Derniers Avis : Vous ne l'emporterez pas avec vous - Page 2
Vous ne l'emporterez pas avec vous
Note moyenne
4,3
533 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
39 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
14 critiques
3
8 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Daniel Schettino
31 abonnés
241 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 11 juillet 2019
Encore un film américain des années 30 qui est plus moderne que les films américains actuels. Quand on regarde "Vous ne l'emporterez pas avec vous" (You Can't Take It With You) de Frank Capra, sorti en 1938, on est de suite frappé par la contemporanéité du film avec ce promoteur immobilier véreux qui veut mettre à la rue des dizaines de locataires pour s'enrichir. On pense à la Crise des subprimes avec ces millions d'Américains qui ont tout perdu. Il est curieux que la cinéma américain actuel ne se penche que trop rarement sur ces problèmes sociaux qui restent pourtant d'actualité. Le film est aussi une fable loufoque avec le personnage de Tony Kirby (joué par James Stewart) avec ses mimiques qui ressemblent à celles de Stan Laurel, se retrouve dans une famille foldingue, qui trouve dans la vie un autre intérêt que l'argent. Et de découvrir ces scènes insensées où tout ce petit monde vit ses passions frénétiquement avec exaltations. Pourtant tout n'est pas dans la farce comique dans le film, puisque une scène dramatique surgit au moment où on s'y attend le moins, avec un homme d'affaire ruiné qui a une attaque cardiaque et meurt dans les toilettes. Cela rappelle le film Moi, Daniel Blake est un film réalisé par Ken Loach où le héros brisé par la vie, meut dans les WC. Ken Loach se serait-il inspiré du film de Frank Capra ? A la différence que dans "Vous ne l'emporterez pas avec vous", on évoque pudiquement ce drame qui fait tout changer. En effet tout bascule, puisque le banquier aura compris que la vérité se trouve ailleurs. Dans un sens, le banquier retrouve la raison grâce à cette famille de joyeux farfelus. C'était lui le fou. Dans le film de Loach hélas, la triste réalité est là, implacable, et se rappelle à nous. Ne rêvons pas trop. Il n'y a pas d’échappatoire, pas de happy end.
La première heure est d’une naïveté confondante et assez ridicule dans cette galerie de personnages loufoques. Parler de l’argent et du rapport au bonheur est un thème qui revient souvent chez Capra mais là c’est fleur bleue à l’extrême à l’image du petit lapin dans son chapeau. La richesse du cœur..... d’accord mais la démonstration est lourde, pas fine, grotesque et vraiment ennuyeuse. Disney le traitera avec plus de goût dans Mary Poppins avec le banquier à la fin qui va faire voler son cerf-volant
vous ne l ' emporterez pas avec vous n ' est pas tout à fait au niveau de ces deux chefs d ' oeuvre que sont mr smith au sénat et surtout la vie est belle mais on ressent à la vue de ce film un sentiment de bonheur comme si la vie était plus belle qu ' elle n ' est réellement ! frank capra est inégalable !, vous avez un peu le cafard , vous avez des soucis , allez voir un de ses films , un excellent remède !
« Vous ne l'emporterez pas avec vous » est une véritable explosion de joie et de fantaisie, un film réjouissant au possible, servi par d'excellents acteurs. Capra a le don de l'histoire qui fait mouche, du scénario intelligent qui rassemble les contraires et les préjugés pour mieux les défaire. Ici, il est question de deux familles qui s'opposent : les Vanderhof, dont le grand-père est un homme bon et affable, épris de liberté et d'amour pour son prochain, et les Kirby, dont le père est un homme d'affaire besogneux, cupide, égoïste et suffisant. Mr Kirby veut réaliser une opération commerciale qui mettra son concurrent sur la paille en achetant tout un lot d'habitations dans un quartier résidentiel, afin d'y construire des usines. Mais une petite maison le gène et résiste à son emprise... Celle des Vanderhof ! Sans compter que la petite fille de Mr Vanderhof est amoureuse du fils de Mr Kirby, et réciproquement... Bien évidemment, tous les ingrédients sont là pour promettre une comédie romantique haute en couleur et trépidante, mais ce qui fait tout son sel, c'est son arrière fond de critique sociale et de fable morale (sur la vacuité de l'argent-roi). Dans les mains d'un autre que Capra, ce serait soit mièvre soit raté, avec un humour qui tomberait à plat. Ici, tout est réussi, du moindre second rôle (l'hilarant russe aigri Kolenkhov) aux idées de mise en scène. Il faut dire que la troupe de Capra est excellente, James Stewart et Jean Arthur en tête, sans oublier le grand-père Vanderhof joué par Lionel Barrymore ou Edward Arnold, qui incarne le détestable Mr Kirby avec talent. Mais n'oublions pas la mise en scène de Capra, fluide et intelligente, audacieuse, sans parler du montage rythmé et impeccable. Tout est au diapason pour nous offrir une merveille de long métrage, frais, drôle et très original. Pourquoi ne sait-on plus faire de films comme ça de nos jours ? Quel dommage... Car ça ne demande pas de grands moyens... Juste de l'imagination et du cœur ! A croire que c'est ce qui fait le plus défaut aux cinéastes (du moins à beaucoup d'entre eux) et à l'Hollywood d'aujourd'hui.
