Nosferatu le vampire
Note moyenne
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262 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 novembre 2014
D'une beauté lyrique et crépusculaire, cette œuvre de Murnau est restée à jamais légendaire et on comprend pourquoi. Tant de films se sont inspirés de ses plans, de son ambiance. Le père des films d'épouvantes intimistes et des films de vampires à suivre.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2022
Ce film qui a bientôt 100 ans dégage par la force des images une atmosphère pesante et charmeuse. L'histoire est certes aujourd'hui archiconnue, c'est celle de Dracula ( L'adaptation que je préfère est le bal des vampires" de Roman Polanski), mais cette première version cinématographique est peut être la plus forte garce aux jeux d'ombres, aux non-dits (c'est un film muet) et aux personnages aux traits sur-accentués, et aux sur-jeu des acteurs. Copie de bonne qualité, restaurée à partir de diverses sources.
J'y ajoute l'effet magique de la musique jouée en live par l'Orchestre National de Lyon, lors d'une projection au grand Auditorium pendant le festival du film Lumière de cette année 2014
film revu avec plaisir, cette fois à l'opéra de Lyon en 2022, pour le centenaire de sa sortie, toujours dan le cadre du festival Lumière
Legion666
Legion666

31 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2014
Chef d'œuvre, classique, culte, angoissant, magnifique,... Biensûr que ça à vieilli mais le regarder seul la nuit reste une expérience magique.
Dr. La Peloche
Dr. La Peloche

53 abonnés 242 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2014
Chef d’œuvre qui lança la vague de l’expressionnisme allemand, librement adapté du classique de Bram Stocker qui ouvrait là le bal d'une incalculable descendance, "Nosferatu" est un film qui, aujourd'hui encore, fait de l'effet.
Mouvements de caméra fantomatiques, angles de vue sublimes et effrayants, images saisissantes et ombres effroyables nous offrent un rendu totalement irréel qui se passe de superlatifs mais qui s'imprime durablement sur la rétine. Aucun cinéaste actuel n'est capable, en dépit de moyens techniques sans commune mesure avec ce qu’employa Murnau, de reproduire une telle épouvante, un tel sentiment d'effroi.
Max Schreck, littéralement possédé par le rôle, est une créature de cauchemar intemporelle dont les tourments et le vice se lisent sur son visage grotesque. Et que dire de sa gestuelle, sa démarche inimitable qui glace le sang...
Honnêtement, rares sont les films muets RÉELLEMENT accessibles (pour de nombreuses et évidentes raisons). Mais "Nosferatu" est de ceux-ci. Et, au moins une fois dans sa vie, il vaut le détour.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2014
Comment un film de 1922 peut-il à ce point être incroyable? "Nosferatu" dégage une puissance et une ambiance incroyable, il mystifie son personnage principal d'une façon remarquable, lui donne une prestance, une carrure, une inquiétude magistrales! "Nosferatu" apparait comme le premier grand film d'horreur, un long métrage âpre, froid et insensible, d'une beauté glacée envoûtante et d'une technique irréprochable! Une fois ce film vu, les ombres du vampire resteront a jamais gravées dans votre mémoire! Stocker n'avait qu'à bien se tenir, son œuvre en a engendré une tout aussi grande...
