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Comment passer à côté de ce film alors qu'un nouveau remake vient de sortir sur nos écrans. En plus, la figure mythique de Orlok; inscrit dans nos mémoires de cinéphile, alors même que je n'avais jamais vu ce film mais, qui de son aura, de sa présence incroyable, était l'emblème du vampire.
Le film a une esthétique très moderne malgré son vieil âge, et il suit exactement les mésaventures de Thomas Hunter, qui vient vendre une maison en ruine au comte d'Orlok. Tous les noms ont été changés pour éviter un procès, qui aura pourtant lieu, mais, ce qui est marquant, c'est comment ce film à été repris dans la même structure, dans le Dracula de Coppola. Tout est là, sous nos yeux, la main de Orlok, qui se prolonge pour faire monter le jeune agent dans le carrosse, l'ombre de Orlok, toujours présente, qui lèche les murs, cette présence envoutante, le voyage en bateau, tout est là, et tout a été repris par Coppola, modernisé bien naturellement, mais, il faut reconnaitre l'extraordinaire travail de ce Nosferatu de 1922.
Le film a une élégance rare, même les panneaux qui interrompent l'action pour donner quelques explications sont soignés. Naturellement, aujourd'hui le film ne fait pas peur, mais il laisse une empreinte incroyablement moderne dans le cinéma d'épouvante, pas de happy end à l'américaine, mais on retient, un tableau de maitre qui joue avec les ombres et les lumières, avec poésie et délicatesse.