien la campagne anglaise. Le scénario est sans surprise. La réalisation sans être dénuée d'élégance manque d'une certaine assurance. Les promenades avec Max, ne font en rien penser au film d'Oshima. C'est ici un superbe chien. Charlotte Rampling, récompensée lors de la dernière Berlinale, est superbe. Son talent, sa voix et son allure, donnent le coup de fouet nécessaire au film pour ne pas sombrer dans un certain ennui.

http://cinealain.over-blog.com/2016/01/45-ans-45-years.html

benoitG80

Suivre son activité 927 abonnés Lire ses 1 090 critiques

4,0Très bien
Publiée le 05/02/2016

"45 ans", tout un parcours de vie, puis une simple lettre qui le remettra en question ! Une entreprise pleine de délicatesse à laquelle s'est attelé Andrew Haigh, un film lent, tranquille en apparence comme l'est où pourrait l'être la vieillesse... Placer ces septuagénaires derrière la caméra et les observer à un tournant de leur vie, implique une patience, une sensibilité, ce que Charlotte Rampling réussit à transmettre merveilleusement à elle seule, car rien qu'à voir ses regards soucieux, sa façon d'étudier son mari qu'elle semble découvrir, on ressent toute cette émotion et cette fragilité de l'existence. Cet homme pourtant fatigué, moins en forme que son épouse, était-il celui que Kate pensait vraiment connaître ? Plus en retrait, plus absent, Geoffrey sous les traits de Tom Courtenay, semble plus lointain, reparti dans un passé, dans son passé bien à lui qui faisait toujours partie de son présent. Ce film a ainsi le talent, la qualité de se poser, de prendre le temps pour peindre et connaître ce vieux couple, puis pour sentir et palper la naissance d'un malaise, d'une remise en question de toutes ces années suite à une interrogation, dont Kate redoutera de formuler, puis d'apprendre la réponse ! C'est ainsi que le basculement insoupçonné arrive, que Kate prend conscience de sa vraie place, celle de substitution et qu'alors l'effritement de l'édifice semble se lézarder de toutes parts... Ce qu'un simple moment, une simple photo choc va de plus précipiter ! Andrew Haigh a mis l'accent sur d'infinis détails, il a scruté ces visages, a montré leur douleur, leur peur, a façonné des paroles, des mots, des phrases qui laissent en même temps une grande part aux non-dits... Car ces deux êtres se sont-ils vraiment parlés ? Se sont-ils ouverts sincèrement leur cœur ? On peut en douter. Drame de la communication où l'essentiel reste enfoui dans l'incommunicabilité ! Un très beau film empreint de moments à fleur de peau, d'une fausse douceur, sur le cheminement d'un homme et d'une femme pas si certains de se connaître ! Une belle réussite...

Dom Domi

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 116 critiques

4,5Excellent
Publiée le 21/02/2016

Un couple vit paisiblement sa retraite lorsqu'une lettre en provenance de la Suisse apporte une information très particulière. Une femme disparue depuis plus de 40 ans est retrouvée à la suite de la fonte d'un glacier. Son corps a été conservé et a été reconnu comme étant l'amie du retraité et qui a disparu lors d'une marche en montagne. Cette femme retrouvée va remettre en cause la tranquillité et la routine de ce couple " modèle ". On comprend qu'il en a été amoureux, qu'il voulait l'épouser, et qu'un enfant était en projet. Bref pour la femme jouée magistralement par Charlotte Rampling, cette nouvelle va provoquer, en quelques images et quelques mots, une crise de jalousie, d'angoisse en apportant dans leur vie, un éclairage qui rendra leur relation probablement impossible, ou en tout cas parasitée par la réalité d'un amour passé, caché, et dont la place va devenir omniprésente. Un très bon film dom

Emma Schell

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4,0Très bien
Publiée le 17/02/2016