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2014
Mêlant terreur et poésie, ce premier chef-d’œuvre de Murnau est un film fascinant. Le rythme musical et hypnotique de sa narration, la sombre beauté des images, l’atmosphère morbide et sensuelle de son histoire où se mêlent nombre de pulsions enfouies (le sacrifice très ambigu de l’héroïne, la métaphore homosexuelle, etc), sans oublier le pouvoir d’effroi de son interprète, Marx Schreck… Nosferatu est une expérience de cinéma hallucinée et onirique des plus troublantes. Murnau s’affirme ici comme un maître de l’expressionisme, mêlant avec génie tournage en studio et des extérieurs particulièrement habités : chaque scène, chaque décor, possède une altérité anxiogène. Nosferatu ramène aux mythes fondateurs de l’humanité, organisant son récit autour de la lutte entre la vie et la mort, la lumière et l’obscurité, mais abordant aussi cette nouvelle contrée qu’est l’inconscient : il pose pour la première fois et de manière séminale le vampire comme figure du refoulement sexuel, de la part obscure et animale de l’homme. Sans oublier une dimension sous-terraine très politique : c’est l’appât du gain qui motive le marchand de biens à passer un pacte avec Nosferatu et lui ouvre les portes de la ville… Et la peste qui infeste la ville devient une allégorie du capitalisme.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 avril 2014
Considéré comme un film majeur du cinéma d'épouvante, en tout cas le pionnier le plus notable, "Nosferatu" de Murnau sorti en 1922 mérite amplement sa réputation. C'est la deuxième fois que je le visionne, la première date d'une dizaine d'année et le format était différent selon mon souvenir puisque il me semble que les textes étaient en allemand avec des sous-titres français et l'image était teintée de filtres colorés; celle ci est intégralement en noir et blanc et en français. Le film est une des premières adaptations de "Dracula" de Bram Stocker et des plus célèbres visions du vampire, Murnau choisi Max Shreck pour le rôle du compte Orlok (nom modifié en raison de droits d'auteur), son apparence terrifiante et son jeu très convaincant joue grandement quand à la qualité du film, le mysticisme autour du personnage est grandement aidé par des astuces et trucages de montage, forts ingénieux pour l'époque. Le second facteur déterminant est l'ambiance, la bande son est magistrale et nous tient en haleine tout le long, et même si elle est presque uniforme durant 1h on ne s'en lasse pas, elle répond parfaitement au thème du genre horrifique, dès les premières minutes on sent que tout peux se passer et on est déjà embarqué dans cette atmosphère sombre et macabre. La réalisation de Murnau regorge d'idées, certains plans sont magnifiquement travaillés, l'esthétisme est très soigné, le plus bluffant restant ces jeux d'ombres comme celui de la fameuse scène où Nosferatu monte l'escalier et ouvre la porte pour y retrouver le personnage de Ellen Hutter, cela apporte une réelle portée paranormale extrêmement précieuse. L'histoire est plutôt bien construite, cependant je trouve la fin un peu expéditive compte tenu du travail fourni pour instaurer ce climat de terreur, et pour le coup le thème musical aurait du changer pour garder une certaine cohérence. Mais en fin de compte "Nosferatu" est une pièce unique et sublime de l'histoire du cinéma, ce film reste une référence du genre et presque un siècle après il continu de fasciner par son ambiance si particulière et terrifiante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 avril 2014
Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il faut oublier les films contemporains sombrant facilement dans la violence et la vulgarité et se mettre à la place du public de l'époque. En réfléchissant ainsi, on se trouve devant une œuvre absolument novatrice. Pour l'époque, tourner autant de (belles) scènes en extérieur est une réelle prouesse. De plus, les effets utilisés par Murnau sont efficaces et déploient une atmosphère assez troublante à l'ensemble. La prestation de Max Schreck – vraiment efficace en Nosferatu – est également à souligner et met le spectateur mal à l'aise devant ce personnage si mystérieux. Comme tout film muet, la musique est évidemment très travaillée et ajoute aux plans de Murnau une atmosphère assez glauque et morbide. Ce film, qui est presque centenaire, marque donc une véritable révolution dans le milieu du cinéma et se positionne comme étant l'un des pionniers du genre épouvante-horreur. Cependant, à l'instar du Dracula de Coppola, je pense qu'il vaut mieux voir d'abord le film avant de lire l'oeuvre de Stoker qui est beaucoup plus travaillée, notamment dans la 1ere partie assez psychologique évoquant la séquestration de Jonathan dans la château du comte. Ainsi, le film de Murnau accélère beaucoup l'intrigue du roman qui est à lui seul découpé en 3 parties majeures. Néanmoins, au vu de sa date de sortie et de la poésie qu'il dégage, Nosferatu nous fait efficacement oublier ce défaut. Murnau signe là l'un des chefs d'oeuvre les plus marquants du cinéma. Il fut un temps où le 7ème art n'avait pas besoin de violence, de scènes obscènes ou encore d'effets spéciaux pour engendrer des œuvres magistrales...