Dire qu'on n'a pas aimé un film de Capra revient de nos jours à se faire déconsidérer, voire bannir de la confrérie des cinéphiles de bon goût : pourtant, il me faut bien reconnaître que ce "Vous ne l'Emporterez Pas avec Vous", que je n'avais encore jamais pu voir, m'a fait souffrir, et que les jolies qualités - indéniables - habituelles des films de Capra (la générosité envers les personnages, la finesse des élans romantiques, l’exubérance du happy end qui voit triompher le Bien, etc.) n'ont pas compensé le malaise profond qu'ont fait naître en moi les thèses de Vanderhof, ainsi que la pénible accumulation de personnages farfelus que Capra nous met en demeure d'aimer sous le seul prétexte qu'ils se sont libérés de la tyrannie américaine du succès et de l'argent. Il y a toujours chez Capra une sorte de populisme démagogique à l'œuvre, mais on le justifie généralement par la nécessité d'un contrepoids idéologique aux idées dominantes du capitalisme et de l'American Dream : malheureusement, ici, ces idées rejoignent dangereusement les théories de l'extrême-droite anti-establishment qui remonte fort en ce moment avec Donald Trump, la diatribe contre les impôts fédéraux assénée à un contrôleur fiscal, évidemment gris et incompétent, les cristallisant de manière particulièrement désagréable. Si l'on ajoute que Lionel Barrymore - à la différence d'un James Stewart délicieux de finesse et d'un Edward Arnold particulièrement juste et touchant dans sa redécouverte de la paternité - fait preuve d'un histrionisme pénible qui plombe de nombreuses scènes, il faut bien reconnaître qu'on est loin ici des sommets atteints ailleurs par Capra !
La première collaboration entre Frank Capra et James Stewart a donné lieu à cette charmante comédie sociale et romantique à la fois. Le cinéaste et son scénariste habituel Robert Riskin confrontent, avec cette adaptation de la pièce de théâtre éponyme, une famille de doux rêveurs vaguement anarchistes avec une autre nettement plus rigide et aisée. Stewart (égal à lui-même, donc génial), fils d'un richissime banquier, est amoureux de la piquante Jean Arthur, membre de la famille au mode de vie épicurien. Le cinéaste, à travers ce groupe d'individus fantasques et attachants, en profite pour affirmer sa haine du capitalisme et véhiculer ses habituelles valeurs humanistes: amour, liberté et solidarité. Il le fait avec son traditionnel classicisme dans sa mise en scène à hauteur d'homme et son sens du timing comique (voir la savoureuse séquence du restaurant). On regrette seulement que la narration manque de vigueur dans une première heure qui traîne un peu en longueur. Mais le film parvient à monter en puissance et à mêler le rire à l'émotion avec une rafraîchissante générosité. Un vrai bon Capra !
"Vous ne l'emporterez pas avec vous" reprend une idée assez commune au cinéma (deux êtres qui s'aiment mais leurs familles respectives sont en désaccord) mais parvient à lui insuffler une énergie en développant les thèmes chers à Capra, tels l’amitié et la condition sociale, eux-mêmes liés à un humour souvent percutant qui se conforme aux caractéristiques de ses personnages. Le film, sans être forcément très émouvant - moins en tout cas que d'autres films du cinéaste -, reste toujours attendrissant grâce à sa drôlerie unique et à ses situations finement écrites. En étant un peu plus exigeant, on pourrait regretter que certains personnages ne soient pas plus élaborés, notamment les seconds rôles qui jouent les proches de Vanderhof. Un très bon film dans l'ensemble, humaniste et conscient de sa naïveté.
C'est une comédie à l'américaine, totalement irréaliste. C'est un conte dans lequel une jeune fille (pas très riche) épouse le fils (très riche) du patron de l'entreprise où elle est secrétaire, avec tous les problèmes que peut poser la différence de classe sociale, et surtout de mentalité entre les deux familles : celles-ci sont des caricatures de familles américaines, avec d'un côté les bons sentiments et de l'autre les noirs desseins. Et bien sûr, comme dans un conte, une happy end sous la protection de Dieu. Grand classique de la comédie américaine, si on ne joue pas le jeu du conte genre Andersen aux US, on peut trouver bien désuet ce film au charme pourtant évident de bonne volonté, vu le travail des acteurs. C'est souvent drôle, assez bien réalisé techniquement, mais l'aspect Amérique profonde (fausse joie, religiosité...) peut agacer à force de bons sentiments. La mièvrerie n'est pas loin et les gags sont souvent forcés et pas de bonne qualité. Film un peu surévalué dans les encyclopédies. Quelques bonnes séquences néanmoins : la prison, le cigare, la lutte, le procès
L'argent ne fait pas le bonheur, une démonstration tout en bonne humeur par l'idéaliste Frank Capra. Il lui suffit d'une troupe survoltée, de péripéties cocasses et d'un rythme effréné pour convaincre... Son talent de metteur en scène permet a cette comédie de traverser les ages sans une ride (ou presque), et d'épater la galerie par ses dialogues malins, irrévérencieux, et qui ne manqueront pas de frapper le spectateur du 21e siècle par leur modernité. Une sacré leçon de vie, mais aussi une sacré leçon de cinéma, car dans ce registre, force est de constater qu'il est toujours bien difficile de ne serait-ce qu'approcher le niveau de maitrise et de talent des années 1930. A découvrir sans hésitation !
Voilà une bonne surprise ! Cette variante de "David contre Goliath", soit une famille de doux dingues face à un implacable banquier peut être vue comme parfois un peu naïve, mais est une bouffée d'air frais. A voir !
C'est dingue comme Capra a cette capacité de nous servir des films aussi naïf auquel on adhère aussitôt. Cette naïveté serait indigérable chez n'importe quel autre cinéaste mais pas chez lui car c'est une très belle naïveté. Ce film apparaît comme un joli conte avec sa morale et sa critique du capitalisme et de la bourgeoisie et cette famille utopique qui vit pour faire seulement ce qu'elle veut. Drôle et émouvant, ce film est un véritable enchantement. Lionel Barrymore est irrésistible en patriarche jovial.