Petit message au spectateur pressé, impatient, avide d’action : Passez votre chemin ! Dans ce film, on prend le temps ! On prend le temps de découvrir l’univers de Kate et de Geoff, de vivre leur quotidien rythmés par les ballades avec Max, les « cup of tea », leurs lectures au coin du feu... Le TEMPS ! Parlons-en du temps, le crachin britannique est omniprésent, le vent ne cesse de souffler et de s’infiltrer dans le joli cottage du couple situé dans la campagne grisonnante de l’Angleterre. Le décor est planté pour 1h35 d’interrogations et de non-dits avec une seule question en trame de fond : si le premier amour de Geoff n’était pas mort accidentellement, se seraient-ils, seulement aimés ? Tom Courtenay (78 ans au compteur, s’il vous plait) tient la baraque face à une Charlotte Rampling (70 ans) extraordinaire de vérité, de sensibilité, d’émotion. Sans cri, sans gesticulation, on « vit » avec elle tous ses doutes, sa douleur, la trahison par l’être tant aimé ! Le plan final, sur le visage de Charlotte, nous laisse sans voix, abasourdi dans nos fauteuils…et l’on se dit que l’on prendrait bien, nous aussi, a « cup of tea » pour nous remettre de nos émotions... En deux mots, JE RECOMMANDE !

http://quelcinemma.canalblog.com/

bouddha5962

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4,5Excellent
Publiée le 07/02/2016

L'histoire d'un couple qui fête leur 45 ans de mariage. Une semaine avant la soiree le mari reçoit un courrier qui stipule que son amour de jeunesse a été retrouvée suite à son décès.... J'en dis pas plus. C'est bouleversant Charlotte Rampling est exceptionnelle et émouvante. La bande son est envoûtante. Ce film est à voir.

Jonathan Mele

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3,5Bien
Publiée le 27/01/2016

Ce film a dispositif n'a pas la puissance émotionnelle d'un Michael Haneke. La photographie y est superbe, Charlotte Rampling y est troublante. Son visage reflète 1000 pensées différentes. Elle est le miroir du désespoir, d'un abandon, du chagrin. Le film ouvre un livre dont j'ai du mal à croire qu'il n'a pas été sujet pendant 45ans. La confiance, puis le doute, le couple et sa remise en question perpétuelle. C'est effectivement très beau, mais légèrement flippant pour de jeunes tourtereaux. Le film a un double sujet sous-jacent lié à la photo et le souvenir. C'est assurément la meilleure idée du cinéaste, en plus d'une bande son volupté, qui colle parfaitement au cottage anglais.

CineSeriesMag

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3,5Bien
Publiée le 22/01/2016

Le deuil et la jalousie, les aimants contraires fatals à l’amour Découvert il y a trois ans grâce à son très beau (quoiqu’un peu trop bavard) Week-end, Andrew Haigh revient en confirmant son talent pour capter les troubles affectifs au sein d’un couple. Mais la qualité du réalisateur est surtout d’avoir su se détourner du public de souche auquel le limitait cette histoire d’un couple de jeunes londoniens homosexuels en se concentrant cette fois sur deux personnages âgées vivant dans la campagne anglaise. Une appréhension à priori contradictoire de la notion de couple mais à laquelle il donne une approche similaire en termes de reproduction naturaliste de l’intimité. Avant d’être un film, 45 ans était une courte nouvelle de David Constantine intitulée In Another Country. Pour l’adapter en un scénario de long-métrage, Andrew Haigh a évidemment dû développer le récit mais aussi faire deux ajustements : d’une part décaler l’histoire des années 90 à nos jours, et, d’autre part, rajeunir de 10 ans les personnages de Kate et Geoff. Deux détails qui peuvent sembler anodins mais qui prennent une importance cinégénique capitale. La contemporanéité du contexte ne se ressent pas dans les décors ruraux mais elle permet de placer les événements, situés 50 ans plus tôt dans la nouvelle, dans l’esprit de liberté des sixties et non plus pendant la seconde guerre mondiale. Quant à l’âge des personnages, il a pu permettre de réunir deux des derniers grands acteurs britanniques de leur génération, Charlotte Rampling et Tom Courtenay, et de mettre en scène ce qui sera peut-être la dernière étincelle érotique du couple (dans une scène de sexe qui, convenons-en, aurait été plus gênante entre Mickael Caine et Maggie Smith !).