_domimi_
_domimi_

11 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2014
Maman, il est quand même un peu flippant le Monsieur dans son cercueil...
romano31

322 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2014
Pour apprécier ce film, il faut bien évidemment le remettre dans le contexte de l'époque. Datant de 1922, Nosferatu le vampire est la première adaptation cinématographique de Dracula, le roman de Bram Stoker. Plus de 90 ans après sa sortie, je trouve que le film muet de Friedrich Murnau garde toujours un certain charme. Il y a cet aspect gothique propre au roman de Stoker, ces jeux d'ombres et d'apparitions plutôt bien réussis pour l'époque et cette superbe musique de Hans Erdmann qui nous accompagne tout au long du film. Nosferatu le vampire est un classique du cinéma muet qu'il faut voir au moins une fois, ne serait-ce que pour sa culture cinématographique personnelle.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2014
Inspiré de "Dracula" (même totalement, ce sont les droits d'auteurs qui ont empêché de le faire officiellement) et que pouvait-on espérer de mieux, que cette histoire basée sur le conflit éternel entre la lumière et l'obscurité soit tourné par une figure de l'expressionnisme Allemand ? Et en effet, techniquement c'est excellent, que ce soit au niveau des jeux d'ombres, cadrages... et c'est avec ces jeux d'ombres que ce sera symbolisé la lutte entre le bien et le mal. La grande réussite du film, c'est d'avoir réussi à instaurer une atmosphère sombre, glauque et parfois malsaine et pourtant le film est parfois baroque et lyrique. Les décors sont bien réussi et l'histoire, plutôt simplifié on n’a pas d'ail, de pieux..., est pourtant intéressante et se suit sans aucun problème. Les interprétations sont bonne et notamment Max Schreck qui interprète Nosferatu de manière époustouflante et terrifiante. A l'image des ombres effrayants projetés par le comte Orlok lorsqu'il poursuit Hunter ou d’Orlok se levant avec raideur de son cercueil, c'est un film obsédant et persistant.
Dicidente
Dicidente

50 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2014
En 1838, un homme qui travail en tant que commis d'agent immobilier quitte son pays pour se rendre dans un chateau, il va découvrir que le propriétaire du château est on ne peux plus film où tout se joue dans l'athmosphère, l'ambiance froide et noir et blanc, muet, film court.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2014
Un film éblouissant de maîtrise qui parvient encore à susciter le suspense et ravit par son inventivité. Murnau avait déjà tout compris au cinéma et réalise ici en 1922 un modèle qui pose les bases du septième art. Le scénario est déroulé avec finesse et fluidité, grâce à une narration toujours bien sentie et utilisant à merveille la contrainte du plan fixe et des panneaux qui racontent l'histoire. On croirait presque parfois lire une bande dessinée, sauf que le cinéaste allemand va plus loin : il invente le hors-champ et joue avec ce qui se passe en dehors du cadre. Il fait également preuve d'une immense science du montage, ce qui participe vraiment de la fluidité du film. Vu en 24 images secondes, j'en ai raté les colorisations et la lenteur de l'époque, mais le film en devient peut-être plus dynamique et haletant. Il est toujours émouvant de contempler un morceau d'histoire, alors quand celui est juste somptueux, c'est un ravissement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2014
Je pense que des spécialistes pourraient écrire des bouquins entiers sur ce film, alors je vais tâcher d'être bref. Voir Nosferatu, c'est, en plus d'être une rébellion face à la métrosexuelisation de la figure du vampire d'aujourd'hui - merci Twillight - comprendre réellement ce qu'est une scène culte. Parce que je ne compte pas le nombre de scènes qui resteront, après les avoir vues, gravées à vie, mais quand je dis à vie c'est vraiment à vie: les plans sur la forêt des Carpates qui raviront les fans de Ulver et Darkthrone, le réveil du vampire avec la porte qui s'ouvre toute seule, l'arrivée du bateau fantomatique au port, avec ses cordages et mats tels un squelette, le superbe jeu d'ombres sur la silhouette de Nosferatu, la crise de somnambulisme de la nana... C'est une leçon de cinéma, un retour aux sources et aux techniques de base - parfois négligées aujourd'hui - qui s'apprécie aussi bien en noir et blanc qu'en teinté, avec une des innombrables bande-son qui existent pour tous les goûts: la symphonique, l'expérimentale, la chtarbée...