http://www.cineseries-mag.fr/45-ans-film-dandrew-haigh-critique/

rollioni

Suivre son activité 194 abonnés Lire ses 1 535 critiques

4,0Très bien
Publiée le 01/02/2016

Ce film aurait pu s'appeler : une leçon d'amour....Avec une mise en scène subtile, le réalisateur réussi l'exploit de parler d'une passion, et au fond c'est parfois ce qui est dur, rester ensemble quand on se connait et que l'on vieillit... C'est un petit bijou qui mêle une photographie délicate, une bonne idée du film est d'oser les paysages, et d'avoir évité un huit clos lugubre dont se fait une spécialité le réalisateur autrichien Haneke.... L'idée du film est la résistance au temps, sur un script très simple (on apprend qu'une ancienne amoureuse disparue a été identifiée, du moins le corps).... Les dialogues sont simples et vrais, l'émotion est sans excès, parfois une musique sert de fond sonore subtilement, bref on y croit, mais on ne se fait pas d'illusions inutiles..... Le film n'en fait pas trop, il est simple et ne donne aucune leçon, les acteurs Charlotte Rampling et Tom Courtenay, pose avec art et crédibilité les scènes du quotidien..... Comme l'a dit un internaute c''est un film qui regarde le passé du haut de ses 70 ans , il s'adresse donc à un public d'expérience qui saura se reconnaitre dans ce couple, mais aussi à tous les cinéphiles amateur d'une émotion sans chichi......J'ai aimé

Yves G.

Suivre son activité 110 abonnés Lire ses 900 critiques

3,5Bien
Publiée le 08/02/2016

70 ans, c’est l’âge où la grande vieillesse approche et où la jeunesse lance ses derniers feux. C’est l’âge où l’on fête, comme Kate et Geoff ses 45 ans de mariage parce qu’un méchant pontage vous a empêchés de fêter vos 40 ans de mariage et que vous n’êtes plus très sûr d’atteindre les 50. 70 ans, c’est un âge que je sens approcher à une vitesse fulgurante (j'ai toujours été très précoce !), ce qui me rend le sujet du film très personnel. D'autant que j'adore Charlotte Rampling que je trouve d'une classe folle et dont les prestations suffisent, à elles seules, à sauver les films les moins réussis (Vers le sud, Sous le sable, Swimming Pool... Avec (Sir) Tom Courtenay – un géant du théâtre britannique totalement méconnu de ce côté-ci de la Manche – Charlotte Rampling réussit à la perfection à restituer la routine de jeunes retraités, encore suffisamment ingambes pour maintenir une vie "normale", mais déjà trop vieux pour ne pas l'installer dans un ronron vaguement neurasthénique. Leur couple est parfaitement crédible. Leur complicité n'est guère visible mais bien palpable, produit de près d'un demi-siècle de vie commune. Ce couple sans histoire en a une. Avant de connaître Kate, Geoff était fiancé à Katya. Durant un voyage en Suisse, celle-ci a disparu dans un accident en montagne. Un demi-siècle plus tard, alors que Kate et Geoff préparent la réception organisée pour leurs 45 ans de mariage, Geoff reçoit de Suisse l’annonce de la découverte du corps de sa fiancée. Cette découverte suscite chez Geoff une mélancolie poignante et chez Kate une jalousie inextinguible. Cette Katya, au prénom si proche du sien, était-elle la "femme de la vie" de Geoff ? L'aurait-il épousée ? Aurait-il eu des enfants avec elle ? Et si oui, combien vaines et futiles sont les proclamations d'amour que les deux vieux mariés s'apprêtent à se faire l'un à l'autre ! Sans verser dans la psychologie de comptoir ou l’introspection impudique, ces questions se posent à chacun de nous. Sommes-nous heureux en ménage parce que nous avons rencontré notre moitié d’orange ? Ou, comme Tereza dans L’insoutenable légèreté de l’être, avons-nous raté l’homme/la femme de notre vie qui nous attend peut-être quelque part… ou qui, lassé(e) de nous avoir attendu(e) trop longtemps, ne nous attend plus nulle part ?

vincenzobino

Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 390 critiques

4,0Très bien
Publiée le 30/01/2016

Belle illustration d'une vie de couple avec ses joies et ses peines. Kate et Geoff sont mariés depuis un très grand nombre d'années: on peut croire sans les connaître qu'aucun événement particulier ne pourrait mettre a mal cette liaison. C'était sans compter une lettre reçue par Geoff lui apprenant qu'une femme portée disparue depuis 50 ans... dans un glacier alpin en Suisse venait d'être retrouvée. Et cette information va mettre au grand jour les véritables sentiments de chaque conjoint l'un pour l'autre. Crises de couples après des décennies d'union: l'évoquer était prendre un gros risque car pouvant être perçu comme banal. Mais notre duo parvient a nous transmettre les véritables ressentis par des regards contagieux et au fur et a mesure que de nouveaux éléments sont révélés, l'on se dit que cette célébration ne se déroulera jamais et que surtout toutes ces années n'avaient jamais existes. Charlotte Rampling est fabuleuse: déjà dans la saison 2 de Broadchurch, elle nous transmettait par le regard le feeling de son personnage de la série apprenant qu'elle était atteint d'un mal incurable. Et ici, il en est de même (le mal n'étant pas aussi mortel mais tout autant destructeur) et une séquence avec piano en est la parfaite illustration. Tom Courtney est d'une crédibilité irréprochable et le prix conjoint a Venise (mérité ou pas) est assez logique. Ce voyage a Norfolk est en plus magnifique visuellement parlant par des instants ou la nature tente d'apaiser l'atmosphère. Mais le dernier plan fait office de verdict implacable. A recommander...

vidalger

Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 844 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 30/01/2016

C'est un encore jeune réalisateur qui réussit ce prodige de filmer la vieillesse avec intelligence et émotion. La conjonction de deux événements simultanés - un vieux couple célèbre ses 45 ans de mariage tandis que le mari reçoit des nouvelles (!) de celle qu'il a aimée un demi-siècle plus tôt - va bouleverser les existences de ces retraités un peu confits dans leurs bougonnements et leurs vieilles habitudes. Le film montre avec une économie de moyens, la complicité, l'intimité, puis le doute ou la déception, la tristesse ou les derniers petits bonheurs, l'hypocrisie et la résignation, toutes attitudes que le couple Rampling- Courtenay joue avec la justesse et le grand naturel des comédiens classiques britanniques. Bande-originale très "nostalgie"...On peut regretter toutefois une mise en scène parfois lymphatique et une photo tristounette.

Morgane T.

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3,0Pas mal
Publiée le 25/01/2016

Un film à l'élégance discrète. On le regarde avant tout pour Charlotte Rampling et de fait, c'est bien elle qui porte tout le film. Il est fascinant de la voir vieillir sans que sa beauté ne s'éteigne. Face à elle, son partenaire (Tom Courtenay) est inexistant. Le scénario est intéressant, le thème en filigrane est passionnant. C'est une vision de ce que peut être l'amour chez un "vieux" couple, de ce que peut devenir l'amour, qui est proposée. Très loin de celle de Haneke dans "Amour", qui abordait cette thématique avec un parti pris beaucoup plus radical. Toutefois,"45 years" doit, en quelque sorte, être un peu intellectualisé pour voir son intérêt réellement dégagé. Sans cela, l'ennui n'est pas très loin, et menace d'autant plus qu'à force de viser la sobriété et la simplicité à tous les instants, le film ne suscite guère d'émotions (Spoiler: à une exception près, sans doute, il s'agit de la dernière scène où le couple danse, Rampling est bouleversante dans cette scène). Ainsi, en dépit de certaines qualités dont l'oeuvre est indéniablement dotée, on peut rester à peu près insensible à "45 years". Reste que le charisme et la grâce de Charlotte Rampling éblouissent.