Chez-d'oeuvre, et excellente porte d'entrée vers l'épouvante. Parce que malgré son âge, Nosferatu est toujours badass! Loin de n'être qu'une curiosité historique dépassée n'intéressant qu'une poignée de cinéphiles archéologues, il fait toujours peur, met vraiment mal à l'aise, distille une ambiance glauque et oppressante de malade comme j'ai jamais vu, et impressionne par sa maîtrise: acteurs, cadrages, narration, lumière, c'est au poil. Tout ça sans cam' à l'épaule, sans son, sans "jumpscare" débiles évidemment: de l'épouvante, de la vraie. Alors sans tomber dans le "c'était mieux avant", je dirais juste: faites un film d'épouvante aujourd'hui sans son. Challenge n'est-ce pas?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2014
Second film de Murnau que je vois après "L'Aurore", formidable film relatant le pardon d'un homme envers sa femme après avoir envisagé de la tuer, et second chef d'oeuvre pour ma part, "Nosferatu le vampire" est l'un des plus beaux films d'horreur du cinéma muet. Quoi que je ne mentionnerai pas le terme "horreur" pour ce film, de un parce que je déteste ce terme, de deux parce qu'on aurait tort de réduire "Nosferatu" à ce terme. J'utiliserai plutôt le terme de "fantastique", et ce dans les deux sens du terme. Film phare de l'expressionnisme allemand au cinéma, le long-métrage de Murnau possède une atmosphère à la fois romantique, surréaliste, glauque et oppressante, que ce soit dans ses personnages ou dans son espace. "Nosferatu" est un film ou, dès les premières minutes, on se retrouve scotché devant son écran jusqu'au dénouement final. Libre adaptation du roman "Dracula" de Bram Stoker et précurseur des futurs films de vampire qui verront le jour (les films "Dracula" de la Hammer, qui pour certains trouveront leur inspiration dans le film de Murnau, par exemple, ou même l'adaptation du mythe par Coppola, dont les décors rappellent étrangement ceux vus ici), Murnau innove pour son époque notamment, de par la teinture de la pellicule (bleue, orange, rose, jaune) afin de souligner la période de la journée durant laquelle se déroule les événements. Il est donc question de temps dans ce "Nosferatu", du temps qui passe par rapport au comte Orlok, sensible aux rayons du Soleil, du temps qui reste à Hutter pour sauver sa bien aimée Ellen, et ce en attrapant le spectateur par les tripes pour le relâcher uniquement lorsque s'achève le film. Murnau a effectué une réelle recherche pour son film, tout comme pour "L'Aurore", en s'attardant peut-être un peu moins sur les sentiments et plus sur le mystère. Que dire de plus, si ce n'est mentionner encore une fois que Murnau a encore livré avec ce "Nosferatu" un chef d'oeuvre du cinéma fantastique, tout en se révélant être un pionnier du genre.
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