QuelquesFilms.com

Suivre son activité 66 abonnés Lire ses 1 104 critiques

4,5Excellent
Publiée le 04/02/2016

Il suffit d'un adjectif possessif, lorsque Geoff (Tom Courtenay) dit "ma Katya" en parlant de sa défunte compagne, pour jeter un trouble puissant et rompre l'équilibre de 45 ans de mariage avec Kate (Charlotte Rampling). Ce film est d'une minutie terrible. Passé l'introduction avec la réception de la lettre et les premiers commentaires de Geoff, chaque détail - parole ou geste - vient participer, avec une grande justesse, d'un dérèglement progressif du quotidien, d'un effritement douloureux des certitudes, de la confiance, en l'autre, en soi. Kate ne reconnaît plus son mari ou s'aperçoit qu'elle ne le connaît pas. Pire, elle ne connaît pas ce qu'elle représente réellement à ses yeux. La petite blessure initiale, à l'évocation d'un autre amour, devient, à force de doute sur le fait de n'avoir été qu'un substitut amoureux (jusque dans les prénoms, Kate remplaçant Katya), une déchirure béante, dans laquelle s'engouffre un mélange de jalousie et d'accablement. Souffrance sourde jusqu'à l'étouffement. Écartèlement entre un moi intime qui vacille et un moi social qui cherche à préserver les apparences. Le scénario pourrait se résumer à la relecture d'une vie à la lumière d'un événement passé, longtemps enfoui, qui, en rejaillissant, modifie toute perception, toute compréhension. Illusions et désillusions face au château de cartes d'une vie qui s'écroule. Et à la clé, une nouvelle donne, une nouvelle interaction de couple, fondée sur un insupportable jeu de faux-semblants, capté avec une lucidité cruelle dans les dernières scènes du film. À l'image de ce dénouement magnifique, qui laisse une trace infiniment amère, toute l'écriture du film et sa mise en scène témoignent d'une belle maturité, intelligente et sensible, dans l'approche d'un couple et de ses mystères. Peu connu, Andrew Haigh signe un film subtil et fort, dense et complexe sous des dehors simples et épurés, qui doit évidemment beaucoup aux deux interprètes principaux : Tom Courtenay, dans un registre opaque, fragile, imprévisible ; Charlotte Rampling, d'une finesse et d'une expressivité bouleversantes en termes de dévastation intérieure.

http://www.quelquesfilms.com/filmotech_detail.php?id=1136&titre_film=45+Ans

Bishop05

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3,5Bien
Publiée le 05/03/2016

Charlotte Rampling est magnifique. Elle porte à elle seule un film dont le sujet aurait pu amener sur une réalisation un peu plus dynamique. Le film est long et manque de rythme. On comprend ses réactions, on comprend moins bien celles de son conjoint.

ghislaine18

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3,5Bien
Publiée le 24/02/2016

Un couple s'apprête à fêter ses 45 ans de mariage quand le mari reçoit une lettre l'informant que le corps de son amie disparue 50 ans plus tôt en montagne vient d'être retrouvé et là... l'harmonie du couple parfait est remise en question : lui est perturbé par cette passion enfouie qui se rappelle ainsi à lui et elle, souffre de savoir qu'il a aimé avant elle et vit mal de le voir s'éloigner pourtant ils vont fêter leurs 45 ans de mariage et lui va lui dire qu'il l'aime et va même pleurer (mais est ce vraiment pour elle ?) et pour elle, rien n'efface la souffrance et le film se termine sur ses larmes.... beau film intimiste, excellente interprétation de Charlotte Rampling qui est filmée sans maquillage et qui a le mérite d'être "vraie" pas de chirurgie esthétique et encore charmante ! L'acteur qui joue son mari est bien dans son rôle lui aussi. A voir mais je pense qu'il faut avoir un vécu pour apprécier sinon ça peut ennuyer...

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